J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

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Bebeto
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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Bebeto » mer. 27 mai 2020 19:23

nunu a écrit :
mer. 27 mai 2020 19:09
DaFrog a écrit :
mer. 27 mai 2020 19:08

A part pour Renaud et Vangelis, j’y avais pas pensé !
Vangelis il triche c'est meme pas son vrai prénom :hehe:
Il avait peur qu'on le confonde avec une autre star de la musique, Eve Angeli.

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » mer. 27 mai 2020 19:37

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VSOP-The Quintet (1977)

Cette formation n'a produit qu'un album studio mais 4 Lives. Le nom du quintet vient d'une désignation de certains alcools comme le cognac signifiant qu'il a passé au moins 4 ans et demi sous bois.

Vous avez le nom des 5 musiciens sur la pochette du disque et je vais pas vous faire l'injure de vous les présentez

A la base le groupe peut etre entendu sur un album live de Hancock s'appelant VSOP ou on retrouve aussi Hancock avec les Headhunters et Mwandishi.

En fait pour faire simple ce groupe c'est le deuxième grand Quintet de Miles Davis avec Freddie Hubbard a la place de Miles, avec une dizaine d'années de plus. :hehe:

On retrouve d'ailleurs un morceau de Miles Smiles sur l'album, des morceaux des albums des différents protagonistes du groupe dont un morceau de Hubbard de 62 ou Shorter tenait deja le saxophone



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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 27 mai 2020 20:37

nunu a écrit :
mer. 27 mai 2020 18:50
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Circle-Paris Concert

Une facette de Chick Corea qu'on connait peut etre moins que ses travaux avec Return to Forever, d'ailleurs je pense que cet album, bien qu'enregistré en 71 est la sortie qui précède le premier album de Return to Forever en 72. C'est le grand écart stylistique, la on est plus dans un jazz d'avant garde assez free. Sorti chez ECM, pas leur meilleure pochette il faut bien l'avouer :hehe:



Pas trouvé d'extrait de cet album alors je mets un extrait d'un autre concert
Une pépite!
:super:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 28 mai 2020 03:19

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Voici « Procession » un album Live du « Chris McGregor’s Brotherhood of Breath » enregistré à la Halle aux Grains par le Centre Culturel de la ville de Toulouse le 10 mai 1977. Trois morceaux interprétés par une brochette impressionnante de musiciens. Il n’y a que des pointures, je vous lâche les noms : McGregor, Mike Osborne, Dudu Pukwana, Evan Parker, Bruce Grant, Harry Becket, Mark Charig, Radu Malfati, Johnny Dyani, Harry Miller et Louis Moholo. Vous mettrez les instruments en face des musiciens, la plupart sont très connus.

Le big band du Brotherhood of Breath aura tenu environ sept ans, période pendant laquelle quatre albums sont parus, mais ils se reformeront passagèrement et d’autres albums live sortiront si bien que la discographie dépasse aujourd’hui la dizaine d’albums.

La fine fleur du jazz anglais et du Commonwealth est représentée à l’intérieur de la formation. Tout a commencé avec un trio sud-africain, composé par le pianiste Chris McGregor, le saxophoniste Dudu Pukwana et le batteur Louis Moholo. A partir de cette ossature se sont greffées d’autres branches pour aboutir à un groupe où le plaisir de jouer et d’être ensemble est essentiel, l’ingrédient principal est la bonne humeur et la joie qui transpirent ici, même si l’enregistrement peine à retransmettre cette énergie particulière et la puissance à l’œuvre sur scène.

« Kwhalo » qui occupe à lui seul la seconde face constitue le cheval de bataille de cet album qui bouillonne et transpire de feu et de flammes, rougeoiements incandescents qui irradient force et liberté, jusqu’au cri. Heureux ceux qui étaient là ce 10 mai de 77 !

