J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Blues traditionnel ou blues blanc, jazz, soul, funk, c'est ici.
Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 19 août 2020 18:01

Algernon a écrit :
mer. 19 août 2020 14:29
Douglas a écrit :
mar. 18 août 2020 02:34

Après l'album un extrait de concert:
Never Mind The Future-Caroline-3 morceaux
Arty, tout de même. Ça me fait penser à des démarches artistiques genre The Flying Lizards
La pochette et le titre sont bien pensés.
Peut-être aussi l'idée d'aller vers un public plus large et toucher plus de monde...

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 20 août 2020 03:50

Image

Un album en leader, sorti il y a environ un an, de la part du vocaliste Dwight Trible. Je me suis procuré la version « Cosmic Vinyl » limitée à 500 copies sans trop savoir que je faisais une connerie. Certes ils sont beaux avec toutes ces couleurs vives, et ils pèsent leur poids, on sent l’objet qui plaira au discobole lanceur d’engins.
[ Hors Sujet: Du coup les magnifiques sous-pochettes sont perforées sur trois côtés, mais ce qui me gêne davantage c’est la qualité du pressage, particulièrement du premier album qui frôle à peine le VG+, difficile de se sentir ému par la voix de Dwight, tout en pestant dans le même temps contre le bruit de fond qui se libère sous l’assaut du saphir, très perceptible pendant les moments calmes … Un Cd aurait certainement mieux fait l’affaire. Plus inexplicable encore, comment constater que le second vinyle, sans être exempt de tout reproche, ne libère que des craquements épars, moins gênants. Je me permets de vous faire part de mon expérience, je serais fâché de recommander un enregistrement dans un format qui pourrait décevoir.]

Car je recommande vivement l’album, Dwight y est solaire et interprète les chansons en y mettant son cœur, sa technique et ses convictions. Le cœur en premier, le reste suit et l’interprétation est toujours convaincante, se promenant dans les genres, entre ballades, soul, pop, gospel et standard jazz. Les musiciens accompagnent, portent et emmènent la voix, lui volant assez rarement le premier rang et se montrent très respectueux envers l’ancien, personne ne cherche à lui voler la vedette. On remarquera le magnifique "Brother Where Are You".

La liste des musiciens est conséquente, Kamasi Washington (sax ténor), Maia (harpe), Marl de Clive-Lowe (piano), John B. Williams (contrebasse), Ramses Rodriguez (batterie), Miguel Atwood Ferguson (alto) ainsi que Derf Reklaw et Carlos Nino (percussions).

Toutefois, le format strictement « chanson » qui préside ici constitue une sorte d’entrave dont Dwight a su se libérer lors de son dernier album en compagnie du groupe italien Astral Travel, qui laissait une part beaucoup plus importante à l’improvisation et à un traitement plus moderne au niveau du son.

Dwight Trible - Mothership (feat. Kamasi Washington)


Dwight Trible - Brother Where Are You (Mothership)


Dwight Trible - Walkin' To Paradise (Mothership)


Dwight Trible Cosmic Band - Mothership - Live at the Blue Whale (recommandé)

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 21 août 2020 05:59

Image

Place au free-jazz avec le Globe Unity Orchestra formé pour la première fois en automne 1966. C’est le pianiste allemand Alexander von Schlippenbach qui est à l’origine de ce projet musical hors norme. Pour former ce « grand ensemble » il est décidé à réunir les meilleurs formations free allemandes et de les rassembler en une seule entité. Ainsi, le quatuor de Gunter Hampel, le quintette de Manfred Schoof et Le trio de Peter Brötzmann se rejoignent pour donner naissance à ce qui deviendra un extraordinaire rassemblement de musiciens qui s’ouvrira, au fil du temps, à de nombreux autres partenaires le plus souvent européens, avec (heureusement) de notables exceptions, comme ici Anthony Braxton.

