La première fois que j'ai écouté ça...

Venez discuter ici de tout ce qui n'entre pas dans les autres catégories et concerne les années 60 et 70, de sujets divers mais musicaux.

La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Dark Pink » 26 Fév 2017, 23:48

Je vous propose de raconter ici les premières fois où vous avez écouté un disque ou un morceau qui vous a marqué. Racontez tout, les circonstances, les gens, les lieux, etc...
Comme c'est la coutume, je propose, donc je commence.
Quelques précisions sur ce qui suit: si vous ne connaissez pas Marlène Jobert remplacez la par Anne Hataway (avec cheveux courts) et Marina Vlady par Maria Sharapova, ça sera encore plus réaliste visuellement. Le Gaffiot, c'est le gros dictionnaire de latin, un pavé. Les musiques citées, vous les connaissez toutes.

Marjolaine et Sandrine. 4ème C1. Exposé sur la Pop Music.
Il va y avoir un exposé sur la Pop Music en 4ème C1 ! Tout le CES le sait. Au lieu de garder ça pour nous, il a fallu que des couillons le disent à tout le monde. Depuis, on n’est plus tranquilles. Après l’avoir dénigré, des « modernes » veulent venir écouter l’exposé de Marjolaine et Sandrine. La prof d’anglais les aime bien, les « modernes », et elle pourrait les y autoriser. Elle les trouve moins scolaires que nous, les « classiques ». Qu’est-ce que ça peut m’énerver ! Que faut-il qu’on soit à l’école autre que scolaire ? Merde ! Si elle veut qu’on soit autrement, c’est à elle de modifier le scolaire ! Puisqu’on est censés faire ce qu’on nous dit, on sera « modernes » par obéissance. Mais c’est même pas dit qu’on veuille lui montrer, notre côté « moderne » à nous.
Moi, je le cache. Depuis qu’elle me prend pour un facho, un redneck, parce que mon père est flic, je joue mon rôle à la perfection. Je lui ressors les arguments d’un vrai rétrograde avec qui j’ai discuté sur :
- la musique : « la Pop music n’est pas populaire, c’est l’accordéon qui l’est »
- la peinture : « Le Pop art, c’est n’importe-quoi, un gamin de cinq ans ferait pareil »
- la télé : « Guy Lux, il fait des émissions pour les gens, elles sont très bien »
A la fin de la discussion, elle m’a même traité de « vieux machin »… Elle ne m’aime pas et moi je l’aime bien, elle est naïve. La preuve, ma ruse marche. Et elle a autorisé l’exposé de Sandrine et Marjolaine.
Les « modernes », quelle bande de cons ! Quand ils ont su, ils ont tout de suite dit qu’un exposé sur la Pop fait par des filles, ça valait rien ! Même leurs filles l’ont dit ! Comme connerie ! Mais eux, ils n’y ont pas droit car il y a une contrepartie : la moitié de chaque partie des « speeches » doit être en anglais. Et chez eux, il n’y en a pas un ou une qui soit capable de le faire. Pour nous non plus, c’est pas facile. Mais Sandrine et Marjolaine ont trouvé que le jeu en valait la chandelle et s’y sont collées et demain, on aura droit à notre exposé avec de la Pop Music. En classe ! Quand Jérôme, un « moderne » très… « moderne », a dit : « Ils ont un exposé sur la Pop et ils le laissent faire par des greluches ! » Il a eu du pot que j’étais pas là pour l’entendre, j’aurais pris mon Gaffiot pour lui faire bouffer, tout latiniste classique que je suis. Quand on me l’a raconté, c’était la première fois que j’entendais ce mot, greluche. Mon père me l’a expliqué et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’applique pas à mes copines. Pas du tout.
Quand on peut choisir le poème qu’on veut apprendre, Marjolaine choisit « La ballade des pendus » de Villon et le récite si bien qu’on n’entend plus les oiseaux de la cour de récré. On croit qu’ils se sont arrêtés de chanter pour l’écouter. Elle apprend des poèmes comme ça, pour le plaisir. Elle connait la Pop mieux que tous les frimeurs du bahut. Elle se contente de sourire quand l’un d’eux dit une énorme connerie. Elle ressemble à Marlène Jobert sans ses taches de rousseur, en plus grande, plus mince, plus souriante. Elle voudrait être mannequin, c’est normal la plupart des garçons la voient déjà comme ça.
Quand on écrit sur mes 45 tours pour discuter, Sandrine n’écrit pas de connerie, elle écrit, par exemple : « Un préjugé est plus difficile à briser qu’un atome » qu’en penses-tu ? Elle connait mieux, non seulement la Pop, mais aussi toute la musique, que tous les frimeurs du bahut. Elle dit : « Ta guitare, elle n’a que quatre cordes et elle joue très grave… ça doit être une basse. » Et elle rit de bon cœur. Elle trouve souvent les paroles anglaises des chansons quand je ne les trouve pas. Elle ressemble à Marina Vlady en plus grande, plus mince, plus souriante. Elle ne voudrait pas être mannequin, c’est normal, ce serait trop facile pour elle.
Alors on va écouter leur exposé. Personne ne viendra nous emmerder vu qu’on est dans une toute petite salle, notre classe est séparée en deux au moment des langues : les germanistes et nous. Il n’y a pas de place pour d’autres, alléluia ! Juste notre quinzaine « d’anglais première langue » et la prof.
