Les reprises et leurs originales.

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » dim. 27 sept. 2020 16:32

gabuzomeuzomeu a écrit :
jeu. 24 sept. 2020 16:18
juthova a écrit :
dim. 20 sept. 2020 17:44
Lou Reed n’a connu qu’un seul succès commercial pendant sa carrière, il s’agit bien sûr de Walk on the Wild Side, une chanson tirée de son deuxième album solo, Transformer paru en 1972. Cette chanson mythique, à l'ambiance moelleuse et feutrée, n’est pourtant pas à mettre entre toutes les oreilles tant le monde qu’elle décrit est du genre olé olé. Heureusement, l’argot utilisé par Reed a rendu la mariée très acceptable…
Tout d’abord le titre, qui pourrait se traduire par Sors donc des sentiers battus! , aussi bien que par Tu montes chéri ? (une accroche souvent utilisées par les prostituées à l’adresse de leurs clients potentiels). Ça démarre bien !
Les 5 couplets qui composent la chanson évoquent le portrait assez trash de 5 icônes de la Factory d’Andy Warhol, que Reed fréquentait assidûment. Dans l’ordre Holly, Candy, Little Joe, Sugar Plum Fairy et Jackie (5 personnages qui ont en commun d'avoir eu une enfance difficile ou une famille compliquée, ce qui les a alors incités à se tourner vers une nouvelle identité).
Holly, de son vrai nom Haraldo Santiago Franceschi Rodriguez Danhakl, a quitté son Miami natal, en autostop. Il en a profité pour changer de look et de sexe, "and then he was a she". Cette drag queen sera la star de Trash, le film d’Andy Warhol.
Candy, James Lawrence Slattery à l’état civil, fut lui aussi ou plutôt elle aussi la vedette de plusieurs projets de Warhol et de son acolyte Morrissey. C’est elle qui, littéralement, ne perdait jamais la tête "neverlost her head" même lorsqu’elle pratiquait une fellation "even when she was giving head". Giving Head, une expression heureusement ignorée des censeurs de l’époque.
Little Joe est sans doute le plus connu d’entre tous, il s’agit de Joe D’Alessandro, la grande star de la Factory, la vedette des films Trash, Flesh et Heat. "Little Joe never once gave it away", cela signifie qu’avec lui, le sexe n’était jamais gratuit ! Confirmation avec "A hustle here and a hustle there", le mot est lancé, D’Alessandro se prostituait.
Sugar Plum Fairy, c’est Joe Campbell, un acteur gay qu’on a pu voir dans quelques productions de la Factory. A noter que fairy est un terme argotique assez méprisant pour désigner les gays.
Enfin, Jackie, John Holder Jr sur sa carte d’identité, vient compléter la liste de ces comédiens à la sexualité trouble. Le couplet fait allusion à son addiction aux drogues dures. Le terme "speeding away" renvoie à James Dean "thought she was James Dean for a day". Le speed c’est la vitesse ou la drogue, et le crash "Valium would have helped that crash", c’est l’accident ou la descente…
Au final, c’est Lou Reed, qui a toujours été fasciné par ce monde de la sexualité pas très définie, qui s’en est le mieux sorti !
Pour l' Anecdote : Le côté allusif de la chanson est au cœur du parfum du scandale qui a entouré le morceau. Les censeurs ont été piégés par le vocabulaire utilisé par Lou Reed, notamment dans une des strophes les plus célèbres où un des personnages prodigue une fellation. La censure anglaise a totalement été piégée, même la BBC l’a diffusé sans se rendre compte de certains passages suggestifs, ce qui a contribué à la populariser.

Je ne connaissais pas toute les métaphores argotiques du sieur Ride au fondement Reed, la ligne générale oui, le Joe aussi qui joua dans Gainsbourg pour Je t'aime moi non plus ... le Gainsbourg des Sucettes à l'anis :hehe: ... bref de la métaphore encore mais plus lisible sauf pour France Gall !
La reprise est bonne comme la vidéo avec les photos noir et blanc déchirées.
Pour l'original Bowie a joué du sax, mais c'est signé sous pseudo.