Pour illustrer cette ouverture voici l’album « Pearls », enregistré en 1977 par la formation augmentée « Globe Unity Orchestra And Guests ». L’album est sorti en Allemagne sur le label FMP. (« Le label c’est pour les poulets ! » Dirait Jean Rochart.) Il semble qu’il y ait également une réédition récente sur « BE ! Jazz » un nouveau label qui se spécialise essentiellement dans la réédition de disque free, essentiellement européens, mais je n’en possède aucun exemplaire.

Ils sont seize ici et là rassemblés , et pas de petits bras : Une section de hanches, Anthony Braxton, Evan Parker, Gerd Dudek, Michel Pilz, Peter Brötzmann et Rüdiger Carl, une autre encore de trombones, Albert Mangelsdorff, Günter Christmann et Paul Rutherford, une autre de trompettes, Enrico Rava, Kenny Wheeler et Manfred Schoof. Enfin un pianiste-organisateur, Alex Schlippenbach, un tubiste Buschi Niebergall, un bassiste Peter Kowald, et un percussionniste Paul Lovens, ! Grandiose !

La première face est entièrement occupée par la composition d’Evan Parker « Every Single One Of Us Is A Pearl », elle est structurée pour offrir de nombreux moments d’improvisation par des membres de chaque section, formés en solo, duo ou en trio. La composition est très forte et puissante mais n’écrase pas les trois autres pièces de la secondes face qui sont également brillantes, comme le superbe solo de piano d’Alex Schlippenbach sur « The Onliest - The Loneliest » ou la reprise de Monk « Ruby My Dear » avec un magnifique Anthony Braxton, ainsi que « Kunstmusic 11 » qui ouvre la face et dont le percussionniste Paul Lovens en fournit principalement l'énergie vitale.

Superbe album, qui plaira aux amateurs de free sans pour autant effrayer les moins avertis.


Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 22 août 2020 05:02

Image

Pour rester dans le free, voici un des tout meilleurs albums dans ce style, certifié pépite du genre cuvée 1969, enregistré aux Studios « Bell Sound » de New York. Pourtant l’album ne paraîtra qu’en 1972, mais c’est de peu d’importance, cette musique, pourtant si ancrée dans son temps, est de toute évidence intemporelle. Pour tout dire elle me parle directement, comme si elle ne s’adressait qu’à moi, comme à un élément singulier d’un grand « tout » universel. Pas de mégalo, étant entendu qu’elle s’adresse à tout ceux qui font la démarche, le premier pas…

Un album essentiellement post-coltranien, avec une riche identité et des musiciens exceptionnels. Je vous ai déjà parlé de Noah Howard lors du magnifique album « Live In Europe - Vol. 1 » qui mérite beaucoup plus qu’une simple écoute de « Olé ». Il compose les quatre titres ici et joue de son alto magique. L’autre phénomène ici, c’est l’incroyable Arthur Doyle et son ténor dont il réinvente le son, en lui faisant décliner toutes les variations du cri, l’expérience est unique, à vivre ici.

Earl Cross à la trompette, en telle compagnie, ne peut que se dépasser en offrant le meilleur de lui-même, il se hisse, géant ! Leslie Waldron est incroyable au piano, l’impeccable Norris Jones à la basse, le frère de Rashied, Mohammed Ali à la batterie et Juma Sultan aux percussions, c’est bien celui qui joua aux côtés de Jimi Hendrix.

Perso j’aurais tendance à qualifier un tel album de chef d’œuvre, et d’y entendre plus de « spiritual music » et de sincérité qu’ailleurs.

"The Black Ark" - Noah Howard (Full Album)

Avatar du membre
nunu
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3225
Enregistré le : mar. 30 juil. 2019 17:47

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » sam. 22 août 2020 14:26

Image

Emily Remler-East to Wes (1988)

Emily Remler a travers ce disque a rendu hommage a son idole, Wes Montgomery. Elle est accompagné de Hank Jones au Piano (deja présent sur son premier album), de Buser William a la basse et de Marvin Smith a la battterie. Elle revient aussi a la formule de ses 3 premiers album a savoir un quartet guitare, piano, basse, batterie qu'elle avait abondonné au profit d'une quartette guitare, trompette, basse, batterie. C'est aussi son avant dernier album studio, elle mourra deux an plus tard a l'age de 32 ans

Avatar du membre
nunu
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3225
Enregistré le : mar. 30 juil. 2019 17:47

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » sam. 22 août 2020 15:54

Apres Emily Remler je reste dans la guitare avec Pat Metheny

Image

Pat Metheny-80/81

Double album, peut etre mon favori de lui ou il est accompagné de Charlie Haden, Jack de Johnette et en alternance (même s'ils sont ensemble sur deux morceaux ou qu'ils ne sont carrément pas présent sur certains morceaux) aux saxophones de Michael Brecker de Dewey Redman.

