PROCOL HARUM (Bio)

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PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar alcat01 » 06 Fév 2013, 19:17

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Procol Harum est un groupe Britannique de rock progressif, formé en 1967, qui a connu un succès fracassant avec le morceau intItulé "A Whiter Shade of Pale", classé numéro 1 dans les Charts au Royaume-Uni et numéro 5 aux États-Unis.

En fait, l’histoire commence véritablement en 1959 à Southend-on-Sea, dans l’Essex où cinq camarades de classe décident de former un groupe de Rhythm & Blues qu’ils baptisent The Paramounts. Le pianiste s'appelle Gary Brooker (né le 29/05/1945 à Hackney, Londres), le guitariste Robin Trower (né le 9/03/1945 à Londres), le bassiste Chris Copping, le batteur Mick Brownlee et le chanteur Bob Scott. Ce dernier, trop peu assidu aux répétions, est bientôt évincé, et c’est Gary Brooker qui le remplace.

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Leur groupe était influencé, de même que de nombreux groupes Britanniques, par le R & B Americain. Leur premier simple, sorti en 1963, est une reprise du "Poison Ivy" de The Coasters (signée Jerry Leiber et Mike Stoller) qui atteignit le numéro 35 dans les Charts simples au Royaume-Uni. Ils ont également fait une méchante version de "Bad Blood", et quelques originaux co-écrits par l'équipe Brooker / Trower. Les Beatles avaient fait des hits avec des vieux morceaux de Chuck Berry, les Animals avaient adapté "House of the Rising Sun", mais ceux-ci et d'autres groupes allaient bientôt trouvé leur propre voix par l'intermédiaire de leur propre compositions. Leur nouvelle musique et les paroles ont conduit à la 'British Invasion' historique qui a dominé les Charts dans le monde entier. Les versions Bluesy des reprises de The Paramounts ont été appréciés par leurs contemporains mais le succès de 'Top of the Pops' n'était pas le leur. Groupe attitré du club "The Shades" appartenant au père de Robin Trower, les Paramounts passent professionnels en 1962. Ils embauchent un nouveau batteur, B.J. Wilson, ils prennent un manager, Peter Martin, et ils signent chez Parlophone.
Malgré un coup de pouce des Rolling Stones, qui affirment qu'ils sont "le meilleur groupe anglais de rhythm & blues", ce n'est qu'un feu de paille.

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Après la séparation des Paramounts, Gary Brooker décide de continuer seul. Lassé de n’interpréter que des reprises, il a composé quelques mélodies qu’il aimerait bien enregistrer, mais sur lesquelles il a bien du mal à mettre des paroles. En septembre 66, il fait la connaissance de Keith Stuart Brian Reid par l’intermédiaire d’un ami commun. Celui-ci les présente l’un à l’autre dans ces termes : “Voici Keith, il écrit des textes. Voici Gary, il n’écrit pas de texte”. Keith Reid écrit essentiellement des poèmes. Ceux-ci retiennent immédiatement l’attention de Gary Brooker et les deux hommes décident d’associer leurs talents.

Ils font passer une petite annonce dans le Melody Maker pour recruter en définitive quatre musiciens: le guitariste Ray Royer, le bassiste Dave Knights (né le 28/06/1945 à Londres), le batteur Bobby Harrison et l’organiste Matthew Charles Fisher (né le 7/03/1946 à Addiscombe, Croydon, dans le Surrey), celui-ci, seul, possède véritablement une solide formation classique. Le groupe s'appelle tout d'abord The Pinewoods, avant de changer définitivement en Procol Harum. L'origine de ce nom a longtemps été sujet à controverse. Ce que je développerai un plus loin.

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Aux studios Olympic, le groupe, ainsi que le batteur de session Bill Eyden, le producteur Denny Cordell, et l'ingénieur du son Keith Grant, enregistre "A Whiter Shade of Pale". Largement inspiré de la suite numéro trois en ré majeur de Jean-Sébastien Bach, le thème fait également référence au succès de Percy Sledge, "When a man loves a woman".

Entre l’orgue Hammond quasi-religieux de Matthew Fisher, le texte mystérieux et surréaliste de Keith Reid, et la voix aux accents désabusés de Gary Brooker, l'alchimie est parfaite. “A whiter shade of pale” se retrouve au sommet de tous les hits-parades de la planète.

Dans cette version, la chanson ne comporte que deux paragraphes. Pourtant, le poème de Keith Reid en compte quatre. Il n'existe pas d'enregistrement studio de la version intégrale. Toutefois, certains privilégiés ont pu l'entendre en concert.

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En Juillet 1967, "A Whiter Shade of Pale" est donc LA chanson numéro 1 dans le monde entier. Mais, c'est aussi bien plus que cela. C'est une ère des révélations su rock, où chaque année a été marquée par l'approfondissement du rock comme l'art. Les Beatles sont passés de "A Hard Day's Night" à "Revolver" puis à "Sgt. Pepper". Et maintenant, "A Whiter Shade of Pale", une simple chanson a défini instantanément quelque chose de nouveau, le "rock classique". C'est la fusion de la guitare électrique rock, d'une voix puissante et des tambours emphatiques avec des paroles réfléchies et la complexité artistique classique de la mélodie et de l'arrangement.