Plus soft mais de la même époque pour l'original, le live se rapproche de la reprise par l'ambiance
Emel - The Man Who Sold The World ... Album Tunis qui sortira le 23 octobre 2020



David Bowie - The Man Who Sold the World (Live 1995)

Très belle revisite. Quelle voix !!! Et quel final !!! Merci pour la découverte :super:

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » dim. 27 sept. 2020 16:38

Qu'est il arrivé à Léon Trotski ? Il a eu un pic à glace qui a fait brûler ses oreilles, et ainsi commence l'une des meilleures chansons des Stranglers. Le comédien, martyr de la liberté d'expression Lenny Bruce, le faussaire d'art Elmyr de Hory et l'acolyte de Don Quichotte Sancho Panza sont également nommés comme un groupe improbable de héros. Qu'est il arrivé à tous les héros, tous les Shakespearos, ils ont vu leur Rome brûler dit Hugh Cornwell. Une mélodie entraînante, des basses et des claviers décalés et des paroles teintées d'un sens de l'humour noir sont en pleine vigueur. Plus de Héros, Plus de Héros devient le cri de ralliement. La chanson a gagnée en pertinence en sortant à l'apogée de la première vague de punk, faisant un pied de nez à des Rockstars décadentes et vieillissantes. Après tout, Joe Strummer disait en 1977 Pas d'Elvis, de Beatles ou de Rolling Stones...




Spanish Bombs a été inspirée par une conversation que le chanteur Joe Strummer avait avec sa petite amie de l'époque Gaby Salter sur le chemin du retour du studio un soir à propos des séparatistes basques qui à l'époque étaient engagés dans une campagne de bombardement contre diverses stations de vacances sur la Costa Del Sol.
Spanish Bombs traite de ce soulèvement et le met en parallèle avec la guerre civile espagnole, qui a dévasté l'Espagne de 1936-1939 et a abouti à une dictature dirigée par le général nationaliste Francisco Franco.


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par gabuzomeuzomeu » mer. 30 sept. 2020 08:27

Tires Fort Fils (Les Excellents) - Chatte (live au Café de la Danse 2019) ... en français c'est nettement mieux ! :ghee: :hehe:



Tears For Fears - Shout (198 et quelques)

Le Web ne relie pas, il disloque. Il ne rapproche pas, il démembre. Il n'unit pas, il isole. Le Web, c'est le contraire de la vie. (Le successeur de pierre - Jean-Michel Truong)

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par gabuzomeuzomeu » jeu. 1 oct. 2020 17:50

Steve Hillage - Hurdy Gurdy Man (1976) ....Todd dans les parages !



Donovan - Hurdy Gurdy Man (1968)

