Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

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Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par dark pink » lun. 11 mai 2020 12:05

Voilà l'explication du pourquoi du comment de Pink Floyd et Van Der Graaf Generator. Elle figurait dans l'ancien forum. Je la remets ici.

N'hésitez pas à nous raconter le pourquoi du comment des artistes que vous aimez.

Marjolaine et Sandrine. 4ème C1. Exposé sur la Pop Music.

Il va y avoir un exposé sur la Pop Music en 4ème C1 ! Tout le CES le sait. Au lieu de garder ça pour nous, il a fallu que des couillons le disent à tout le monde. Depuis, on n’est plus tranquilles. Après l’avoir dénigré, des « modernes » veulent venir écouter l’exposé de Marjolaine et Sandrine. La prof d’anglais les aime bien, les « modernes », et elle pourrait les y autoriser. Elle les trouve moins scolaires que nous, les « classiques ». Qu’est-ce que ça peut m’énerver ! Que faut-il qu’on soit à l’école autre que scolaire ? Merde ! Si elle veut qu’on soit autrement, c’est à elle de modifier le scolaire ! Puisqu’on est censés faire ce qu’on nous dit, on sera « modernes » par obéissance. Mais c’est même pas dit qu’on veuille lui montrer, notre côté « moderne » à nous.

Moi, je le cache. Depuis qu’elle me prend pour un facho, un redneck, parce que mon père est flic, je joue mon rôle à la perfection. Je lui ressors les arguments d’un vrai rétrograde avec qui j’ai discuté sur :
- la musique : « la Pop music n’est pas populaire, c’est l’accordéon qui l’est »
- la peinture : « Le Pop art, c’est n’importe-quoi, un gamin de cinq ans ferait pareil »
- la télé : « Guy Lux, il fait des émissions pour les gens, elles sont très bien »
A la fin de la discussion, elle m’a même traité de « vieux machin »… Elle ne m’aime pas et moi je l’aime bien, elle est naïve. La preuve, ma ruse marche. Et elle a autorisé l’exposé de Sandrine et Marjolaine.

Les « modernes », quelle bande de cons ! Quand ils ont su, ils ont tout de suite dit qu’un exposé sur la Pop fait par des filles, ça valait rien ! Même leurs filles l’ont dit ! Comme connerie ! Mais eux, ils n’y ont pas droit car il y a une contrepartie : la moitié de chaque partie des « speeches » doit être en anglais. Et chez eux, il n’y en a pas un ou une qui soit capable de le faire. Pour nous non plus, c’est pas facile. Mais Sandrine et Marjolaine ont trouvé que le jeu en valait la chandelle et s’y sont collées et demain, on aura droit à notre exposé avec de la Pop Music. En classe ! Quand Jérôme, un « moderne » très… « moderne », a dit : « Ils ont un exposé sur la Pop et ils le laissent faire par des greluches ! » Il a eu du pot que j’étais pas là pour l’entendre, j’aurais pris mon Gaffiot pour lui faire bouffer, tout latiniste classique que je suis. Quand on me l’a raconté, c’était la première fois que j’entendais ce mot, greluche. Mon père me l’a expliqué et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’applique pas à mes copines. Pas du tout.

Quand on peut choisir le poème qu’on veut apprendre, Marjolaine choisit « La ballade des pendus » de Villon et le récite si bien qu’on n’entend plus les oiseaux de la cour de récré. On croit qu’ils se sont arrêtés de chanter pour l’écouter. Elle apprend des poèmes comme ça, pour le plaisir. Elle connait la Pop mieux que tous les frimeurs du bahut. Elle se contente de sourire quand l’un d’eux dit une énorme connerie. Elle ressemble à Marlène Jobert sans ses taches de rousseur, en plus grande, plus mince, plus souriante. Elle voudrait être mannequin, c’est normal la plupart des garçons la voit déjà comme ça.

Quand on écrit sur mes 45 tours pour discuter, Sandrine n’écrit pas de connerie, elle écrit, par exemple : « Un préjugé est plus difficile à briser qu’on atome » qu’en penses-tu ? Elle connait mieux, non seulement la Pop, mais aussi toute la musique, que tous les frimeurs du bahut. Elle dit : « Ta guitare, elle n’a que quatre cordes et elle joue très grave… ça doit être une basse. » Et elle rit de bon cœur. Elle trouve souvent les paroles anglaises des chansons quand je ne les trouve pas. Elle ressemble à Marina Vlady en plus grande, plus mince, plus souriante. Elle ne voudrait pas être mannequin, c’est normal, ce serait trop facile pour elle.

Alors on va écouter leur exposé. Personne ne viendra nous emmerder vu qu’on est dans une toute petite salle, notre classe est séparée en deux au moment des langues : les germanistes et nous. Il n’y a pas de place pour d’autres, alléluia ! Juste notre quinzaine « d’anglais première langue » et la prof.

