DIRTY TRICKS (Bio) UK

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DIRTY TRICKS (Bio) UK

Messagepar alcat01 » 21 Aoû 2017, 22:27

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Groupe Britannique de Heavy Rock à base de Blues, Dirty Tricks a été formé en 1974 par le chanteur Kenny Stewart, auparavant membre de Renia, et le guitariste John Fraser Binnie.
Avec le bassiste Terry Horbury et le batteur John Lee complétant la formation, ils se sont inspirés de Bad Company, des Faces, de Black Sabbath et de Deep Purple, mais avec leur propre style.
Ces quatre musiciens, avec des antécédents et des goûts semblables, luttaient dans la semi obscurité depuis 1965, travaillant dans presque tous les styles musicaux de la Soul au Funk, au Punk Rock, de la Pop au Heavy Rock, à l'Avant-Garde et même au Circus Rock.

Ces gars savent vraiment comment faire de la musique sombre sonnant très Rock, mais assez crad, bien que dans les années 70, quelques-uns de leurs morceaux aient pu être des succès de radio, alors que la musique est sombre et saine. Le guitariste Johnny Fraser-Binnie mérite vraiment d'être mentionné dans la pléthore de grands guitaristes perdus comme Tony Bourge, etc.

Dirty Tricks joue un Hard Rock de grande qualité: Des superbes lignes de basse, des riffs de guitare tourbillonnants et des vocaux sûrs et nerveux rendent leur Rock Music lourde et impressionnante.
Cependant, leur tentative pour combler le fossé entre le Hard Rock et le Heavy Metal fut handicapé par un matériel personnel plutôt faible.
Ils ont cependant sorti trois albums sans prétention sur Polydor Records dans la seconde moitié des années 70: "Dirty Tricks" (1975), "Night Man" (1976) et "Hit & Run" (1977) qui n'ont malheureusement pas reflété l'énergie qu'ils généraient en live.
Il y a beaucoup de comparaisons à faire dans leur son avec les groupes légendaires comme Led Zeppelin, Black Sabbath, ou Bad Company, mais le fait est que, si vous avez écouté ces groupes pendant plus de 30 ans, Dirty Tricks était tout aussi bons mais il n'a pas eu la même chance.

En 1976, Andy Beirne a repris le poste de batteur, mais le groupe a été rapidement submergé par le mouvement croissant du Punk.
Dirty Tricks s'est ensuite dissous et, un pau plus tard, le groupe est devenu un 'tribute band' de Led Zeppelin appelé Stairway To Zeppelin.

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Le quatuor avait été ensemble depuis Mai de cette année 1965 et les trois premiers cités avaient répèté pendant cinq mois avant cela. Kenny et Johnny admettent que leur inspiration ne provient pas tant de la musique locale que des disques qu'ils ont écoutés sur le show de John Peel le dimanche après-midi en 1967.
Ils travaillaient tous deux dans divers groupes de Rock Heavy Soul dans Stirling Scotland.
En 1968, Kenny était dans un groupe appelé Cargo alors que Johnny était en tête du groupe concurrent Susan Rams.
En 1970, ils furent tous les deux dans Aegis, l'un de ces groupes Avant-Garde auxquels les étudiants en art se passionnaient.

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Après quelques années, le groupe a rompu et les deux garçons sont descendus à Londres.
Alors que Johnny était resté à la maison pour approfondir les disques d'Hendrix et des Doobie Brothers, Kenny a rejoint un groupe semi-professionnel appelé Renia.
Il est resté avec eux un an et demi, a produit un album qui n'a rapidement abouti à rien et a cherché un travail plus difficile.

Terry, qui venait de Newark Nottinghamshire, a formé son propre groupe à 16 ans, et a fait la tournée des clubs locaux, jusqu'à ce que son groupe soit numéro un dans la région.
Il est venu à Londres au début de 1974, et a rejoint The Goose Fayre Show, un ensemble de mineurs, d'acteurs et autres ménestrels errants.
Kenny à ce moment-là auditionnait pour un groupe de Rock Blues qui s'appelle Sam Apple Pie: Il a été accepté, et une semaine plus tard, par hasard, Terry, qui avait quitté 'the Circus', s'est joint à eux pour la basse.
Le groupe n'était pas trop à leur goût, et ils sont partis pour faire équipe avec Johnny, et Dave le batteur de Renia.
Le groupe sans nom espérait un concert de soutien lors d'une tournée Allemande mais rien ne se matérialisa.
Sans ronchonner, ils continuèrent à répéter, encore et encore, laissant une très bonne impression.

