La littérature rock

Ce que vous aimez lire, ce que vous conseillez, que ce soit lié à la musique ou pas.

Re: La littérature rock

Messagepar whereisbrian » 10 Fév 2018, 15:52

Père mort tôt, mère sortie des rafles par miracle, ensuite suicidée, gay ou autre, disparu peut être assassiné
Pacadis a peut être gagné durement le droit d'être pathétique ...
Je n'apprécie pas particulièrement le littérateur par contre je le respecte.
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Re: La littérature rock

Messagepar harvest » 10 Fév 2018, 18:34

Chien de feu a écrit:Bruno , connais tu Agitation Frite de Philippe ROBERT sorti il y a un peu moins d'1 an

Image

Un résumé de ce que l'on y trouve [url = http://www.lenkalente.com/product/agita ... ppe-robert]ICI[/url] .

Malheureusement il est aujourd'hui introuvable

Un volume II est à paraitre en avril prochain et à priori un 3ème à suivre .

Très instructif pour ceux qui s'intéressent au milieu Underground français


Oui je l'ai acheté - j'aime beaucoup cette maison d'édition et je suis de près leurs sorties ! :chapeau:
"Il y a des années où l'on a envie de ne rien faire" P-Barouh
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Re: La littérature rock

Messagepar Punker paname » 12 Fév 2018, 14:07

harvest a écrit:
Chien de feu a écrit:Bruno , connais tu Agitation Frite de Philippe ROBERT sorti il y a un peu moins d'1 an

Image

Un résumé de ce que l'on y trouve [url = http://www.lenkalente.com/product/agita ... ppe-robert]ICI[/url] .

Malheureusement il est aujourd'hui introuvable

Un volume II est à paraitre en avril prochain et à priori un 3ème à suivre .

Très instructif pour ceux qui s'intéressent au milieu Underground français


Oui je l'ai acheté - j'aime beaucoup cette maison d'édition et je suis de près leurs sorties ! :chapeau:


Ce bouquin à l'air vraiment d'être plus que passionnant dommage qu'il soit épuisé :respect: , merci pour la découverte je ne connaissait pas cette maison d'édition :)
Archéologue musical spécialiste des bacs de soldes les plus improbables et amasseur de bizarreries musicales depuis 1977. Et comme dirait FL qui n'a bien sur jamais acheté un seul disque neuf de sa vie
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Re: La littérature rock

Messagepar Silence » 12 Fév 2018, 15:39

Ca vaut tout de même le coup de fouiller un peu sur le net. Lorsque je l'ai acheté il était aussi "épuisé" quasi partout, je l'ai tout de même trouvé, au prix normal, sur le site de la FNAC ...
"Pour éviter tout débat sur les groupes d'aujourd'hui qui se sont fait piquer leurs idées dans les années 70, il est de rigueur de parler de l'avenir"
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Re: La littérature rock

Messagepar Chien de feu » 12 Fév 2018, 23:43

Silence a écrit:Ca vaut tout de même le coup de fouiller un peu sur le net. Lorsque je l'ai acheté il était aussi "épuisé" quasi partout, je l'ai tout de même trouvé, au prix normal, sur le site de la FNAC ...



Pareil aussi , j'avais trouvé le mien sur le site de la FNAC . 1ère et seule fois ou j'ai acheté chez eux .

Pour le prochain j'ai pris les devants ;)
Ah ! Qu'il est doux de ne rien faire - Quand tout s'agite autour de nous !"

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Re: La littérature rock

Messagepar bratislava1 » 19 Mar 2018, 21:25

Musiques : Une encyclopédie pour le XXI ieme siecle.

Superbe encyclopédie en papier bible, de plus de 1000 pages pour chaque tome (5 tomes en tout) de chez Acte sud.

C'est cher, compter une soixantaine d'euros par volume, qui veut me les offrir ?

Pour donner une idée, la présentation du volume 3:

http://journals.openedition.org/ethnomusicologie/311

Image
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Re: La littérature rock

Messagepar mike2000 » 07 Avr 2018, 16:34

BON SCOTT
De la lumière aux ténèbres
http://blog-des-auteurs-libres.over-blo ... ebres.html
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Re: La littérature rock

Messagepar mike2000 » 07 Avr 2018, 16:35

Stéphane Koechlin
Bessie Smith, Des Routes du Sud à la Vallée Heureuse
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Re: La littérature rock

Messagepar Witchy Cow » 07 Avr 2018, 21:55

Mes deux prochaines lectures :

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L'histoire de Saravah racontée par les musiciens qui ont vécu cette aventure à l'époque, le tout orchestré par Benjamin, fils de Pierre Barouh.