Les filles ont emprunté le bon électrophone du prof de musique. Elles sont prêtes sur la minuscule estrade, elles chuchotent des consignes de dernière minute puis elles se tournent vers nous. Marjolaine lit son introduction en anglais : « Pop music. That means… » Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que ça va être magnifique. Je me sens dans mes petits souliers comme les filles mais je sais qu’elles vont le faire et qu’elles vont le faire bien. Pendant les jours de préparation, elles se sont mises au boulot comme des adultes, elles ont demandé des tas de tuyaux en anglais à la prof, elles ont tanné leurs grands frères pour des disques et elles n’ont plus été disponibles pour nous tous au point d’énerver leurs copines. Là, elles sont fin prêtes et ça se voit. Malgré sa voix blanche de trac, Marjolaine nous explique en anglais les origines de la Pop. Les apartés sont faits en français par Sandrine : « Nous n’avons droit qu’à quatre morceaux, nous vous montrerons les disques mais nous n’écouterons que des morceaux Pop. » Elles ont apporté une vingtaine de 33 tours et à chaque citation de Marjolaine, Sandrine montre la pochette. On écoute « While my guitar gently weeps » et « Ruby Tuesday » dans la première partie. Jusque là, je connais presque tout ce qu’elles nous présentent. La prof, qui s’était mise face à la classe pour nous surveiller, voit que nous sommes scotchés par les oratrices et se retourne pour profiter elle aussi du spectacle.
Les rôles s’inversent. C’est au tour de Sandrine de prendre la parole. Elle rougit puis prend son souffle et nous dit qu’elle va nous parler de l’avant-garde, la Pop de maintenant, mais que nous écouterons deux autres morceaux de groupes confirmés parce qu’il fallait bien choisir, quatre morceaux seulement, c’est pas beaucoup. Elle cite des tas de groupes et je n’en connais qu’un ou deux de nom puis elle dit : « Plutôt que de vous décrire la musique, on va vous faire écouter Astronomy domine de Pink Floyd, ça vous fera tout comprendre. »
C’est parti. Elle baisse les yeux pendant toute l’écoute en murmurant les paroles. Et pour beaucoup d’entre nous, c’est la révélation. J’ai l’impression qu’il y a un monde inconnu merveilleux et que j’ai failli passer à côté. J’ai la chair de poule et la sensation que mes cheveux se dressent sur ma tête tout en me sentant fondre. J’ai bien fait de me mettre au fond, personne ne me voit, surtout pas la prof qui serait peut-être inquiète comme une adulte peut l’être mais je vais bien, un peu trop, c’est tout. Mais ça doit se voir et je ne sais pas bien cacher ces sensations-là. Et Sandrine est belle ! Elle balance sa tête de droite à gauche tout doucement en rythme, les pointes de ses cheveux se plantent dans les mailles de son pull comme des jambes de lutins sur des tapis volants. Je connais déjà bien le pouvoir de la musique, il me sidère souvent. C’est encore mieux que la plupart du temps. Je suis dans l’espace avec les musiciens, dans la tête de celui qui a composé la chanson et aussi, en vrai, un peu, dans la salle 204 du CES avec vue sur la cour de récré. C’est déjà extraordinaire de me sentir aussi peu dans l’endroit banal où je suis vraiment. Mais je suis dans tous ces lieux avec Sandrine, c’est elle qui m’a ouvert les portes et elle me fait visiter.
A la fin du morceau, elle nous considère avec un sourire satisfait, l’effet qu’elle escomptait s’est effectivement produit. Attention, nous sommes ce qu’on appelle une classe de tronches classiques. Comme le disait le prof de français de l’année dernière : « Avec les C2, on bosse, c’est sérieux, mais avec les C1, il y a des fulgurances, c’est un festival ! » Mes petits camarades sont donc capables d’apprécier autant la musique elle-même que la manière habile et documentée des filles pour nous présenter leur camelote. Nous commentons entre nous mais le silence revient dès que Sandrine reprend la parole. Elle dit que ce n’est que le premier morceau, tout le disque est selon elle fantastique. Elle passe sur d’autres groupes qui promettent d’être magiques eux aussi, King Crimson, Soft Machine, etc… Elle s’arrête sur le dernier prévu : Van Der Graaf Generator. Elle dit que Pink Floyd et eux sont vraiment différents mais qu’ils sont capables tous les deux d’aller chercher des métaphores au bout de la galaxie, dans des romans de science-fiction, des contes pour enfants et parlent de maisons sans portes, des chats déroutants, de gnomes, etc… Elle trouve leur musique inouïe au sens propre du terme. Si nous ne connaissons pas déjà, nous n’avons jamais entendu ça. Elle nous balance « Refugees ».
