Les "opéras rock".

Venez discuter ici de tout ce qui n'entre pas dans les autres catégories et concerne les années 60 et 70, de sujets divers mais musicaux.

Les "opéras rock".

Messagepar Romulien » 24 Avr 2016, 00:21

The Rocky Horror Show en passant Starmania et Jesus Christ Superstar ça continue année après année sans se démoder depuis leurs débuts dans les années 70. Bref celui ou ceux qui ont l'idée de ce genre de spectacles musical sont vraiment des génies.
Venez visiter mon forum :
http://www.leforummusique.com
Avatar de l’utilisateur
Romulien
♪♪♪♪♪
 
Messages: 2662
Inscription: 04 Fév 2013, 21:02
Localisation: Lévis, Dans mon seul et unique pays le Québec

Re: Les "opéras rock".

Messagepar zuma » 24 Avr 2016, 08:37

Oui c'était sympa, The Who a brillamment participé à l'exercice de style, puis le disco est entré dans la danse, produisant quelques films d'anthologie, puis le grunge n'a rien voulu savoir (tu m'étonnes), puis la world music a commencé à nous faire chier avec des trucs calibrés pour plaire au cinq continents tandis que les clips des rappeurs s'ornementaient de putes en bikini, en alternance avec Beyonce ou Shakira qui secouaient leur bassin de plus en plus fort et de plus en plus vite, bref l'opéra rock était mort. D'autant que les ventes d'albums s'effondraient et que les artistes n'avaient plus le choix : vivre des tournées de concerts ou crever.

Et c'est là que certains malins ont ressuscité la comédie musicale, Notre Dame de Paris en tête, et bingo ! Des spectacles transgénérationnels où l'on peut traîner les ados et distraire les mamies pour peu qu'elles n'aient pas peur des tatouages de M. Pokora ("Il s'appelle Matthieu mémé, c'est lui Robin des Bois, il est gentil"). Je crains que l'opéra rock ne soit pas exactement sur le point de renaître.
Love is all you need.
Avatar de l’utilisateur
zuma
♪♪♪♪♪
 
Messages: 3085
Inscription: 09 Aoû 2014, 10:39
Localisation: Lyon

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Punker paname » 03 Mai 2016, 01:37

Jesus Christ Superstar en easy listening lounge par Percy Faith une des pires horreurs musicales que je n'ai jamais écouté :bat: :bat: :bat: et pourtant il m'arrive d'en écouter des horreurs comme Heino et parfois jusqu'à ABBA :rougez: :rougez: :rougez:

je n'ai rien contre l'easy listening, le space age pop ou l'exotica quand ça frôle le génie comme Esquivel,Les Baxter ou Buddy Merril ,mais décidément oui les opéra rock c'est l'un des trucs qui m'a donné envie d'être Punk en 1977 :rieur: :rieur: :rieur: :rieur:

Bref celui ou ceux qui ont l'idée de ce genre de spectacles musical sont vraiment des génies.


Des "génies" du Marketing et encore,parce que pour les résultats musicaux c'est pas vraiment ça :rieur: :rieur: :rieur:

Beyonce ou Shakira qui secouaient leur bassin de plus en plus fort et de plus en plus vite
tu oublie la très pénible Lady Gaga :pacman: :pacman: :pacman:

Sans oublier la daince muzak et ses avatars synthétiques thechnoides sans synthés analogiques, bheurk :bat:

Oui c'était sympa, The Who a brillamment participé à l'exercice de style


c'est bien les seuls à s'être collé au style avec talent, je veux bien l'admettre :cool:
Archéologue musical spécialiste des bacs de soldes les plus improbables et amasseur de bizarreries musicales depuis 1977
Avatar de l’utilisateur
Punker paname
♪♪♪♪♪
 
Messages: 1746
Inscription: 02 Jan 2016, 09:52

Re: Les "opéras rock".

Messagepar jiell » 03 Mai 2016, 12:58

On a jamais su si Pete Townshend prenait au sérieux le concept-même d'opéra-rock.
jiell
 

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Punker paname » 03 Mai 2016, 16:59

jiell a écrit:On a jamais su si Pete Townshend prenait au sérieux le concept-même d'opéra-rock.