Chris McGregor's Brotherhood of Breath 1977 Toulouse Full Album

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 28 mai 2020 13:44

nunu a écrit :
mer. 27 mai 2020 19:37
Image
VSOP-The Quintet (1977)

Cette formation n'a produit qu'un album studio mais 4 Lives. Le nom du quintet vient d'une désignation de certains alcools comme le cognac signifiant qu'il a passé au moins 4 ans et demi sous bois.

Vous avez le nom des 5 musiciens sur la pochette du disque et je vais pas vous faire l'injure de vous les présentez

A la base le groupe peut etre entendu sur un album live de Hancock s'appelant VSOP ou on retrouve aussi Hancock avec les Headhunters et Mwandishi.

En fait pour faire simple ce groupe c'est le deuxième grand Quintet de Miles Davis avec Freddie Hubbard a la place de Miles, avec une dizaine d'années de plus. :hehe:

On retrouve d'ailleurs un morceau de Miles Smiles sur l'album, des morceaux des albums des différents protagonistes du groupe dont un morceau de Hubbard de 62 ou Shorter tenait deja le saxophone


Un "all stars" vraiment sympathique, je me le suis procuré à la sortie, bien alléché, mais reconnaissons que la rencontre est sans surprise, ça tourne rond et parfois un peu en rond, finalement un album nostalgique dès sa sortie...
Merci pour la description parfaite et la piqûre de rappel!

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 28 mai 2020 16:17

DaFrog a écrit :
mer. 27 mai 2020 18:03
Ran Blake ... il était question il n'y a pas longtemps (sur ce sujet ou un autre, je ne sais plus) de Jeanne Lee, je pense illico à ce disque magnifique qu'est The Newest Sound Around, pépite estampillée 1962

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Un album souvent évoqué, une référence incontournable qui se place dans plusieurs catégories, meilleur album de l'année ou plus beau duo piano/chant du jazz, des standards qui s'habillent sous un jour nouveau et qui renaissent...
Et même un album qui s'achetait pas cher en original il y a pas si longtemps...

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 28 mai 2020 20:57

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Une rencontre entre deux générations qui partagent en commun l’amour de la « great black music », Max Roach qui vient du be bop, figure tutélaire de ce mouvement, et Anthony Braxton qui, en 1978, l’année où l’album sortit, représentait encore la nouvelle génération dont il était l’un des leaders les plus incontestables. Il faut ajouter l’immense respect que les deux se portent, l’ancien qui a su faire évoluer sa musique au fil du temps qui passe et le jeune qui sait ce qu’il doit au géant.

Je me souviens de la sortie de cet enregistrement qu’il me fallait à tout prix, les noms et ce qu’ils représentaient laissaient augurer un grand album ce qui fut le cas. Le jeu de Max Roach est extraordinaire, particulièrement fascinant lorsqu’il joue, comme ici, en duo, c’est une véritable leçon de « musique » qu’il nous offre, maître des tambours, des rythmes, des timbres, innovant sans cesse, variant son registre, enjambant les mesures, il se balade comme un prince au fil du sillon…

Anthony Braxton joue de l'alto, du soprano, du sopranino et de la clarinette, un large éventail qui lui permet d’abonder dans la nuance. Sur le papier il possède les cartes pour être un partenaire crédible de la légende, reste à transformer l’essai. Il faut dire qu’avec un tel partenaire rester simple et naturel semble le meilleur atout, c’est ce qu’il fait, sans jamais brider ni ses idées, ni ses envolées.

La complicité est évidente, la création prodigieuse et la rencontre merveilleusement réussie, ils n’en resteront pas là, un autre album suivra l’année suivante, après cette belle rencontre sur Black Saint, elle se poursuivra chez Hat Hut Records.

Max Roach & Anthony Braxton - Birth


Spirit Possesion (Anthony Braxton and Max Roach)


Max Roach & Anthony Braxton

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 29 mai 2020 09:31

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Pour continuer avec Black Saint et le renouveau de la jeune garde de l’A.A.C.M de Chicago, voici venir un autre grand de cette génération, Julius Hemphill. Celui-ci est apparu plus tardivement dans le spectre de la scène française, on peut même affirmer que cet album fut déterminant pour lui donner un nom et un visage, pourtant l’excellent « Dogon » était paru dès 72, suivi d’une batterie de missiles particulièrement intéressants.