Passé l’étonnement devant la voix du chanteur, le charme de la chanson opère. Devant moi, Hélène pose sa tête sur ses bras comme pour se bercer. Je me recule au plus loin sur ma chaise pour qu’on ne me voie pas mais je contrôle assez bien mon attitude. Ce qui manque de me déstabiliser, c’est la prof d’anglais qui se retourne et me fixe droit dans les yeux le regard embué. Je suis obligé d’avoir recours à ma ruse anti décomposition que j’ai fabriquée quand mon grand-père me racontait ses tristes histoires de guerre : je pense que je mange des fruits à même l’arbre dans le jardin. Je peux ainsi pencher la tête en lui souriant au lieu de chialer avec elle. Ca alors ! Entamée, elle est, la prof d’anglais ! Quand la chanson se termine et que la cloche sonne, elle ne dit rien. Elle qui craint que nous soyons toujours en retard au cours suivant semble absente. Personne ne bouge. Sandrine en profite pour prendre le pouvoir. Tout en manipulant sa pile de disques, elle nous parle en faisant mine d’ignorer la prof :
- Quatre morceaux, c’était pas assez, four songs is not enough, surtout pour Pink Floyd, il faudrait écouter tout le disque et même les suivants pour bien comprendre qu’ils ont bouleversé la musique et qu’ils continuent. Par exemple, dans Mathilda mother, il y a assez d’idées pour faire trois chansons et ils n’en font qu’une seule, three songs in one song.
Et elle pose le bras du tourne disques juste au bon endroit. Effectivement, les ruptures dans le morceau sont étonnantes et pourraient donner le point de départ d’une toute autre histoire. Nous réprimons nous-mêmes le brouhaha à la fin de la chanson en espérant que ça va continuer. Sandrine ne tient plus en place. Comme la prof semble toujours KO, elle en profite pour nous passer une autre chanson :
- Ma préférée, c’est Lucifer Sam. C’est l’histoire d’un chat étrange que l’auteur ne comprend pas, il dit : «That cat’s something I can’t explain». On peut danser dessus, on peut juste l’écouter, c’est rythmé et parfois presque inquiétant. Les guitaristes disent que les accords ne suivent pas un ordre logique. C’est surprenant et on peut quand même la chanter.
L’écoute se fait en dansant assis sur nos chaises. Sandrine fait danser ses cheveux et nous applaudissons bruyamment. Ce qui sort la prof de sa torpeur. Elle nous sourit, félicite les filles et nous demande de l’attendre pour nous rendre au cours suivant. Nous avons vingt minutes de retard et le prof de latin va râler. Quand nous arrivons en latin, les germanistes ont déjà commencé à traduire un extrait du « De viris » et nous regardent arriver agités et souriants. La prof d’anglais s’adresse au prof de latin :
- Excuse-moi, c’est de ma faute s’ils sont en retard, on avait un exposé et on a débordé.
- Un exposé sur quoi ?
- La Pop Music. Elles ont passé de la musique de Pink Floyd, c’était impressionnant, tu connais ?
- Ouais, j’ai leur dernier, j’aime beaucoup. Tu aurais dû m’en parler avant, je serais venu, j’ai un trou à cette heure-là.
Il nous scrute et se rend compte de notre excitation :
- Vous n’avez pas envie de « De viris », je me trompe ? Alors on va apprendre une chanson.
- Une chanson en latin ?
- Oui. Gaudeamus igitur. C’est comme le De viris, ça a été écrit plus tard qu’à l’époque où on parlait latin, mais c’est bien, vous allez voir.
Il nous chante le premier couplet et nous copions les paroles puis nous l’apprenons tant bien que mal, ce n’est pas un prof de musique qui nous dirige.
A la sortie du cours je rejoins Sandrine au pas de course et j’ose lui dire vraiment ce que je pense :
- C’était magnifique ce que vous avez fait ! Cette musique, Pink Floyd, c’est fantastique ! Merci de m’avoir fait connaître ça, je vais trouver des sous pour les acheter, Van Der machin, c’est vachement bien aussi !
J’ai un élan pour la prendre dans mes bras que je réprime au dernier instant. Elle s’en rend compte et rougit. Elle me propose :
- Puisque tu aimes tant ça, je t’en prête un des deux en attendant que tu l’achètes. Tu veux lequel ?
- Pink Floyd ! Mais l’autre me plaît aussi.
- Tiens, le voilà. Tu vas me raccompagner, comme ça tu m’aideras à porter mes disques, c’est lourd.
En marchant jusque chez elle nous discutons de tous ces groupes qui nous rendent dingues. Elle en connaît bien plus que moi. Elle parle beaucoup et je l’écoute. Arrivés devant sa maison, nous ne savons pas comment nous quitter, nous n’en avons pas envie. Elle qui rougit souvent avant de faire quelque chose où il faut qu’elle ose, pique un fard pourpre et s’avance pour me faire doucement les quatre bises que les garçons et les filles font dans notre classe depuis un petit mois seulement pour se dire bonjour ou au revoir. Sans doute pour effacer la gêne qui nous remplit, elle ajoute :
- Tiens, je te prête aussi le Van Der Graaf Generator. Fais-y attention, il est à mon frère.
Je la quitte à regret. Arrivé chez moi, je fonce dans ma chambre et met immédiatement le Pink Floyd, The Piper at the Gates of Dawn sur mon électrophone. La magie revient au galop. Je ne comprends pas toutes les paroles, loin s’en faut, mais dans la dernière chanson, « Bike », le chanteur dit : « You’re the kind of girl that fits in with my world ». Il me semble que j’ai trouvé quelqu’un à qui je pourrai dire ça.
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar olivier » 27 Fév 2017, 02:21