Procol Harum était arrivé de nulle part avec un Hit aussitôt classé numéro 1. Pour ajouter à l'excitation et la confusion, les paroles de cette chanson étaient énigmatiques (nombreuses sont les personnes qui,à ce jour, ne savent toujours pas exactement de quoi il s'agit), le groupe était déjà remué par les changements de personnel, ainsi que par le temps que les gens mirent pour savoir ce que le nom du groupe signifie (même si à ce jour, ils semblent rarement le réexpliquer), le régne du groupe de ce superbe numéro 1 était terminé.

Ce Hit a été comme un tremblement de terre massif, inoubliable mais absolument impossible à répèter. Au cours de la décennie suivante, il y eu beaucoup de chansons qui auraient pu être des numéros 1. Pour les amateurs, chaque nouvel album est devenu un classique, rempli de mémorables et émouvantes chansons. Et tandis que la critique rock fait valoir que le prochain album devrait être 'plus rock' ou 'plus classique', et même les simples comme "Homburg" et "Conquistador" étaient aussi bons que le légendaire "A Whiter Shade of Pale", et en effet, au milieu de la disparition confuse de divers membres du groupe, tous les fans espèraient qu'il y en aurait toujours plus.

Sur le tourbillonnant océan de Psychedelia, qui comprenait Jefferson Airplane avec "Somebody to Love" ( Top Ten en Mai) et The Doors avec "Light My Fire" (Hit numéro 1 en Juin), il s'est posé un sombre et puissant leviathan avec un nom étrange et magique: Procol Harum. Le nom, mal orthographié du latin, pourait se traduire comme "au-delà de ces choses". Le propriétaire original de ce nom n'était qu'un chat. Le nom du groupe avait été choisi par son manager, Guy Stevens, d'après le nom du chat birman de l'un de ses amis. Et comme un chat, la célébrité s'est blottie chaudement et puis brutalement est partie. Etonnament, les critiques ont placés dans la corbeille d'or le simple suivant du groupe "Homburg", soit pour être ou ne pas être "A Whiter Shade of Pale". La gestion et les problèmes de personnel s'ajoutèrent à la malchance. Les autres groupes faisaient un grand splash et ne répétaient pratiquement pas. Jefferson Airplane, pour ne citer qu'un exemple, a disparu complètement des Charts après 1967 avec "Somebody to Love" et "White Rabbit".Mais "A Whiter Shade of Pale" a été LE Hit de 1967 et il charge le groupe d'une légende, avec laquelle il était difficile de vivre. Leurs simples ont été comparés à celui-ci et les espoirs de plusieurs millions de vendeurs ont entrainé la frustration. À l'époque, l'idée d'un "album de groupe" était juste en train de devenir une réalité; et les compagnies de disques étaient toujours obsédées par le "tube".

Avec le succès soudain de ce simple et de celui des Moody Blues "Nights in White Satin", leur label Deram Records est devenu connu comme un des tout premiers labels de rock progressif. Après la révèlatoin de "A Whiter Shade of Pale", le groupe a entrepris de consolider son succès studio en tournant; faisant leurs débuts en live en première partie de Jimi Hendrix en 1967.

Un mois à peine après sa sortie, "A whiter shade of pale” s’est vendu à deux millions et demi d’exemplaires. Trop brutalement, le groupe doit assumer un statut de stars auquel il n’est pas du tout préparé. Deux musiciens ne le supportent pas et s'en vont : le guitariste Ray Royer et le batteur Bobby Harrison. Procol Harum première formule n’aura donc vécu que le temps d’un 45-tours. Pour combler ce double départ, Gary Brooker fait appel à deux anciens musiciens des Paramounts, B.J. Wilson ((né le 18/03/1947 à Edmonton, à Londres, et décédé le 8/10/1990) à la batterie et Robin Trower, dont la guitare va marquer la première moitié de leur œuvre.

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En septembre 1967, Procol Harum tente de renouveler ce succès de “Whiter shade of pale” avec un nouveau single, “Homburg”. C'est un autre petit chef- d’œuvre, mais il reçoit un accueil plus mitigé, atteignant quand même le numéro 6 dans les Charts au Royaume-Uni.
Comme les années 60 prenaient fin et les années 70 commencaient, le groupe a passé cinq ans sans aucun "hit". Mais ils produisent toujours de gratifiant albums. Personne n'a jamais été comme ce groupe, bien que les critiques aient effectué des comparaisons, surtout avec The Moody Blues. Procol Harum reste incontestablement le groupe ayant créé la plus unique et durable fusion entre le classicisme gothique et le hard rock.
Dès que chaque nouveau disque apparait, les auditeurs peuvent ressentir à la fois le sentiment d'aliénation, de tirer de la force et de trouver une âme sœur dans les mots de Keith Reid, le tourmenté, ou encore la montée en flèche de la voix de Gary Brooker, le martellement de la batterie de Barrie Wilson, et à plusieurs reprises, la profonde mélancolie et la majesté de Matthew Fisher à l'orgue et les cris et la mauvaise humeur que murmuraient la lead guitar de Robin Trower.