Les filles ont emprunté le bon électrophone du prof de musique. Elles sont prêtes sur la minuscule estrade, elles chuchotent des consignes de dernière minute puis elles se tournent vers nous. Marjolaine lit son introduction en anglais : « Pop music. That means… » Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que ça va être magnifique. Je me sens dans mes petits souliers comme les filles mais je sais qu’elles vont le faire et qu’elles vont le faire bien. Pendant les jours de préparation, elles se sont mises au boulot comme des adultes, elles ont demandé des tas de tuyaux en anglais à la prof, elles ont tanné leurs grands frères pour des disques et elles n’ont plus été disponibles pour nous tous au point d’énerver leurs copines. Là, elles sont fin prêtes et ça se voit. Malgré sa voix blanche de trac, Marjolaine nous explique en anglais les origines de la Pop. Les apartés sont faits en français par Sandrine : « Nous n’avons droit qu’à quatre morceaux, nous vous montrerons les disques mais nous n’écouterons que des morceaux Pop. » Elles ont apporté une vingtaine de 33 tours et à chaque citation de Marjolaine, Sandrine montre la pochette. On écoute « While my guitar gently weeps » et « Ruby Tuesday » dans la première partie. Jusque là, je connais presque tout ce qu’elles nous présentent. La prof, qui s’était mise face à la classe pour nous surveiller, voit que nous sommes scotchés par les oratrices et se retourne pour profiter elle aussi du spectacle.

Les rôles s’inversent. C’est au tour de Sandrine de prendre la parole. Elle rougit puis prend son souffle et nous dit qu’elle va nous parler de l’avant-garde, la Pop de maintenant, mais que nous écouterons deux autres morceaux de groupes confirmés parce qu’il fallait bien choisir, quatre morceaux seulement, c’est pas beaucoup. Elle cite des tas de groupes et je n’en connais qu’un ou deux de nom puis elle dit : « Plutôt que de vous décrire la musique, on va vous faire écouter Astronomy domine de Pink Floyd, ça vous fera tout comprendre. »

C’est parti. Elle baisse les yeux pendant toute l’écoute en murmurant les paroles. Et pour beaucoup d’entre nous, c’est la révélation. J’ai l’impression qu’il y a un monde inconnu merveilleux et que j’ai failli passer à côté. J’ai la chair de poule et la sensation que mes cheveux se dressent sur ma tête tout en me sentant fondre. J’ai bien fait de me mettre au fond, personne ne me voit, surtout pas la prof qui serait peut-être inquiète comme une adulte peut l’être mais je vais bien, un peu trop, c’est tout. Mais ça doit se voir et je ne sais pas bien cacher ces sensations-là. Et Sandrine est belle ! Elle balance sa tête de droite à gauche tout doucement en rythme, les pointes de ses cheveux se plantent dans les mailles de son pull comme des jambes de lutins sur des tapis volants. Je connais déjà bien le pouvoir de la musique, il me sidère souvent. C’est encore mieux que la plupart du temps. Je suis dans l’espace avec les musiciens, dans la tête de celui qui a composé la chanson et aussi, en vrai, un peu, dans la salle 204 du CES avec vue sur la cour de récré. C’est déjà extraordinaire de me sentir aussi peu dans l’endroit banal où je suis vraiment. Mais je suis dans tous ces lieux avec Sandrine, c’est elle qui m’a ouvert les portes et elle me fait visiter.

A la fin du morceau, elle nous considère avec un sourire satisfait, l’effet qu’elle escomptait s’est effectivement produit. Attention, nous sommes ce qu’on appelle une classe de tronches classiques. Comme le disait le prof de français de l’année dernière : « Avec les C2, on bosse, c’est sérieux, mais avec les C1, il y a des fulgurances, c’est un festival ! » Mes petits camarades sont donc capables d’apprécier autant la musique elle-même que la manière habile et documentée des filles pour nous présenter leur camelote. Nous commentons entre nous mais le silence revient dès que Sandrine reprend la parole. Elle dit que ce n’est que le premier morceau, tout le disque est selon elle fantastique. Elle passe sur d’autres groupes qui promettent d’être magiques eux aussi, King Crimson, Soft Machine, etc… Elle s’arrête sur le dernier prévu : Van Der Graaf Generator. Elle dit que Pink Floyd et eux sont vraiment différents mais qu’ils sont capables tous les deux d’aller chercher des métaphores au bout de la galaxie, dans des romans de science-fiction, des contes pour enfants et parlent de maisons sans portes, des chats déroutants, de gnomes, etc… Elle trouve leur musique inouïe au sens propre du terme. Si nous ne connaissons pas déjà, nous n’avons jamais entendu ça. Elle nous balance « Refugees ».
Passé l’étonnement devant la voix du chanteur, le charme de la chanson opère. Devant moi, Hélène pose sa tête sur ses bras comme pour se bercer. Je me recule au plus loin sur ma chaise pour qu’on ne me voie pas mais je contrôle assez bien mon attitude. Ce qui manque de me déstabiliser, c’est la prof d’anglais qui se retourne et me fixe droit dans les yeux le regard embué. Je suis obligé d’avoir recours à ma ruse anti décomposition que j’ai fabriquée quand mon grand-père me racontait ses tristes histoires de guerre : je pense que je mange des fruits à même l’arbre dans le jardin. Je peux ainsi pencher la tête en lui souriant au lieu de chialer avec elle. Ca alors ! Entamée, elle est, la prof d’anglais !