Très intéressant comme rubrique, Dark Pink! :respect: Ton récit est très intéressant aussi. :cool:

Donc, je me lance. Mon récit concerne ma découverte de In the court of the Crimson King de King Crimson.

L'histoire débute vers 1983-1984, alors que j'étais pensionnaire au Collège Saint-Hilaire, qui est à peu près à 30 km au sud de Montréal. À l'époque, j'étais un gars bedonnant et plus grand que la majorité des élèves, ce qui m'a valu d'être un souffre-douleur pour plusieurs malabars du collège. Il n'avait pas une semaine où j'étais tranquille et comme je me laissais pas faire, cela finissait toujours en bagarre. Il se va pour dire que je n'avais pas beaucoup d'amis et je me réfugiais beaucoup dans la musique et le rock. Je jouais déjà de l'orgue et du piano, que j'ai commencé à l'âge de 8 ans. Je connaissais Yes et Genesis déjà. Comme j'étais pensionnaire, je pratiquais mon instrument tous les soirs de la semaine et j'avais ma leçon d'orgue le samedi chez mon professeur en ville. Il y avait seulement un autre étudiant qui étudiait la musique comme moi et qui pratiquait dans un local voisin. À ce collège, le sport était plus valorisé que la culture. Du moins, j'ose cogner à la porte de son local, ce gars s'appelait Alex Saint-John et il étudiait la guitare classique. Il habitait l'ouest de Montréal et était d'origine anglaise, ce qui lui a valu à lui aussi des quolibets de la part de malabars, vu qu'il était le seul anglais, un bloke comme on dit ici. On est tout de suite devenu amis. On aimait la même musique, le progressif. D'ailleurs on était les seuls à aimer ça, le reste aimant plus le métal (que j'aimais aussi) et les tubes des années 80. Rapidement, on s'est mis à faire des duos orgue/guitare. Il était très talentueux, plus que moi à l'époque. Malheureusement, il est allé à un autre collège l'année suivante. Moi, je suis resté un an de plus à ce collège que j'ai tellement haït. L'année suivante, je suis entré au Collège Français dans le Mile-End, un quartier multiculturel de Montréal, très in aujourd'hui (c'est là qu'habite les Arcade Fire et Godspeed you Black Emperor). Une libération! Ce collège m'a tout offert, la culture et là fini l'intimidation, j'avais une tonne d'amis et je m'étais parfaitement intégré à cette école.