Je pense qu'a l'époque de Tommy oui, tu a eus un très bon documentaire sur les Who qui en parle sur Sundance channel :)
Archéologue musical spécialiste des bacs de soldes les plus improbables et amasseur de bizarreries musicales depuis 1977
Avatar de l’utilisateur
Punker paname
♪♪♪♪♪
 
Messages: 1746
Inscription: 02 Jan 2016, 09:52

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Unserious Sam » 03 Mai 2016, 18:10

La Révolution française, en 1973, avec notamment Alain Baschung (ça s'écrivait encore comme ça à l'époque...). Ou Starmania, avec... Johnny Rockfort (oui, bon, enfin, là, le côté "rock" est légèrement plus dilué...) :)) :))
Le passé n'étant plus ce qu'il était, le présent étant ce qu'il est et le futur ce qu'il sera, j'ose imagine qu'on a devant nous des lendemains qui déchantent.
Avatar de l’utilisateur
Unserious Sam
♪♪♪♪♪
 
Messages: 4469
Inscription: 03 Fév 2013, 22:05
Localisation: A l'ouest

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Algernon » 03 Mai 2016, 19:09

"Gomina" comédie rock Opéra
la 1er Rock Opéra de France - de François Wertheimer.
Opéra rock représenté à Paris au théâtre de l'Européen, (place Clichy) à l'automne 1974

Comédie rock dont les chansons ont été composées par
François Wertheimer, Alain Suzan, Jacques Mercier, William Sheller et Luc Bertin.
- Arrangements : Alain Suzan.
- Direction musicale : Jacques Mercier et Alain Suzan.
- Mise en scène : François Wertheimer
- Direction artistique : Marc Doelnitz
- Chorégraphie : Maryse Delannoy
- Décors : Mathias
- Réalisation de l'album : Patrick Gandolfi.
- Production de l'album : Georgakarakos
Aeroplane.
LES INTERPRETES :
Gérard Chambre (Rocky
Flipper), Etienne Chicot (Dédé),
Albert Dray (Paulo), Miguel Gonzales
(José), Yvonne Mestre (Vicky Starr),
Véronique Palmer (Huguette), Solange
Pradel (SB), Sylvain Rougerie (Alex),
Jacques Villeret (Bouboule), Clarisse
Weber (Gomina).
LES MUSICIENS :
Luc Bertin (piano), Alain
Labacci (guitare, voix), Bernard Labacci
(percussions, voix), Peter Macgregor
(saxophone), Alain Suzan (guitare, basse), Alain Weiss (batterie).
DE QUOI ÇA PARLE :

Au début des années soixante, deux bandes de chanteurs de rock de troisième zone menées par Rocky Flipper et Vicky Starr s'affrontent. Ils tournent dans des petits concerts en région parisienne en espérant passer un jour au Golf Drouot, et pourquoi pas, en rêvant beaucoup, à l'Olympia. Ils réussissent à se réunir pour assister enfin au premier concert de Vicky Starr au Golf Drouot. Vicky et Rocky se marient devant toute la presse, et Vicky obtient un passage dans la plus célèbre émission radio sur le rock. Mais après tous ces succès, le Diable reprend ses droits et fait disparaître les principaux protagonistes. Il confie une nouvelle chance à Gomina, qui va s'acheminer vers une carrière de star.

[video]https://www.youtube.com/watch?v=enFs0gi9AxE[/video]

Image

Image

"Anniversaire Boogie" (William Sheller)

https://www.youtube.com/watch?v=1gJoOgGcCxA
Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
Avatar de l’utilisateur
Algernon
♪♪♪♪♪
 
Messages: 17808
Inscription: 03 Fév 2013, 21:43

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Dark Pink » 03 Mai 2016, 20:51

jiell a écrit:On a jamais su si Pete Townshend prenait au sérieux le concept-même d'opéra-rock.


Who's next devait être un autre truc gigantesque, qu'on l'appelle opéra ou pas, c'est très bien expliqué dans l'excellente série "Classic albums" par Townshend lui-même et d'autres.