Quand la chanson se termine et que la cloche sonne, elle ne dit rien. Elle qui craint que nous soyons toujours en retard au cours suivant semble absente. Personne ne bouge. Sandrine en profite pour prendre le pouvoir. Tout en manipulant sa pile de disques, elle nous parle en faisant mine d’ignorer la prof :
- Quatre morceaux, c’était pas assez, four songs is not enough, surtout pour Pink Floyd, il faudrait écouter tout le disque et même les suivants pour bien comprendre qu’ils ont bouleversé la musique et qu’ils continuent. Par exemple, dans Mathilda mother, il y a assez d’idées pour faire trois chansons et ils n’en font qu’une seule, three songs in one song.
Et elle pose le bras du tourne disques juste au bon endroit. Effectivement, les ruptures dans le morceau sont étonnantes et pourraient donner le point de départ d’une toute autre histoire. Nous réprimons nous-mêmes le brouhaha à la fin de la chanson en espérant que ça va continuer. Sandrine ne tient plus en place. Comme la prof semble toujours KO, elle en profite pour nous passer une autre chanson :
- Ma préférée, c’est Lucifer Sam. C’est l’histoire d’un chat étrange que l’auteur ne comprend pas, il dit : «That cat’s something I can’t explain». On peut danser dessus, on peut juste l’écouter, c’est rythmé et parfois presque inquiétant. Les guitaristes disent que les accords ne suivent pas un ordre logique. C’est surprenant et on peut quand même la chanter.
L’écoute se fait en dansant assis sur nos chaises. Sandrine fait danser ses cheveux et nous applaudissons bruyamment. Ce qui sort la prof de sa torpeur. Elle nous sourit, félicite les filles et nous demande de l’attendre pour nous rendre au cours suivant. Nous avons vingt minutes de retard et le prof de latin va râler.

Quand nous arrivons en latin, les germanistes ont déjà commencé à traduire un extrait du « De viris » et nous regardent arriver agités et souriants. La prof d’anglais s’adresse au prof de latin :
- Excuse-moi, c’est de ma faute s’ils sont en retard, on avait un exposé et on a débordé.
- Un exposé sur quoi ?
- La Pop Music. Elles ont passé de la musique de Pink Floyd, c’était impressionnant, tu connais ?
- Ouais, j’ai leur dernier, j’aime beaucoup. Tu aurais dû m’en parler avant, je serais venu, j’ai un trou à cette heure-là.
Il nous scrute et se rend compte de notre excitation :
- Vous n’avez pas envie de « De viris », je me trompe ? Alors on va apprendre une chanson.
- Une chanson en latin ?
- Oui. Gaudeamus igitur. C’est comme le De viris, ça a été écrit plus tard qu’à l’époque où on parlait latin, mais c’est bien, vous allez voir.
Il nous chante le premier couplet et nous copions les paroles puis nous l’apprenons tant bien que mal, ce n’est pas un prof de musique qui nous dirige.

A la sortie du cours je rejoins Sandrine au pas de course et j’ose lui dire vraiment ce que je pense :
- C’était magnifique ce que vous avez fait ! Cette musique, Pink Floyd, c’est fantastique ! Merci de m’avoir fait connaître ça, je vais trouver des sous pour les acheter, Van Der machin, c’est vachement bien aussi !
J’ai un élan pour la prendre dans mes bras que je réprime au dernier instant. Elle s’en rend compte et rougit. Elle me propose :
- Puisque tu aimes tant ça, je t’en prête un des deux en attendant que tu l’achètes. Tu veux lequel ?
- Pink Floyd ! Mais l’autre me plaît aussi.
- Tiens, le voilà. Tu vas me raccompagner, comme ça tu m’aideras à porter mes disques, c’est lourd.