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Il confirme toute l’originalité du groupe, l’un des premiers à mettre en avant et sur un pied d’égalité deux claviers - piano et orgue - et une guitare.

En dépit d'un son assez creux , le premier LP "Procol Harum", sorti en décembre 1967, demeure le disque favori sentimental de nombreux fans. D'abord intitulé “Procol Harum”, il sera rebaptisé par la suite "A Whiter Shade Of Pale". Il contient neuf titres signés Brooker- Reid, dont la version originale de “Conquistador”. Il confirme toute l’originalité du groupe, l’un des premiers à mettre en avant et sur un pied d’égalité deux claviers - piano et orgue - et une guitare. Le travail à l'orgue classique de Fisher domine, mais "A Christmas Camel" démontre que le martèlement au piano de Brooker et son 'hurlement-à-la-lune' le montrait apte à monter haut dans le registre supérieur tout en maintenant la puissance et la dignité. La plupart des chansons sont des portraits de l'insécurité chez les jeunes, la crainte de la mortalité et de la dépression, des sujets qui vont bien avec des membres de ce groupe dont la moyenne d'âge était de dix-huit ans. Les paroles de Reid ont été étudiés avec le même émerveillement que les écrits de Bob Dylan ou John Lennon. L'album a été enregistré rapidement et il semblait sonner, en particulier comparé à son seul rival contemporain dans la Rock, le "Sgt. Pepper" des Beatles.

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Devant l’incompréhension conjuguée du métier et d’une grande partie du public Anglais, Procol Harum s’exile aux Etats-Unis au printemps 1968.
Là-bas, ils ont gardé un important noyau de fidèles. Ils sont devenus un groupe culte dont les deux premières tournées ont eu beaucoup de succès.

Cette période américaine donnera deux disques exceptionnels. Le premier, “Shine on Brightly", paraît en novembre 1968 et leur permet de confirmer leur épanouissement.

Les fans avaient attendu avec impatience ce premier "véritable" album studio de Procol Harum, et "Shine on Brightly" avait été enregistré sur une longue période de temps et avec le plus grand soin. Les paroles de Reid continuent à insister sur l'invisible, décrivant un niveau d'optimisme obtenu par la connaissance des mystères et l'impuissance du cerveau ("my befuddled brain shines on brightly, quite insane"). Les cris de la guitare de Trower son devenus une force puissante tandis que B.J. Wilson est apparu comme un des batteurs de rock les plus imaginatifs. "In Held Twas In I" (titre tiré du premier mot dans les cinq interconnexion des chansons) est une innovation pour l'époque, une brillante suite bouillonnant de basse gothique, de guitare qui picote, d'incrustation de l'orgue, de récitation mystique et même une poignée d'effets sonores. Publié en 1968, "Shine on Brightly" n'a pas eu le succès escompté car il est sorti trop tôt, et à un moment où personne ne pouvait véritablement le comprendre et encore moins l'apprécier.

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En Avril 1969, Procol Harum propose “A Salty Dog”, un disque très proche du précédent, mais au spectre musical encore plus élargi. Le succès de cet album et celui de la ballade qui lui donne son titre leur permettent d’effectuer une nouvelle tournée Nord-Américaine, cette fois en têtes d’affiche.

Au Canada, ils participent notamment au Stratford Shakespeare Festival, accompagnés pour la première fois par un orchestre symphonique. La critique salue unanimement leur prestation.

"A Salty Dog" s'est avéré être un des disques du groupe les plus accessibles, améliorant sensiblement les ventes. Ce titre n'est pas venu de la mer, mais de Cleveland. Cette inspiration vient d'une sculpture en bois d'un bar avec la mention: 'Great God, Skipper, we done run aground'.
Après l'achèvement de l'album, le producteur-écrivain-chanteur Matthew Fisher quitte le groupe. Il n'avait pas eu beaucoup d'occasion de chanter (un solo sur une ou deux chansons au mieux) et la plupart des chansons avaient été écrites par le tandem Brooker-Reid. Ce n'était même pas un crédit de Brooker-Reid-Fisher pour "A Whiter Shade of Pale", même si la marque du travail à l'orgue de Matthew est omniprésente.

Fisher a alors produit un groupe appelé Prairie Madness pour Colombia, puis en 1972-73, il a enregistré deux albums en solo pour RCA rempli de beaux solos d'orgue et des paroles lancinante avec des sentiments meurtris.

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En 1970, Chris Copping (né le 29/08/1945) est venu remplacer à la fois Fisher à l'orgue et David Knights à la basse. Il avait fait partie des Paramounts, mais il avait quitté ce groupe avant leurs premiers enregistrements (Derrick Diz avait pris sa place à la basse). Se retrouver entre Paramounts donna le signal au retour au R & B.

Cette nouvelle formation en quatuor a le mérite de libérer Robin Trower qui peut désormais mieux exprimer ses talents de compositeur, de chanteur, mais surtout de guitariste.

En juin 1970, “Home” est un album au titre ironique qui marque le retour de Procol Harum en Angleterre. L’équilibre entre les claviers et la guitare y est parfait, tout comme la variété des compositions qui restent majoritairement l’œuvre de Gary Brooker.