Unserious Sam a écrit:La Révolution française, en 1973, avec notamment Alain Baschung (ça s'écrivait encore comme ça à l'époque...). Ou Starmania, avec... Johnny Rockfort (oui, bon, enfin, là, le côté "rock" est légèrement plus dilué...) :)) :))


La Révolution Française, c'est 'achement bien ! Ya Martin Circus, Schulteis pas encore confident, les Charlots (Rinaldi en Talleyrand :respect: ). Même la chanson des vilains chouans est excellente ! A ne pas confondre avec le 1789 récent, qui n'est pas terrible.
Gomina, c'est très cool aussi.
C'est pas parce que ya plein de comédies musicales nazes ces temps-ci qu'elles le sont toutes.
J'ai vu le Rocky Horror Show au théâtre à Londres et c'était sans doute Anthony Head (le Giles de Buffy, frère de Murray Head) qui jouait Frank'n'Furter, c'était carrément excellent !
Avatar de l’utilisateur
Dark Pink
♪♪♪♪♪
 
Messages: 3159
Inscription: 12 Mai 2013, 18:44
Localisation: Dans un cube Borg

Re: Les "opéras rock".

Messagepar Algernon » 05 Mai 2016, 09:34

Là, y'a du gros niveau. Avec le pont de l'Ascension, je vais avoir le temps de me le repasser en intégraal. Une œuvre qui reste incroyablement moderne.

Joe's Garage - Acts I, II & III

Image

Wikipédions un poil...
L'histoire
Joe's Garage s'ouvre par une chanson assez étrange, où l'on fait connaissance avec une voix mystérieuse : le Central Scrutinizer, qui est un peu l'équivalent de Big Brother, et que l'on retrouvera au début de quasiment toutes les chansons, où il commente les événements passés. Il nous informe que cet album est un album de propagande, que la musique a été interdite, et qu'il suffit d'écouter cet album et de suivre l'histoire pour voir ce qui arrive à ceux qui veulent faire de la musique.
Le personnage principal apparaît dès la deuxième chanson : il s'agit de Joe (interprété par Ike Willis). Il a un groupe de musique, avec qui il répète dans son garage (Joe's Garage) ; mais les voisins alertent la police car ils font trop de bruit, et les policiers conseillent à Joe de plutôt se tourner vers autre chose, comme les activités religieuses par exemple.
S'ensuit alors Catholic Girls, où Joe rencontre Mary, une catholique nymphomane (le morceau est un peu l'équivalent du Jewish Princess de l'album Sheik Yerbouti), qui suit des groupes de rock uniquement pour coucher avec des musiciens : il s'agit des morceaux Crew Slut et Fembot in a Wet T-Shirt. Après un instrumental (On the Bus), nous retrouvons Joe, qui est tombé dans les bras de Lucille, qui lui a refilé une maladie vénérienne (Why Does it Hurts When I Pee?) avant de le quitter (Lucille has Messed my Mind Up). Le morceau suivant, Scrutinizer Postlude, est uniquement une intervention du Central Scrutinizer, qui explique à l'auditeur : « Vous voyez, les filles, la musique, la maladie, les peines de cœur... Tout cela va ensemble ! ».
Joe se rend ensuite à la Première Église d'Appliantology (ce mot a été inventé par Zappa pour ne pas citer la Scientologie, et est de ce fait intraduisible), dirigée par L. Ron Hoover (nom semblable à L. Ron Hubbard), pour essayer de voir ce qui ne va pas dans sa vie (A Token of my Extreme) ; Hoover lui dit qu'il est un Latent Appliance Fetishist, soit une personne qui refuse d'admettre qu'il ne peut avoir du plaisir sexuel qu'avec des machines ! Joe, sur les conseils d'Hoover, se rend ensuite dans une boîte de nuit, The Closet, où il danse avec des machines (Stick it Out) ; là, il rencontre Sy Borg, un robot (le fils de Mme Borg, qui avait appelé la police dans la deuxième chanson), qui l'emmène dans son appartement ; après des ébats un peu trop torrides, Joe casse le robot, et se fait arrêter par la police. En prison, il participe à des ébats homosexuels organisés par l'aumônier de la prison (Dong Work for Yuda, Keep it Greasey et Outside Now)
Le troisième acte s'ouvre sur la libération de Joe (He Used to Cut the Grass) ; mais celui-ci souffre de ne plus pouvoir jouer de musique. Il se met alors à imaginer dans sa tête des solos de guitare, et bascule un peu dans la folie : il compose une chanson pour répondre aux critiques dans sa tête (Packard Goose). Il lui semble alors entendre la voix de Mary, qui dit : « L'information n'est pas le savoir. Le savoir n'est pas la sagesse. La sagesse n'est pas la vérité. La vérité n'est pas la beauté. La beauté n'est pas l'amour. L'amour n'est pas la musique. La musique est la meilleure chose qui soit !! » (Information is not knowledge. Knowledge is not wisdom. Wisdom is not truth. Truth is not beauty. Beauty is not love. Love is not music. Music is The Best !!). Mais Joe se sent alors déprimé ; il a compris que sa musique était imaginaire. Alors il imagine un dernier solo de guitare (Watermelon in Easter Hay) ; puis il devient employé dans une fabrique de muffins. Le dernier morceau n'appartient pas à l'histoire ; c'est le Central Scrutinizer qui la chante ; il s'agit de A Little Green Rosetta, une rengaine-farce débile où tout le monde s'en donne à cœur joie.
Cet album est considéré par les critiques comme étant un des meilleurs albums de Frank Zappa, un véritable chef-d'œuvre qui montre l'étendue de son génie musical.