En marchant jusque chez elle nous discutons de tous ces groupes qui nous rendent dingues. Elle en connaît bien plus que moi. Elle parle beaucoup et je l’écoute. Arrivés devant sa maison, nous ne savons pas comment nous quitter, nous n’en avons pas envie. Elle qui rougit souvent avant de faire quelque chose où il faut qu’elle ose, pique un fard pourpre et s’avance pour me faire doucement les quatre bises que les garçons et les filles font dans notre classe depuis un petit mois seulement pour se dire bonjour ou au revoir. Sans doute pour effacer la gêne qui nous remplit, elle ajoute :
- Tiens, je te prête aussi le Van Der Graaf Generator. Fais-y attention, il est à mon frère.

Je la quitte à regret. Arrivé chez moi, je fonce dans ma chambre et met immédiatement le Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn sur mon électrophone. La magie revient au galop. Je ne comprends pas toutes les paroles, loin s’en faut, mais dans la dernière chanson, « Bike », le chanteur dit : « You’re the kind of girl that fits in with my world ». Il me semble que j’ai trouvé quelqu’un à qui je pourrai dire ça.

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par DaFrog » lun. 11 mai 2020 14:02

Quelle verve !

Pourquoi Pink Floyd ? Parce que j’ai découvert Money sur le disque fourre-tout que sortait chaque année l’UNICEF. 1974 en l’occurrence. Il y avait aussi Sad Lisa de Cat Stevens. J’ai moins accroché. Encore moins avec je ne sais plus quel morceau classique interprété par Alexis Weissenberg. J’ai revu ce 33 souvent sur des vide-grenouilles.

Hypnotisé par le bruit de caisse enregistreuse qui me changeait des hits radio, Rubettes, C Jérôme, Mike Brant et consorts, et déjà sensibilisé par des émissions sur France Inter (je ne sais plus si c’était Blanc-Francard ou déjà Bernard Lenoir, ou un autre), il me fallait ce disque.

Muni de faibles informations et d’un billet de 50 balles, j’ai cherché ce Pink Floyd dans les maigres rayons du Prisunic local. Lettre P ... je vois un disque sous cellophane noir siglé Pink Floyd, pas d’autre indication, je pensais avoir trouvé ce que je cherchais.
On était en 75, c’était Wish You Were Here. Déception vite dissipée, le disque étant bon. J’ai trouvé Dark Side peu après. J’ai fini par le connaître par cœur.

J’ai attendu fébrilement le suivant (je n’ai pas eu la curiosité à l’époque de chercher ce qui avait pu sortir avant et de toute façon, dans les bleds tels que celui où j’ai passé mon adolescence montagnarde, il n’y avait pas de disquaire comme j’en ai connu plus tard, ni de Fnac, donc on prenait ce qui venait de sortir sauf invendu).
Il m’a donc fallu attendre 77 pour enfin écouter autre chose du Floyd : Animals

Trilogie fondatrice pour moi, à côté d’autres classiques pop rock, Neil Young, Led Zep, Deep Purple, Hendrix, Ten Years After, etc. Je connaissais peu de choses mais ça me suffisait. On découvrait au hasard des copains, c’était pas forcément de première bourre mais on faisait avec ce qu’on trouvait. Cheap Trick, puis AC/DC, les Pistols ...

Quantité de bonnes musiques m’échappaient (Velvet, Stooges et même quasiment tous les Stones et Beatles !) mais je m’en tapais puisque j’en ignorais l’existence. J’ai découvert tout cela à retardement. Mais à fond, et bien d’autres choses encore, Who, Kinks, etc.

Quant à VdGG, c’est encore plus tardif. Rétif à l’étiquette «prog », j’ai longtemps zappé puis me suis laissé convaincre par un disquaire avisé et je suis tombé sous le charme vénéneux de Hammill, H to He, Nadir ...
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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Leutte » lun. 11 mai 2020 15:25

C'est quand même pas facile d'accès VDGG. J'ai encore du mal avec pas mal d'albums..
Et tu parlais du Velvet, DaFrog.. Si j'ai bien compris à l'époque où c'est sorti, personne connaissait. En France, il n'y a même pas eu de vague Psyché, parait-il!Les Frenchies sont passés directement au Prog dans les 70's, via des groupes comme Gong, Magma et la découverte des disques fondateurs à retardement..

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par DaFrog » lun. 11 mai 2020 15:55

Pour les Parisiens qui ont eu la chance de fréquenter la boutique Parallèles, les autres citadins un peu curieux, à Lyon, Marseille ou ailleurs, je pense que le Velvet n’était plus un mystère au mitan des années 70. Pendant que dans les trous de province on découvrait Saturday Night Fever ...
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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par dark pink » lun. 11 mai 2020 16:56