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Une bande de demo a été coupée et, en quelques semaines, un contrat de disque avec le label Polydor a été signé. Peu de temps après, Dave a dû partir, et John Lee a été le remplaçant; John qui venait de Battersea, jouait de la batterie depuis l'âge de 13 ans, et il était encore en train de jouer quand sa famille a déménagé en Australie quand il a eu 14 ans.
Il a rejoint un des groupes leaders d'Australie, Blackfeather, et en 1972, il rejoignit Dingoes.
Il est resté avec alors pour plusieurs tournées, deux singles et un album qui a été élu meilleur album de l'année.
Un an plus tard, son contrat a expiré, mais il a choisi de ne pas le renouveler.
On lui a immédiatement offert un travail par l'intermédiaire de deux groupes, un groupe Pop et le groupe Ariel.
Il a accepté l'offre de ce dernier.
Quand Ariel est venu en Grande-Bretagne pour ce qui fut une tournée infructueuse, John décida de quitter le groupe et de rester sur place.
Dans les deux jours qui se suivirent à Londres, Paul Scott lui téléphona et lui demanda de faire une audition avec Dirty Tricks. "...Je ne pouvais pas croire ma chance...", dit John, "...je fus sans emploi pendant exactement huit heures...".

Dirty Tricks a ensuite fait ses débuts en live au Marquee Club de Londres comme groupe d'ouverture pour Ducks Deluxe en Janvier 1975.

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https://dfiles.eu/files/lfak0a7in
http://hitfile.net/download/free/4Z8XzZd

https://dfiles.eu/files/6pwy6dr70
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Le groupe est entré directement en studios et a émergé avec leur album intitulé "Dirty Tricks", et un single "Call Me Up For Love" en Septembre 1975.
À l'origine diffusé par le label Polydor, "Dirty Tricks" est du Classic Rock Britannique doté d'un côté Hard Blues.
Il n'est pas surprenant que, dans les années ultérieures, cet excellent groupe ait trouvé un statut d'album culte à travers le monde!
Produit par Rodger Bain (Black Sabbath, Budgie, Judas Priest, Indian Summer), ce groupe rappelle Agnes Strange, Incredible Hog, Strife, Budgie,Black Sabbath, Deep Purple et même Free ou Led Zeppelin.
Car le son de ce disque traverse parfaitement le Hard Rock des années 70 et le son NWOBHM qui devait suivre.
Le vocabulaire distinctif du chanteur Kenny Stewart et le magnifique jeu de guitare de John Fraser-Binnie ont aidé à distinguer ce groupe de leurs contemporains.
Question influences, on est quand même plus proche de Black Sabbath que de Led Zeppelin ou Free, surtout sur le second titre "Back off Evil", mais John Fraser Binnie possède un style qui rappelle étrangement celui de Paul Kossoff.

Ce disque méconnu, pourtant d'un excellent niveau, avec un chanteur qui rappelle un peu Winwood, des compositions simples et efficaces sans lourdeurs stylistiques, est situé quelque part entre Cream et Mountain, avec une ambiance parfois par moments plus proche des débuts de Black Sabbath.
Bref un bon disque assez modeste qui vieillit plutôt bien et gagnerait certainement à être plus connu!

La plupart des fans placent d'ailleurs ce premier disque comme étant leur meilleur: Il a un son plus rugueux qui pouvait plus convenir à des rockers que les albums suivants.
Il n'y a pas de mauvais morceaux, "Wait Until Saturday" est un bon Rock entrainant, et "Back Off Evil" a un son agité de Heavy Metal mid-tempo façon Black Sabbath.
"Sunshine Day" a un son plus uptempo, c'est un Rock heureux qui fait son chemin. Cette chanson a un superbe groove et c'est l'une des meilleures chansons du disque.
Il y a aussi des ballades qui sont plutôt bonnes, pour ne pas dire brillantes: "If You Believe In Me" qui ressemble à du Led Zeppelin première mouture et qui sert de prélude aux Rocks qui suivent et "High Life" qui rendent l'album encore plus imposant.

"Too Much Wine" avec un excellent jeu d'harmonica est génial et "Call Me Up For Love" est un Rock tout à fait sémillant.
"Marcella", une autre bonne chanson accrocheuse, et pour compléter l'album, elle inspire un superbe Blues lent intitulé "The High Life" dans lequel la guitare est assez incendiaire, ressemblant beaucoup à du Cream ou du Free avec des riffs lents et sinueux, jusqu'à des explosions de guitare.

