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Message par alcat01 » jeu. 22 sept. 2022 11:22

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Après une année passée en tournées et à écrire de nouvelles chansons sur la route, le deuxième album d'Hydra, "Land Of Money", enregistré au Printemps 1975 est publié au cours de l'Eté.
Il s'agit cette fois d'un must pour tous les amateurs de Southern Rock et tout simplement de Hard Rock avec un excellent Hard Southern Rock avec des spendides parties de lead et slide guitares.
"Land Of Money" roule sur les mêmes rails du Hard Southern Rock que leurs débuts, mais ayant un peu de sens plus sérieux, évoquant des groupes comme Bad Company non seulement au niveau musical, mais aussi niveau chant, bien que ce soit plus Glenn Hughes qui puisse venir plus facilement à l'esprit à ce niveau-là!
En fait, Hydra joue remarquablement un mélange de Rock Sudiste avec des références aux Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd.
Dan Turbeville, le producteur, utilise des musiciens comme Chuck Leavell (Allman Brothers Band, The Rolling Stones, et Eric Clapton) aupiano et aux claviers et Randall Bramblett, qui plus tard fondera son propre Randall Bramblett Band, sur cet album.

Bonne entrée en matière avec le morceau suivant ,"Little Miss Rock N' Roll", un pur Rock'N'Roll comme son nom l'indique, mais toujours à la sauce sudiste.
"The Pistol" est plus 'Southern' dans l'approche musicale et la voix rappelle de plus en plus Glenn Hughes dans les intonations.
"Makin' Plans" est un Southern Rock aux saveurs toutes Lynyrdiennes
La chanson "Land of Money" joue dans la même catégorie que "Free Bird" de Lynyrd Skynyrd et "Green Grass et High Tides" de The Outlaws...Hydra n'a pas à rougir de la comparaison!
La seconde face du LP commence avec "Get Back To The City" et Lynyrd n'est pas loin ainsi que Bad Co!
Quant à "Don't Let Time Pass You By", une 'ballade Southern' mid-tempo, elle est très Lynyrdienne dans sa conception
La chanson "Let The Show Go On" a une intro aux accents Lynyrdiens typiques et le reste déroule sur le même registre.
"Slow And Easy", Southern Rock très Lynyrdien encore et toujours, mais aussi avec le côté plus Hard de The Outlaws dans les influences
La jolie ballade "Take Me For My Music" clôture agréablement l'album dans un style plus Country.

Bref, un agréable disque très influencé par Lynyrd Skynyrd, mais avec un petit quelque chose plus personnel que le premier album!

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Message par alcat01 » jeu. 22 sept. 2022 13:36

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Murphy Blend est encore l'un de ces groupes éphémères plus ou moins obscures qui a réalisé un album qui valait parfois le détour avant de disparaître dans l’anonymat le plus total pour des raisons diverses.

Ce quatuor Allemand, originaire de Berlin, était composé de Wolf-Rodiger Uhlig, à l'orgue, au piano et au chant, de Wolfgang Rumler, à la guitare et au chant, de Andreas Scholz, à la basse et de Achim Schmidt, à la batterie, aux percussions et au chant.
Ils s'étaient probablement rencontrés au début de l'année 1969.

Tirant son nom d’une courte nouvelle de Samuel Beckett intitulée "Murphy", ou peut-être d'une marque de tabac à pipe, Murphy Blend a également été une rareté dans les débuts du Rock Allemand, car il a su combiné le son psychédélique du Krautrock avec du Heavy Rock, du Blues et de la musique Classique.
Le groupe était entré au Union Studio à Munich pendant une semaine au début du mois d'Octobre et trois autres jours au début Décembre 1970 pour enregistrer leur unique album, au titre prémonitoire "First loss", qui fut réalisé en 1971 sur le label indépendant Kuckuck, filiale de Polydor dédiée au Krautrock dont la philosophie était de laisser une totale liberté aux artistes.

Le groupe l'avait intitulé "First Loss", en référence à une composition romantique pour piano écrite par le compositeur Robert Shuman, "Eerster Verlust" (op. 5 no. 4, D 226), et dont le thème principal se trouve dans le morceau éponyme de l'album.
"First Loss" a été enregistré dans Union Studio, Munich, produit par Jonas Porst (le manager d'Ihre Kinder) Et conçu par Thomas Klemt.
A noter que ce disque est considéré comme un classique des albums Heavy Rock de l’école Allemande de cette époque (Teutonic Heavy Rock).
Bien qu'il ait compté sur certaines influences des groupes de Heavy Rock Britanniques comme Deep Purple, Uriah Heep, Atomic Rooster, Vanilla Fudge et même Nice, les chants étrangement accentués, le mélange innovant des styles progressifs et psychédéliques, et l'angoisse sombre les met directement en rapport avec d'autres groupes de Heavy Krautrock comme le Jane des débuts.
Clairement influencés par toutes ces formations, le claviériste Wolf-Rudiger Uhlig, qui avait étudié la musique classique pendant des années, et ses trois acolytes proposent un Prog Rock Heavy, emmené par l’orgue Hammond de Uhlig dans une intensité néo-classique. Le son de l'orgue ressemble beaucoup à celui de Dave Greenslade, mais avec un bord plus acéré.
Par contre, l'excellent jeu de Uhlig rappelle par moments celui de Tony Kaye, le premier claviériste de Yes.
Accompagné de riffs de guitare typique des années soixante-dix, Murphy Blend a créé un son qui est plus sur le côté Rock du Krautrock.
Mais,il se plaçait à part dans le monde Krautrock, car moins progressif en général.

Le disque est remarquable non seulement pour les six chansons régulières, principalement écrits par Uhlig, qui présentent une excellente qualité de guitare et des riffs d'orgues, ainsi que des paroles intéressantes, mais aussi pour sa piste finale, "Happiness", la chanson Allemande la plus courte dans l'histoire du Krautrock jamais écrite, d'une durée de trois secondes… clin d’œil humoristique s’il en est.
Il est, cependant, impossible de mentionner tous les points forts car, là, c'est tout le matériel qui est vraiment génial!

Les morceaux sont mélodiques, assemblés sur des riffs Heavy d’orgue et de guitare, dans l’acceptation du terme tel qu’il était compris dans les années 70. Le style est clairement un mélange de tons progressifs et psychédéliques; ça fleure bon les ambiances Hard Flower Pop revisitées à la sauce Woodstock et Wight. Le chant est typique de cette époque, l’accent Allemand y est perceptible, mais les vocaux sont maîtrisées et en parfaite adéquation avec les instruments. La guitare occupe une place importante dans leur musique, mais c’est tout de même l’orgue qui tient le leadership incontestable dans les compositions. Les parties de la section rhythmique, basse et batterie, sont à la hauteur et offrent une rythmique très variée et riche, avec de belles lignes de basse ciselées mais soutenues.

En même temps, il y a des petits morceaux qui peuvent rappeller les débuts d'Eloy: le son de synthé sombre qui dérive et traverse lentement en arrière-plan comme une tempête qui approche pendant un jour sombre.
Malheureusement, Murphy Blend n'a jamais eu la même renommée. C'est vraiment une honte, car avec le recul, "First Loss" se révèle être un véritable joyau du début du Krautrock qui rivalise facilement avec la musique d'un groupe comme Trace, par exemple.

"At first" porte bien son titre et ouvre cet album comme une carte de visite ou une vitrine de tout ce qui suivra dans l’œuvre: orgue omniprésent, reprise d’un thème classique aux claviers, solo de guitare mélodique, basse ronde et vrombissante à la Black Sabbath, batterie au jeu varié et remuant.
Il y a une réelle dynamique dans chacun des titres et pas une seule trace de mollesse ni de ballade ou de break doucereux. Uhlig incorpore ici et là des thèmes et pièces classiques, notamment dans le titre éponyme "First loss", mais aussi dans "At first" ou "Funny guys", dans lequel on retrouve la "Toccata et fugue en D mineur" de Jean Sebastien Bach.

Dès le morceau d'ouverture, "At First", révèlant une excellente intro sans révéler trop de ce qui est à venir, en passant par le démarrage lent de "Speed Is Coming Back" avec une guitare aux petits oignons et des parties d'orgue qui lui donne du goût, jusqu'au long morceau de plus de sept minutes, génial dans son schéma dramatique bluffé par l'orgue, "Past Has Gone", qui dessine quelques frissons et qui aurait pu se rapprocher d'un chef-d'œuvre si les vocaux n'avaient pas été un peu sous mixés. Un excellent solo d'orgue solo divise la piste et la façon dont le groupe LA reconstruit rapidement est assez impressionnante.
L'ouverture de la deuxième face, "Präludium / Use Your Feet", est la piste qui montre la plupart de leurs influences classiques, mais ils font encore beaucoup plus que cela, car la piste est en constante évolution.
Vient ensuite la sauvage piste titre, "First Loss", de moins de huit minutes qui est l'autre point culminant et qui est un exercice performant donnant une chance à tous de briller.
D'une certaine façon, certaines références à Vanilla Fudge sont également un peu évidente ici parfois.
Le morceau de clôture est un appel à l'amusement comme la fugue en hommage à Bach et la finale courte sont un gag.

Leur musique montre parfois des traces des débuts de groupes comme Jane et Pell Mell, mais en dehors de cela, ils avaient un style unique.