Autant j'ai jamais vraiment accroché a son Pat Metheny Group autant j'ai toujours trouvé qu'en leader, en solo ou sur ses collaborations il a tres souvent des disques tres bons, n'hésitant pas a prendre des risques, parfois tres casses gueule (on va pas revenir sur Zero Tolerance for Silence)

Avatar du membre
nunu
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3225
Enregistré le : mar. 30 juil. 2019 17:47

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » sam. 22 août 2020 18:50

Image

T'es la tranquille le samedi soir dans ton fauteuil et pour digéré tu te mets un truc un peu léger, Cal Tjader ca va tres bien. tu écoutes, ca, une tisane et au lit. :hehe:

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 23 août 2020 04:03

Merci nunu pour tous ces bons conseils!

Image

Voici une sorte de « Woodstock » du free jazz, un triple album sorti en 1970 et rassemblant comme un « best of » du douzième festival de jazz de Francfort qui se déroula les vingt et un et vingt-deux mars de l’année 70, donc. Inutile de dire qu’avec le temps la bête est devenue assez rare, pour y pallier un coffret de neuf Cds est sorti en décembre 2015, il restitue quasi tout ce qui a été joué pendant le festival, mais son prix est prohibitif et je ne me le suis pas procuré, me satisfaisant de ce triple album, assez mythique il est vrai.

C’est un peu une grand-messe du free qui, semble-t-il, marqua durablement ceux qui ont eu la chance d’y assister. Etaient présents des groupes connus et d’autres moins, voire certains, programmés en matinée, pas du tout pour ce qui me concerne, et pourtant l’écoute dans son entièreté ne laisse à aucun moment place à l’ennui ou à l’indifférence, bien au contraire, la variété des formations révèle la richesse et la vitalité du free dans ces années-là.

La grande majorité des musiciens présents sont allemands, mais on peut y entendre également des musiciens venus d’ailleurs, comme Derek Bailey, Paul Rutherford ou Evan Parker venant du Royaume-Uni, Pierre Favre, Daniel Humair et Irène Schweizer de Suisse, J.-F. Jenny-Clark, Henri Texier et Jacques Thollot de France, Fred Van Hove de Belgique, Karin Krog de Norvège, Jeanne Lee, Joseph Jarman, Lester Bowie, Malachi Favors et Roscoe Mitchell des États-Unis, euh… Michel Pilz était là également… Tous réunis pendant ces deux jours et répartis dans différents groupes, comme pour faire valoir l’universalité de la musique.

L’ordre d’arrivée des formations correspond à la chronologie du festival, je ne vais citer que quelques-unes d’entre elles, les plus connues : Albert Mangelsdorff Quartett, Phil Woods, Dave Pike Set, Peter Brötzmann Group, New Jazz Trio, Pierre Favre Group, Joachim Kühn Group + Rolf Kühn ainsi que le Gunter Hampel Group. Il va sans dire que l’intérêt du festival c’est aussi de promotionner les groupes locaux ou régionaux, absolument tous excellents sur l’enregistrement. Le concert s’acheva par la présentation et l’exécution d’une commande pour la dernière soirée du festival auprès de « l’European Free Jazz Orchestra of the Art Ensemble Of Chicago » dirigé par Lester Bowie accompagné également des membres de l’Art Ensemble, un truc massif, puissant et géant... De quoi quitter la fête avec plein de bonne musique entre les oreilles.