Et là, on avance quelques années soit en 1987. J'avais 16 ans et malgré qu'on était dans des écoles différentes, je voyais toujours Alex régulièrement. On avait même formé un band ensemble où j'étais le claviériste. Malheureusement, ça n'a pas marché longtemps vu mon inexpérience à l'époque mais je voyais le grand talent d'Alex en tant que guitariste. Il n'était pas au même niveau que moi dans le temps. C'est l'époque où on a commencé la fumette (du haschich à l'époque) et certaines drogues psychédéliques comme les buvards d'acide et la mescaline. Alex était mon partenaire de voyage idéal, on écoutait beaucoup de musique et je découvrait, grâce à Alex, de nouveaux groupes. C'est dans ces rencontres que j'ai découvert l'excellent album de Neil Merrywheater, Space Ranger, sûrement le premier album où j'étais conscient de la présence d'un mellotron (un Chamberlin pour cet album mais à l'époque on ne savait pas) sur un album. Un peu plus tard, Alex venait de former un nouveau groupe avec des musiciens plus expérimentés et il avait loué un local de pratique sur la rue Bleury près de la Place-des-Arts au centre-ville de Montréal. J'étais un invité régulier du nouveau groupe et dans le local, on fumait et buvait de la bière. C'était les belles années! Alex venait de se procurer une superbe Fender Stratocaster grise avec Lace-Sensor, des pick-ups actifs, une nouveauté à l'époque. Le band d'Alex ne faisait pas de compos originales mais jouais des reprises de groupes connus, un band de covers comme ont dit ici. Un de ces covers m'était inconnu et j'aimais beaucoup cette reprise. Je demande à Alex le titre de cette chanson et il me dit qu'il s'agit de Thela hun ginjet de King Crimson. Je connaissais King Crimson que de nom. je savais que mon oncle adorait ce band mais j'avais jamais entendu. Je lui demande c'est sur quel album et il m'a dit qu'elle apparaissait sur un compilation du groupe, The concise King Crimson, si ma mémoire est bonne. Je me procure la cassette et j'écoute à répétition ma chanson que j'aime. Tout d'un coup, je décide d'écouter les autres chansons de la compil et je découvre Epitaph, 21st century schizoid man et in the Court.... et là, c'est la claque! J'avais jamais entendu une musique pareille! Aucuns autres groupe progressifs m'a fait cet effet et de là, mon amour de ce merveilleux instrument qu'est le Mellotron n'a fait que grandir, au point de m'en procurer un en 1998. C'est également lui qui m'a fait découvrir The Piper at the gate of dawn de Pink Floyd un peu plus tard dans la même année. C'est mon préféré du groupe et restera toujours un album de chevet.

Malheureusement, j'ai perdu Alex de vue vers la fin des années 90 et il n'a jamais vu mon Mellotron. Pourtant, il est important pour la découverte de cet instrument. Je savais qu'il avait eu une crise spirituelle et s'est retiré dans un ashram de la Fellowship de Yogananda au Vermont. J'ai su que les dernières années qu'on s'est vu était assez rock and roll et qu'il avait eu des problèmes de drogues (cocaïne) et c'est pour ça qu'il est allé là. Il a commencé à apprendre le sitar et il était très bon, à ce que j'ai entendu dire. Il était et est sûrement encore un musicien de talent. Ça m'étonne même qu'il ne soit pas devenu professionnel vu le grand talent qu'il avait. Voilà, c'est mon histoire de la découverte de ce merveilleux album qui a changé ma vie et l'histoire d'une bonne partie de mon adolescence. C'était les belles années et parfois, je suis nostalgique de ce temps et je pense souvent à mon grand ami dont j'ai perdu la trace. J'ai tout essayé, Facebook et tout le tralala mais sans succès. Salut, mon ami. Tu as été un gars important dans ma vie!
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Aldaran » 27 Fév 2017, 12:21

Chuis pas le seul à sentir les effluves du printemps qui s'approche...
Je viens de comprendre pourquoi je ne croise pas de filles avec qui causer de musique : les intéressées vivent toutes dans le coin de Dark Pink. À l'ère du partage, si c'est pas malheureux !
Merci Dark Pink.
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Monsieur-Hulot » 27 Fév 2017, 13:25

J'étais seul, en voiture, de nuit, sur le plateau de l'Aubrac, pour un trajet de 8 heures, juste une pause pipi, les étoiles comme paysage, marre de mon unique CD bloqué dans l'autoradio, je bascule sur France Culture, la nuit ça papote délicieux, avec cette qualité de prise de son et de micros chère à la Maison de la Radio, la fille balance, dépose délicatement, suavement un disque et d'un coup ....WOOSH....passage dans une autre dimension, c'était LA musique qu'il me fallait à cet instant là, je prenais conscience de ma voiture qui se déplaçait, de moi dedans, de l'Aubrac sous et autour de moi, de la rotondité de la Terre, et de la chanteuse, je ne sais pas pourquoi, sa chanson me reliait au grand tout, au grand Manitou.