Murphy Blend fut donc responsable de l'un des meilleurs albums sortis sur le légendaire label Kuckuck de Polydor. C'est une véritable perle rare, mêlant Heavy Rock, Blues et mélodies classiques.
L'incorporation de pièces classiques de Bach avec beaucoup de percussions et un orgue Hammond fait penser irrésistiblement à Tetragon, un autre groupe obscure Allemand à découvrir.

L'album ne dure que 36 minutes, mais il suffit de comprendre que même des formations moins connues comme Murphy Blend auraient été en mesure de rivaliser avec de nombreux grands groupes de hard rock progressif.
A l'époque, les critiques de musique ont apprécié le chanteur chantant en Anglais, à cause des accents définis de manière incorrecte dans les mots et les mauvais accent allemand, le qualifiant de 'moche'.

Cet album et l'un des meilleurs de l'époque, ce quatuor de prog typique y a montré une maturité incroyable.
Le dessin très naïf mais poétique sur la couverture intrigue tout de suite, et la musique à l'intérieur est définitivement à la hauteur des espoirs suscités.

Ce disque était un exemple parfait de la scène Krautrock progressive Allemande des années 70 et devrait faire partie de chaque collection de Rock Progressif sérieuse des années 70.

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Message par alcat01 » jeu. 22 sept. 2022 16:01

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Le label RCA Britannique a sorti un second LP enchanteur de Creepy John Thomas intitulé "Brother Bat Bone" sur le label Teldec. Sa pochette représente une espèce de chien à quatre pattes avec des mains d'homme dans un esprit assez naïf.

La qualité de la musique est très différente du premier album et "Brother Bat Bone" est d'un calibre complètement différent.
Parmi les six seuls titres de ce disque plus Rock que le précédant, il y a deux longs morceaux qui sont certainement les meilleurs du disque.

C'est un bon album Heavy Psyché Blues Rock du plus haut niveau et chaque morceau est juste une gemme oubliée issue de la génération précédente qui fait facilement oublier les groupes Britanniques jouant du Heavy Psychédélic Progressive Rock, avec d'abord, beaucoup de guitares très juteuses, une solide section rythmique et de jolis chants.

Un riff particulièrement incisif parcourt toute la chanson intitulée "Down In The bottom" de façon répétitive, la batterie est particulièrement percutante et le solo de guitare inspiré.
"What's the Matter with the Mill" est un bon petit Blues acoustique façon Peter Green's Fleetwood Mc...
Sur la piste titre, "Brother Bat Bone", qui dure environ neuf minutes, le groupe joue un puissant Blues Rock dans le style du bon vieux Boogie de Canned Heat avec John Lee Hooker. La guitare est particulièrement efficace et le solo de basse exceptionnel est aussi très impressionnant.
Il est possible que ce soit Thomas lui-même qui était aussi un bon bassiste qui l'a enregistré, mais rien n'est moins sûr!
"This Is My Body" est un bon morceau accrocheur avec un rythme très entrainant et une très bonne partie de guitare plus que percutante.
Ensuite vient la deuxième longue piste de l'album, "Standin' in the sunshine", d'une durée de plus de huit minutes qui est toute aussi convaincante avec de superbes parties de guitare.
Et sur le morceau final, "100 Lib. Noomy", les musiciens montrent qu'ils savent aussi jouer des Boogies rapides...

Un seul mot à dire...
Recommandé!

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Message par alcat01 » jeu. 22 sept. 2022 18:14

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In 1970, Warm Dust avait sorti son premier album "And It Came to Pass" et comme Chicago sous le nom de Chicago Transit Authority ou l'album "Freak Out" de the Mothers of Invention, c'est l'un des rares exemples d'un premier album double.
Ce qui est quand même étrange pour faire ses débuts!

C'est un disque un peu inégal. Leur musique est une sorte de Proto Prog très rafraîchissant mis en avant par un orgue bluesy omni-présent avec un impact Jazz et une section instruments à vent (comme les groupes Colosseum, Web, Samurai, Mogul Thrash ou encore Heaven).

Ce premier album devrait être le genre d'album modèle pour le Rock Progressif. Il est sorti sur un petit label appelé Trend et ce double vinyle a été un petit tour de force avec des compositions longues, des paroles réfléchies et beaucoup d'interaction instrumentale, avec le sax, la flûte, l'orgue, les guitares, etc.

Paul Carrack, qui manipule les claviers, principalement un orgue Hammond, n'avait même pas 20 ans à l'époque où ils ont enregistré et publié cet album et Genesis, la même année (avec Mike Rutherford, futur compère de Carrack dans Mike + the Mechanics) enregistre et publie "Trespass".

Des morceaux comme "Turbulance", "Achromasia" et "Circus" sont bourrés de saxophone, de flûte et d'orgue, souvent joués d'une façon Jazzy et Bluesy, avec quelques accents psychédéliques
A l'écoute de "Turbulance", difficile de croire que cette chanson vient d'un groupe qui a engendré le gars qui nous donnera plus tard "Don't Shed a Tear". Vraiment du Prog sympa avec du beau travail à l'orgue Hammond.
"Keep on Trucking" est plutôt déplacé sur l'album, car c'est un morceau Boogie. C'était probablement une chanson qui rendait Paul Carrack heureux (il était plus qu'un Pub Rocker).
Le reste est du grand Prog jazzy et psychédélique tout simplement génial.
L'album revient en territoire connu avec le morceau "And It Came to Pass" épique, qui est dans la même veine que les trois premiers titres.
"Blues For Pete" est l'exemple parfait du groupe explorant le Blues d'une manière assez intéressante, tandis que "Washing My Eyes" rappelle un peu ce que le groupe Allemand Birth Control fait sur "This Song is Just For You" sur son album "Plastic People" de 1975, en particulier le travail à l'orgue, même si c'est un merveilleux long morceau.
Ils s'attaquent aussi à la chanson la plus reprise de Richie Havens "Indian Rope Man" (que Julie Driscoll avec Brian Auger & The Trinity et le groupe Allemand Frumpy ont également fait) et ils l'a font dans un style avec un travail d'orgue funky et ils utilisent beaucoup les instruments à vent.

Carrack est un peu embarrassé par cette période de sa carrière. Le groupe a vécu pour encore deux autres albums, mais il était évident que Carrack n'était pas réellement à l'aise dans ce genre de musique (son groupe suivant s'appelera Ace que beaucoup connaissent à travers leur tube "How Long"). En cherchant bien, le Jazz Rock Progressif ne semble pas vraiment sa tasse de thé, c'est pourquoi tous ses groupes suivants ont été orientés Pop.
Mais ce n'est pas comme Genesis avec lesquels Carrack aura un lien par Mike & the Mechanics, mais plus comme Web / Samurai, ou peut-être The Greatest Show on Earth, ou un peu If.

Fréquemment, ce groupe a été décrit comme une rencontre entre Chicago et Caravan, mais ils n'étaient pas vraiment un groupe de Rock comme Chicago, Blood, Sweat & Tears, et ses homologues Britanniques comme The Greatest Show on Earth ou If, mais musicalement, ils pouvaient aussi rappeler ces groupes.

Warm Dust n'ayant signé que sur un petit label, Trend, en l'occurence, cela signifie que ce label n'a probablement pas eu les moyens de promouvoir le groupe correctement (même les groupes Britanniques avec cuivres peu connus comme If ou The Greatest Show on Earth avaient l'avantage d'être sur des labels majeurs comme Island et Harvest).

L'album est hautement recommandé pour ceux qui aiment les groupes Britanniques de jazz prog emmenés par des cuivres!

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Message par alcat01 » jeu. 22 sept. 2022 19:53

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Premier album d'East of Eden, "Mercator Projected" est paru en 1968.
Cette curieuse production met en lumière un style influencé d'un doux tranchant oriental plutôt que les qualités d'improvisation plus crues de leur prestation sur scène. Il est également considéré comme leur meilleur opus. Cet album a été initialement publié sur Deram Records.
Le groupe était alors composé de Dave Arbus, de Ron Caines, de Geoff Richardson, de Steve York et de Dave Lafont. Leur son est un mélange de Jazz-fusion avec de nombreuses influences orientales.
Le multi-instrumentiste, mais surtout violoniste Dave Arbus (très influencé par Jean-Luc Ponty au demeurant) est un bon compositeur. Il avait appris à jouer du violon, mais il ne l'avait jamais fait avant d'avoir vu Jean-Luc Ponty jouer sur scène à Paris et il s'est alors rendu compte des possibilités de l'instrument une fois amplifié.

L'album varie d'un morceau de Hard Rock comme "Northern Hemisphere" à des morceaux avec une atmosphère vaguement sombre comme "Bathers", "Waterways", et "Moth".