Et la biographie de Jim McCarty. Jim étant franc et direct, on y apprendra sans doute beaucoup de choses sur les Yardbirds, Renaissance, sur Keith Relf et sans doute aussi sur Page... qui signe la préface. Le livre est disponible sur commande sur le site de lulu.

http://www.lulu.com/shop/jim-mccarty-an ... 80850.html
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Re: La littérature rock

Messagepar Leutte » 08 Mai 2018, 16:25

Lecture actuelle:
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Strange Brew, pour une étude de l'histoire du rock de Julien Bitoun(2015), éditeur: Camion Blanc.

Bon , j'avoue; j'ai sauté le début, le delta blues, père fondateur, le Chicago Blues, le rockabilly.. pour attaquer par le chapitre 5: "De 1958 à 1968: la renaissance folk et sa métamorphose. Partir d'une tradition pour en faire une mode".

Niveau écriture c'est fluide et précis: ça se boit comme du petit lait. Jugez plutôt:

"..le pouvoir des complexes que ressentaient les rockeurs, lassés d'être vus comme des sous-musiciens arriérés par leur collègues de jazz ou de musique classique. A partir de la fin des années 60, les Anglais lancent donc l'idée du rock progressif. Le principe est simple: faire du rock un style noble, avec les structures tortueuses des symphonies classiques et la complexité harmonieuse du Bebop. Les groupes du genre écrivent des morceaux longs voire très longs, au sein desquels on trouve de nombreuses tonalités et ambiances différentes, avec des mesures asymétriques (des rythmes plus compliqués que le 4/4 habituel) et des solos de tous les instruments. La traduction "rock progressif" est d'ailleurs erronée, malgré son utilisation généralisée. Progressive en anglais peut effectivement se traduire par "progressif", mais dans ce cas le sens de l'expression serait un rock qui se construit petit à petit. Si l'on prend l'autre traduction possible, on obtient "rock progressiste", dans le sens politique du terme, c'est à dire résolument tourné vers l'avant, avec la volonté de faire changer les choses. C'est une traduction qui parait plus fidèle à l'esprit de cette musique de faire avancer le rock, de le modifier pour éviter la stagnation à tout prix. Avec ce côté exigeant vient une tendance élitiste qui a valu aux groupes de rock progressif la réputation de mépriser le côté viscéral et bestial du rock, et c'est un style de niche qui ne s'adresse pas au grand public mais bénéficie en revanche d'une fidélité à toute épreuve de la part des initiés."...


Je dis pas que vous allez apprendre une tonne de choses, car vous en savez déjà beaucoup, et 600 pages c'est assez peu pour parler de tout. Néanmoins je trouve ce bouquin très utile pour faire du lien.
Dernière édition par Leutte le 08 Mai 2018, 19:36, édité 1 fois.
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Re: La littérature rock

Messagepar Pablitta » 08 Mai 2018, 19:17

A lire cet extrait, on dirait qu'ils ont bien amélioré le niveau de rédaction et la correction, ces dernières années chez Camion Blanc.
Parce qu'avant, c'était une vraie purge à lire, ce qu'ils sortaient. Dommage parce que les sujets étaient toujours intéressants. Je vais penser à y revenir. Merci pour le partage.
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Re: La littérature rock

Messagepar Winsterhand » 08 Mai 2018, 21:51

Ouais, non, Camion Blanc c'est pas mieux qu'avant. Les bouquins de Didier Delinotte, notamment, c'est un festival, ce type écrit comme un pigiste de Rock & Folk fâché avec son Bescherelle et personne ne le relit. Caveat emptor reste le mot d'ordre.
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Re: La littérature rock

Messagepar Pablitta » 09 Mai 2018, 12:04

Ah tiens, j'aurais pourtant cru ...
A te lire, je réalise que j'ai posté ma lecture de la bio de Phil Spector dans ton sujet "Littérature générale", Winnie.
Je vais le replacer ici, ce sera plus pertinent.
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Re: La littérature rock

Messagepar Pablitta » 09 Mai 2018, 12:06

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Phil Spector, le mur de son - Mick Brown - 2010.