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » sam. 3 oct. 2020 14:23

Personne n'y peut rien, cette chanson a fini par symboliser le son, l'esprit et peut être l'âme de cette seconde moitié des années 60 - à la fois la liberté du psychédélisme et la simplicité absolue de la mélodie pop, les sonorités du mellotron, de la flûte et de l'orchestre classique qui élargissent le paysage tout en le rendant plutôt étrange. On a d'ailleurs peine à croire, au vu du poids légendaire de cette chanson, qu'elle n'a été au maximum que 19 ème au classement des ventes de 45 tours en Grande Bretagne.
Nous sommes en 1966. Cela fait un an que le jeune et anonyme Justin Hayward compose dans son coin. Un jour, il découvre une petite annonce: Eric Burdon, leader des Animals, cherche un nouveau guitariste. Sa candidature n’est pas retenue, mais Burdon transmet toutes les réponses reçues à Ray Thomas. Ses Moody Blues viennent de perdre Denny Laine. Ray Thomas met tous les noms dans un chapeau et tire au sort. Et bien sûr, le nom de Justin Hayward sort.
Les Moody Blues préparent leur deuxième album. Days Of Future Passed sera un concept album qui racontera en sept chansons la journée d’un homme."A l’époque, je ne possédais quasiment rien, a raconté Justin Hayward. Mais j’avais une paire de draps de satin blanc qu'une copine m'avait donnés. Le genre de truc totalement inutile, surtout si tu as une barbe de deux jours. Ça gratte. Mais bon, c’était romantique. Et moi, j’étais dans une drôle de période. Une histoire d’amour se terminait, une autre était en train de commencer. Nights In White Satin était le bon titre avec un double sens intentionnel". Nights In White Satin peut en effet être entendu comme "nuits en satin blanc" mais aussi comme "chevaliers en satin blanc" (knights avec son "k" muet). Un clin d’œil que l’on retrouve d’ailleurs sur la pochette: le dessin d’un petit chevalier en bas à gauche.
La première impression, lorsqu'on se penche sur le texte, c’est que le type est complètement déboussolé. "Des lettres que j'ai rédigées mais jamais envoyées... Où est la vérité, je n’en sais plus rien… Je regarde les gens, certains, main dans la main, ce que je traverse, ils peuvent le comprendre. Ce que tu veux être, tu le seras à la fin…" chante notre triste garçon, marchant sur un fil entre son ancien et son nouvel amour. Si on replace la chanson dans le contexte de l’album (la journée d’un homme), il faut pousser plus loin. Métaphoriquement, la journée symbolise sa vie de mortel et, naturellement, la nuit représente la mort. Il n’est donc pas illogique que, dans la chanson, on rencontre un gisant posé sur des draps de satin.
La liste de reprises de Nights in White Satin est conséquente: The Flames en mode plagiat et changement de paroles, Eric Burdon, The Shadows, Nancy Sinatra, Tori Amos, la version punk des Dickies, la version électro de Giorgio Moroder ou symphonique du London Orchestra... En France, C'est la chanteuse Patricia qui réalise la première adaptation en 1968 sous le titre Mes rêves de satin. Suivront Michèle Richard en 1970 avec Voyage entre nuit et clarté puis plus tard Marie Laforêt en 1982 et son Blanche nuit de satin. A noter que Dalida reprendra aussi le morceau mais en italien.



Bonus du samedi : La magnifique revisite de Betty LaVette...


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par Romulien » dim. 4 oct. 2020 01:25

Boule Noire-Aimer d'amour


L'originale Leo Sayer-Easy to love

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » sam. 10 oct. 2020 16:20

Imaginez un peu : Sur la scène, un cercueil dans la fumée et le brouillard. Soudain en jaillit un énergumène affublé d'une cape à la Comte Dracula. L'énergumène hurle : Je t'ai jeté un sort... Le dément c'est Screamin' Jay Hawkins, le morceau c'est I Put A Spell On You.
Au départ ce titre n'est qu'une ballade anodine, composée par Hawkins pour une ex petite amie, en 1955. Mais en en 1956, Hawkins la réenregistre sous la houlette du producteur Arnold Maxin. Ce dernier amène des munitions dans le studio : Des cuisses de poulet et du vin en grande quantité. Comme le raconte Jay Hawkins : "Je ne me rappelle même pas avoir enregistré le morceau. Avant ça, je n'étais qu'un chanteur de blues normal. J'étais juste Jay Hawkins. Puis tout s'est mis en place : C'était bien mieux de bousiller la chanson et de hurler à la mort". Dont acte puisque ces hurlements ont permis à Jay Hawkins de devenir célèbre et de recevoir l'étiquette de crieur qui allait sublimer son nom de scène .
L'essence du morceau , ceux sont les paroles à l’efficacité redoutable : "Je te jette un sort, parce que tu es à moi...Arrête ce que tu fais. Fais attention je ne mens pas" . Mais c'est surtout l'aspect mystique qu'il faut noter. L'inspiration vaudou adaptée à une chanson d'amour, ça rend le tout démesurée, voire burlesque. Un agréable cauchemar sonore. Avec ses cuivres qui avancent lourdement, sa rythmique tribale et Hawkins qui semble tomber dans la folie avec une voix incontrôlable. Des cris, des rires francs, des grognements... L'instinct animal a pris le dessus, impossible de raisonner l'amoureux transi.
Cependant tout ne se passa pas facilement. En effet la version hurlée du morceau fût censurée par la plupart des programmateurs radio pour son style outrageux et cannibale. Une version expurgée des grognements et hurlements fut enregistrée mais la censure persista... Mais malgré cette opposition le titre se vendit à plus d'un million d'exemplaires. Ces ventes inespérées permirent à Hawkins d'être repéré par le disc jockey Alan Freed qui l'ajouta à sa Rock and Roll Revue. Ce dernier lui suggéra même d'en remettre encore une couche en misant sur le coté démentiel de la chanson. Hawkins se mit à porter une grande cape, à faire son apparition en sortant d'un cercueil entouré de brouillard, à porter de petites défenses de phacochère dans le nez et à utiliser des serpents et des feux d'artifice ainsi qu'un crâne (nommé Henry) qui fumait une cigarette, transformant ainsi Hawkins en version afro américaine de Vincent Price. Ce fût l'un des tout premiers exemples d'une grande tradition : le Shock Rock... combiner une musique viscérale avec une imagerie choquante pour renforcer l'effet sur le spectateur. C'est presque devenu un ingrédient de base du punk, du hard rock et du métal : A musique subversive, interprétation provocante!
I Put A Spell On You est resté dans l'inconscient collectif grâce à de nombreuses reprises : Nina Simone (1965), Creedence Clearwater Revival (1968), The Animals, Bonnie Tyler, Joe Cocker, Bette Midler, Brian ferry, Nick Cave, Marilyn Manson, Annie Lennox ou celle de Chaka Kan l'année dernière.... En France, c'est Nicoletta sous le titre ça devait arriver qui réalise la première adaptation, suivi par les suisses de Beau Lac de Bâle sous le titre Je te jette un sort. En espagnol, Santiago y Luis Auseron, en italien avec Caterina Caselli...