Bien que peut-être un peu trop répétitif, "Northern Hemisphere" s’appuie sur une rythmique solide que comprend la guitare avec des sonorités très lourdes. Là-dessus vient se greffer quelques courtes interventions du violon et de la flûte à l'avant plan. Le chant donne un cachet Pop indéniable à ce morceau au style vaguement Progressif.
Toujours très répétitif, "Isadora" pénètre dans le Psychédélisme Américain, entre le Quicksilver Messenger Service, dominé par Dino Valenti et Love. Les flûtes jouent un rôle important. La rythmique sonne même à l’occasion un peu Reggae. Le chant reste profondément décevant.
Dans le même registre Psychédélique, "Waterways" apparaît plus consistant. Violon, sonorités indiennes, bruits étranges, rythme lent, atmosphères aériennes et chant voilé semblent produits sous acide.
"Centaur Woman" accumule les bonnes sensations. Il évolue dans la lignée du Graham Bond Organization, fusionnant Jazz, Blues et Rhythm & Blues, et du Jethro Tull des débuts, avec Mick Abrahams. Harmonica, basse, flûte, chant, saxophones, … se succèdent ou se chevauchent avec art. Le bassiste, très fringuant depuis le début, rappelle beaucoup Jack Bruce, tant par sa présence que par son jeu flamboyant. Il s’aventure dans un long et somptueux solo de basse. Ses interventions à l’harmonica, parfois en réponse au saxophone ou à la flûte, sont aussi remarquables. Le saxophoniste est lui aussi déchaîné. Le chanteur évolue maintenant dans une direction plus intéressante, plus Blues, digne de Peter Green.
Le sublime "Bathers" se situe quelque part entre Progressif et Psychédélisme, entre Pink Floyd et King Crimson. Le violon donne le ton avec légèreté et le chant est traînant.
"Communion", plus sautillant, montre la flûte et le violon évoluant en parallèle. Dommage que la composition ne soit pas un peu plus cossue.
"Moth" poursuit avec bonheur dans la même voie de "Bathers".
Le tempo s’accélère avec "In the Stable of the Sphinx". La guitare et le violon se partagent la vedette dans des genres bien différents. Le guitariste se met pour la première fois vraiment en valeur, flirtant avec le Psychédélisme Américain à la mode chez le Quicksilver Messenger Service et, plus spécifiquement, chez son guitariste Gary Duncan. Le violoniste semble plutôt rencontrer Curved Air et son violoniste Darryl Way. Le mélange se consomme sans indigestion. Le saxophoniste met également sa petite touche. La section rythmique reste pointue.

L'album entier est une combinaison fascinante de Psyché, des influences Moyen-Orientales, des origines du Prog Rock, et du Jazz Rock. D'étranges effets électroniques sont inclus de temps en temps, une utilisation tout aussi étrange du phasing (élimination progressive), mais pas comme le "I Am The Walrus" des Beatles, et certaines jams qui sonnent comme ils le feraient sur un album de Soft Machine.

En dépit de qualités certaines, l’écoute de "Mercator Projected" ne convainc pourtant pas complètement car l’ensemble ne paraît pas réellement totalement abouti. Les moments forts alternent avec de plus faibles, même si la bonne qualité générale s’affirme au fil des compositions.

La force du groupe réside dans sa capacité à utiliser de nombreux instruments, ce qui amène une belle diversité dans les sonorités et dans les atmosphères. Quant aux instrumentistes, ils ne manquent pas de talents, mais paraissent rencontrer parfois quelques difficultés à aller au bout de leur propos.

Heureusement, il y a un excellent duo basse et batterie pour tenir le tempo...

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 08:21

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Vain est un groupe de Heavy Metal Américain originaire de San Francisco, en Californie, formé en 1986 par Davy Vain qui avait commencé sa carrière comme producteur de disques, produisant le premier album de Death Angel "The Ultra-Violence", avant d'enregistrer une demo avec le guitariste de Metallica,Kirk Hammett en 1986.
Après l'enregistrement, Vain avait décide de monter un groupe, dans la baie de San Francisco, sous son propre nom, en ajoutant le bassiste Ashley Mitchell, le batteur Tom Rickard et les guitaristes Jamie Scott et Danny West au line up, lui-même assurant le chant.
De 1986 à 1987, le groupe joua à San Francisco, avant de jouer régulièrement à Los Angeles, où ils avaient également ouvert pour Guns N'Roses avant leur succès.

Vain signe avec Island Records en 1988, avant de sortir son premier album produit par Paul Northfield l'année suivante, intitulé "No Respect".
Frontman inné, Davy Vain et son combo ont enregistré l’un des plus fantastiques chef d’œuvre de cette fin de décennie décidément très métallique. "No Respect "se trouve en effet à mille lieux des productions thrash qui ont fait la renommée de la fameuse Bay Area à l"époque!

C"est l’un des plus meilleurs albums de Glam Metal de tous les temps! La rugueuse section rythmique impeccablement soutenue par la guitare de Danny West contraste fortement avec les furieux chorus tout en finesse du stupéfiant maître de la Wah-wah, James Scott.
Quasiment enregistrées d’un seul jet, les douze compositions que contient l’album sont d’offices taillées pour être jouées en live.
Ce premier album savoureux mélange du Heavy Metal atmosphérique, des refrains entêtant, du Hard Rock énergique, et surtout "Ready" dont l’introduction dépote un maximum, culminera au numéro 154 dans le Billboard 200.
Avec Vain, tout est toujours dans l’introduction qui est l’essence même du Rock N’Roll!

Succès underground, cet album demeure pourtant un incontournable album de Hard rock des années 80, collector prisé par les collectionneurs…

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 08:25

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Originaire de Poughkeepsie, dans l'état de New York, Bull Angus fut un groupe éphémère de Hard Rock avec inspirations bluesy psychédéliques et quelques penchants importants vers le Prog.
Avec quatre membres sur les six qui sont des descendants Italiens, le line-up est composé du batteur Geno Charles, des guitaristes Larry LaFalce et Dino Paolillo, du claviériste Ron Piccolo, du chanteur Frankie Previte (il joue aussi de la flûte à bec et des percussions), et du bassiste Lenny Venditti.
Le groupe a souvent été comparé à une version Américaine de Uriah Heep ou peut-être encore une version moins oppressive de Deep Purple.
Connu principalement par les fanatiques du vinyle de la fin des années 60 / début des années 70, Bull Angus fut formé par le duo de guitaristes LaFalce et Paolillo.
Ce tandem redoutable, qui avait autrefois joué avec le groupe de New York, The Pyramid, fut par la suite rejoint par des musiciens venant, pour deux d'entre eux, de divers groupes de la fin des années 1960 de Hudson Valley, état de New York: Frankie Previte était l'ancien chanteur de The Oxford Watchband et Ron Piccolo, l'ancien claviériste de The Revells.

Une fois le groupe réuni, le combo loua une ferme comme site de répétition à Rhinebeck, New York. Or, cette ferme est entourée et à proximité de fermes d'élevage de taureaux de race Angus...
Ils décidèrent alors, tout naturellement, de s'appeler Bull Angus.
Après quelques répétitions, ils firent plusieurs dates dans les clubs et de vastes tournées locales qui finissent par attirer l'attention de Mercury Records qui leur font signer un contrat d'enregistrement...

Cela entraîne l'enregistrement d'un premier album savamment intitulé "Bull Angus" qui sortira en 1971. Pour ce faire, Ils entrent au Ultrasonic Recording Studio, à Hempstead, New York, pour faire leurs premiers pas...
Produit par Vinny Testa, l'album présente un premier set de Hard Rock assez original, mais avec quelques influences évidentes comme Atomic Rooster, Uriah Heep, Deep Purple ou même Lynyrd Skynyrd.
A noter que la pochette est une œuvre en gatefold signée Dan Clyne.

Album de bon Heavy Hard Rock du début des années soixante dix très solide avec de magnifiques duos de guitares et beaucoup d'excellents travaux aux claviers, il n'en faut pas plus pour produire un son très dense.
Huit pistes, quatre par face, pas plus de 7,5 minutes par morceau, mais un assez large spectre sonore, où le duo de guitare domine mais pas outrageusement, laissant beaucoup d'espace pour tout le monde à jouer plus ou moins librement, sans affecter l'étanchéité des chansons du groupe.
Le songwriting largement écrit par l'équipe de Previte, LaFalce, et Paolillo, n'est peut-être pas superbe ni particulièrement original ou révolutionnaire, mais les airs sont bien écrits et c'est très agréables à écouter pour toute personne qui aime le heavy prog emmené par le hammond et la guitare.
Les chansons basées sur un solide Heavy Blues sont uniformément fortes et agréablement entraînantes, inspirées et sans excès...

Comme dit précédemment, ce n'est pas un enregistrement très original car leur matériel a souvent été comparé à des poids lourds comme Uriah Heep et Atomic Rooster ainsi même que Grand Funk Railroad, mais la dextérité du groupe et leur expérience montrent qu'ils pouvaient parfois laisser derrière eux le Hard Rock et tremper dans un style Folk proche du King Crimson du début car les arrangements musicaux sont d'excellente facture...

Les deux guitaristes, mariant Blackmore et DuCann, se renvoient la balle à coup de riffs et de solos vertigineux. Les notes de la pochette contiennent l'information utile: "notes stéréo: la guitare de Larry est sur la gauche, Dino est sur la droite". La section rythmique est très rigoureuse: Le batteur omniprésent, technique et souple, bat la mesure d'une manière efficace et entraînante et les lignes de basse assurent au fur et à mesure que les morceaux s'enchaînent. L'orgue Hammond de Piccolo, sonnant comme Vincent Crane ou Jon Lord, mène sa folle cavalcade à travers les méandres de l'harmonie du groupe avec un doigté proche des meilleurs. Par-dessus tout cela, une voix mélodique accompagnée de choeurs placés finement permettent à Bull Angus d'atteindre un pur moment de bonheur musical.
En effet, Previte a la voix parfaite pour le genre; capable de déplacer sans effort des grondements métalliques vers un registre plus haut en un instant.
Et il y a de bonnes harmonies vocales même dans les choeurs, et le chanteur très dynamique rappelle parfois Ian Gillan, David Byron ou même Chris Farlowe.