Joe's Garage is a 1979 rock opera by Frank Zappa. Zappa self-deprecatingly described the album as a "stupid little story about how the government is going to do away with music." Originally released as two separate studio albums on Zappa Records, the project was later remastered and reissued as a triple album box set, Joe's Garage, Acts I, II & III, in 1987. The story is told by a character identified as the "Central Scrutinizer" narrating the story of Joe, an average adolescent male, who forms a garage rock band, has unsatisfying relationships with women, gives all of his money to a government assisted and insincere religion, explores sexual activities with appliances, and is imprisoned. After being released from prison into a dystopian society in which music itself has been criminalized, he lapses into insanity.
The album encompasses a large spectrum of musical styles, while its lyrics often feature satirical or humorous commentary on American society and politics. It addresses themes of individualism, free will, censorship, the music industry and human sexuality, while criticizing government and religion, and satirizing Catholicism and Scientology. Joe's Garage is noted for its use of xenochrony, a recording technique that takes guitar solos from older live recordings and overdubs them onto new studio recordings. All of the guitar solos on the album are xenochronous except for "Crew Slut" and "Watermelon in Easter Hay", a signature song that Zappa has described as the best song on the album, and according to his son Dweezil, the best guitar solo his father ever played.
The album initially received mixed to positive reviews, with critics praising its innovative and original music, but criticizing the scatological, sexual and profane nature of the lyrics. Since its original release, Joe's Garage has been reappraised as one of Zappa's best works.

On a jamais su si Pete Townshend prenait au sérieux le concept-même d'opéra-rock.

Au moins, avec Zappa on avait la réponse : oui et non
Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
Avatar de l’utilisateur
Algernon
♪♪♪♪♪
 
Messages: 17808
Inscription: 03 Fév 2013, 21:43

Re: Les "opéras rock".

Messagepar cericpop » 06 Mai 2016, 12:51

Image

Je vous ai déjà parlé de ce mec (peut être sur l'ancien forum :rougez: ), mais y en a que 2 qui suivent. :)) Stew a écrit et joué en public à Broadway il y a quelques années un "comedy-drama rock musical" intitulé 'Passing Strange.'

https://en.wikipedia.org/wiki/Passing_Strange

Voici en extrait le bis du titre "It's Alright"

Cacher: Afficher
[video]https://www.youtube.com/watch?v=aqIuziTXA8A[/video]


et un morceau clé (y a une astuce comme dirait Algernon ou USam) de l’œuvre, "Keys", une ballade poignante couplée au premier passage de "It's Alright" vers 04:50mn environ dans la comédie musicale. Le final est très rock et c'est marrant de voir les musicos dans la fosse qui s'éclatent comme des fous comme si ils étaient eux aussi sur la scène.

"Keys/ It's Alright"
Cacher: Afficher
[video]https://www.youtube.com/watch?v=Y99GVfbx3Tw[/video]


Eric
Il y a une mélodie pour chaque maladie.
Avatar de l’utilisateur
cericpop
♪♪♪♪
 
Messages: 601
Inscription: 05 Mar 2013, 18:49
Localisation: Pepperland


Retourner vers Musique en général

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 3 invités

cron