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par Pablitta » sam. 10 oct. 2020 16:52

The Jaded Hearts Club !!!!!!!!! :ghee: :ghee: :ghee: :ghee: :ghee:
Quand même, il font ça bien, leurs reprises :love1:
Je ne connaissais pas leur Spell on You ! Merci !

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par gabuzomeuzomeu » sam. 10 oct. 2020 17:36

Ils te la font moins cavalcade les suédois !
Hellsongs - Run to the Hills



Iron Ladies - Run to the Hills



Top à la déconne avec Trump ! MetalTrump - Run To The Hills



Iron Maiden - Run To The Hills (1982)

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par gabuzomeuzomeu » lun. 12 oct. 2020 05:50

Girlschool - Race With The Devil



Gun - Drives You Mad + Take Off +I'm So Glad + Race With The Devil (live France 1968) ... avant l'arrêt buffet des Galeries Barbès (vanne pourrie pour les seniors !) :hehe:

Modifié en dernier par gabuzomeuzomeu le lun. 12 oct. 2020 17:04, modifié 1 fois.
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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » lun. 12 oct. 2020 17:02

@ Pablitta : Entièrement d'accord avec toi . Leurs reprises envoient vraiment du lourd.

@ Gabuzomeuzomeu : Coup de coeur pour la version Hellsongs ( je te conseille d'ailleurs aussi les reprises de Paranoid, Breaking the law,...)

Plutôt début 80's que 60/70 mais dans cette reprise tout rappelle Led Zeppelin, de la guitare flamboyante à la Jimmy Page à la voix stridente à la Robert Plant en passant par la batterie surpuissante à la John Bonham...