L'orgue Hammond et le tandem de guitares sont présents dans toute l'album, livré d'une manière très énergique, avec une bonne interaction, des riffs et des solos croquants. L'attaque de guitare donne parfois une saveur plus Black Sabbath, Led Zeppelin ou Deep Purple mais parfois ils jètent quelques saveurs Southern Rock style Lynyrd Skynyrd; tout à fait un savoureux mélange.
A noter aussi que la façon de placer les chœurs et les harmonies vocales est très typée début 70’s.
Il y a même certains passages qui correspondent vraiment à des thèmes où le chanteur joue de la flûte, mais celle-ci n'intervient pas systématiquement dans tous les morceaux et ne prend pas les proportions extravagantes de Jethro Tull, mais quand elle joue, c'est un vrai délice, apportant un vrai plus au régime sonore global.

Bull Angus joue donc un Rock énergique quelque part entre Deep Purple, Uriah Heep et AtomicRooster (ère Farlowe), et le fait qu'ils soient six leur permet plus de liberté instrumentale. Les chansons sont aussi complexes et suffisamment dynamique dans les mêmes conditions que, par exemple, Uriah Heep, pour être apprécié à leurs juste valeur
Et pourtant, malgré tout cela, le groupe n'est jamais devenu un groupe reconnu ou un groupe culte et il est resté sous-estimé jusqu'à ce jour.

"Bull Angus" est un LP solide et musical à jouer très fort, fortement varié et bien produit!
Bon jeu, chant et production.
Le tandem de guitaristes est très efficace! il semble avoir beaucoup de punch!

L'album ouvre avec "Run Don't Stop", un brillant Rock flamboyant bien arrangé avec beaucoup de solos dynamiques plaisants joués par les deux guitares, une bonne section rythmique, une mélodie tueuse et la voix étonnante de Previte.
Grand sujet pour la suite; une maman avec des tendances lesbiennes. Avec l'orgue omniprésent de Piccolo, et le chant hargneux de Previte, "Mother's Favorite Lover (Margaret)" révèle un immense talent.
Cela rappelle Deep Purple, mais le solo de flûte jazzy de Previte sur le passage du travail de l'orgue Hammond n'est pas un trait Purpleien. Derrière tout ça, beaucoup de psychédélisme et un peu de Hard Rock.
Le sujet de "Uncle Duggie's Fun Bus Ride" reste un mystère, mais cette chanson arbore une mélodie accrocheuse, un peu de lead guitare tueuse, et il présente des superbes harmonies vocales tueuses.
En contraste marqué avec le reste de l'album, "A Time Like Ours", une sorte d'imitation de la chanson de Deep Purple "Lazy", montre le groupe poursuivant dans une direction progressive distinctive. Propulsé par la paire de duettistes de lead guitares astucieux, il n'a rien à voir avec le prog pompeux style Emerson, Lake and Palmer, mais il faut le voir plutôt comme une simple curiosité de l'album. La chanson est aussi intéressante pour mettre en valeur de façon inattendue les superbes harmonies vocales du groupe.
"Miss Casey" est un excellent morceau de plus de sept minutes où le chanteur est un vrai lion qui sort ses griffes. Le groupe réussit à concocter tous les éléments qui sont maintenant associés à une chanson Hard Rock, les vocaux hurlés, terre-à-terre, avec des paroles hyper sexistes, un orgue plaintif, des lead guitares jumelles flamboyantes, une basse lourde, et de multiples changements de tempos.
Ecrit par LaFalce, "Pot of Gold" est leur morceau le plus grand public et commercial de l'album. Avec une mélodie forte, un grand motif de lead guitare, et quelques merveilleuses harmonies vocales, celui-ci aurait tout à fait pu faire un hit FM.
Venant comme une surprise totalement inattendue, la ballade acoustique "Cy" présente le côté 'sensibles' du groupe. Belle chanson avec guitares acoustiques fantastiques et il a même inclus un peu de scat...
Pour finir, "No Cream for the Maid" montre le groupe se défaussant de leurs mouvements métalliques standard pour intégrer quelques mouvements progressistes. Ces excellents musiciens sont assez talentueux pour en faire l'un des meilleurs morceaux de l'album.

Alors que "Bull Angus" n'a pas marché commercialement, il a recueilli des critiques généralement favorables conduisant Mercury à financer un deuxième album.
En résumé, fans de Hard des années 70, cet album est fait pour vous!

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 09:53

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Pour son premier album sorti en 1969, Egg est composé de Dave Stewart, claviériste (à ne pas confondre avec le Dave Stewart guitariste du groupe plus récent, Eurythmics), Mont Campbell à la basse et au chant, et Clive Brooks à la batterie.

Le morceau le plus Rock Progressif de cet opus n'est autre qu'une adaptation de la "Fugue in D minor" de Bach. Il est exécuté magnifiquement par le claviériste dont le jeu est le point principal de l'album en général. C'est un parfait exemple de la formation classique de Stewart.
Les interprétations de morceaux classiques n'étaient pas rares dans les années 1970 en général, mais "Fugue in D Minor" est un excellent exemple d'interprétation moderne qui, généralement, ne prend pas trop de liberté artistique avec l'original. La batterie décrit simplement le rythme sans aucune fioriture. Bien qu'incorporant des éléments modernes pour l'époque, la basse souligne également un rythme assez simple.
"They Laughed When I Sat Down at the Piano" commence par de longues pistes de piano qui font un peu penser au morceau "I Will Survive"de Gloria Gaynor.
Les morceaux "Bulb" et "Boilk" composent la partie 'Noise Rock' atonal de l'album.
C'est pour des morceaux comme "I Will Be Absorbed", "The Song of McGillicudie the Pusillanimous" et "Seven Is a Jolly Good Time" que Egg obtient l'appellation de 'scène de Canterbury':
Les étranges sujets lyriques combinés avec des transitions musicales inattendues se combinent pour créer la nature fantaisiste connue comme la scène de Canterbury. Par exemple, "Seven Is a Jolly Good Time" utilise les paroles pour anticiper les changements rythmiques à venir.
Cependant, en général, ils sont dans des signatures temporelles étranges. Ainsi, "I Will Be Absorbed" commence en 9/4 avec une section de transition en 7/4 groupée en phrases deux bar. "The Song of McGillicudie the Pusillanous" est principalement en 5/8 alors que "Seven Is a Jolly Good Time" commence en 4/4, progresse à 5/4 avec le refrain arrivant en 7/4. Plus loin dans le morceau, il y a aussi un passage en 11/4.
Une bonne partie de l'album compose la "Symphony n° 2" faisant bon usage des thèmes classiques à partir de matériels tels que "Peer Gynt" d'Edvard Grieg (spécifiquement "In the Hall of the Mountain King").
En fait, "the Third Movement" n'a pas été initialement inclus en raison de problèmes de droit d'auteur avec la succession Stravinsky.

Dans l'ensemble, cet album a beaucoup de différentes tendances à travers le Rock Progressif, et la scène de Canterbury peut être utile dans l'explication de l'album...

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 10:58

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"Space Hymns" de Kimberley Barrington Frost alias Ramases a été publié sur le label Vertigo en 1971 et c'est un album qui sonne plutôt étrangement pour ce label puisqu'il ne possède aucun des traits musicaux normaux habituellement caractéristiques de Vertigo.
Musicalement parlant, il sonne follement comme ayant une forte sensation de communauté hippy, très différente des groupes de Jazz ou de Heavy / Hard rock qui ont marqué ce label.

L'album a créé une certaine quantité de battage médiatique dans certains cercles de Rock, en particulier avec ceux qui étaient fans du style de Rock Progressif plus Psychédélique.
Les principaux domaines de popularité étaient l'Angleterre et l'Allemagne où il y avait toujours une certaine affinité pour les groupes de Rock qui ont essayé de fusionner leur musique avec certains cultes, en particulier les religions du Moyen-Orient (un exemple classique sera le groupe Quintessence).

Notes de l'album qui pourraient être considérées comme une synthèse de la croyance de Ramases:
...L'album est dédié aux peuples de la terre qui sont inhabituels parce qu'ils ont commencé à s'arrêter, à regarder en arrière, et à se demander d'où ils sont venus et pourquoi, et où ils vont?
La terre est une chose vivante comme nous tous et elle a une âme comme nous.
Vous regardez le ciel à travers un télescope. Inverser le télescope et vous avez un microscope à travers lequel (si assez puissant), vous verrez presque la même vue. (Les électrons en orbite autour de leurs étoiles.) "Dans la maison de mes pères, il y a beaucoup de manoirs". (La Bible)
Nous existons très probablement sur une molécule dans le matériel de, peut-être, une chose vivante de taille supérieure.
La forme des vaisseaux fusée d'une église remonte probablement à la visite de Moïse pour parler à Dieu sur la montagne et ce qu'il a vu là-bas...