L’avant-garde est toujours risquée pour ceux qui y stationnent, Julius Hemphill en saura quelque chose. C’est un musicien sérieux, entier, passionné, son engagement dans la musique est total. Il possède et cultive dans son jeu un lyrisme puissant qui suffirait à l’identifier. Il se consacre au saxophone alto et au soprano, il joue également de la flûte, mais pas sur cet album. Son plus fidèle compagnon de route, Abdul Wadud joue du violoncelle, et pour compléter ce trio, rien moins que Don Moye aux percussions.

Après un premier titre à l’accroche immédiate, le trio glisse vers des conceptions moins évidentes. Chacun ici joue sa partition, qui invente un thème, propose un chemin, libère un espace. L’avancée est nécessairement collective, dans l’écoute attentive de l’autre, dans les propositions, les interrogations et les réponses. Chacun des titres est un territoire à défricher, un espace à créer, une conception à formuler.

A ce jeu on retiendra plus particulièrement le très beau « C » et le splendide « G Song » !

"C" Julius Hemphill

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 29 mai 2020 21:52

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Voici un autre « Black Saint » tout aussi remarquable, sorti cette même année 78 avec, pour leader, un musicien beaucoup plus connu, puisqu’il s’agit de Lester Bowie, membre de l’Art Ensemble of Chicago. L’album se nomme « The 5th Power » et on y trouve, outre le trompettiste, Arthur Blythe à l’alto, Amina Myers au piano et au chant, Malachi (ne profite jamais) Favors à la basse et Philip Wilson à la batterie.

Comme souvent chez Black Saint on trouve une part expérimentale ou d’avant-garde, comme sur « 3 in 1 » où les sons fusionnent, se conjuguent et se structurent, ou bien « BBB » un travail autour des duos. La pièce la plus longue en durée, environ dix-huit minutes est un traditionnel gospel « God has smiled on me » comportant une première partie respectueuse de la tradition avec le chant remarquable d’Amina Claudine Myers et une seconde partie plus free, improvisée, qui bouillonne, chauffe, se transforme en une énergie qui éclate, puis, vers la fin du morceau, se restructure à nouveau.

Les musiciens sont tous merveilleux et la qualité de l’enregistrement est parfaite, l’album plaira aux amateurs de free et à ceux qui aiment sortir des sentiers balisés.

Lester Bowie - Sardegna Amore (New is full of Lonely People)


Lester Bowie - God Has Smiled on Me


Lester Bowie - The 5th Power (finale)


Lester Bowie - 3 in 1 (Three in One)

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 30 mai 2020 08:51

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Restons quelques moments perchés avec cet album de George Lewis (Shadowgraph) qui est parfaitement déconnecté des mélodies et des rythmes. Rien pour se raccrocher, ni thème, ni pulsation régulière. Mais, un discours, ou une conversation, des bribes, des éléments sonores, un langage, c’est certain.

Au fil des quatre pièces de l’album les formations se succèdent, chaque pièce est un tout, une entité particulière. Les musiciens restent ou s’en vont, puis reviennent. Nous avons ici un éventail de personnalités musicales appartenant toutes à l’A.A.C.M de Chicago (sauf erreur de ma part).

Anthony Davis ou Muhal Richard Abrams sont au piano, Douglas Ewart à la clarinette, basse clarinette, au basson, au sax sopranino, à la flûte, cassettes enregistrées et percussions (c’est un ami proche de George Lewis, il n’est pas venu pour rien). Ce dernier est le leader compositeur, il joue des saxs, du trombone, du sousaphone, du tuba, des moogs et des synthés. Roscoe Mitchell de l’Art Ensemble de Chicago est aux différents saxs également, Abdul Wadud au violoncelle et Leroy Jenkins au violon.