L'album est vraiment excellent! c'est sobre, efficace, racé. bref on ne s'en lasse pas.
Et grâce à Roger Bain, sa promotion a été faite avec des tournées de soutien au Royaume Uni pour Argent et Budgie.

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Leur deuxième LP studio, "Night Man", autoproduit, avec des sessions d'enregistrement aux Morgan Studios aux Soundhouse Studios, parait en 1975. C'est le digne successeur du premier.
Il est composé de Hard Rock bien structuré mettant en vedette des parties de guitare étonnamment raffinées, mais tellement sous-estimée...
Le groupe expérimente un peu: Leur sonorité Hard Rock bluesy est intacte, mais ils l'étendent ici et là.

À cette époque, les États-Unis commençaient à prendre connaissance de ce jeune et hardi groupe de Hard Rock hardcore et enthousiaste et, sur la base de l'album "Night Man", des shows furent réservés en Amérique.
Mais, comme le premier album n'avait pas été diffusé là-bas, deux de ses chansons "Too Much Wine" et "Wait Till Saturday" ont été réenregistrés et incluses dans la version U.S. du deuxième album intitulé "Night Man".

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Dans les faits, il y a eu deux éditions de ce disque.
La plus connues et la plus élaborée est celle prévue pour les Etats Unis.

Emballé dans une pochette conçue par Hypgnosis, l'album "Night Man" commence fort avec le riff heavy de "Wait Till Saturday".
La chanson intitulée "Night Man" de six minutes est également très bonne. La voix de Kenny Stewart ressemble beaucoup à celle de Steve Winwood et c'est ce à quoi Traffic aurait pu ressembler si ils avaient joué une musique plus heavy. C'est un bon Blues Rock avec un bon travail de guitare dans ses nombreuses sections.
Le quartet s'enflamme avec "Now You're Gone" inspiré par le côté doux de Queen qui est la ballade de l'album, même si le premier disque suivait le style acoustique des débuts de Led Zeppelin, Dirty Tricks augmente son volume de jeu avec une grande production plus atmosphèrique; et c'est une chanson qui semble sincère.
Les garçons reviennent du côté Hard avec "Play Dirty", d'inspiration Deep Purple, qui est un excellent Rock qui continue dans la droite ligne des petits bijoux dans le catalogue du groupe.
Nouvelle version du Rock punchy "Too Much Wine".
Le lourd "You Got My Soul", de façon ironique, a suffisamment de bons éléments Soul; c'est surtout un autre bon Rock uptempo qui porte un soupçon de son de Black Sabbath avec des bons choeurs féminins, et les vocaux de Kenny Stewart brillent vraiment de mille feux.
Pour "Armageddon (Song for a Rainbow)", sa construction lente révèle une excellente valeur de production plus qu'intéressante et montre une bonne évolution de la part du groupe.
Le véritable standard incontournable, "Black Diamond", est un autre morceau à combustion lente.

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Dans la version originale, l'Anglaise, deux chansons remplacent "Wait Till Saturday" et "Too Much Wine".
Il s'agit de:
"Weekend Raver" qui continue dans la lignée du Blues mélangé avec du Hard Rock, avec des parties de guitare qui l'emmènent à un autre niveau.
Et d'un retour à l'avant-garde du Hard Rock avec "Fun Brigade".

Aux États-Unis, l'enregistrement a donc été édité avec deux chansons du premier album réenregistrées, "Wait Till Saturday" et "Too Much Wine" qui ne diffèrent pourtant pas beaucoup des originaux, mais la production est légèrement meilleure.
Au niveau du son, leur meilleur album est certainement la version Américaine remixé par le grand Tony Visconti. Il a pris les deux meilleurs morceaux de leurs débuts et le meilleur du deuxième album et Tony l'a produit vraiment en pop.

Donc, le groupe joue un rôle évident dans l'évolution musicale par rapport à son premier disque, en élargissant son son sans renverser la nature rude de ses débuts, cet album étant tout aussi bon que bien d'autres du début des années 70, dans le style Blues Hard rock dans la veine de Bad Company.

Joliment emballé, avec une pochette originale et des notes intéressantes; tout a l'air léger, jusqu'à la copie "délivrée sous licence de Universal Music".