Toutes les chansons ont été composées par Ramases à l'exception de "And The Whole World" et "You're The Only One", composé par sa femme Sel, et "Jesus Come Back", composé par Ramses et Sel.
Cet opus est surtout particulièrement intéressant pour ceux qui sont également des fans du groupe 10CC, car cet album a été enregistré avec quatre membres de ce groupe, avant que celui-ci ne soit formé.

La chanson d'ouverture, "Life Child", est peut-être la meilleure de l'album et elle induit l'auditeur à penser que l'album entier sera basé sur ces lignes. Le son a une teinte psychédélique bien définie avec le groupe au complet impliqué dans la chanson qui possède un bon jeu de guitare accompagné d'une bande acoustique.
"Oh Mister" est un contraste net avec le stimulant musicalement "Life Child". Cependant, c'est aussi le support musical principal que Ramases semble vouloir utiliser pour pouvoir transmettre son message. Avec une belle toile de fond de percussion, la piste comporte un chant répétitif utilisant les mêmes mots encore et encore, de la même manière que les religions du Moyen-Orient et de l'Asie utilisent des chants tantriques.
"And The Whole World" est la première des deux chansons écrites par Sel et la piste commence en sonnant presque comme un chant de Joan Baez. Le soutien orchestral est totalement acoustique et c'est une chose que l'on pourrait s'attendre à entendre dans l'une des nombreuses communautés Hippy tellement populaires dans les années soixante.
"Quaser One", le single qui fut tiré de cet album, est également une affaire détendue avec une introduction de synthétiseurs donnant cette légère touche psychédélique à la piste.
La chanson suivante, "You're The Only One", clôture la première face: C'est le cas classique d'une personne à qui on a lavé le cerveau. La ligne "You're The Only One Joe, The Only One" est répétée à l'infini façon arpège avec une progression de la piste en mouvement le long d'une partition Blues. La répétitivité obsessionnelle devient quasiment ennuyeuse, mais en même temps, elle reste accrocheuse et finit par s'insinuer et vous trotter dans la tête!
Il a été suggéré que le repère de cette piste a été tiré du film "Midnight Cowboy" avec Dustin Hoffman et John Voight (qui jouait le rôle de Joe). Dans une scène particulière, Joe fait un rêve dans lequel sa copine apparaît et répète encore et encore la même ligne "You're The Only One Joe, The Only One", qui est la ligne que Sel répète encore et encore!
La face deux s'ouvre avec "Earth People", où les chants continuent avec des alternances de Ramases demandant 'What Can I Speak To The Earth People and What Can I Say To the Earth People' (que puis-je parler aux gens de la terre et qu'est-ce que je peux dire aux gens de la terre).
Pour le moins, "Molecular Delusions", montre une certaine quantité de diversion musicale avec les voix ressemblant à un muezzin faisant son appel à la prière pendant que les choeurs conservent les chants. Dans cette piste, Ramases pose d'autres questions sur son origine et sur l'endroit où il est sur le point d'aller. C'est sur cette chanson que le fameux Martin Raphael qui a longtemps été confondu avec Ramases joue du sitar qui occupe une place importante sur cette piste.
"Balloon" est un moment rare où l'ensemble du groupe est impliqué avec la génération d'une certaine quantité de rythme. Cependant, encore une fois, il y a peu de matériel innovant ici avec la piste qui rappelle la scène hippy des années soixante.
Le morceau court "Dying Swan Year" est chanté par Sel pratiquement acappella.
"Jesus Come Back" est une piste acoustique des années soixante qui pourrait facilement s'accorder sur un de ces albums de 'Born Again Christian' car il y a une inclusion religieuse évidente qui pourrait irriter certains auditeurs.
"Journey To The Inside" est probablement la piste musicale la plus aventureuse avec Ramases chantant "What Are You Gonna Do With Me" sur un drone d'effets sonores qui semblent être une boucle de la bande jouée en arrière. Au fur et à mesure que la musique se meure, l'album se termine avec Ramases parlant de sa croyance en la théorie selon laquelle l'univers n'est qu'un nombre d'atomes qui forment un corps plus vaste. Alors même qu'il parle, il est brusquement coupé, un peu comme le monde musical le fait à sa musique...

Comme le titre l'indique, cet album est extrêmement spacieux et influencé par les années soixante.
D'un point de vue purement musical, il n'y a absolument aucun matériel révolutionnaire, mais d'autre part, ce n'est qu'un autre musicien occidental essayant d'intégrer les sons de l'Est dans le monde du Rock et ce n'est pas si mal!.

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 12:53

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Bram Stoker est un groupe de Prog Rock formé à l'Eté 1969 par l'organiste Tony Hammond Bronsdon, le guitariste Pete Ballam et le batteur Rob Haines qui, comme membres fondateurs de Bram Stoker, ont recruté le bassiste Jon Bavin. Chacun étaient installé dans une ville de la côte sud appelée Bournemouth, en Angleterre.

Ce groupe, originaire de Poole, dans le Dorset, était connu à l'origine sous le nom de Renaissance Fare dans les années soixante au moment où beaucoup de groupes locaux se mettaient en place, the Trackmarks (futurs Uriah Heep), The League of Gentlemen, (futurs King Crimson), et bien d'autres...
Pete Ballam et Rob Haines avaient déjà eu l'occasion de travailler ensemble dans leur propre groupe local pendant environ deux années.

Bram Stoker étant créé et ayant déjà formé un lien serré pendant les séances entre ses membres, l'orgue Hammond de Tony Bronsdon a trouvé une âme soeur jeune, enthousiaste et inspirée par la tendance progressiste de l'époque.

Le bassiste Jon Bavin avait travaillé auparavant comme ingénieur du son sur des projets avec les renommés Dave Stewart de Eurythmics, Kiki Dee, Bob Dylan, Mick Jagger, Darryl Hall, Rita Coolidge, Sam Moore (de Sam & Dave) et il apportait non seulement sa voix unique et son excellent jeu de basse, mais aussi ses qualités de compositeur et sa capacité de composer un matériel original, qui se félicité des talents de compositeurs et de composition des autres membres du groupe classique emmené par l'orgue Hammond de Tony Bronsdon, et la guitare de Peter Ballam.

En composant son propre matériel et en expérimentant de nouveaux styles musicaux, Bram Soker prend le choix de sa propre direction musicale, bien que le groupe soit influencé quelque peu par l'image gothique, sa musique varie, et, inévitablement, Bram Soker acquiert le label "Progressive Classical Rock / Gothic Rock" qui le caractèrise.

Avant de partir en tournée, la formation répéte tout au long de cet Eté-là dans un night club inutilisé à Poole. Ce devait être le début d'un emploi du temps chargé. L'un des premiers concerts fut en tant que groupe d'ouverture des Who à Bournemouth Pavillon.
Roger Daltrey, le chanteur des Who, vivement intéressé, demande des précisions sur le groupe et les invite à enregistrer un album de demos à son domicile, dans le Berkshire.
Quelques mois plus tard, Bram Stoker signe avec un label indépendant possédé par le manager des Rolling Stones, Tony Calder.

De ce vaste circuit de clubs, de collèges, d'universités et de festivals (prévu au sommaire de l''Isle of Wight Festival' en 1970 avec Jimi Hendrix et autres) et à travers tout le Royaume-Uni, le groupe développe son club de fans en tant qu'artistes culte qu'ils sont devenus et sont d'ailleurs toujours aujourd'hui. La formation joue beaucoup de concerts en Angleterre et en Europe, incluant un passage au Marquee club de Londres où ils ouvrent pour Queen.

Bien que Bram Stoker ait été largement influencé par l'image gothique, sa musique a beaucoup varié. Petit à petit, et inévitablement, le groupe a acquis l'étiquette "Progressive Classical Rock", mais il s'est efforcé de réussir dans la création de sa propre identité. La formation classique de Tony Bronsdon est complétée par une formidable technique, le son de son orgue Hammond est majestueux, mordant et même obsédant, pour ne pas dire hypnotisant.
La remuante capacité de Bronsdon à intégrer son interprétation classique dans ses compositions musicales et conjointement avec Pete Ballam et Jon Bavin, avec les rythmes entraînants du batteur Rob Haines, aboutit à un large éventail de performances uniques des chansons et des instrumentaux.

Le guitariste Pete Ballam encourage une approche originale et ses pitreries sur scène sont spontanées et réellement imprévisibles, son légendaire "Doppler" a dû être vu, et entendu, pour le croire.

Le batteur Rob Haines et le bassiste Jon Bavin embrassent aussi des idées fraîches, fournissant une approche individuelle et créative de leur rôle dans la section rythmique.
Si les thèmes mélodiques de la voix éthéré de Jon sont partie intégrante du groupe, ses lignes de basse musicales et adroites insufflent la vie et l'homogénéité à travers chaque arrangement.
Haines applique ses propres idées au style symphonique de Bram Stoker, son jeu de cymbale inimitable soulignant l'ambiance de la chanson "Poltergeist".
Bram Stoker a connu une merveilleuse période d'intérêt de la part de l'industrie musicale au cours de la période de 1969 jusqu'en 1972, et ceci se révèle dans le sillage de l'album "Heavy Rock Spectacular" et son disque original en vinyle sorti sur le label Windmill Records en 1972.
C'est l'un de ces enregistrements rares de Rock Progressif qui reste peu connu, malgré des qualités musicales plus qu'évidentes. Cet album est une véritable fête, ou même un hymne à l'orgue Hammond, pour ainsi dire, un peu comme l'enfant incestueux qui serait né d'une union entre Deep Purple, Emerson, Lake And Palmer, Black Widow, et Atomic Rooster.