Robin Trower y a signé deux titres : “About to die”, qui est bien dans l’esprit de Procol Harum, et “Whiskey train”, un hommage au “Mystery train” d'Elvis Presley, une composition plus proche de Cream ou de Jimi Hendrix, son idole.

Cet album, au son lumineux malgrè une couverture à la limite de la laideur nous offre quelques chansons sur lesquelles on pourrait presque se lever et danser. Sauf, bien sûr, que le rock "Whiskey Train" était à propos d'un échelonnement d'alcooliques, et "Still There'll Be More" avaient certaines lignes assez déplaisantes de Keith Reid ('I'll blacken your Christmas and piss on your door...'), oui, malgré ce line-up, c'était bien du Procol Harum.

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En juin 1971, sur “Broken Barricades”, la guitare de Robin Trower est omniprésente, comme si ses camarades avaient choisi de le laisser se défouler plutôt que de le voir partir. Mais c’est peine perdue: après une tournée particulièrement catastrophique en Italie, Robin Trower, le guitar-hero, s’en va fonder le groupe qui porte son nom et qui lui apportera le succès qui s’est tant acharné à bouder Procol Harum.

En fin de compte, tout ce qui a été mis de côté précèdemment s'est retrouvé sur "Broken barricades". Le titre proclamait: "The oceans have ravished and strangled the land. Waste fills the temples. Dead daughters are born. The presses are empty. The editors torn". Les chansons de l'album parlaient de décomposition, de maladie ("Simple Sister") et de "Power Failure". Les chansons d'amour faisaient ressortir la mauvaise humeur et la nécrophilie: "Playmate of the Mouth" et "Luskus Delph".

Bien qu'il semblait que le groupe fut solide, l'entente entre les anciens Paramounts n'allait pas bien. Des années plus tard, Robin Trower confirma qu'il en avait tout simplement marre de "ce son d'orgue et de piano". Ses efforts pour ajouter de la guitare ne sont pas toujours remplis avec enthousiasme. Non seulement les membres du groupes étaient moins heureux, mais les critiques exprimaient aussi leur désapointement. La chanson signée Trower / Reid "Song for a Dreamer" était considéré comme un morceau expérimental un peu engourdi, d'inspiration Hendrixienne, tandis que pour l'autre, "Poor Mohammed", Robin souffre d'une rage contenue. Il était temps pour Trower de partir, et la séparation se fit à l'amiable.

Les fans à la recherche d'une nouvelle guitare trouvèrent alors un héros en Robin Trower. Ses deux premiers albums solo chez Chrysalis Records ont été autant de succès et il faudra désormais compter avec lui. Son premier producteur? Personne d'autre que l'ex-organiste de Procol Harum, Matthew Fisher, aussi improbable que cela puisse paraître.

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Après le départ de Robin Trower, Chris Copping abandonne la basse pour se consacrer uniquement à l’orgue. Procol Harum accueille deux nouveaux musiciens : le bassiste Alan Cartwright et le guitariste Dave Ball.

En septembre 1971, après quatre années d’existence, le groupe donne son premier grand concert à Londres, au Queen Elizabeth Hall, alors qu’il vient de terminer sa onzième tournée américaine !

Pour Gary Brooker, jouer sur scène est une partie essentielle de la vie d'un groupe et c'est là qu'il doit concentrer toute son attention.
Cela fait maintenant quatre ans que l'on a découvert Procol Harum avec "A whiter shade of pale". Et depuis quatre ans, le groupe essaye de se libérer de l'emprise de ce premier succès.

Le 18 novembre 1971, Procol Harum retraverse l'Atlantique. A l’initiative d’un admirateur Canadien, ils renouvellent leur expérience symphonique du Shakespeare Festival, mais cette fois à Edmonton, dans l’Alberta, avec l’orchestre de la ville et un chœur de vingt-quatre chanteurs, les Da Camera Singers.

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Leur répertoire se prête admirablement à ce genre d’expérience. L'album qui en témoigne, "Procol Harum Live with the Edmonton Symphony Orchestra”, paraît en avril 1972. C'est un succès aussi instantané qu’inattendu. Aux Etats-Unis, le single “Conquistador” atteint le numéro16 et l’album, le numéro 5.

Musicalement, Procol Harum a toujours été partagé entre le hard rock et le rock classique. Bien que le groupe ait souvent combiné les deux dans une brillante fusion, les albums ont toujours penché vers un côté ou l'autre. Après le départ de Trower, Procol se tourna complètement du côté du classique avec cet album qui fut un véritable exercice de Rock Symphonique publié à l'hiver 1972. Pour la première fois en cinq ans, le groupe atteint le Top 20 Americain avec leur vibrante nouvelle version de "Conquistador". La chanson, ironiquement, a été à l'origine sur le premier album de 1967. L'Edmonton Orchestra contribua grandement à propulser l'album vers la lumière (Ce sera leur seul disque d’or dans ce pays).

Après la réussite de “Conquistador”, Procol Harum signe chez Chrysalis. On note bien un nouveau changement de guitariste, Mick Grabham prenant la place de Dave Ball, mais cela tient de l’anecdote.

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Le groupe remis à neuf signe avec Warner Brothers / Chrysalis, en 1973, pour un budget plus important afin d'explorer plus profondément leur identité dans le classic-rock.