Dans mon bahut de banlieue, 2 ans après ce que je raconte plus haut, il y avait des tas de mecs et de nanas qui connaissaient tout ce qui existait en Pop music. Je m'évertuais à en faire partie. Il faut dire que quelques années auparavant des membres des Moving Gelatine Plates étaient élèves dans ce même lycée.
Je ne saurais dire exactement quand les termes rock progressif, psyché, etc... sont apparus mais à l'époque, donc en 71/72 tous ces styles de musique étaient regroupé sous le terme générique Pop music. Les clivages se sont produits après. J'ai lu qu'ensuite, un journaliste de Rock & Folk s'est activé pour faire disparaître le terme Pop Music au profit de Rock Music. On employait aussi musique planante pour désigner tout ça. Et pour certains, ce qui n'était pas planant était naze, terme qui existe depuis très très longtemps :hehe:

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Cooltrane » lun. 11 mai 2020 17:32

Floyd: mon premier contact avec eux fut Meddle, mais j'ai failli prendre mes jambes à mon cou au débutpresque caucghermardesque de Echoes. Sinon, Dark Side fut mon 4è ou 3è album (après Crime Of The Century et le premier Harmonium), conseillé par un super vendeur d'occase, et depuis la première écoute, ce fut le grand amour - jusqu'au départ de Waters (ouaip, j'aime bien Final Cut). J'aurais préféré que le Floyd ne continue pas, car, même si High Hopes est un morceau génial, l'ensemble est assez mauvais avec Gilmour à la barre.

VdGG: là, ce fut bien plus difficile. Le même vendeur m'a vendu Pawn Hearts et j'ai totalement WTFé :confusezzz: . Dire que je n'aimais pas serait exagéré, mais je n'ai rien pigé, même après avoir essayé Still Life par après. Faut dire que j'ai commencé par les deux plus difficiles. et chaque deux ans, je revisitais ces albums, tjs avec le même insuccès. Puis au milieu des 90's, j'ai un pote et ex-collègue de la RTBF qui m'a montré les deux films de la RTB (pas encore F), et j'ai commencé à comprendre la musique, surtout que voir Jaxon au sax faire ses parties fut une grosse clé de compréhension. Deux mois plus tard, un peu par hazard, je tombe sur une affiche de Hammill jouant solo à l'Exito 13 (un club anar flamand à Bxl). L'endroit ne pouvait contenir que 25 personnes et il y en avait le triple. C'est là que j'ai compris la voix de Hammill. Je crois que Hammill ne s'est pas fait payer, vu que les 3/4 du public avait envahi le lieu sans ticket.
Ajd, j'aime: mes préférés sont The Leaqst, Godbluff et Trisectir dans ce siècle-ci. quasi tout, mais pas n'importe quand, car en musique de fond

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Echoes » mar. 12 mai 2020 06:16

Pour Pink Floyd j'y suis allé un peu à l'envers, enfant c'était Money à la radio et surtout The Wall.
Mon véritable amour du Floyd est arrivé à l'adolescence dans les effluves nébuleuses du dopage, Animal, Wish You Were Here, Meddle, Atom, Ummagumma, Dark Side, Pompeii, More, Obscured et encore plus tard pour les deux premiers albums.
Un véritable festival d'émotions! Chez eux j'aime tout mais avec tout de même une préférence pour leur carrière jusqu'en 1977.

Van der Graaf c'est plus compliqué, durant longtemps je ne comprenais rien à leur zic, jusqu'à un jour à l'écoute de Man-Erg en live ... :ghee: Depuis un truc s'est déverrouillé dans mon esprit et c'est un groupe que j'ai dans la peau ... :)
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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Leutte » mar. 12 mai 2020 07:40

Echoes a écrit :
mar. 12 mai 2020 06:16
Pour Pink Floyd j'y suis allé un peu à l'envers, enfant c'était Money à la radio et surtout The Wall.
Mon véritable amour du Floyd est arrivé à l'adolescence dans les effluves nébuleuses du dopage, Animal, Wish You Were Here, Meddle, Atom, Ummagumma, Dark Side, Pompeii, More, Obscured et encore plus tard pour les deux premiers albums.
Un véritable festival d'émotions! Chez eux j'aime tout mais avec tout de même une préférence pour leur carrière jusqu'en 1977.
C'est dingue ça! On a tous eu la même adolescence ou quoi? Qu'est-ce qu'on manque d'originalité! Les mêmes albums, en boucle avec les copains. "c'est quoi cette odeur bizarre, fils?"; "C'est de l'encens, P'pa!"
Curieusement, Le premier du Floyd c'était plus en solitaire. Il nous mettait pas à l'aise quand on était en groupe Et J'ai mis plus de temps à bien l'apprécier. Mais par contre, quand je l'ai vraiment aimé, c'était pour la vie! :love1:

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par dark pink » mar. 12 mai 2020 08:24

Histoire de faire résonner un autre son de cloche (diling diling, ça me va bien) je n'ai jamais touché à aucun des produits qui font planer, pas même les cigarettes "qui font rire". J'ai vu trop de potes y laisser plus que des plumes, puisque certains y ont perdu le plumage jusqu'au squelette. La musique m'est largement suffisante pour voyager sans bouger. Et mon aversion pour les états de conscience altérés inclus l'alcool, j'ai aussi vu des gens proches en crever. Alors je sais que certaines de ces musiques faisaient la promotion de toutes ces saloperies, c'était leur plus mauvaise idée.