Les huit compositions mélodiques et dynamiques sont trempées à l'orgue Hammond, la guitare électrique est souvent déformée par l'utilisation de la Fuzz, délivrant des solos de feu. On y trouve un grand mélange de Prog teinté de Hard Rock, comme sur le premier morceau complètement déchaîné intitulé "Born to Be Free", le Doomy et atmosphérique "Blitz", proche du son des Nice d'Emerson, le rageur "Idiot" (qui sonne étonnamment comme le vestige d'un album classique de Van Der Graaf Generator), plus un orgue Hammond alimenté à la testostérone comme sur les instrumentaux "Ants" et "Fast Decay".

Bram Stoker sonne un peu comme Atomic Rooster ou Emerson, Lake and Palmer, mais aussi souvent comme Beggar's Opera, principalement en raison de l'orgue classique (par exemple "Toccata In D-Fuga" de Bach sur "Fast Decay").

Pour les amateurs de 'terrifiant' Hard Rock Gothique, il faut écouter le morceau d'environ huit minutes intitulé "Fingals Cave", un autre instrumental emmené par l'orgue qui comprend également un peu de lead guitare déchirante.

Le groupe est, en fait, très proche du territoire d'Atomic Rooster ou même du groupe d'Arthur Brown sur "Extensive Corrosion", et "Poltergeist" est juste carrément sinistre, avec quelques voix sinistres et l'obsédante texture sonore de l'orgue Hammond.

Cet album rare de Rock Progressif est maintenant un article de 'collection mineure', et il est tout simplement surprenant que ce groupe n'ait jamais été happé par un grand label.

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 14:27

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Ampage est un groupe Américain de Hard Rock installé en Californie créé au milieu des années 1980 et toujours présent à l'heure actuelle. Il est composé de Loren Molinare: Guitare, de Tom Mullaney: Claviers, de Mike Kroeger: Batterie, de Jason Carroll: Guitare et de Mark Mason: Chant, basse.
La figure marquante en est Mark Mason: fondateur du groupe, il est également un compositeur prolifique pour la télévision, des films majeurs tels que "I'm Dangerous Tonight" in 1990, "Bikini Summer II" en 1992 ainsi que le Film NBC de la semaine de Robin Cook "Mortal Fear" en 1994. En 1999, Mason et Rick Allen, le batteur de Def Leppard ont écrit et enregistré la chanson thème pour le film de Disney "Brink". Il est également reconnu pour son travail en collaboration avec d'autres personnalités musicales comme Tommy Shaw de Styx, et l'auteur-compositeur Wes Arkin de Guns & Roses pour n'en nommer que quelques-uns.
Michael Kroeger, autre membre fondateur, apporte son expérience rythmique hors du commun.
Comme la plupart des groupes existants sur plusieurs décennies, Ampage a subi au fil des ans plusieurs changements de line up, mais le groupe est pourtant resté fort et solide.
A noter que Jeff Conaway a été le producteur de toutes les vidéos MTV pour Ampage dans les années 1990.

Avec un nouveau groupe de musiciens, dont l'ancien guitariste de Little Caesar, Lourenço Molinare, Mason a réussi à accrocher le célèbre producteur Duane Baron dans un effort pour se réinventer. Ce qu'il a su faire, créant un Hard Rock glammy puisant ses racines Rock dans le Blues.
Doux l'instant d'avant, et pur Rock après, l'album "Iron Horse", paru en 1997, glisse gracieusement d'un son à un autre, parfois au sein même d'une seule chanson comme dans "Downtown Play Ground".

"Bullet To Gatwick" et "Beast Inside", jouées de façon the W.A.S.P. sont les chansons qui ont le plus en commun avec le passé. Mais dans l'ensemble cela sonne comme l'album d'un musicien qui a simplement senti le besoin d'expérimenter, refusant d'être catalogué dans un seul genre. La performance vocale sur "Bamboozaler" est assez impressionnante, et l'exceptionnel "Mona Lisa" foule le territoire de Dogs D'amour.
Cerises sur le gâteau, le mid-tempo "Heaven" (co-écrit par Tommy Shaw) et une apparition de Earl Slick sur une grande reprise de "Gimme Some Truth" de John Lennon...

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 16:18

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En 1969, Ashley "Tyger" Hutchings avait rencontré à Londres le duo Tim Hart et Maddy Prior.
Gay (née Gabriel Corcoran) et Terry Woods (deux anciens musiciens de Sweeny's Men) étant à la recherche de musiciens pour créer un nouveau groupe et, comme Ashley avait eu l'idée de rejoindre Sweeny's Men, il leur suggéra les deux personnes qu'il avait rencontré au '1969 Keele Folk Festival', c'est à dire Tim Hart et Maddy Prior.
Ces cinq musiciens réunis donnent donc naissance à Steeleye Span.

Au cours de sa longue histoire, Steeleye Span, composé de cinq musiciens et chanteurs connait de nombreux changements d'interprètes, mais cette formation saura toujours maintenir un style unique, dont le succès doit beaucoup à la merveilleuse voix de leur chanteuse Maddy Prior, l'une des plus musicales de la scène Rock Anglaise des années 1970.
Les albums de Steeleye Span comportent le plus souvent des chants traditionnels Anglais, ainsi qu'une ou deux danses, gigue ou scottish.
Par la suite, des compositions originales de musiciens du groupes s'y ajoutent en nombre croissant, mais sans jamais exclure un air du folklore Anglais ou Celtique.

Le groupe original composé de Maddy Prior: chant, banjo 5 cordes, de Tim Hart: chant, guitare électrique, dulcimer électrique , violon , banjo 5 cordes, harmonium, de Ashley Hutchings: basse, de Terry Woods: chant, guitare électrique, concertina , mandole , banjo 5 cordes, mandoline et de Gay Woods: chant, accordéon, autoharpe , bodhran, commence les répétitions à la fin de l'année 1969 et en Mars 1970, ils enregistrent leur premier album, "Hark! The Village Wait".
Ce premier album est publié au cours de l'année 1970.
Le titre de l'album ne fait pas référence à l'acte d'attendre, mais à ce que l'on appelle en Grande Bretagne un "Wait".
Les Waits furent, en effet, un petit corps d'instrumentistes à vent employés par une ville à la charge du public à l'époque des Tudor jusqu'au début du 19e siècle.
Un village, cependant, serait probablement trop petit pour employer une telle troupe, de sorte que le "wait" dont il est question ici était plus probablement les "Waits de Noël" ("Christmas Waits", tel que mentionné dans les romans de Thomas Hardy).
Toujours est-il que c'est l'un des seuls albums studio de Steeleye Span à disposer de deux chanteuses (Maddy Prior et Gay Woods), l'autre étant, beaucoup plus tard, "Time" publié en 1996.
Dans l'ensemble, le son de l'album est essentiellement Folk Rock avec batterie et guitare basse ajoutées à certaines des chansons. Le banjo figure en bonne place sur plusieurs titres, dont "The Miner Blackleg", "Lowlands of Holland" et "One Night as I Lay on My Bed".
Au fil des ans, le groupe est revenu au matériel de cet album un certain nombre de fois:
Sur son deuxième album, "Please to See the King", ils ont, par exemple, offert une nouvelle version de "The Blacksmith". Sur "Back in Line", ils ont offert une nouvelle version live de "Blackleg Miner", et ils en ont aussi offert une troisième version sur "Present--The Very Best of Steeleye Span". Sur "Time" ils ont repris "Twa Corbies". et "Copshawholme Fair" avait été précédemment enregistré par Hart et Prior sur leur album "Folk Songs of Olde England Vol. 2" deux ans plus tôt.
Copshaw Holm, autrement connu sous le nom de Newcastleton, était le site d'un festival Folk depuis 1970. Maddy Prior vivait à proximité, juste sur la frontière dans le Cumbria, à "Stones Grange" depuis plusieurs années.

Parmi les chansons de l'album se trouve la chanson 'a capella' "A Calling-On Song" (le premier de beaucoup de morceaux a capella enregistré par le groupe), "Blackleg Miner", "Dark-Eyed Sailor", et "The Lowlands of Holland" qui utilisait des paroles variantes de la version la plus commune de cette chanson.
Cet album est l'unique album de la formation originale du groupe, car ils se sont séparés et reformés avec une composition légèrement modifiée immédiatement après sa sortie, sans n'avoir jamais joué en live.

En effet, les Woods quittèrent le groupe en raison de différents dans le groupe et ils furent remplacés tout d'abord par le vieil ami de Tim Hart le guitariste chanteur Martin Carthy.

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 18:43

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L'album de Grobschnitt, "Ballermann", sorti en 1974, mettait en vedette le claviériste de formation classique Mist (Volker Kahrs).
Publié sous forme d'un double-album, "Ballermann" réunissait l'humour et les chansons ridicules issus de leurs spectacles divertissant. Cet album préfigure le futur style Symphonic Prog du groupe (présenté, par exemple sur "Rockpommel's Land"), mais c'est également un disque de Hard Rock.

