ATLEE / HIGHWAY ROBBERY (Bio)

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ATLEE / HIGHWAY ROBBERY (Bio)

Messagepar alcat01 » 06 Fév 2013, 19:16

Je sais que ces deux noms ne vont pas dire grand chose à la plupart d'entre vous, c'est pourquoi je tiens absolument à vous les faire découvrir!
Vous avez peut-être entendu parler de Highway Robbery ici ou là, mais sans connaitre vraiment!
De fait, il s'agit pratiquement du même groupe, Atlee évoluant en Highway Robbery deux ans après la sortie de leur album et le départ de Atley 'Atlee' Yeager!

Parmi les musiciens il convient de signaler le 'Native American' Michael "Mike" Stevens (également saxophoniste et harmoniciste, ancien membre de The Boston Tea Party, futur accompagnateur de Tom Jones, Tina Turner, Linda Ronstadt) à la guitare et surtout ne pas oublier le leader Atley (Atlee) Yeager excellent chanteur à la voix expressive et puissante, accessoirement très bon bassiste qui donne son nom au groupe.

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Atlee est un groupe Américain de Hard Rock formé en 1970 par Atley 'Atlee' Yeager.
Le line up était alors composé de Yeager, à la basse et au chant, de Bruce Schaffer aux claviers, de Michael Stevens à la guitare et de Donald John Francis (Don Francisco), originaire de New York,
à la batterie (ancien membre de Crowfoot). Ce batteur chantant acrobatique et extrêmement confiant a pris son nom de scène du poète religieux du 17e siècle Don Placido Francisco, dont le ministère s'était exercé chez les Aztèques

Remonter quarante ans en arrière nous permet de découvrir Atlee, un bon petit groupe de Rock qui précèda Highway Robbery de deux ans, et qui fut dirigé par le Atley Yeager.
Atlee fut, bien sûr, un groupe mineur au moment où le Hard Rock Américain décolla.
Influencé par bon nombre de groupes Britanniques noyés dans le Blues, plus une légion du noyau dur des formations Américaines qui étaient là à l'époque comme, par exemple, Atomic Rooster, Blue Cheer ou encore Banchee.
Avant cela toutefois, Yeager avait fait partie d'un autre groupe appelé Damon, qui avait sorti un album en 1970 intitulé "Song Of A Gypsy", une formation plus Rock psychédélique apparemment.

Produit par Joel Sill, ce combo originaire de Californie est l’auteur des neuf morceaux de leur album. Les paroles sont toutes empreintes d’un humour inaltérable et d’un second degré surprenant pour un groupe Américain.
Les anglophones pourront se délecter et sourire à la lecture de "Jesus People", "Dirty Sheets" ou autre "Dirty Old Man".
Musicalement, certains phrasés et même le titre "Swamp Rhythm" pourraient laisser supposer que ce quatuor est originaire de Louisiane, en fait c’est une affirmation totalement fausse, comme pour Creedence Clearwater Revival.
Le parallèle avec le groupe des frères Fogerty n’est pas totalement déplacé, même si le tempo et le rythme imprimé par Atlee sont plus pêchus, avec un son durci par rapport à leur illustres voisins.