L'une des meilleures bio. que j'ai lues, et pourtant ...
... Autant le dire tout de suite, Phil Spector et ses couches de plâtre, ça n’a jamais été mon truc. Ma première rencontre avec lui c’était il y a fort longtemps puisque son existence m’a été révélée sous son jour le plus terrible : The Long and Winding Road.
A partir du moment où j’ai lu qu’il était responsable de cette dégoulinante, je l’ai détesté.

Les années passant, l’oreille s’affinant, l’humeur s’apaisant, c’est plutôt la curiosité qui me faisait lever un sourcil chaque fois que son nom était cité.
Je ne parle pas là de son actuel statut de locataire d’une prison californienne. C’est une affreuse histoire qui s’est produite dans sa résidence d’Alhambra, le Pyrénées Castel. On ne peut pas ne pas en parler mais ce n’est pas le point central du livre de Mick Brown même s’il lui consacre une partie un peu lourde vers la fin.

Alors déblayons tous les poncifs (généralement avérés) sur Spector, pour arriver à parler de ce livre. Oui, c’est un sale personnage, oui il maquillait comme des bagnoles volées les chansons qui lui étaient confiées, oui il ajoutait son nom clando lors du dépôt d’une composition, oui il ne savait pas s’arrêter (j’ai personnellement failli mourir d’une overdose de clochettes lors de l’écoute de son Christmas Gift de 1963), oui il harcelait les musiciens, oui il les faisait attendre des heures le temps de bien placer les micros, oui il faisait chier les chanteurs et les chanteuses jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus, oui il raffolait des flingues, oui il adorait humilier les gens.
Prétentieux, arrogant, arriviste, intrigant, menteur, radin, cruel (ce qu’il disait de Brian Wilson était horrible), maniaco-dépressif tendance méchant garçon.
Mais, c’est aussi quelqu’un d’incroyablement attachant « malgré tout ». Il vivait pour le son. Comme Brian Wilson, il entendait de la musique dans sa tête en permanence. Son exigence bien connue en studio n’était sûrement pas du sadisme mais une naïve exigence.

Voilà 5 bonnes raisons de lire ce livre :

1) Parce que le bouquin est hyper documenté tant en ouvrages qu’en entretiens (des centaines) menés par l'auteur, dont ceux avec Spector lui-même.

2) Parce que c’est une bible sur le milieu musical américain des années 60 : le Brill Building Philles Records –le minuscule studio Gold Star (le studio fétiche de Spector) – les « moguls », ces jeunes gens juifs new-yorkais souvent d’extraction très modeste (Spector lui-même venait du Bronx) amoureux de jazz, de blues et de gospel et qui ont créé l’industrie musicale américaine.
On croise Leiber et Stoller, Kirshner, Doc Pomus, Ahmet Ertegun (le fondateur d’Atlantic Records) très proche de Phil Spector, Jack Nitzsche, son arrangeur préféré et roi de la Chantilly musicale, et bien d'autres encore.
On croise aussi les auteurs - dans leurs petits boxes du Brill Building - ces binômes auteur/ compositeur qui la plupart du temps finissaient par se marier à l’instar de la brillantissime Ellie Greenwich et Jeff Barry ou Carole Klein (aka Carole King, bonne copine de Neil Sedaka et de Paul Simon) et Gerry Goffin.
Et puis évidemment, l’incontournable Wrecking Crew : Carol Kaye, Larry Knetchel, Glen Campbell, Leon Russel, Bruce Johnston, Hal Blaine (sa fille deviendra un temps l’assistante de Spector. Pourtant très protectrice vis-à-vis du producteur, cela n’empêchera pas leur relation de se terminer en clash ; tous ceux qui ont approché Phil Spector ont connu cet épilogue, d’ailleurs), etc.