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Leutte » mar. 12 mai 2020 08:37

Je pense pas que Echoes et moi, faisons la promotion de quoi que ce soit qui ne soit pas de la bonne zique. On décrit juste un contexte du passé.
ça fait un sacré nombre d'année, que j'écoute de la zique, "clean". Et je pars du principe qu'une bonne musique peut s'apprécier sans avoir besoin de dopant. J'avais déjà parlé d'un désaccord avec un oncle, qui me soutenait qu'on ne pouvait apprécier les Doors que défoncé!..

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Cooltrane » mar. 12 mai 2020 08:59

dark pink a écrit :
mar. 12 mai 2020 08:24
Histoire de faire résonner un autre son de cloche (diling diling, ça me va bien) je n'ai jamais touché à aucun des produits qui font planer, pas même les cigarettes "qui font rire". J'ai vu trop de potes y laisser plus que des plumes, puisque certains y ont perdu le plumage jusqu'au squelette. La musique m'est largement suffisante pour voyager sans bouger. Et mon aversion pour les états de conscience altérés inclus l'alcool, j'ai aussi vu des gens proches en crever. Alors je sais que certaines de ces musiques faisaient la promotion de toutes ces saloperies, c'était leur plus mauvaise idée.
perso, j'ai bcp fumé dans mon adolescence e études post-secondaires, et j'aurais pu plonger si je ne détestais pas les dopants qui "speedent". Mais depuis 15 ans, je travaille aux PBs (pays des coffee shops et usage légal) et ma conso n'est jamais plus basse depuis que je suis ici. Bon c'est clair que cela fait des dégâts chez certains, c'est sûr.

Mais les portes de la perception furent grandes ouvertes avec la consommation de l'herbe divine, et c'est certainement une des raisons pour les gouts musicaux encore actuels. C'est justement cette consommation illicite qui m'a rendu une certaine catégorie de "musique" (restons poli) insupportable, car on voit vite les énormes défauts de la pop trop commerciale quant on est "sous influence". Ajd, il est clair que je n'en ai plus besoin pour "triper", mais je me demande ce que seraient mes gouts ajd si je n'avais pas taffé assez tôt dans ma vie. Donc je revendique haut et fort que tout le monde devrait au moins essayer ... et surtout les "leaders mondiaux". Peace & Love :ange:

==================

Au Canada (Toronto, mais aussi Montréal), ces groupes "prog" furent appelés Art Rock jusqu'au milieu des 80's. La significatio a changé depuis, puisque l'on retrouve sous ce nom qqes groupes de "maquillés se sapés" (Glam, puis new wave), et plus de Yes et ELP (pourtant les excès vestimentaire de ces deux groupes étaient visibles).

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par DaFrog » mar. 12 mai 2020 09:17

Comme quoi, on n'a pas tous eu la même adolescence. La mienne fut "saine", sport (ski, foot, etc), premières clopes vers 14/15 ans, très occasionnellement, fumeur de tabac à partir de 20 ans (j'ai arrêté depuis), j'ai dû tâter du cannabis trois fois (une seule m'a laissé un bon souvenir), jamais d'autre toxique illicite, seulement quelques bonnes bitures (ça m'est passé aussi).

Cette vie certes pauvre sur le plan de la perception des portes ne m'a pas empêché de me droguer quotidiennement et avec délectation les oreilles depuis maintenant ... plus de quarante ans :vieuzzz:

Y compris du psyché !

Quand j'ai su que Zappa ne tolérait que le tabac et l'alcool pour lui et sa troupe, je me suis dit que les autres toxiques n'étaient pas indispensables à la création de musique barrée

Et quand j'ai su que le cannabis était bien plus nocif que le tabac (40 fois plus ?), j'ai pas eu envie de retenter et je ne comprends pas les consommateurs réguliers, ou alors c'est du suicide à petites doses :priezzz:
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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Leutte » mar. 12 mai 2020 09:35

C'est un beau sujet à la base. et je trouve qu'il serait dommage de dériver sur un vaste débat sur la "dope".
Je regrette vraiment d'avoir répondu à Dark Pink sur ce point.. J'aurais du m'abstenir!