Tout est en place pour que l’album suivant soit un succès, et ce sera le cas. “Grand Hotel”, qui paraît en mars 1973, est un authentique chef-d’œuvre, à la fois décadent et majestueux, récompensé par des ventes à la hauteur de sa qualité.

Il est bien difficile d’en isoler un morceau: peut-être “Fires (which burn brightly)”, enregistré avec la participation de Christiane Legrand, la soliste des Swingle Singers, ou encore la valse, “A rum tale”, qui est magnifique. Mais il ne faut pas oublier le single, “A souvenir from London”, ni le titre-générique, “Grand Hotel”.

Avec “Grand hotel”, Procol Harum semble enfin tenir sa revanche sur le sort. Malheureusement, aussi vite qu’il s’était enflammé pour ses deux précédents albums, le grand public va se désintéresser de la musique du groupe.

Le disque est pourtant un délicieux mélange de classicisme élégant câblé avec le tube digestif du rock. Il a attiré les éloges instantanées dès sa sortie et est resté au Top 100 du Billboard pendant une période de cinq mois. L'enthousiasme de Gary Brooker pour recréer une fusion classique-rock a rétabli la gloire du groupe; alors que quelques fans semblaient plus concernés à savoir qui était à la lead guitare, car Dave Ball était plutôt invisible sur l'album live. L'accent a été mis sur la musique de Gary Brooker et les paroles de Keith Reid. Le style de Reid a évolué au fil des ans. Il a simplifié les thèmes et les histoires 'en enlevant le plus de gras possible et en essayant de ne laisser que le squelette'. Mais, dans le monde enfievré de Procol Harum, il y a toujours une conclusion logique et le rock est là pour maintenir l'équilibre.

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En avril 1974, “Exotic Birds and Fruit” est un cocktail pourtant identique, mi-poison, mi-passion, toujours en demi-teinte, mais il paraît dans l’indifférence quasi générale. Si Procol Harum ne s’est jamais soucié des modes, le public, plus versatile, s’est déjà tourné vers d’autres musiques.
Pourtant le groupe garde des admirateurs fidèles, au premier rang desquels le président du Mexique : à sa demande, ils sont le premier groupe européen à jouer dans ce pays.

En dépit de l'oeuvre d'art du 17e siècle sur la couverture, "Exotic Birds and Fruit" de 1974 représente un changement soudain vers un retour au hard rock. Avec le "The Edmonton album", ils avaient juste fait une tentative pour essayer quelque chose de différent, et "Grand Hotel" avait suivi dans la foulée. Sur cet album, ils ont essayé de dissiper cette image symphonique. Comme un retour aux racines, l'album est presque un miroir de leur premier disque. La similitude musicale ressort lorsque l'on compare "Fresh Fruit" à "Mabel", "New Lamps for Old" à "Whiter Shade of Pale", ou encore "Butterfly Boys" à "Kaleidoscope".

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Afin d'explorer plus encore les racines du rock, le groupe s'est allié avec la légendaire équipe de compositeurs Leiber et Stoller. Ils ont produit l'album suivant, "Procol's Ninth".

"Procol's ninth", c'est bien sûr le neuvième album de Procol Harum, mais c'est aussi une référence amusée à la 9ème symphonie de Beethoven. L'album se veut un retour à un rock plus direct, aux accents de rhythm & blues. Mais rien n'y fait, une malédiction mystérieuse semble continuer de peser sur Gary Brooker et les siens.

Encore une fois, malgré l'allusion à Beethoven, il s'agissait de rock, pas d'un album symphonique. Paru en avril de 1975, l'album donna à Gary une chance de montrer l'enthousiasme des anciens Paramounts pour les compositions de Leiber et Stoller. Au lieu d'une reprise des Coasters, cette fois, il a chanté une chanson de Chuck Jackson: "I Keep Forgettin''.

Une amélioration par rapport à l'original grâce à la voix de Gary et l'absence de nouveauté en percussion, cela aurait dû être un tube. S'il y avait un thème qui traverse l'album, ce serait grâce à l'amélioration de l'écriture de Reid. L'album prend fin avec une reprise des Beatles "Eight Days a Week", en quelque sorte, un clin d'oeil pour un retour aux sources. Ironiquement, Gary reprend des chansons d'amour des Beatles les plus simplistes. L'album remporta quelques bonnes critiques mais le disque n'a pas cartonné comme l'aurait voulu leur maison de disque.
“Pandora’s box” se classe tout de même numéro 16 dans le hit-parade Anglais, et c’est une bonne surprise. En tout cas, c’est la première fois qu’ils retrouvent les Charts depuis “Conquistador”.

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En 1976, Alan Cartwright s’en va, Chris Copping reprend la basse et Pete Solley devient le nouveau clavier de Procol Harum.

Durant l’été, le groupe traverse l’Europe pour une tournée où il affiche une petite forme et beaucoup de désillusion.
Son répertoire de scène étonne. Il inclut des titres des Beatles (“Get back” et “Please please me”), des classiques du rock (“Shake rattle & roll” et “Be bop a lula”), des morceaux classiques comme “le Beau Danube bleu” ou l'“Adagio” d’Albinoni, et même la reprise de la chanson de Jacques Dutronc, “Et moi, et moi, et moi” !!!