J'ai bien fait attention à ne pas louper le titre et le nom de la chanteuse, comme quand on sait que c'est Bach, on reste attentif juste au chiffre après le BWV ou pour Mozart, le chiffre juste après le K, et là, non, la fille elle se remet à parler, grr....une semaine après, je retrouve l'émission sur le site, le morceau ? Mahk Jchi par Pura Fé, une indienne (à plumes), tu m'étonnes que j'ai ressenti ses ancêtres Chamanes, la puissance de la Nature qui nous unie tous à fait le reste ...

TRADUCTION des paroles :
Cent ans se sont écoulés, mais j'entends le battement lointain des tambours de mon père. J'entends ses tambours dans tout le pays. Son rythme, je le sens dans mon cœur. Le tambour battra pour que mon cœur batte. Et je vivrai cent mille ans. 0-)

Ben, je l'ai capté, compris quoi, et tout ça, en indien (à plumes)

Vidéo cachée: Afficher
https://www.youtube.com/watch?v=tv4ejDocrsI
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Dark Pink » 27 Fév 2017, 14:29

C'est cool ! Ca démarre bien. Merci de continuer.
Olivier, je suis moins courageux que toi, je n'ose pas rechercher sur le web les noms de ceux dont j'ai peur d'apprendre la disparition. Je préfère garder le souvenir que j'en ai quand les substances "actives" ne les avaient pas encore irrémédiablement modifiés. Il te reste King Crimson et c'est peut-être le souvenir que ton ami aimerait que tu gardes de lui.

M Hulot, les musiques qui relient au grand (mani) tout sont précieuses. Elles parlent le langage universel. Même pour un incroyant indécrottable comme moi ton expérience me parle. Nous emmener ailleurs pour nous faire sentir bien là où on est, c'est ça l'ubiquité.

Aldaran a écrit:Chuis pas le seul à sentir les effluves du printemps qui s'approche...
Je viens de comprendre pourquoi je ne croise pas de filles avec qui causer de musique : les intéressées vivent toutes dans le coin de Dark Pink. À l'ère du partage, si c'est pas malheureux !
Merci Dark Pink.


:)) :)) :))
Tu remarqueras que j'ai utilisé le même pseudo dans les deux histoires tout simplement parce qu'il s'agit de la même personne. Les filles comme ça ne couraient pas les rues quand se déroulait ce que je raconte, il y a plus de quarante ans. Qui plus est, certains, comme les "modernes" de mon histoire, ne s'en rendaient même pas compte. Si tu ouvres l'œil, ta quête ne peut être que couronnée de succès :)
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Chien de feu » 27 Fév 2017, 19:36

La guerre des modernes et des classiques . ça faisait très longtemps que je n'avais pas entendu ces termes . Pour ma part j'ai été de la 1ère année ou les modernes ont existé. c'était l'année 67/68 .
Auparavant tous les élèves rentrant en sixième faisaient automatiquement du latin ou du grec (ceux qu'on appelle les classiques )

Sur 10 classes de 6ème ,j'étais dans la seule des modernes .du coup je me suis retrouvé qu'avec pratiquement que des redoublant(e)s qui avaient 2 ou 3 ans de plus que moi et qui faisaient pour certains 2 t^tes de plus . Du coup je suis devenu leur chouchou et leur protégé et fallait pas qu'on me cherche des noises et c'est aussi eux qui m'ont appris à fumer et à faire le mur le soir (j'étais interne).
Et en plus je me suis retrouvé dans cette classe suite à une erreur , mais au bout de 15 jours on m'a proposé de rejoindre une autre classe j'ai refusé , car ça me faisait 3 ou 4 heures de perm. en plus d'être en moderne

mais celà m'éloigne du sujet . Belle narration D. P. :respect:
RIEN NE SERT DE POURRIR , IL FAUT MOURIR A POINT .

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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Dark Pink » 28 Fév 2017, 11:30

Merci, Chien de Feu. Ouais, la distinction moderne/classique est obsolète et elle l'était déjà quand elle existait. Moi, je m'en foutais complètement, j'avais des copines et des potes partout. Je n'avais rien choisi, mes vieux m'avaient mis en classique sans me demander mon avis, mais ça m'allait. Notre prof d'anglais, qui était très bien, était un peu énervée par tous les autres profs qui nous encensaient, parfois trop, et elle voulait compenser un peu.
La plupart des profs disaient effectivement trop de bien de nous ("Je n'ai jamais eu une classe aussi bonne !" dixit le prof de maths) mais nous avions l'animosité de quasiment toute l'administration issue d'un CEG. Un vieux surveillant de métier s'exclamait avec un rictus de mépris, dès qu'il nous voyait arriver: "Tiens ! V'là les génies !"
Reste qu'il ne fallait pas traiter mes copines de greluches, ça c'était impardonnable :))
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar whereisbrian » 28 Fév 2017, 20:32