Le titre d’ouverture "Rip You Up" bien enlevé, est un Blues Rock typique avec des solos de guitare fuzz sympathique mais aussi quelques touches de piano qui tombent impeccablement. Même en remontant aussi loin que l'année 1970, les musiciens savaient ce qui faisait un bonne chanson rock!
On peut trouver un mélange virtuel de sons et de styles avec "Swamp Rhythm", doté d'une dose de wah-wah, des effets flanger, plus un clin d'œil à certains éléments Latins aussi. Ce morceau sonne comme un titre Funky que Sly Stone aurait laissé sur le plancher de la salle d'enregistrement. C'est le genre de titre lancinant qui ne vous lâche plus, dans le style collant, avec, une fois encore, l’excellente participation de Bruce Schaffer aux claviers.
Atlee ralentit considérablement pour "Painted Ladies", un effort à combustion lente qui met à l'épreuve même la plus longue de bougies. La chanson est, somme toute, détendue, presque comme une ballade psyché flottante dans un style Pink Floyd.
"Jesus People" est un peu plus Rock mais pas vraiment Heavy avec cette fois de l'orgue qui l'emporte sur les guitares. Ce morceau est pourtant loin d'être une ode à la Christian Rock Music. C'est en fait une chanson optimiste, très hypnotique avec quelques instants risibles, dont le 'amen' à la fin.
"Let's Make Love" pourtant marquée par l’humour et le gros son semble un peu trop répètitive, à coup sûr la chanson la moins interessante!
"Will We Get Together" sonne comme Three Dog Night, et on peut la considèrer comme le morceau commercial de l'album. C'est un mélange Funky / piano électrique, et le chanteur du groupe chante aussi un peu comme John Kay.
"Dirty Old Man" bénéficiant d’une rythmique parfaitement en place est un autre superbe morceau avec un joli riff de base qui sonne frais, avec toujours ces petites touches de clavier qui ont décidé de ne pas se laisser voler la vedette par une guitare déchainée et un excellent solo de batterie de Don Francisco (futur Beau Brummels, Big Wha-Koo) tandis que "Ain't That The Way" possède un riff Heavy qui en fait une excellente chanson.
Le dernier morceau dans un style Swamp Rock intitulé "Dirty Sheets" est encore mieux, un peu comme les débuts de Uriah Heep mais avec moins de puissance.
Cet album n'est donc pas un grand disque, mais l'album vaut largement le détour.
Dans l’hexagone, bien peu d’élus étaient parvenus à mettre la main sur un exemplaire de ce petit groupe, aussi convient-il de saluer cette surprenante réédition que certains attendaient depuis 37 ans.

ABC Dunhill en avait tiré un single "Rip You Up" / "Will We Get Together" qui ne flirta pas avec les Charts.
Atlee fut donc un bon groupe dans la lignée de Creedence, Atomic Rooster, Blue Cheer, qui fleurait bon l’esprit des seventies. Si vous désirez du plus lourd, écoutez l'album de Highway Robbery "For Love Or Money".
Car, contrairement à ce qu’insinuait une rumeur, ce "Flying A Head", publié en 1970, n’est pas le seul album du groupe Atlee. En effet, en 1972, sous le nom de Highway Robbery le groupe enregistra un autre album "For Love or Money".

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Atley Yeager étant parti pour une carrière solo, le clavièriste Bruce Schaffer décide de ne pas continuer!
Le bassiste chanteur Jan Tunison, renommé John Livingston Tunison IV en raison de ses origines suédoises, est alors engagé et le groupe continue sous la forme d'un Power Trio (ancien membre de Manitoba Hugger).

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Le line up est donc composé du batteur chanteur Don Francisco, du bassiste chanteur John Livingston Tunisson IV et du guitariste chanteur Michael Stevens.

Ce groupe nous délivre un très bon Heavy Rock Progressif qui mélange les climats Hard avec des mélodies plus cool, le tout agrémenté de solis guitaristique du plus bel effet que nous dipense Michael Stevens.
Volontairement en équilibre entre la vulgarité d'un Heavy Metal façon Black Sabbath et l'idéalisme hippie d'un Led Zeppelin, "For Love or Money" est un des meilleurs albums de Heavy Rock de l'époque, paru sur une major, produit par Bill Halverson (Blue Mountain Eagle, CS & N, Freddie King).
Du pur Hard Rock des années 70 à l'Américaine, bruyant, brutal, agressif, s'avérant toutefois d'un assez bon niveau.
Ce trio américain est l'archétype même d'un grand groupe à l'existence éphémère comme il y en eut beaucoup à cette époque. Highway Robbery possédait ce style unique et caractéristique à la fois harmonique, lyrique, lourd et dur.
Ce power trio est efficace, avec trois chanteurs qui leur permettent d'étoffer leur registre qui s'accommode par bien des côtés à celui des Grand Funk, Bloodrock, Amboy Dukes, Blue Öyster Cult (de 72), Kiss, Bachman-Turner Overdrive, voir même de Blue Cheer.