Une basse qui vibrionne comme un bourdon bien gras, puis une guitare qui caquette, signature sonore de la musique Disco. Une fille fait alors le récit de son sauvetage par un DJ. Elle commence par relater cette opération humanitaire avec une distanciation toute brechtienne. Bref, elle n'en fait pas un plat. Et le DJ lui tient ce langage : Tu dois te lever. Tu dois y aller. Tu dois descendre sur la piste, Miss...
Last Night A DJ Saved My Life consacre ainsi une époque où danser, c'était se réconcilier avec la vie. La discothèque était un temple et le DJ, son messie. En 1982, le DJ est une superstar. Dans la nuit new-yorkaise, il s'est imposé comme un créateur à part entière. Les morceaux qu'il choisit ne révèlent pas d'une simple sélection : c'est un projet esthétique qui lui donne le contrôle des danseurs et de leur humeur. D'où ce refrain hommage au DJ tout puissant : La nuit dernière, il m'a sauvé la vie, répété tel un mantra.
Habituellement, le DJ est un taiseux derrière ses platines. Dans cette chanson, il prend la parole et déclare : Il n'y a aucun problème que je ne puisse régler. Je peux tout faire grâce à mon mix... La chose énoncée avec un phrasé de rappeur car Last Night A DJ Saved My Life, c'est de l’œcuménisme musical. Un morceau où s'unissent la Disco finissante d'une part et le Rap naissant, d'autre part en cette même année 1982.



Et pour se rappeler quand on avait 15 ans, l’orignal d'Indeep.


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par gabuzomeuzomeu » jeu. 15 oct. 2020 08:33

juthova a écrit :
lun. 12 oct. 2020 17:02
Plutôt début 80's que 60/70 mais dans cette reprise tout rappelle Led Zeppelin, de la guitare flamboyante à la Jimmy Page à la voix stridente à la Robert Plant en passant par la batterie surpuissante à la John Bonham...
Transfiguré le titre !
Déjà l'original avait une basse à la Bernard Edward et une gratte à la Nile ... c'était ce qui faisait le charme, plus les bruitages cela ne pouvait qu'être que dans l'air du temps ! La version zepplinée devient funky hardante et c'est au poil avec le break ! :super:

Une nettement moins rock ... démarrant d'un orgue de barbarie, c'est plus difficile ! ::d
Maxwell Farrington & Le Super Homard - The Good Times Are Coming



"Mama" Cass Elliot - The Good Times Are Coming

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » sam. 17 oct. 2020 16:11

Vodoo Child (Slight Return) est un titre de Jimi Hendrix dans son double album Electric Ladyland en 1968. La chanson se caractérise par la richesse des effets sonores de guitare pédale wah-wah, son panoramique, saturation de son, réverbèration, delay,... Elle se démarque également par son caractère incantatoire, hypnotique, justifiant le mot vaudou présent dans le titre.
Les références et le symbolisme vaudou se retrouvent dans le country blues américain, et dans le blues urbain électrifié de Chicago. En ce qui concerne Hendrix, il s'agit d'une métaphore. Il n'était pas du tout initié aux rites vaudoux, mais il rend ici hommage aux country blues dont il se sent musicalement l'enfant. Le blues venant des esclaves noirs du sud des USA, le culte vaudou fait partie de sa culture.



Et bien sûr la version guitare...


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par pitiroizo » sam. 17 oct. 2020 17:10

gabuzomeuzomeu a écrit :
sam. 10 oct. 2020 17:36
Ils te la font moins cavalcade les suédois !
Hellsongs - Run to the Hills



Iron Ladies - Run to the Hills



Top à la déconne avec Trump ! MetalTrump - Run To The Hills



Iron Maiden - Run To The Hills (1982)

Et celle-là, tu la connais ?


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par Romulien » sam. 17 oct. 2020 21:45

The Platters-Smoke gets in your eyes



Blue Haze-Smoke gets in your eyes


La version originale Irene Dunne

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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par juthova » dim. 18 oct. 2020 14:44

Romulien a écrit :
sam. 17 oct. 2020 21:45
The Platters-Smoke gets in your eyes



Blue Haze-Smoke gets in your eyes


La version originale Irene Dunne
La VO est encore un peu plus ancienne de 2 ans. Le titre fut chanté en premier par Tamara Drasin en 1933


Et le premier enregistrement sur disque la même année fut de Gertrude Niesen
Du coup je rajoute la version en mode crooner de Gainsbourg



Et la première adaptation française...


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Re: Les reprises et leurs originales.

Message par Romulien » dim. 18 oct. 2020 21:48

Si la version originale avait été chantée comme la reprise (à la même vitesse)...

La reprise Brownsville Station-A question of temperature


La version originale par The Balloon Farm

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