Les dimanches matin, quand j'étais gamin, quand mon père mettait Rigoletto sur le tourne-disque familial.
Il adorait l'art lyrique et l'opéra. Il achetait le samedi des disques-revues (genre Atlas).
Et quand le disque passait, il chantait par dessus les airs, la donna é nobile. J'ai mis longtemps ensuite à écouter de nouveau de l'opéra :)
Et aussi les chants corses, qu'il déclamait, debout, la main sur le coeur. Là fallait pas déconner pendant.

La première fois, Kraftwerk, Autobahn, en 1974, l'année de mon bac. On était chez mon meilleur pote, fils de Serbe, dont le père, prof d'anglais, était
revenu de Londres avec un ensemble Marantz up to date. J'entendais le son des voitures se balader d'un HP à l'autre.

Caravan, à la fête de l'Huma, à 15 ans, sous acide.

Gérard Manset, La Mort d'Orion, je venais de me faire larguer. En boucle. J'ai toujours le disque. Il n'est pas sorti de sa pochette
depuis 30 ans.

La plus belle écoute ? Au Québec, dans une voiture de loc', vers Ste Agathe de Monts, un CD gravé des Flaming Lips.

Joy Division, Closer, coïncidence, un de mes cousins venait de se suicider.

Frank Zappa, Apostrophe, c'est un pote qui s'est tué en moto.

Pink Floyd, Us & Them, rencontre amoureuse.

Robert Wyatt, Rock Bottom, autre rencontre.

Ou la première fois que j'ai entendu Olé de John Coltrane.

En fait, chaque disque que je possède, et je dis ça sans me vanter, et sans esprit de supériorité sur quiconque,
je suis capable de dire où je l'ai acheté, ou qui me l'a offert, quand, dans quelles circonstances, heureuses ou moins heureuses,
avec qui j'étais, et c'est ce qui fait la saveur particulière de la musique.
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar olivier » 28 Fév 2017, 22:41

whereisbrian a écrit:La plus belle écoute ? Au Québec, dans une voiture de loc', vers Ste Agathe de Monts, un CD gravé des Flaming Lips.


Ste-Agathe des Monts, je connais bien, j'ai habité dans un village pas loin, St-Sauveur. :cool:

J'aime bien ta sélection sauf Gérard Manset, que je ne connais pas. Il faudrait bien que je tende l'oreille à ça, il semble avoir une bonne quote sur le forum.
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Dark Pink » 03 Mar 2017, 14:01

whereisbrian a écrit:En fait, chaque disque que je possède, et je dis ça sans me vanter, et sans esprit de supériorité sur quiconque,
je suis capable de dire où je l'ai acheté, ou qui me l'a offert, quand, dans quelles circonstances, heureuses ou moins heureuses,
avec qui j'étais, et c'est ce qui fait la saveur particulière de la musique.


C'est impressionnant. Je peux dire que j'ai les mêmes souvenirs pour certains disques mais pas tous. Et surtout, me rappeler des bons souvenirs associés aux disques ne pose pas de problème, mais quand les souvenirs ne sont pas agréables, ils peuvent empêcher de réécouter le disque en question de peur de raviver les mauvais souvenirs. Mais il est vrai qu'avoir des mauvais souvenirs aide à se rappeler des bons, en tous de les apprécier à leur juste valeur. C'est pas simple :)
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar zuma » 03 Mar 2017, 15:09

Contrairement à Dark Pink, je vais avoir du mal à associer des filles à des écoutes d'albums (quel tombeur ce DP !).
Tant pis, je me lance :

Le premier disque dont je garde le souvenir aussi loin que mes souvenirs remontent (du berceau ?) c'est toccata et fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach. D'où très jeune l'envie d'apprendre à jouer de l'orgue ce qui n'était pas simple, on a donc commencé par des cours de piano.

Mon premier coup de foudre avec le jazz ce fut un autre disque de mes parents : les Double Six meet Quincy Jones. Rien que de l'évoquer, Rhâaa... Qu'est-ce que j'ai pu le passer cet album. Ont suivi rapidement d'autres merveilles : les Swingle Singers, Jacques Loussier, etc.