3) Parce qu’on rencontre tout le monde qui a gravité autour de Spector : de ses copains de collège avec lesquels il enregistrera (à peine 16 ans) le céleste To Know Him Was to Love Him (The Teddy Bears) à Céline Dion (René a fini par le virer). En passant par les Ramones (End Of The Century), Georges Harrison, John Lennon qu’il chérissait véritablement (Spector s’est effondré quand il a appris la mort de Lennon), Lenny Bruce, ...
Sonny Bono aussi faisait partie du cercle des intimes au tout début des années 60 ; un jour, lors d’une session Bono amena sa nouvelle petite amie, Cherilyn Sarkisian, qui fut aussi sec embauchée par Spector pour les chœurs (et probablement aussi pour sa plastique, Spector aimait les femmes) mais voilà, la puissance vocale de la future Cher était telle que Spector devra la placer loin derrière les autres choristes pour ne pas vriller sa production.

Wilson aîné ne faisait en revanche, pas partie du cercle intime de Spector mais comme ils passaient leur temps à s’espionner mutuellement, il a probablement autant fait partie de la vie de Phil Spector que Spector de la sienne. Une chose est intéressante à noter :
dans une bio de Brian Wilson, on peut lire que l’un des symptômes récurrents de sa schizophrénie était de se croire suivi par Phil Spector, donc on se dit : « esprit perturbé ». Mais dans la bio de Mick Brown, on apprend aussi que l’une des manies de Spector était … de suivre en toute discrétion les gens auxquels il tenait ou qui l’intriguaient. Wilson n’était peut-être finalement pas aussi halluciné qu’on l’a raconté.
Spector tiendra des propos assez cruels envers Brian Wilson. Autant Brian Wilson a toujours crié son admiration pour Spector, autant ce dernier n’a jamais rien lâché de la sienne pour l’autre. Il est comme ça, Spector : "admirez-moi mais – même si je vous admire ou vous aime - vous n’en saurez jamais rien car c’est moi qui vous contrôle tous".
Soit dit en passant, je pense que Spector se trompait : il n’a jamais fait aussi bien que Wilson dont la production - fine, fraîche, brillante et intelligente - bat à plates coutures celle de Spector, moins créative, plus kolossale, plus symphonique et plus « je t’explose l’auto-radio en mono ». D’ailleurs, malgré quelques tentatives toutes soldées par des échecs, Spector ne réussira jamais à se ré-inventer, contrairement à Wilson …
Brian Wilson, 1,90 mètre - Phil Spector, 1,65 mètre : le plus grand est bien celui que l’on croit.

On croise aussi Berry Gordy avec lequel Spector se tirera la bourre probablement jusqu’à la fin de leurs respectives vies (Spector ne comprendra jamais comment Motown pouvait enregistrer des hits en passant aussi peu de temps en studio).

On vit la naissance des tubes comme - entre autres - la blue eyed soul des Righteous Brothers, (You've Lost That Lovin' Feelin' ) et celle des ratages comme le River Deep Mountain High pour Tina Turner dont la voix sera littéralement noyée sous les couches d’instruments.

Mick Brown ne se borne pas à faire du name dropping : il s’attarde sur chaque personne qu’il cite, avec force détails (l’enregistrement du End Of The Century des Ramones est, à ce titre, assez rigolo ; à part Joey, le reste du groupe n’avait pas la patience ni la compétence requises pour sacrifier à la routine traditionnelle de Spector consistant à épuiser les musiciens en leur faisant jouet et rejouer les morceaux. De plus, la seule personne intéressante aux yeux de Spector c’était Joey. Il a carrément viré Johnny et consigné Dee Dee et Marky - qu’ils jugeait inutiles – dans leur hôtel).

4) 4ème bonne raison de le lire : il est super bien écrit et très structuré, ce qui n’est pas courant dans les biographies (et, croyez-moi, je sais de quoi je parle car j’en bouffe, de la bio).

5) Parce que le bouquin est exhaustif et exempt de remplissage ; sur ses 698 pages aucune n’est inutile.

J’ai refermé ce livre avec nostalgie, j’ai fini par vraiment m’attacher à ce drôle de personnage qu’est Phil Spector.

Ah ! J'oubliais : dans ce commentaire, je n'ai pas écrit les 3 mots magiques : WALL OF SOUND ...
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Re: La littérature rock

Messagepar hexbreaker » 13 Mai 2018, 14:56

Merci pour ce commentaire très détaillé, cela donne envie de s'y plonger :respect:
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