Les cinq premières chansons sont excellentes, avec quelques superbes travaux de guitares et un magnifique jeu de piano et de claviers.
Une grande partie de la musique rappelle Nektar, en ce qui concerne le jeu de claviers, mais il y a une présence importante de guitare, ce qui donne une grosse tonalité Hard Rock.

La première chanson, qui commence par un monologue incompréhensible, extrêmement bizarre de quelqu'un qui a un fort accent Allemand, avec un groupe d'ivrognes chantant à haute voix une mélodie qui finit par être le thème principal du morceau, prouve que le Rock Progressif n'a pas besoin d'être suffisamment sérieux pour être musicalement stimulant. Ceci définit essentiellement le ton de l'humour de Grobschnitt qui envahit le reste de cet album ainsi que leurs autres travaux.
Ce disque est très mélodique et, par moments, les solos de guitare sont totalement phénomènaux.

Le deuxième enregistrement contient la première version (originale?) publiée de la suite légendaire "Solar Music", une longue suite instrumentale délivré en deux parties, avec ses origines dans un morceau joué par The Crew, un groupe qui peut certainement être considéré comme l'un des prédécesseurs de Grobschnitt, à la fin des années 1960.
Grâce à la sensation d'improvisation et non structurée en elle, cette version est peut-être finalement bien meilleure que celle de l'album "Solar Music live" paru en 1978.
L'intense jam et les solos sur ce morceau couplé avec la première moitié de l'album plus chanté fait de "Ballermann" un album réussi.
"Solar Music" sera joué fréquemment tout au long de la carrière du groupe et il en sortira plus tard deux autres versions au cours de l'existence du groupe.

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Message par alcat01 » ven. 23 sept. 2022 20:03

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Hurdy Gurdy est né d'une scission du groupe Danois Peter Belli & the Boom Boom Brothers fin 1966 début 1967 qui avait fait un single pour Sonet Records.
Trois des principaux musiciens, le guitariste Claus Bohling, le batteur Jens Marqvad Otzen, et le bassiste Anglais Mac MacLeod, s'installent temporairement au Danemark, après la séparation de Peter Belli & the B.B. Brothers pour former un trio orienté vers le Hard Rock psychédélique.
Inspiré par Cream, mais avec une tendance plus psychédélique, ils se séparent de Peter Belli pour former le groupe appelé "Hurdy Gurdy" par MacLeod. Ils ont beaucoup de succès en Scandinavie et battent des records d'assistance pour leurs spectacles.

Le groupe déménage à Cornwall, en Angleterre au début de 1968, après que MacLeod soit expulsé du Danemark. Lors d'une tournée en Angleterre pour la première fois en 1967, ils rencontrent Donovan, qui avait écrit une chanson pour eux.
En fait, le 19 Décembre 1967, au Danemark, MacLeod avait écrit au manager de Donovan, Ashley Kozak, pour lui demander s'il pourrait aider le groupe de quelque manière que ce soit. Donovan avait alors spontanément écrit la chanson "The Hurdy Gurdy Man" pour eux, comme un cadeau pour MacLeod.

Car Donovan était un ami de longue date de Mac MacLeod avec qui Mac avait joué précédemment comme musicien d'accompagnement, et il voulut produire une version de ce morceau par ce groupe.
MacLeod était donc revenu au Royaume-Uni dans la toute nouvelle année qui commençait (1968) pour voir Donovan et quelques semaines plus tard, le reste du groupe suivit.

Après avoir entendu la bande de demo de Donovan, le groupe s'instala à l'extérieur de son Little Berkhamsted cottage et joua sa version de la chanson. Donovan n'aima pas la prise trop Heavy sur le morceau joué car il aurait voulu un arrangement acoustique beaucoup plus doux.
Peu de temps après, il sortira sa propre version de la chanson qui deviendra un Hit, dans sa version finale, et, quelle ne fut pas la stupeur au sein du groupe quand le trio s'aperçut que celle-ci avait un arrangement parfaitement similaire à la version de Hurdy Gurdy.
Toutefois, Donovan publia sa propre version de la chanson qui est devenue un Hit, et le groupe Hurdy Gurdy n'a jamais reçu quoi que ce soit en dédommagement pendant que MacLeod était dans le groupe.

Pendant ce temps-là, au Royaume-Uni, le groupe fait certains enregistrements produits par Chris White et Rod Argent de The Zombies.
A l'origine, la musique de Hurdy Gurdy était énormément fondée sur l'improvisation. A tel point que parfois, sur scène, les musiciens ne voulaient pas jouer leurs chansons, mais plutôt faire de longues improvisations, et les concerts pouvaient parfois durer quatre à six heures de champ, ...ou même, d'autres fois ne durer qu'un quart d'heure lorsque le groupe n'aimait pas le lieu où il jouait.

Il doit exister quelque part un endroit où des enregistrements de l'époque ont été stockés, mais les techniques d'enregistrement étaient souvent si mauvaises que la qualité n'est peut-être pas bonne, et certaines personnes ne veulent donc peut-être ne rien en faire.

Le disque initial intitulé simplement "Hurdy Gurdy" n'était, parait-il pas vraiment représentatif du groupe, car celui-ci avait été fait rapidement, suite à la demande pressante de leur manager. Il y avait cependant de très grandes chansons sur cet album, "Spaceman" est l'une d'elle.

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Message par Cooltrane » sam. 24 sept. 2022 08:54

Merci Alain :fleur2: , même si cela va bcp trop vite pour moi.

1- Pas mal de truc que je connais assez bien ou très bien et juste un peu moins d'entre eux que j'aie à casa - du coup, pas obligé de réécouter. c'est déjà cela. :hug:

2- D'autres trucs que j'ai investigué en réédition (CD) durant les 90's et 00's (merci la médiathèque), que je n'ai pas cherché à approfondir et une petite réécoute ici mon confirme que mon radar piffomètre fonctionnait bien à l'époque.

3- Merci aussi d'inclure des trucs 80's qui ne m'intéressent pas un seul instant (passé un quick échantillonnage de ton sample/lien YT), mais qui me permettent de ne pas perdre pied avec ta vitesse de croisière - qui approche de celle de la lumière :reconfort: :hehe:

3- d'autres qui me sont +/- indifférents ajd (Black Angus ou East Of Eden sur cette page), mais qui furent longtemps joués régulièrement durant es 90's , lors de leurs rééditions en CD.

4- Qqes trucs qui me font du bien de réécouter (style Bram Stocker, Murphy Blend ou Ramases sur cette page-ci), tellement j'ai trop peu de temps libres pour revisiter l’œuvre de mon propre re-chef. :kiss2:

5- De (trop) rares trucs d'époque (Hydra, sur cette page) que je ne connaissais pas du tout - qui auraient sans doute fait mon bonheur dans les 80/90's si découverts à l'époque, mais qui ne font frétiller ni la gauche, ni la droite 30 ans plus tard

6- Et pour finir de temps en temps, une pépite que je n'ai encore jamais déterrée (comme CJT sur cette page) et qui me donne foi qu'il y a encore des trucs à découvrir dans cette période bénie des dieux (venant d'un athée, c'est dire). :amen: :pompom:
De ces derniers, rien qui chamboulera mon existence et rien qui n'a chamboulé la musique, mais qui fait du bien à mes tympans.

Donc merci à toi. :piggy:

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Message par alcat01 » sam. 24 sept. 2022 09:19

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Beggar's Farm, composé de Alge Philps, à la basse, de Jason Rock, à la batterie et de Steve Escoville, à la guitare, est un obscur trio culte originaire de l'Ile de Wight. Dans sa phase psychédélique, ce groupe a sorti deux albums dont "The Depth Of A Dream" en 1984.

C'est un disque revivaliste plutôt intéressant des années 80. Il y a eu d'ailleurs quelques albums de ces années-là qui valent largement la peine d'être découverts par les fans des années 70, et celui-ci en fait indéniablement partie.
C'est du Psyché Britannique pur et dur, dans la veine Hendrix / Pink Fairies / Hawkwind / Edgar Broughton.

A l'origine, Beggars Farm s'était formé sur l'île de Wight, au sud de l'Angleterre, sous la forme d'un power trio et le groupe a sorti, entre autre, ce très rare LP privé.
Dans sa version rééditée en CD, il y a douze pistes courtes (trois bonus par rapport à la première presse), avec un fort ressenti des années 70, rarement trouvé dans les groupes de ces dernières décennies, clairement influencé par l'Acid / Psyché Rock et des touches de Hard et Prog.
On pourrait facilement le confondre avec certaines formations obscures datées de l'époque entre les années 68 à 72 si l'auditeur ne connaît pas sa date de sortie.
L'instrumentalisation est composée de guitare Heavy distordue, de guitare acoustique, de batterie, de basse pulsée et même de quelques rares passages d'orgue et de flûte, variant entre des moments trippants et bruts, toujours dans des compositions intrigantes et il y a très peu de chansons faibles.

Le groupe changera son nom en Sweet Tooth en 1986 et ils enregistreront deux autres albums intéressants: "Electric Magic", dans un style similaire à "The Depth of a Dream" (mais moins inspiré), et "In The Realm of Tomorrow's Dance", dans une direction Acid Folk.