C’est sûr, ici ça ne rigole pas, c’est même assez intello et l’auditeur doit faire l’effort, sinon, il s’ennuie, baille aux corneilles, et fait un somme… « Monads », le titre d’ouverture, joué par un sextet, consiste en une conversation d’instruments qui se parle brièvement, sous forme de question/réponse, à deux, puis trois, puis beaucoup, chacun intervient de façon courte tandis qu’un soliste s’approprie davantage l’espace, le propos dure sur un mode d’intensité toujours faible.

A observer, le rôle important du silence, que les sons perturbent, l’égalité parfaite de tous les musiciens, quelque soit l’instrument qui est joué, ni hiérarchie, ni rôle, seule la « matière » compte, c’est-à-dire le son, le « faire » ou le « dire », en opposition aux notions habituelles de rythmes, harmonie ou mélodie. La structure existe, l’esthétique aussi, tout est décharné, seul le squelette subsiste. L’écoute est intéressante, elle exige de la concentration et, idéalement, un auditorium, mais une bonne chaîne fera l’affaire, ou un bon casque.

George Lewis Cycle Shadowgraph, 5 Sextet

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 30 mai 2020 17:48

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Un gros album de Shepp, sorti en 1978. En apparence ce ne sont là que rebus et déchets de sessions datant de 1975, mais les apparences sont trompeuses. En effet Shepp est venu enregistrer en Italie pour le label Horo, deux albums sont parus, le premier se nomme « Jazz A Confronto 27 » et a été enregistré le 28 septembre, et le second « Mariamar » a été enregistré un peu plus tard, le 16 octobre. Chaque session d’enregistrement a été l’occasion d’un déchirement, les albums étant simples et le matériel enregistré de grande qualité, il a bien fallu faire un choix et, choisir, c’est éliminer ! C’est ainsi que s’est constitué cet album, avec les morceaux mis de côté. La face A correspond aux sessions d’octobre et la face B à celle de septembre, deux titres pour la face A et un seul pour la B.

Soyons direct, c’est album est fabuleux ! Il s’ouvre avec le standard "Body and Soul" qui est une véritable curiosité dans l’ensemble de la discographie de Shepp, car il est joué sous la forme d’un duo ténor/guitare. Vous devinez qui est le saxophoniste, c’est Irio De Paula, brésilien de son état, et assez classique dans son jeu, qui sera son partenaire à la guitare. Un standard rondement mené, d’une teneur assez convenue, dès le premier titre il semble bien que le critère qui a servi à sélectionner les morceaux est celui de la modernité, ainsi les titres rassemblés sont parfaitement exécutés mais moins « modernes » que ceux rassemblés sur « Jazz A Confronto 27 » et « Mariamar ».

"Tropical", plus afro, avec deux brésiliens dans la section rythmique, termine la première face. La seconde est occupée par une longue suite "Dogon", Charles Greenlee au trombone ouvre la saga des solos, Shepp aime ce cuivre et on l’entend sans discontinuer, au fil de ses albums, avec les plus grands de l’instrument, Charles Greenlee est bien à sa place dans cette longue continuité. C’est ensuite Shepp qui envoie, bien soutenu par Dave Burell au piano qui semble vouloir accélérer le tempo, rien que pour cette longue chevauchée assez funky l’album mérite le détour.

La collaboration de Shepp avec Horo se prolongera cette même année 1978 avec la sortie d’un superbe double album, « The tradition » composé de quatre titres dont chacun tourne autour des vingt minutes, une autre pépite !

Body and Soul


Dogon


Tropical

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 31 mai 2020 11:23

En mettant un peu d'ordre dans ses clichés, Jean-Pierre, le photographe, a oublié le nom des musiciens qui jouent sur cette photo, sauras-tu l'aider en retrouvant le nom de ces trois personnages?
:gratzzz:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par DaFrog » dim. 31 mai 2020 11:34

Un peu au pif, Texier, Ponty et Ceccarelli ?
Dynamiteur d’aqueducs :modo:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 31 mai 2020 11:35

Bravo, tu en as deux sur trois, le cliché date de 64!