Eh bien, pour l'édition en CD, ils ont eu toutes les signatures et les licences nécessaires, mais ils ont oublié d'obtenir les meilleures master tapes (!): Le disque semble être directement issu d'un LP vinyle. Même pour un transfert de vinyle, le produit final est, au mieux, médiocre. Des anomalies existent tout au long du CD, comme si l'enregistrement source n'avaient pas été nettoyé.
En outre, soit le stylet devait être en mauvais état, soit le réglage anti-patinage sur le plateau tournant n'était pas ajusté correctement avec le poids du bras tonique.
Les albums de Dirty Tricks sont vraiment du Hard Rock des années 70 très obscur et il mériteraient une réédition légitime avec une attention toute particulière à la qualité du mastering.

Dirty Tricks est devenu l'un des groupes Rock travaillant le plus durement et des plus appréciés, et c'est sur scène qu'ils ont vraiment brillé. Les chansons de Kenny Stewart, le travail de guitare de Johnny Fraser-Binnie et la section rythmique du bassiste Terry Horbury et du batteur John Lee ont beauxoup joué et atteint un excellent niveau...

La tournée pour soutenir cette parution comprenait la tournée d'ouverture au Royaume Uni pour The Streetwalkers et aux États-Unis comme support pour Cheap Trick, Blue Oyster Cult et Bob Seger.

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muro

Après un changement de personnel qui a vu John Lee remplacé par l'ancien batteur de Grand Prix Andy Bienne (frère du guitariste principal Johnny Fraser-Binnie), le groupe est revenu avec leur troisième et dernier album studio (de l'époque).
De nouveau produit par Tony Visconti, "Hit & Run" de 1977 ne semble pas très différent des deux premiers, ce qui signifie qu'il était étroitement englobé dans ce genre de Hard Rock Anglais de la moitié des années 1970 (Bad Company, Free, Judas Priest, etc.).

Dans la catégorie de la force d'impact musicale, comme, par exemple, Def Leppard, ces gars étaient assez intelligents pour reconnaître la valeur d'une mélodie de Rock accrocheuse, alors pratiquement toutes ces huit pistes ont au moins un pont pour capter l'oreille de l'auditeur.
Fraser-Binnie est cependant un lead guitariste de premier ordre; il manque peut-être de la diversité de ses homologues mieux connus, mais le Hard Rock n'était pas un problème pour lui.
Le répertoire du groupe est assez limité: Le Hard rock est leur domaine choisi et avec les exceptions possibles de "Road To Deriabah' et "Lost In The Past" qui embrassent une touche Hard Rock du genre progressif sur quoi ils se concentrent.
Cela dit, la plus grande limitation du groupe est probablement leur chanteur. Pourtant, Stewart n'est pas mauvais, mais il n'a tout simplement pas la plus grande gamme vocale nécessaire, une grande partie de son travail ayant un côté sec, tendu et même pincé.
Prise une par une, pratiquement toutes les pistes sont assez bien arrangées avec "Walkin' Tall" et la ballade atypique "Lost In the Past" comme les meilleures. La piste titre, avec "Get Out On The Street" et "The Gambler" broyent le Rock bluesy pour frapper d'emblée l'auditeur. D'un autre côté, "I've Had These Dreams Before" et "Lost In The Past" invoquent l'air d'une certaine rêverie enfumée...
"Hit & Run" semble être le pont idéal entre le Classic Rock Anglais et le NWOBHM.

Un rock martelé ouvre l'album, c'est le morceau titre, 'Hit And Run', qui refléte toute la subtilité d'un marteau et c'est très bien de commencer comme cela. Cette performance particulière capture à la fois le meilleur et le pire du groupe.
Avec une mélodie entrainante et certaines des pistes les plus mélodiques de Fraser-Binnie, "Get Out On The Street" est une performance étonnamment accrocheuse. Par ailleurs, le vocabulaire d'harmonie du groupe rappelle quelque chose de Status Quo.
Dans 'The Gamble', le groupe ajoute une touche de Funk à son son breveté. Les paroles peuvent avoir été piochées dans des dizaines d'autres chansons de Hard Rock, mais le bord ondulant de la chanson est en fait assez impressionnant. Fraser-Binnie l'a transformé en une autre performance impressionnante avec le vocabulaire de Stewart qui rappelle vraiment Steve Winwood cette fois-ci.
Ecrite par Horbury, "Road To Deriabah" montre le groupe prendre un changement provisoire de direction en ajoutant une saveur toute progressive. Et les résultats sont agréables et surprenants.
'I’ve Had These Dreams Before' revient à un Rock plus traditionnel. La seule véritable nouveauté est un brusque changement de direction vers la fin de la chanson qui donne à Fraser-Binnie l'occasion de se déchaîner avec des effets de guitare intéressants.
Avec l'un des meilleurs vocaux de Stewart, 'Walkin' Tall' est une autre piste qui réussit à être meilleure que la somme de ses parties. Encore une fois, rien d'original, mais un bon pont musical et des effets de guitare savoureux qui font toute la différence.
Une performance professionnelle, mais quelque peu anonyme, 'Last Night Of Freedom' a deux facettes intéressantes: une beau jeu de basse de Horbury et de la lead guitare double de Fraser-Binnie.
Une autre rupture modeste avec leurs racines, 'Lost In The Past' est une ballade lente et atmosphérique qui semble un peu comme Paul Rodgers avec Free essayant de montrer qu'ils ont un côté délicat. La chanson elle-même est assez jolie, bien que la tentative lyrique de dire quelque chose d'important laisse un peu à désirer.