Limbus 4 - Kundalini live in Frankfurt 1970


European Free Jazz Orchestra Of The Art Ensemble Of Chicago - Getting To Know You All (live)


Jeanne Lee & Gunter Hampel Group 1970


Frederic Rabold Crew - Introduction & Exus '70

Avatar du membre
nunu
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3225
Enregistré le : mar. 30 juil. 2019 17:47

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » dim. 23 août 2020 06:08

Image

Don Wilkerson-Complete Blue Note Session

Pas le plus connu des saxophonistes, qui fut a une époque sideman de Ray Charles.

Deux CD qui regroupent les 3 albums réalisé par Don Wilkerson chez Blue Note : Preach Brother! , Elder Don et Shoutin . Enregistré en 1962 et 1963

Hormis Wilkerson le point commun de ces trois albums c'est la présence à la guitare de Grant Green mais sinon les line up varient d'un album sur l'autre.


Preach Brother !

Don Wilkerson - tenor saxophone, tambourine
Sonny Clark - piano
Grant Green - guitar
Butch Warren - bass
Billy Higgins - drums
Jual Curtis - tambourine (pistes 3 et 4)



Elder Don

Don Wilkerson - tenor saxophone
John Acea - piano
Grant Green - guitar
Lloyd Trotman - bass
Willie Bobo - drums




Shoutin'

Don Wilkerson - tenor saxophone
John Patton - organ
Grant Green - guitar
Ben Dixon - drums


Avatar du membre
Harvest
Modérateur
Modérateur
Messages : 509
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 18:58

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Harvest » dim. 23 août 2020 10:22

Douglas a écrit :
dim. 23 août 2020 04:03
Merci nunu pour tous ces bons conseils!

Image

Voici une sorte de « Woodstock » du free jazz, un triple album sorti en 1970 et rassemblant comme un « best of » du douzième festival de jazz de Francfort qui se déroula les vingt et un et vingt-deux mars de l’année 70, donc. Inutile de dire qu’avec le temps la bête est devenue assez rare, pour y pallier un coffret de neuf Cds est sorti en décembre 2015, il restitue quasi tout ce qui a été joué pendant le festival, mais son prix est prohibitif et je ne me le suis pas procuré, me satisfaisant de ce triple album, assez mythique il est vrai.

C’est un peu une grand-messe du free qui, semble-t-il, marqua durablement ceux qui ont eu la chance d’y assister. Etaient présents des groupes connus et d’autres moins, voire certains, programmés en matinée, pas du tout pour ce qui me concerne, et pourtant l’écoute dans son entièreté ne laisse à aucun moment place à l’ennui ou à l’indifférence, bien au contraire, la variété des formations révèle la richesse et la vitalité du free dans ces années-là.

La grande majorité des musiciens présents sont allemands, mais on peut y entendre également des musiciens venus d’ailleurs, comme Derek Bailey, Paul Rutherford ou Evan Parker venant du Royaume-Uni, Pierre Favre, Daniel Humair et Irène Schweizer de Suisse, J.-F. Jenny-Clark, Henri Texier et Jacques Thollot de France, Fred Van Hove de Belgique, Karin Krog de Norvège, Jeanne Lee, Joseph Jarman, Lester Bowie, Malachi Favors et Roscoe Mitchell des États-Unis, euh… Michel Pilz était là également… Tous réunis pendant ces deux jours et répartis dans différents groupes, comme pour faire valoir l’universalité de la musique.

L’ordre d’arrivée des formations correspond à la chronologie du festival, je ne vais citer que quelques-unes d’entre elles, les plus connues : Albert Mangelsdorff Quartett, Phil Woods, Dave Pike Set, Peter Brötzmann Group, New Jazz Trio, Pierre Favre Group, Joachim Kühn Group + Rolf Kühn ainsi que le Gunter Hampel Group. Il va sans dire que l’intérêt du festival c’est aussi de promotionner les groupes locaux ou régionaux, absolument tous excellents sur l’enregistrement. Le concert s’acheva par la présentation et l’exécution d’une commande pour la dernière soirée du festival auprès de « l’European Free Jazz Orchestra of the Art Ensemble Of Chicago » dirigé par Lester Bowie accompagné également des membres de l’Art Ensemble, un truc massif, puissant et géant... De quoi quitter la fête avec plein de bonne musique entre les oreilles.