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par DaFrog » dim. 31 mai 2020 11:45

Thollot à la batterie ?
Dynamiteur d’aqueducs :modo:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » dim. 31 mai 2020 11:51

Ponty il a une tete de gosse de 14 ans la dessus alors qu'il est sensé en avoir 22. Pareil si c'est Thollot a la batterie il fait plus que 18 ans

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 31 mai 2020 11:54

Bravo DaFrog! Ponty violon, Thollot batterie et Texier basse, Jean Pierre leloir à la photographie!
:winner1:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par DaFrog » dim. 31 mai 2020 12:21

Stéphanie de Monaco !
Dynamiteur d’aqueducs :modo:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 31 mai 2020 13:45

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Un album en provenance d’Allemagne de l’Est, l’esthétique de la pochette est un peu ringarde si on la compare aux autres albums de mal Waldron de la même époque. Ce qui marque également c’est le partenariat avec le trompettiste Manfred Schoof, non pas que celui-ci ne le mérite pas, c’est un instrumentiste époustouflant, sans doute injustement sous-évalué dans nos contrées, c’est plutôt que, dans cette même période, les albums étaient co-signés Mal Waldron / Steve Lacy. Ce dernier est relégué au rang de simple sideman, ce qui, bien entendu, n’a strictement aucune importance. Il est délicat de propulser Manfred Schoof en tête d’affiche, ce qui aidera à lui donner le statut qu’il mérite dans son propre pays.

Trois titres é-pous-tou-flants ! Et ça poustoufle de chez Poustoufle ! Dès « One-Upmanship » au bout de dix secondes, on tutoie déjà le divin, le solo de Steve Laçy, tout en retenue et subtiles acrobaties chucotées donne le signe d’un grand album ! C’est Manfred qui met le feu, prenant le contrepied de Steve Lacy, tout s’emballe, après la subtilité, une démonstration technique stouflante qui interroge : « Où tout cela va-t-il nous mener ? Ne commence-t-on pas l’histoire par la fin ? »

Pour ne pas faire trop long je ne parle que des soufflants mais, outre Waldron au piano il y a Jimmy Woode à la basse et le sud-africain Makaya Ntshoko à la batterie. Le second morceau sur la première face est le merveilleux « The Seagulls Of Kristiansound » qui s’envole, s’envole, avec un Steve Lacy qui remet ça, histoire de vous arracher le cœur avec lenteur, nous voilà bien en mauvais état, d’autant que Mal lui marche dans les pas pendant son solo et achève le traitement, nous transformant à l’état d’épave, tellement c’est beau !

Après une première face exceptionnelle il serait inhumain d’espérer rester dans ces cimes-là, pendant la durée complète d’un album. Avec cette seconde face, toute occupée par le titre « Hurray For Herbie » nous retombons à un niveau simplement excellent. Manfred Schoof déploit tout son talent, et il est grand, l’occasion de souligner la qualité de la section rythmique tout à fait exemplaire et de retrouver nos solistes Waldron et Lacy nous rappeler à leur simple humanité.

Un album qui vous coûtera trois francs cinquante dans cette version allemande, mais il existe également sous le nom de « One-Upmanship » avec, en leader « Mal Waldron Quintet With Steve Lacy » et une autre pochette, bien sûr.

Tout simplement un indispensable.

Mal Waldron Quintet with Steve Lacy "The Seagulls of Kristiansund"


Mal Waldron Quintet with Steve Lacy - one upmanship


Mal Waldron Manfred Schoof (en entier)
A1 One-Upmanship 11:02
A2 The Seagulls Of Kristiansund (Dedicated To Wigdis Wollan) 11:30
B Hurray For Herbie 19:56


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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 31 mai 2020 13:57

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Non! ce n'est pas Stéphanie de Monaco, il faut viser moins dans la haute...
:gratzzz:

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