Un ultime album, “Something Magic”, sort en mars 1977. C'est le testament d’un groupe qui brûle ainsi ses dernières cartouches sans pouvoir infléchir le sort contraire qui le poursuit.

Il y avait toujours plus de changement de personnel lorsque la tournée de Procol commence pour la promotion de "Something Magic". Cela a bien fonctionné sur le boueux "Strangers in Space", mais est-ce vraiment du Procol Harum? Il y avait bien quelques savoureux morceaux comme "Mark of the Claw" grâce à la guitare de Mick Grabham, mais quelques points saillants sont ressortis sur l'album, surtout une partie dominée par la fable un peu envahisssante de "Worm and the Tree", récitée par Gary. C'était une idée classique (si l'on se rappelle "Pierre et le loup"), mais à oublier! Et Procol Harum a été oublié, en particulier par Warner Bros / Chrysalis, qui avait pourtant montré beaucoup d'intérêt pour la promotion. Après environ une décennie, Procol Harum a simplement été "au-delà de ces choses".

Handicapé par trop de fréquents changements de musiciens, le groupe se dissous en 1977.

B.J. Wilson rejoint Joe Cocker, avant de s'imposer comme un batteur de sessions très recherché. Keith Reid met de côté l’écriture pour devenir manager. Quant à Gary Brooker, il devient le pianiste d’Eric Clapton tout en menant une carrière solo parallèle.

Gary Brooker est apparu durtout alors comme un artiste solo. Et c'est ainsi que les fans de Procol partirent à l'assaut des albums solos de Gary Brooker, de Matthew Fisher, frustrés par la diminution progressive de la production de Robin Trower, et recherchant tout le temps ce que Gary, BJ, Mick , ou toute autre personne liée à Procol avait fait sur d'autres disques, un chanteur inconnu, aussi bien qu'un accompagnement pour quelqu'un d'autre en concert.

Probablement le plus grand régal pour les fans de Procol Gary fut l'album "Echoes in the Night", un disque presque de Procol publié en 1985. Il a été réalisé par Matthew Fisher et Gary Brooker. avec B. J. Wilson de retour à la batterie. Sept morceaux a la musique de Gary, de Matthew (ou des deux) avec des paroles de Keith Reid. Le morceau "The Long Goodbye" est en effet devenu depuis une base du répertoire de Procol Harum. Et les fans auront donc passé environ cinq ans dans la contemplation. Y aura-t-il un nouveau disque de Gary Brooker, ou de Matthew Fisher? Ou quelque chose de magique ...?

Les années 90 commencèrent par la révèlation que Procol Harum allait être de retour? Le 25 Septembre 1991, une tourmée est engagée pour la promotion de leur nouvel album, avec Gary Brooker, à l'air suave et assuré, et Matthew Fisher, sensible et grave, a l'orgue. Robin Trower a refusé de faire la tournée, mais il est au moins sur l'album. Il est retourné à sa carrière solo et à ses activités de producteur. Il produira notamment les deux albums de Bryan Ferry, “Taxi” et “Mamouna”.

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Les gars qui avaient été sur le dernier album solo de Brooker étaient maintenant membres de Procol, comme le bassiste Dave Bronze et le guitariste Tim Renwick. Mais où était B. J. Wilson?...

Il y avait un sinistre note dans le livret du nouvel album qui déclarait que ce disque est 'dédié à James Barrie (BJ) Wilson qui sera toujours avec nous'. La plupart des fans de Procol, n'avaient aucune idée qu'il avait été dans le coma pendant environ trois ans à la suite d'un accident de voiture dans l’Oregon, et que le 8 Octobre 1990, il était mort. Bien sûr, il est toujours resté avec Procol Harum dans leur esprit. Et il y est sur tous les grands albums. Lorsque l'on pense à Procol Harum, on pense toujours de B.J. à la batterie.

Le nouvel album, "Prodigal Stranger" a des titres encourageants:"Man with a Mission", "Holding On", "One More Time", "A Dream In Every Home", "Perpetual Motion" et "Learn to Fly". Bien sûr, ce ne serait pas un album de Procol Harum sans la colère ( "All Our Dreams Are Sold") et le regret ("You Can't Turn Back the Page"). Mais, ils l'ont fait, et ils sont revenus vers leur rock héroïque et musculaire ("The Truth Won't Fade Away"). Ils sont revenus avec cette 'lumière noire spéciale qui est tombée de la nuit, mais illumine les ténèbres' qui est leur marque de fabrique ('...ships out on a moonlit ocean, sailing toward a distant shore.'). L'album vous remue les tripes avec le rock" The Hand That Rocks the Cradle". L'humour sombre et la double signification sont de retour. Et sur ce point" The Pursuit of Happiness" a été repris par l'insaisissable Procol Harum. L'album, séduisant, a suscité un net regain d'intérêt.

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Au-delà du sentiment nostalgique, ce premier retour de Procol Harum ne provoque pas d’enthousiasme excessif. Le groupe replonge dans l’oubli pour trois ans, jusqu’en 1995.