Limbus 4 - Kundalini live in Frankfurt 1970


European Free Jazz Orchestra Of The Art Ensemble Of Chicago - Getting To Know You All (live)


Jeanne Lee & Gunter Hampel Group 1970


Frederic Rabold Crew - Introduction & Exus '70

😀 Il me faut ce disque.... et pourquoi pas le coffret ??

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 23 août 2020 11:23

Harvest a écrit :
dim. 23 août 2020 10:22
😀 Il me faut ce disque.... et pourquoi pas le coffret ??
Je pense que tu ne le regretteras pas, le coffret est une bonne option, le rapport prix/musique est certainement plus intéressant qu'avec les vinyles, si on est très prosaïque!
Permets-moi d'y ajouter une autre recommandation, un peu dans la même veine et qui pourrait peut-être te plaire, si l'aventure te tente:

https://www.discogs.com/fr/Various-Inte ... se/9043491

Avatar du membre
nunu
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 3225
Enregistré le : mar. 30 juil. 2019 17:47

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par nunu » dim. 23 août 2020 11:43

Image


Album posthume de Petrucciani, sorti peu apres sa mort, enregistré a Tokyo en 1997. Il y est accompagné de Steve Gadd a la batterie et de Anthony Jackson a la basse.

Avatar du membre
Harvest
Modérateur
Modérateur
Messages : 509
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 18:58

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Harvest » dim. 23 août 2020 17:18

Douglas a écrit :
dim. 23 août 2020 11:23
Harvest a écrit :
dim. 23 août 2020 10:22
😀 Il me faut ce disque.... et pourquoi pas le coffret ??
Je pense que tu ne le regretteras pas, le coffret est une bonne option, le rapport prix/musique est certainement plus intéressant qu'avec les vinyles, si on est très prosaïque!
Permets-moi d'y ajouter une autre recommandation, un peu dans la même veine et qui pourrait peut-être te plaire, si l'aventure te tente:

https://www.discogs.com/fr/Various-Inte ... se/9043491
Merci pour toutes ces infos. Sur le second il y a Brotherhood of Breath. C’est donc aussi jeu gagnant. Il me le faut.

Avatar du membre
Leutte
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 720
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 07:28

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Leutte » lun. 24 août 2020 08:50

Il arrive dans la vie que l'on tombe sur un petit groupe peu connu que celui-ci nous enchante voir nous marque à vie, dans l'indifférence la plus totale du reste des auditeurs...
Au début des années 2000, mon frère se retrouve, en possession d'un petit CD d'un groupe inconnu, découvert je ne sais plus comment. Le groupe est français et s'appelle Güs Weg Watergang. On a le coup de foudre immédiat. Nos écoutes musicales précédentes(Magma, Mahavishnu..) nous ont sans doute préparer à apprécier ce groupe, je suppose.. On a écouté et réécouté ce CD. On a même eu la chance de les voir en concert dans un petit pub de Nice nommé le Thor, où on les applaudissait comme des groupies au milieu de gens qui ne les connaissaient pas mais qui paraissaient agréablement intrigués. Pour nous il est culte(c'est un topic récent qui m'a donné envie de parler de ce groupe, mais je préfère en parler ici car c'est Jazz fusion).
Image
Il s'agit d'un groupe avignonnais formé en 1992.
Influencés par Gong, Magma, Frank Zappa ou King Crimson, ils jouent une musique progressive très riche en couleur, teintée de jazz, de world music et d’improvisations.
Leur carrière en tant que groupe s’est arrêtée après quelques années et seuls deux membres ont voulu poursuivre une carrière musicale qui n’a pas dépassé les frontières régionales.
Line-up de Güs Weg Watergang
Quentin Le Roux : basse
Richard Rozenbaum : guitare – chant
Simon Fayolle : batterie – percussions – chant
Sébastien Smither : saxos – flûte – chant
https://www.amicentre.biz/GUS-WEG-WATERGANG.html
Quelques extraits trouvés sur YT(j'ai tout mis):




Très souvent quand je me refais la disco des précédents "grands" cités je suis à la recherche des émotions ressenties à l'écoute de ce tout petit groupe inconnu.