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par dark pink » mar. 12 mai 2020 09:55

Je n'accuse personne de rien, Leutte. Tu as raison de dire que l'histoire de ces musiques et l'adolescence vont de paire avec ces produits. Le nier serait idiot. Et quand j'évoque moi-même cette période, je ne peux m'empêcher d'avoir en tête les visages de types très jeunes, heureusement il n'y a pas de filles, qui maintenant pourraient pratiquement être mes petits enfants. J'étais leur ami. Ils sont partis à cet âge-là et avec un visage de môme. C'étaient des gens intéressants avec des espoirs et des rêves. Ils auraient pu avoir une vie et être des grands pères de nos jours. Certains n'ont même pas connu "le grand frisson". Je trouve ça très triste.

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Cooltrane » mar. 12 mai 2020 10:19

Leutte a écrit :
mar. 12 mai 2020 09:35
C'est un beau sujet à la base. et je trouve qu'il serait dommage de dériver sur un vaste débat sur la "dope".
Je regrette vraiment d'avoir répondu à Dark Pink sur ce point.. J'aurais du m'abstenir!
Non, mais en même temps, le rock et la dope sont presque indissociables (de la création aux tournées) du rock des ces années-là. Sans le LSD et la marie-jeanne, pas de rock psyché.

C'est d'ailleurs le cas dans énormément d'arts (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, mais aussi Picasso, Dali, Gauguin, etc). Les artistes de tout poil défoncés, c'est depuis les 3/4 du XIXè S.


=================

Mais t'as raison, restons sur Floyd et VdGG.

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par DaFrog » mar. 12 mai 2020 10:39

Cooltrane a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:19
Non, mais en même temps, le rock et la dope sont presque indissociables (de la création aux tournées) du rock des ces années-là. Sans le LSD et la marie-jeanne, pas de rock psyché.

C'est d'ailleurs le cas dans énormément d'arts (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, mais aussi Picasso, Dali, Gauguin, etc). Les artistes de tout poil défoncés, c'est depuis les 3/4 du XIXè S.
De fait, la dope a été très présente, elle l’est encore (j’ai jamais côtoyé autant de fumeurs de chichon que quand je jouais en groupe) mais la part de la dope dans la création artistique, c’est une autre histoire !

Quand on voit l’état de Keith Richards sous coke et autre en permanence à la villa Nellcote pendant les sessions Exile, on se dit qu’il aurait pu rester couché que ça n’aurait pas changé grand chose.

Tous ceux que tu cites ont peut-être touché à toutes sortes de produits mais c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule ... donne de l’opium, du lsd ou de la mescaline à Manuel Valls, il ne te peindra jamais Guernica ni ne te composera Careful Eugene. Idem pour JF Copé et Martine Aubry. Par contre, McCartney et Dylan auraient pu se passer de THC. Le talent :)

Pour en revenir au sujet initial, reste le cas mystérieux de Syd Barrett (de shit) ...
Dynamiteur d’aqueducs :modo:

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Echoes » mar. 12 mai 2020 10:58

Cooltrane a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:19
Leutte a écrit :
mar. 12 mai 2020 09:35
C'est un beau sujet à la base. et je trouve qu'il serait dommage de dériver sur un vaste débat sur la "dope".
Je regrette vraiment d'avoir répondu à Dark Pink sur ce point.. J'aurais du m'abstenir!
Non, mais en même temps, le rock et la dope sont presque indissociables (de la création aux tournées) du rock des ces années-là. Sans le LSD et la marie-jeanne, pas de rock psyché.

C'est d'ailleurs le cas dans énormément d'arts (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, mais aussi Picasso, Dali, Gauguin, etc). Les artistes de tout poil défoncés, c'est depuis les 3/4 du XIXè S.


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Mais t'as raison, restons sur Floyd et VdGG.
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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Leutte » mar. 12 mai 2020 11:14

DaFrog a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:39

. donne de l’opium, du lsd ou de la mescaline à Manuel Valls, il ne te peindra jamais Guernica ni ne te composera Careful Eugene. Idem pour JF Copé et Martine Aubry. Par contre, McCartney et Dylan auraient pu se passer de THC. Le talent :)
L'image est cocasse! :hehe: :mdr2:
DaFrog a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:39
Pour en revenir au sujet initial, reste le cas mystérieux de Syd Barrett (de shit) ...
ça c'est passionnant! :taré1:
Quel vaste sujet!
Si tu me demandes si j'aime les pates ou(exclusif) le riz, je te ferais la même réponse absconse que si tu me demandes si j'aime PF avec Syd Barrett ou PF sans=> "chèvrefeuille"!
Je suis content bien sûr de connaitre les deux.
Alors on peut spéculer autant qu'on veux.. "Est-ce que si Syd n'avait pas sombré dans la schizophrénie, Pink Floyd aurait ouvert une voie plus intéressante?"
On ne saura jamais. Ce que j'aimerais pouvoir explorer, ponctuellement, des univers parallèles où Syd ne décompense pas et où Hendrix ne meurt pas à 27 ans, et écouter les albums qu'ils auraient réalisés. Ou encore, un autre, où ce n'est pas Gilmour qui remplace Syd, mais Jeff Beck, comme le groupe en rêvait à l'époque.
:envahisseurzz:

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par dark pink » mar. 12 mai 2020 11:25

Faire croire qu'on est meilleur (compositeur, poète, etc.) après une prise de produit est une justification à postériori d'addict bien connue. C'est ce qui donne le vernis dangereux "d'expérience" à une simple évasion de la réalité parce qu'on la trouve trop difficile à accepter. Ces gens sont des artistes doués, la drogue ne leur apporte rien. Le fait qu'ils le croient sincèrement ne prouve rien.