Et l'événement de 1995, c'est la parution de l'album “The long goodbye -Symphonic Music Of Procol Harum”. Pour la deuxième fois de leur carrière, Gary Brooker et les siens ont réussi le difficile double mariage entre le rock et le classique, entre un groupe et un grand orchestre.
Contrairement à l’album “Live” de 1972, “The long goodbye” a été réalisé en studio dans une configuration adaptée à chaque chanson. Gary Brooker, qui est le maître d’œuvre et le producteur de cet album a eu l’idée de faire appel à d’autres chanteurs. C’est ainsi que Tom Jones prête sa voix à “Simple sister” et que le baryton classique Jerry Hadley donne une coloration inattendue à “Grand hotel”.

Mais tout le groupe se retrouve sur “Homburg”, “Conquistador”, “Repent Walpurgis” et “Butterfly boys”.

Il a été suivi par un "Within Our House", disque solo en public de Gary qui incluent des nouveaux titres signés Brooker/ Reid et quelques anciens et nouveaux morceaux de Procol soutenus par un chœur, un quatuor à cordes et différents membres du groupe, dont le bassiste Dave Bronze et le batteur Mark Brzezicki.

Pendant l'enregistrement de l'album "Home", en 1970, Chris Thomas avait produit une session parallèle aux Studios Abbey Road. A cette occasion, Gary Brooker, Robin Trower, B.J. Wilson et Chris Copping s'étaient retrouvés autour du matériel qu'ils interprétaient au début des années 60, alors qu'ils s'appelaient encore The Paramounts.

Treize titres avaient été mis en boîte, mais les bandes n'avaient pas été exploitées par Emi-Chrysalis. C'est le disc-jockey Roger Scott qui les diffusera pour la première fois sur Capital Radio en 1976.

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Depuis, elles sont devenues un disque paru sous le titre "Ain't Nothin' to Get Excited About" et crédité à 'Liquorice John Death'.

On y trouve plusieurs classiques du rock comme "High school confidential", "Kansas City", "Matchbox", "Brand new Cadillac" ou encore "Lucille".

Après la sortie de l'album "The long goodbye", Procol Harum tourne jusqu'en 1997, date à laquelle Gary Brooker s'éloigne pour répondre à de nombreuses sollicitations. Il joue successivement avec le Ringo All-Starr Band, avec le British Rock Symphony et avec les Rhythm Kings de Bill Wyman.

Il donne aussi régulièrement des concerts de charité avec le groupe No Stiletto Shoes, qui constituera par ailleurs en 2002 le noyau du groupe pour la soirée en hommage à George Harrison, le "Concert For George".
En Juillet 1997, les fans organisent la célébration du trentième anniversaire du succès de "A Whiter Shade of Pale", et invitent les anciens membres du groupe inactifs à jouer. Le concert, à Redhill, appellent les fans du monde entier. Un résultat direct du concert a été la création du fan site "Beyond the Pale" en Octobre 1997.

À la fin de 1999, Gary Brooker avait promis que "Procol jouera en 2000", et en Septembre le groupe joua un concert en plein air avec le New London Sinfonia à Guildford, au Royaume-Uni.

En 2001, Procol Harum repart pour une tournée Européenne avec une formation qui sera stable pendant trois ans. Autour des deux figures historiques que sont Gary Brooker et Matthew Fisher, on y retrouve Mark Brzezicki à la batterie, Matt Pegg à la basse et Geoff Whitehorn à la guitare. En 2003, la tournée est mondiale et compte près de 70 concerts (la plupart en l'Europe, mais aussi au Japon et aux États-Unis), des prestations dont les grandes lignes sont établies à l'avance, mais qui peuvent varier selon l'humeur de celui qui reste le leader du groupe, Gary Brooker.

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Un nouvel album, "The Well's on Fire", paraît en mars 2003.
Les chansons oscillent entre ballades , rock- blues et pop- rock , la voix de Gary Brooker est toujours aussi puissante et émouvante, l'orgue s'insinue en permanence et la production est très soignée comme d'habitude.

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Procol Harum vient d'entamer une importante tournée mondiale. Cette tournée se termine le 12 décembre 2003 par un concert que l'on peut retrouver sur un coffret CD / DVD paru il y a quelques semaines, "Live At The Union Chapel", paru chez Eagle Vision.

Le 17 juin 2004, Procol Harum annonce le départ de Matthew Fisher qui est remplacé par Josh Phillips, un clavier qui a déjà joué plusieurs fois avec eux dans le passé. C'est donc lui qui est actuellement sur scène aux côtés de Mark Brzezicki, Matt Pegg, Geoff Whitehorn et Gary Brooker pour qui les concerts restent des moments privilégiés dans la vie d'un musicien.

Le groupe a recommancé à tourner en 2005, avec Josh Fisher Phillips à l'orgie Hammond, laissant Gary Brooker comme le seul membre original du groupe.

En Juin 2006, ils ont joué à the 'Isle of Wight festival', le seul groupe à avoir également joué lors du festival original en 1969.
En août 2006, Procol Harum a joué deux concerts en plein air avec l'Orchestre de la Radio Danoise à Ledrebourg Castle, au Danemark, qui ont été télé-enregistré. Plus tard dans l'année, ils ont joué en Suisse, en Norvège et au Danemark, mais avec Geoff Dunn en remplacement de Mark Brzezicki à la batterie, parce que l'autre groupe de ce dernier, 'Casbah Club' tournait avec The Who.