Le premier 33t que les voisins du dessus m'aient prêté (mes copains Jean-Claude et Patrick) ce fut la bande originale d'il était une fois dans l'Ouest. Mais le choc fut plus grand quand je pus leur emprunter des albums des Beatles avec l'aimable autorisation de leur père. Je ne sais pas pourquoi, il me semble que je n'avais jamais entendu les Beatles auparavant (je vous parle de 1970 ou 1971 d'après mes souvenirs). Parce que nous n'avions pas la télé ? Bizarre. J'en avais des frissons de la tête aux pieds.

Mon premier 45tours, que je me suis acheté à 12 ans avec mon argent de poche juste après avoir eu un électrophone malette pour mon anniversaire, ce fut Rock'n Dollars de William Sheller. Mais je ne peux pas dire que je me suis ruiné en disques par la suite (pas collectionneur Zuma, désolé).

Quelques années plus tard, un choc qui collait bien à ma période ciné club Fred Astaire ce fut un disque que mon grand père m'offrit : Glenn Miller by the original members of Glenn Miller Orchestra. Ça swinguait à la maison !

Puis ce fut l'époque de plusieurs beaux 33t qui passèrent par la maison, soit que j'achetai (Come Bach to Me de Rhoda Scott, A Night at the Opera de Queen, Oxygène de Jean-Michel Jarre...) ou qu'on me prêtait (Yes, Eagles, Supertramp, Pink Floyd...).

A propos de Pink Floyd, je me souviens de la première fois où j'ai écouté le double album : chez mon cousin Michel, qui devant mon enthousiasme s'empressa de me le copier sur une cassette avant que je ne reparte.


Côté romance vous repasserez, désolé. Encore que j'aie dû livrer quelques lignes romantiques sur le topic "la musique de votre vie". Mais ceci est une autre histoire.
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Dark Pink » 03 Mar 2017, 18:47

Ce que tu dis sur les Beatles est intéressant. J'ai dû écouter pour la première fois une chanson des Beatles en sachant qu'il s'agissait d'eux en 68 ou 69. Quand j'ai écouté les morceaux de leurs débuts, je me suis souvenu pour certains les avoir entendus mais sans savoir que c'était eux. Et j'ai connu le Sous marin vert avant le jaune :))
Tu as raison Zuma: pour atteindre mon palmarès il va falloir s'accrocher car en 4ème, je tombais beaucoup... de vélo ! Je n'avais pas encore ma meule et je prenais des tas de gamelles à essayer de rouler aussi vite que ceux qui avaient la chance d'avoir déjà un deux roues à moteur. Je me suis pas mal vautré en mobylette aussi, cela dit.
Pour les filles... Ouais ! Je me suis pas mal vautré aussi, ça vous fait plaisir, hein ? :)) Mais elles étaient là et bien là. Au lycée, en A2 (littéraire - latin) il y avait 25 filles pour 5 garçons. Et en Fac dans mon groupe ou TD (on ne disait plus classe) on était 4 mecs pour 30 nanas, en amphi, c'était la même proportion, ça en faisait plein, des filles :lovemauve:
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Monsieur-Hulot » 03 Mar 2017, 23:25

Parmi un milliard d'autres exemples de mes rencontres entre UN moment et UNE chanson, j'aime bien celui là:
- été 76 (chez Citroën, ils étaient en train d'assembler ma Dyane) fin de journée début de soirée d'été donc, en colo, aux confins de la Drôme et du 04, sur les collines embaumant la lavande sauvage et le buis chauffé par la journée, un grillon stridulant mélancolique dans l'oreille, je regardais les lumières oranges du soleil déjà couché derrière les collines mauves, tout était si paisible, et la radio du J7 Peugeot garé là, celui qui nous triballait , marmaille insouciante et heureuse, qui diffuse "Marie en Provence" de Vassiliu, je ne me suis jamais remis du passage "éthéré" qui est la seconde partie de cette drôle de chanson, ce passage allait si bien avec le paysage, le décor, l'ambiance, la douceur et mes songes d'une nuit d'été..."tu es loin, tu es loin d'ici..."
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Boris » 12 Mar 2017, 23:27

Je n'oublierai jamais jamais la première fois que j'avais vu / écouté / entendu / ressenti ce morceau. Jamais.

https://www.youtube.com/watch?v=Rbm6GXllBiw

J'avais 15 ans, je faisais semblant devoirs, la télé était allumée et, et... Je ne pouvais pas terminer. Vh1, ce grand canal.

Image

C'était l'amour à première vue instantanément. :fume:


Désolé. :rougez:
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Re: La première fois que j'ai écouté ça...

Messagepar Monsieur-Hulot » 12 Mar 2017, 23:41

274 millions de vues et des brouettes ! ! ! pour un riff à 3 accords aussi facile à jouer, pas mal !
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