Le cas de Barrett, dont je suis très fan, n'est pas mystérieux du tout. Le mec s'est cramé la tête comme ces mômes qui sont pensionnés car ils ne peuvent plus bosser après seulement quelques joints. Ils sont hypersensibles aux produits et leur vie en fait les frais. Ce qui est poignant chez Barrett, ce n'est pas que ses chansons expriment une quelconque expérience psychotrope fantastique, c'est qu'on perçoit encore, derrière tous les verrous qu'ont dressé les produits entre son esprit et la raison, une humanité d'autant plus bouleversante qu'on sait bien qu'elle n'en a plus pour longtemps.

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Re: Pink Floyd et Van Der Graaf Generator, pourquoi ?

Message par Cooltrane » mar. 12 mai 2020 11:28

DaFrog a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:39
Cooltrane a écrit :
mar. 12 mai 2020 10:19
Non, mais en même temps, le rock et la dope sont presque indissociables (de la création aux tournées) du rock des ces années-là. Sans le LSD et la marie-jeanne, pas de rock psyché.

C'est d'ailleurs le cas dans énormément d'arts (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, mais aussi Picasso, Dali, Gauguin, etc). Les artistes de tout poil défoncés, c'est depuis les 3/4 du XIXè S.
De fait, la dope a été très présente, elle l’est encore (j’ai jamais côtoyé autant de fumeurs de chichon que quand je jouais en groupe) mais la part de la dope dans la création artistique, c’est une autre histoire !

Quand on voit l’état de Keith Richards sous coke et autre en permanence à la villa Nellcote pendant les sessions Exile, on se dit qu’il aurait pu rester couché que ça n’aurait pas changé grand chose.

Tous ceux que tu cites ont peut-être touché à toutes sortes de produits mais c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule ... donne de l’opium, du lsd ou de la mescaline à Manuel Valls, il ne te peindra jamais Guernica ni ne te composera Careful Eugene. Idem pour JF Copé et Martine Aubry. Par contre, McCartney et Dylan auraient pu se passer de THC. Le talent :)

Pour en revenir au sujet initial, reste le cas mystérieux de Syd Barrett (de shit) ...
Bon, dans mon ost précédant, je ne voulais pas faire l'injure en prononçant le mot absinthe pour l'avant WW2, ni l’héroïne des jazzeux de l'après WW2 - donc bien avant le "summer of love". Est-ce que leur état de perception différente (sans être comateux comme le Keith, hein!?!?) à joué dans leurs création respectives?? Dissocier l’œuvre de Toulouse-Lautrec des drogues qu'il prenait serait un peu restreindre le champ de vision.

Syd, c'est un mauvais exemple à mes yeux, car je n'ai jamais apprécié ses chansonnettes niaises que tout le monde (enfin, l'intelligentsia) trouve géniale. Pour moi, de Piper, je ne retiens que Overdrive, Astronomy et Power Toc. et de Saucerfull, je ne retiens que le morceau titre, More Light et Heart Of The Sun, Vous voyez où je veux en venir? Pour moi, c'est le travail des musicos (et pas la star chantante) qui m'intéresse. Le vrai Floyd, c' était le groupe "sans visage" des 70's.

Par contre, c'est vrai que une consommation importante de pétards durant l'exécution de la musique (studio ou scène), cela donne relativement peu de bons résultats. Des gars défoncés qui croient avoir joué leur partition à la perfection consternent leurs partenaires ou technicien derrière la console.

Maintenant, pour ce qui est du "smack", pour avoir un peu involontairement fréquenté des junkies, leur principal problème, c'est surtout le manque: c'est à ce moment-là que tu les repères, ils ont un tête impo. Car c'est le vrai danger de cette saloperie: une fois que t'es accro, t'as besoin de cette crasse pour être normal, plus vraiment pour être dans une autre dimension.
Pour Keith, c'est encore autre chose, je crois, car il a tjs eu de quoi se payer de la pure et ne jamais (ou rarement) tomber en panne.

Sinon, pour Valls, Macron, Chirac, Dubya Bush ou Trump, ils ne seraient pas devenu des artistes, c'est certain, mais ils seraient plus que probablement moins cons dans la vie et l'exercice de leur mandats politiques.

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