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 24 août 2020 09:57

Leutte a écrit :
lun. 24 août 2020 08:50
Il arrive dans la vie que l'on tombe sur un petit groupe peu connu que celui-ci nous enchante voir nous marque à vie, dans l'indifférence la plus totale du reste des auditeurs...
Au début des années 2000, mon frère se retrouve, en possession d'un petit CD d'un groupe inconnu, découvert je ne sais plus comment. Le groupe est français et s'appelle Güs Weg Watergang. On a le coup de foudre immédiat. Nos écoutes musicales précédentes(Magma, Mahavishnu..) nous ont sans doute préparer à apprécier ce groupe, je suppose.. On a écouté et réécouté ce CD. On a même eu la chance de les voir en concert dans un petit pub de Nice nommé le Thor, où on les applaudissait comme des groupies au milieu de gens qui ne les connaissaient pas mais qui paraissaient agréablement intrigués. Pour nous il est culte(c'est un topic récent qui m'a donné envie de parler de ce groupe, mais je préfère en parler ici car c'est Jazz fusion).
Image
Il s'agit d'un groupe avignonnais formé en 1992.
Influencés par Gong, Magma, Frank Zappa ou King Crimson, ils jouent une musique progressive très riche en couleur, teintée de jazz, de world music et d’improvisations.
Leur carrière en tant que groupe s’est arrêtée après quelques années et seuls deux membres ont voulu poursuivre une carrière musicale qui n’a pas dépassé les frontières régionales.
Line-up de Güs Weg Watergang
Quentin Le Roux : basse
Richard Rozenbaum : guitare – chant
Simon Fayolle : batterie – percussions – chant
Sébastien Smither : saxos – flûte – chant
https://www.amicentre.biz/GUS-WEG-WATERGANG.html
Quelques extraits trouvés sur YT(j'ai tout mis):




Très souvent quand je me refais la disco des précédents "grands" cités je suis à la recherche des émotions ressenties à l'écoute de ce tout petit groupe inconnu.
Merci pour cette chouette découverte, j'ai passé un bon moment à écouter les extraits!

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 24 août 2020 10:02

Image

Un album sans genre défini, plutôt un mélange, mais sombre, avec des tensions et aussi des moments calmes, du folk au début pour entamer la galette, la chanteuse France Cartigny avec sa voix un peu fragile, gracile, entre chant et diction, c’est selon, qui illumine la reprise du traditionnel qui ouvre l’album, « Aux marches du palais » semble renaître et sortir de la naphtaline. Un peu plus tard elle reviendra dire un poème de Tristan Corbière « Trois fois barbare », qui fut autrefois signalé par Verlaine dans son essai « Les Poètes maudits ».

Ce n’est pas tout, la poésie contemporaine est à l’honneur également, avec Anne-James Chaton qui dit deux textes de sa voix grave, tendue, tellement neutre qu’elle en devient implacable, intrusion du quotidien avec « comédie », texte basé sur la lecture de tickets de caisse, qui vous plonge dans l’absurde de la société de consommation, tout en réhabilitant des écrits qui nous environnent et disent tant sur ce que nous sommes. Pour ceux qui ont apprécié « Transfer », déjà présenté.

Un autre invité, Fabrice Planquette à l’électro apporte lui aussi de nouvelles couleurs sur deux titres et François-René Labous joue du bugle sur le dernier morceau de l’album. Tout indique ici que le groupe a voulu contourner l’aspect un peu uniforme de l’essai précédent, les tensions dont il s’est fait spécialiste, sont toujours présentes et le trio se retrouve sur quelques titres qui réaffirment l’identité du groupe. Un album riche et passionnant qui traverse les genres, poèmes, post rock, folk, avant-garde et une petite goutte de jazz.