Dirty Tricks a fait ses débuts Américains à San Antonio dans un bar de Southside connu sous le nom de Randy's Rodeo vers la fin de 1974.
C'est là qu'ils ont joué les chansons de leur album "Hit and Run" et ils ont achevé la foule avec une version explosive du "You Really Got Me" de the Kinks, un an avant que Van Halen n'ait sorti son premier album avec cette même chanson.
Cet album a reçu un passage à l'antenne massif au Texas et les régions au-delà:
En effet, l'année suivante, Joe Anthony, le Godfather (parrain) largement respecté dans le 'Business', ayant utilisé son style expérimental, sa prise de risque pour faire percer des groupes tels que Judas Priest, Rush et Triumph aux États-Unis, a donné le même traitement à "Hit and Run", jouant les deux faces dans leur intégralité, parfois pendant des jours.
Malheureusement, d'autres marchés n'avaient pas de 'champions' de la musique nouvelle avec la même stature que le parrain, et Dirty Tricks n'a pas décollé comme ils l'ont fait dans le sud du Texas. Quel dommage pour les autres.

En conclusion, si vous appréciez tout le Heavy Metal des années 70 et le Hard Rock, et la musique obscure en général, même en tant que collectionneur, il vous faut absolument ces albums.

Dirty Tricks s'est dissous après la sortie de leur troisième album "Hit and Run"; le groupe n'a certainement pas vraiment marché en raison de l'absence d'un véritable frontman.

Fait intéressant, après leur scission, cette incarnation du groupe a répété avec Ozzy Osbourne qui avait récemment quitté Black Sabbath en tant que premier Blizzard of Ozz avant que le pauvre Ozzy n'ait dû quitter sa patrie en raison de problèmes fiscaux. Osbourne a fui vers l'Amérique, a rencontré Randy Rhoads, et le reste, comme on dit, est une autre histoire.
Bierne est ensuite réapparu en jouant avec les groupes Grand Prix dans les années 80, Lionhart en 1985, Praying Mantis et autre Scorched Earth.
Fraser-Binnie a continué avec le groupe de Metal, Rogue Male, en 1985.
Horbury est réapparu dans le groupe de Metal, Vardis, à partir de 1984. Il a également trouvé le temps de devenir membre de The Cream Revival Band dans les années 2000.
Stewart a passé son temps avec Sidewinder, French Kiss et Informer.

Bien que Dirty Tricks ait un excellent suivi au Royaume-Uni en tant que tribute band de Led Zeppelin, Stairway To Zeppelin, il a de nouveau trouvé un nouveau champion en la personne de Geoff Gillespie et le petit label Majestic Rock.
Geoff a eu une sorte de coup de coeur pour Dirty Tricks. Il a réquisitionné les magnétoscopes pour donner une nouvelle vie à ce moteur fier et "vintage" du rock'n'roll qu'est Dirty Tricks.
Et en 2004, le catalogue Dirty Tricks a été réédité en CD par Majestic Rock Records.

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Kenny Stewart et Johnny Frazer-Binnie ont reformé le groupe et un nouvel album, "Up At The Nine Count" est sorti en 2009. Le reste de ce nouveau line up est composé de Richard Marcanjela et de Reuben O'Donaghue à la batterie, et de "Fingerthumbs" à la basse.
Je vous laisse le découvrir!

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Enfin, en 2014 est sorti un coffret intitulé "Dirty Tricks Box Set".

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Terry Horbury est mort le 15 décembre 2015, à l'âge de 65 ans, après une courte bataille contre le cancer.

Discographie:

Dirty Tricks - 1975
Night Man - 1976
Hit & Run - 1977
Up the Nine Count - 2009

Sources: Rate your music, Zach Hammock, BadCat
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