Plusieurs écoutes sont nécessaires pour appréhender le disque de ce groupe oublié pour l'apprécier à sa juste valeur, et cela par faute d'une production peut-être un peu datée.
Le bassiste et le batteur semblent très influencés par le tandem Tim Bogert / Carmine Appice de Cactus.
La construction de leur "I'll do it again" rappelle sans équivoque le "Nantucket Sleighride" de Mountain avec la basse joué comme Félix Pappalardi.
On regrettera peut être un guitariste parfois un peu limité en solo, compensant par des attaques rapides et énergiques, un peu comme le faisait Mark Farmer à ses débuts.

Michael Stevens a composé les huit titres de "For Love or Money" qui a été enregistré, parait-il, à un rythme effréné.
Dans cette agression sonique, l'album démarre fort bien avec le titre "Mystery Rider" à la mélodie superbe et énergique.
"Fifteen" est un missile Heavy digne d'un morceau du Grand Funk Railroad.
"All I Need (To Have Is You)" est un titre acoustique qui rappelle fortement le Folk Rock mélodique d'un groupe comme America et sur lequel on peut juger de l'habileté de Michael Stevens.
"Lazy Woman" ponctué d'une attaque batterie / basse / guitare des plus détonantes est un morceau puissant avec des riffs bien gras.
"Bells" est un Hard Pop Psyché fortement influencé par les Who.
"Ain't Gonna Take No More" propose un travail très 'slide' de la guitare, "I'll Do It All Again" où se cotoient calme et tempête et enfin "Promotion Man", un véritable morceau incandescent font de ce disque une nécessité absolue.
"I Wanna Live In The Hollywood Hills!" dit la chanson "Promotion Man"… mais notre trio est finalement bien plus amoureux du Hard costaud de l'époque que du monde argenté!
De fait, la formation sera malheureusement très éphémère, ne réalisant finalement qu'un seul album...

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Après l'album de 1972, Atlee Yeager a sorti un album solo en 1973 intitulé "Plant Me Now Dig Me Later" publié sur le label Chelsea, accompagné entre autres par les membres de Highway Robbery.
On connait très peu de choses sur l'histoire de Yeager au-delà de 1973, pour ne pas dire 'rien'.

Don Francisco fut un musicien actif aussi bien comme batteur que comme chanteur.
En 1973, il était avec Ron Elliott (Beau Brummels) dans un groupe appelé Pan et il a formé en 1977 The Big Wha-Koo (trois albums sur Epic et ABC).
Il est devenu un musicien de session réputé à Los Angeles et il a une histoire de nombreux enregistrements durables à travers les années 1980.
Il ne faut suirtout pas le confondre avec un autre Don Francisco, chanteur-compositeur-interprète chrétien qui a sorti quelques albums au cours des années soixante-dix sur NewPax, un label géré par Gary Paxton.

Mike Stevens deviendra par la suite accompagnateur de Tom Jones, Tina Turner, et même de Linda Ronstadt.

sources: kingbee, Pascal Grégoire
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Re: ATLEE / HIGHWAY ROBBERY (Bio)

Messagepar alcat01 » 01 Mar 2014, 16:14

mise à jour effectuée!
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Re: ATLEE / HIGHWAY ROBBERY (Bio)

Messagepar Leutte » 02 Nov 2017, 11:45

Cet album n'est donc pas un grand disque, mais l'album vaut largement le détour.

Entièrement OK. Encore faudrait-il définir "un grand disque"; un disque qui a révolutionné la musique? Qui donne du plaisir à un maximum de gens?..
Bref pour ma part je le trouve extra cet album de Atlee; il me met en joie à chaque écoute; je lui trouve une super énergie, très frais, presque marrant.
J'ai pas voulu le mettre dans "HP US à la fête", car l'émancipation du psyché me semble bien réalisé (tout comme l'album de HR d'ailleurs..), mais bon on s'en fout du moment que tu en parles ici, c'est très bien. MERCI!
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