Innocent X - Trois Fois Barbare


Rescousse
Si ma guitare
Que je répare,
Trois fois barbare :
Kriss indien,

Cric de supplice,
Bois de justice,
Boîte à malice,
Ne fait pas bien...

Si ma voix pire
Ne peut te dire
Mon doux martyre...
- Métier de chien ! -

Si mon cigare,
Viatique et phare,
Point ne t'égare ;
- Feu de brûler...

Si ma menace,
Trombe qui passe,
Manque de grâce;
- Muet de hurler...

Si de mon âme
La mer en flamme
N'a pas de lame ;
- Cuit de geler...

Vais m'en aller !

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 26 août 2020 01:25

Image

Un album qui provient de chez Fou Records, le précieux label de Jean-Marc Foussat. Il est sorti en août 2016 mais son origine est lointaine puisqu’il s’agit d’un concert enregistré le 8 Janvier 1984 au club 28 rue Dunois. Une partie de ce concert est déjà paru chez Hat Hut Records sur l’album de Daunik Lazro « Sweet Zee », la suite concernée se nommait « Enfances ». La voici désormais dans son intégralité.

Daunik Lazro au saxophone alto est entouré de Joëlle Léandre à la basse et du tromboniste George Lewis de l’AACM de Chicago. Ces « Enfances » sont réparties en dix parties distinctes suivies par un numéro. Le thème a son importance car une infinie variété du monde merveilleux de l’enfance se livre sous nos yeux et c’est prodige que d’écouter ces trois peintres des sons faire revivre les sensations, les sentiments et les émerveillements liés au monde « de l’innocence ».

Une telle musique n’aurait pu être jouée et improvisée si elle n’était portée par cet univers candide où chacun des musiciens joue le jeu en se prenant, qui pour un lutin espiègle ou un explorateur des jardins, un personnage surgit du monde des bulles ou de la basse-cour attenante…

Des drames se jouent parfois et l’univers des dessins-animés n’est pas forcément loin, ni celui des contes de fées, c’est pétillant, volubile, grâcieux, féérique et parfois inquiétant, on n’hésite pas à se faire peur, à s’effrayer, car le jeu c’est aussi la vie, avec des drames et des larmes, le temps d’un instant…

On s’émerveille des inventions sonores de George Lewis qui joue avec la valve de son trombone, ludique et explorateur des sons cachés de son instrument, de l’énorme lyrisme de Daunik Lazro qui souffle avec une âme grosse comme çà et des audaces de Joëlle Léandre, virtuose de l’archet et de la corde frottée ou pincée, mais aussi de la voix qui saute d’un univers à l’autre avec un humour irrésistible…

On se dit parfois que ces trois-là ont toujours su garder un pied dans le monde de l’enfance, du merveilleux et que, sans doute, ils n’ont grandi que contraints et forcés !

JOELLE LEANDRE . GEORGE LEWIS . DAUNIK LAZRO


Quelques secondes encore:
https://www.soundohm.com/product/enfanc ... is-le-8-ja

https://fourecords.com/sons/01%20Enfanc ... 20demo.mp3

Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 27 août 2020 03:24

Image

Un petit retour vers John Zorn avec un bel album de 2014 « On Leaves Of Grass », une référence aux écrits du poète étasunien Walt Whitman qui vécut au dix-neuvième siècle, ces « feuilles d’herbe » représente son ouvrage le plus connu, mais je n’en sais pas plus, si ce n’est que l’écrivain est représenté sur la pochette, vu de loin il a des airs de Dylan.

Ces écrits sont l’occasion de convoquer le Nova Express Quartet pour la troisième fois. Une formation avec des membres tous très connus dans la sphère proche de Zorn, John Medeski au piano, Joey Baron à la batterie, Kenny Wollesen au vibraphone et Trevor Dunn à la basse constituent les membres de ce quartet, des experts musiciens pour interpréter la musique écrite et supervisée par le sorcier.