Toutefois, Dunn a fini par remplacer Brzezicki à la batterie, pour les tournées européennes du groupe en 2007 (Italie, Allemagne, Pays-Bas). Procol Harum joua même un concert orchestral à l'opéra en plein air à Dalhalla (près de Rattvik) en Suède le 30 Juin.

Le 20 Juillet et 21 Juillet 2007, les fans organisèrent la célébration du quarantième anniversaire du succès de "A Whiter Shade of Pale", et invitèrent tout simplement le groupe à jouer. Cela prit la forme de deux concerts à St John's, Smith Square à Londres. Le 20 Juillet a vu Procol Harum jouer un mélange de chansons de leurs tout débuts jusqu'à deux nouvelles chansons, "Sister Mary" et "Missing Persons". La nuit suivante 'Gary Brooker and Guests' jouèrent un quelques chansons obscures signées Brooker-Reid, qui n'avait été, soit jamais enregistrées, soit jamais été exécutées avant en public, ou encore qui étaient sensiblement différentes de leur version d'origine.

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L'ancien organiste Matthew Fisher a poursuivi Gary Brooker et son éditeur auprès des Royal Courts of Justice en 2005, faisant valoir que Fisher avait co-écrit la musique pour "A Whiter Shade of Pale" et avait par conséquent droit à sinquante pourcents de la propriété de la chanson sur le droit d'auteur.
Le 20 Décembre 2006, Fisher remporta l'affaire, mais ne reçut que quarante pourcents de la propriété.
Brooker fit appel en Octobre 2007 et le jugement a été réservé.
En avril 2008, la Cour d'appel Britannique annula une partie de la décision de la juridiction inférieure, indiquant que Fisher était en droit de co-auteur, mais que Brooker avait le plein droit aux royalties.

Le nom du groupe nous dit tout: Procol Harum. Ils sont au-delà de la critique, au-delà de l'analyse détaillée, au-delà de la comparaison avec d'autres groupes, au-delà des mots qui peuvent expliquer pourquoi la musique et les paroles nous touchent si profondément!!!

Albums

1967 : Procol Harum
1968 : Shine on Brightly
1969 : A Salty Dog
1970 : Home
1971 : Broken Barricades
1972 : Procol Harum Live with the Edmonton Symphony Orchestra
1973 : Grand Hotel
1974 : Exotic Birds and Fruit
1975 : Procol's Ninth
1977 : Something Magic
1991 : The Prodigal Stranger
1996 : The Long Goodbye
1997 : Ain't Nothin' to Get Excited About (sous le nom "Liquorice John Death")
1999 : Live at the BBC (enregistrement en 1974)
2003 : The Well's on Fire
2004 : Live At The Union Chapel

sources: RTL, wikipedia
Dans la vie, ce qui est grave, c'est pas tellement d'être con, c'est de le rester

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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar alcat01 » 10 Mar 2014, 23:08

Mise à jour effectuée!
Dans la vie, ce qui est grave, c'est pas tellement d'être con, c'est de le rester

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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar nunu » 10 Mar 2014, 23:10

je viens d'acheter deux de leurs albums cet apres midi : Grand Hotel et le Live
Bono se pointe vers moi et me dit « Ça va fiston ? » Je ne suis pas ton fiston, connard. Ce mec là a fait un ou deux bons disques, mais de là à m'appeler fiston... (Liam Gallagher, 1995)
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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar alcat01 » 10 Mar 2014, 23:58

De toute façon, il y a très peu de déchets chez Procol...
Dans la vie, ce qui est grave, c'est pas tellement d'être con, c'est de le rester

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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar Pablitta » 17 Nov 2017, 14:46

Grand groupe. Je fais remonter la bio d'Alcat ! :bat:
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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar Algernon » 17 Nov 2017, 15:15

Un LP à éviter grandement (avis perso) :
1977 : 'Something Magic'
On peut aimer cela dit, mais faut être un peu pervers.

Un album de reformation, que j'ai découvert par hasard aux Puces, comme à l'époque je ne suivais plus through the rock press.
1991 : 'The Prodigal Stranger'
La réunion Gary Brooker, Keith Reid, Matthew Fisher est là, mais Robin Trower est assez transparent, peut-être peu concerné. Ils profitent de la participation de deux beaux musiciens : Dave Bronze et Mark Brzezicki, mais je trouve le résultat décevant, et surtout la prod est atroce. Du temps a passé, le miracle ne s'est pas accompli comme je l'aurais espéré.
'The Prodigal Stranger' n'ajoute pas grand chose à la légende du groupe.

Je trouve 'The Well's On Fire' (2003) déjà plus à la hauteur de celle-ci.

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Re: PROCOL HARUM (Bio)

Messagepar RRRouliane » 17 Nov 2017, 15:51

Algernon a écrit:Un LP à éviter grandement (avis perso) :
1977 : 'Something Magic'
On peut aimer cela dit, mais faut être un peu pervers.
Hé, toi-même, ho ! :langue2:
Les paroles s'envolent, les aigris restent. (Francis BLANCHE)
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