Les interprétations sont comme toujours parfaites, ce sentiment de perfection est la marque première de Zorn, il n’y déroge jamais. La musique n’est pourtant pas sans âme, elle vit, s’égaye aux mélodies, vibre aux improvisations, prend son temps ou s’accélère, elle aime tous les tempos, entre lenteur ou vitesse de la lumière elle ne rechigne pas, les doigts virtuoses des musiciens-magiciens s’activent avec précision à l’unisson.

L’album est très accessible et semble pouvoir plaire à tous, si ce n’est qu’à partir de « The Body Electric » il prend un virage qui pourra dérouter certains, s’extrayant du confort jusqu’ici observé sans faille. Sur la piste suivante « Mystic Cyphers » s’enrichit en couleurs avec une invité, Ikue Mori au synthé.

Le dernier titre "America" qui s’étale sur près d’un quart d’heure est sans doute le plus remarquable, j’imagine que sa conception est dictée par le poème de Walt Whitman, la pièce fonctionne un peu comme une B.O. avec des détours, des breaks, des accélérations, des courses, une théâtralité qui peut faire penser à certaines œuvres de Frank Zappa, il est cependant impossible de perdre le fil malgré les chausse-trapes, si on tombe on est recueilli aussitôt car ici l’aventure reste sans danger.

Un bel album.

John Zorn ‎– On Leaves Of Grass (2014 - Album)

[00:00] 1. Whispers Of Heavenly Death
[05:35] 2. Song At Sunset
[08:57] 3. Halcyon Days
[13:23] 4. Portals
[17:27] 5. Sea Drift
[22:36] 6. Song Of The Open Road
[26:24] 7. The Body Electric
[29:20] 8. Mystic Cyphers
Electronics – Ikue Mori
[33:51] 9. America


Avatar du membre
Douglas
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 1020
Enregistré le : mer. 11 sept. 2019 06:12

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 28 août 2020 02:22

Image

En 2014 le trio Daniel, Galichet et Metzger a enregistré son premier album qu’il a appelé « Killing Spree » chez Ayler Records. Toujours dans la même maison de disques, ces trois musiciens ont sorti en 2018 sous le nom de groupe « Killing Spree », un nouvel album appelé « Boko Boko Tour », live at Soto, à Kyoto, au Japon.

Ce sont bien les trois mêmes zèbres, Sylvain Daniel à la basse électrique et aux effets, Grégoire Galichet à la batterie et Matthieu Metzger au sax alto et à l’électro. Sur l’album personne n’est crédité au chant, je pencherais plutôt pour Mathieu, mais sans certitude. Le répertoire du second album provient essentiellement du premier, mais le côté live, au pays du soleil levant, fait place à une urgence qui change tout. Ici, au japon, il y a un public pour ce qui sort de la norme, qui est inhabituel, pour tout dire hors cadre et hors limite.

Si vous vous sentez l’âme japonaise et l’humeur extrême, sachez-le, le Cd n’est tiré qu’à trois cents exemplaires. Ici c’est très rock, on pourrait dire : du jazz mâtiné de métal, ça conviendrait assez bien, plusieurs éléments penchent en ce sens, la basse d’abord, souvent à l’avant-poste, un son rond, assez énorme, une batterie d’enfer, Grégoire a la frappe lourde et puissante, il court, relance, pulse et renvoie, sans cesse, ça tape dur et fort ! La voix avec des effets genre grindcore ou death metal convient bien ici.

Metzger au sax est animal, sans retenue, sans cesse plongé dans un enfer incandescent par les deux autres qui ne font pas de cadeau, il n’a pas le choix, et si, tout à coup, un ralentissement se fait sentir c’est qu’il fait place à un sentiment d’inquiétude et que quelque chose se prépare, c’est sûr…

Du free métalleux, original, non ?



Killing Spree / Our endless boring loop - Boko boko Tour - Ayler Records


Killing Spree / Parler à un homme qui marche + Ibliss - Boko boko Tour - Ayler Records

Avatar du membre
Cooltrane
Membre VIP
Membre VIP
Messages : 880
Enregistré le : mer. 31 juil. 2019 14:18

Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » ven. 28 août 2020 08:10

Nouvel album d'une perle de la scène jazz de London: Nubya Garcia


Répondre