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Message par alcat01 » sam. 24 sept. 2022 09:20

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Un second CD de the Electromagnets composé de matériel de studio de Décembre 1975, fera surface bien plus tard.
Enregistré à peu près en même temps que l'album éponyme, "Electromagnets II" voit le jour pour la première fois à la fin de cette année-là..
En tant que tel, il se présente comme un artefact historique à une époque expansive lorsque l'audace et la virtuosité du Jazz fusionnaient avec l'énergie à haute tension du Rock.
Les sonorités flamboyantes et immédiatement reconnaissables de Johnson fournissent les points forts de l'album, et l'interaction frénétique entre le guitariste et claviériste Stephen Barber, le bassiste Kyle Brock, et le batteur Bill Maddox est palpable.
Certainement inspirés par Weather Report, Return to Forever, et Jeff Beck, entre autres, Electromagnets était un groupe talentueux avec des musiciens puissants.
Frank Zappa en était fan, appelant le groupe local populaire "...un Mahavishnu avec un sens de l'humour...".

Disponible uniquement sur le site personnel de Johnson, "Electromagnets II" est un disque de Fusion très convaincant, avec un jeu de guitare encore plus agressif que le premier album et une aide supplémentaire dans les compositions d'Eric Johnson, telles que "Cannonball" et "Wake Up".
Les solos explosifs d'Eric exsudent toutes sortes d'influences de l'époque: Beck, Bolin, Hendrix, McLaughlin, le tout mélangé dans un ragoût chaud et fusionné.
Pour la fraîcheur de son jeu, il suffit d"écouter "Chickin' Pickin'". Il était alors étonnamment mature et féroce; pas trop mal pour un gamin de seulement 21 ans.

En fin de compte, on ne peut encore se demander ce qui se serait passé si the Electromagnets avaient été découverts à l'époque, s'ils avaient été signés sur un grand label spécialisé en Jazz Rock de l'époque comme Columbia / Epic ou Nemperor, et s'ils avaient sorti des albums de ce calibre, Johnson aurait certainement pu être compté parmi les meilleurs guitaristes de la génération.

Le groupe ne tournant et n'enregistrant qu'à l'échelle régionale, il ne parvient pas à attirer l'attention des majors nationales, et finit par se séparer en 1977.
Toutefois, notamment en raison de la qualité du jeu d'Eric Johnson, the Electromagnets ne passent pas complètement inaperçus, se créant un petit groupe de fans; des décennies plus tard leurs deux albums devenus culte connaissent finalement une diffusion importante en ressortant sous le format CD.

Après la disparition de the Electromagnets, Eric Johnson forme un trio, the Eric Johnson Group, avec le batteur Bill Maddox et le bassiste Kyle Brock, avec lequel il part en tournée dans la région d'Austin.

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Message par alcat01 » sam. 24 sept. 2022 09:22

Cooltrane a écrit :
sam. 24 sept. 2022 08:54
Merci Alain :fleur2: , même si cela va bcp trop vite pour moi.

1- Pas mal de truc que je connais assez bien ou très bien et juste un peu moins d'entre eux que j'aie à casa - du coup, pas obligé de réécouter. c'est déjà cela. :hug:

2- D'autres trucs que j'ai investigué en réédition (CD) durant les 90's et 00's (merci la médiathèque), que je n'ai pas cherché à approfondir et une petite réécoute ici mon confirme que mon radar piffomètre fonctionnait bien à l'époque.

3- Merci aussi d'inclure des trucs 80's qui ne m'intéressent pas un seul instant (passé un quick échantillonnage de ton sample/lien YT), mais qui me permettent de ne pas perdre pied avec ta vitesse de croisière - qui approche de celle de la lumière :reconfort: :hehe:

3- d'autres qui me sont +/- indifférents ajd (Black Angus ou East Of Eden sur cette page), mais qui furent longtemps joués régulièrement durant es 90's , lors de leurs rééditions en CD.

4- Qqes trucs qui me font du bien de réécouter (style Bram Stocker, Murphy Blend ou Ramases sur cette page-ci), tellement j'ai trop peu de temps libres pour revisiter l’œuvre de mon propre re-chef. :kiss2:

5- De (trop) rares trucs d'époque (Hydra, sur cette page) que je ne connaissais pas du tout - qui auraient sans doute fait mon bonheur dans les 80/90's si découverts à l'époque, mais qui ne font frétiller ni la gauche, ni la droite 30 ans plus tard

6- Et pour finir de temps en temps, une pépite que je n'ai encore jamais déterrée (comme CJT sur cette page) et qui me donne foi qu'il y a encore des trucs à découvrir dans cette période bénie des dieux (venant d'un athée, c'est dire). :amen: :pompom:
De ces derniers, rien qui chamboulera mon existence et rien qui n'a chamboulé la musique, mais qui fait du bien à mes tympans.

Donc merci à toi. :piggy:
Mon but, entre autre, est de réécouter mes vieilleries et de faire découvrir ou redécouvrir celles-ci!
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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » sam. 24 sept. 2022 12:46

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"Jasmine Nightdreams", paru en Juin 1975, est un album solo de Edgar Winter.
Celui-ci est accompagné principalement par les membres de son Edgar Winter Group qui ont joué sur "Shock Treatment", mais cette fois-ci, les compositions sont les siennes.
Epaulé par Dan Hartman (basse), Rick Derringer (guitare), Chuck Ruff et Rick Marotta (batterie) et Johnny Winter (slide et harmonica), Edgar Winter assure, de son côté, le chant, le saxo, les claviers et le synthétiseur.

Il ne faut pas fiez pas à sa pochette, ce disque est un autre de ces petits bijoux oubliés.

Edgar Winter emprunte le meilleur éclectisme de toutes ses parutions précédentes, les moule et les sculpte jusqu'à la perfection, et leur donne une nouvelle vie. Des influences aussi diverses que Jimi Hendrix, Ella Fitzgerald et Stevie Wonder sont clairement perceptibles alors qu'il en tire le maximum.
Chaque chanson est pratiquement un chef-d'œuvre. Le travail de Rick Derringer et Dan Hartman sur l'album est très remarquable car ils apportent une grande diversité en soutien pour Edgar.

La gamme des genres musicaux couverts dans cet album est incroyable; il y a de tout.
"Jasmine Nightdreams" présente Edgar dans une connexion Heavy Jazz, R & B et Funk et sort avec au moins deux merveilleuses chansons Pop dans "One Day Tomorrow" et l'époustouflant "Tell Me In A Whisper", se concentrant principalement sur son saxophone.
"How Do You Like Your Love" et "I Always Wanted You" ont des fortes connotations Motown, surtout dans le rythme et les battements de tambours; tous sont chantés merveilleusement et triomphalement.
Une chanson qui se démarque du reste est un "Shuffle Low" bluesy très accrocheur.
Mais, ce qui est vraiment très remarquable, c'est la qualité de la production.

Chaque chanson est un ravissement: Il y a une telle diversité de genres musicaux, avec une telle perfection technique (production), instrumentale et vocale, qu'il faut l'écouter pour y croire.
C'est l'un des meilleurs enregistrements d'Edgar et l'album brille du début à la fin avec son génie créatif.
Le seul inconvénient imaginable de cette collection est que l'auditeur est très sollicité pour être aussi diversifié dans son appréciation musicale qu'Edgar et cette assemblée de virtuoses, ce qui est toujours le cas pour toute auditeur qui veut entrer dans le génie musical d'Edgar.

Ecrite en collaboration avec Dan Hartman,"One Day Tomorrow" est une chanson Popisante peut-être un peu mièvre pour un morceau d'ouverture...
Le groove de "Little Brother" est phénoménal et cette chanson semble venir directement de Steve Wonder.
La ballade monstrueuse "Hello Mellow Feelin'" a un côté Beatles avec des relents de Motown.
L'époustouflant "Tell Me In A Whisper", écrite aussi avec Hartman, est une merveilleuse chanson Pop, l'une des meilleures chansons de tout l'album, se concentrant principalement sur son saxophone.
Le bluesy très accrocheur "Shuffle-Low" offre ce que son titre promet et le jeu de slide de Johnny Winter est excellent et montre qu'Edgar sait encore et toujours rocker.
"Keep on Burnin'" est une chanson Rock mid tempo avec une grande intervention de la guitare de la part de Derringer.
"How Do You Like Your Love" est une ballade mid tempo assez banale venant de la part d'Edgar.
"I Always Wanted You" a un bon groove avec des accents très forts de Motown.
"Outta Control" est complètement hors de contrôle comme l'indique son titre avec une excellente guitare hendrixienne.
La finale comporte un trio de chansons dans la veine Jazz des talents de Winter; une trilogie de Fusion de Jazz mettant en vedette le travail de synthétiseur de "All Out", "Sky Train" et "Solar Strut" est tout simplement renversant:
"All Out" est une sorte de post-Bop instrumental avec un Moog en arrière plan.
"Sky Train" est probablement l'un des morceaux de musique les plus transcendants et complexes que Winter ait pu enregistrer.
"Solar Strut" continue le thème de base avec certains de ses jeux de sax les plus sauvages qu'Edgar a jamais mis sur disque.

Bref, ce n'est que de l'excellent!

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » sam. 24 sept. 2022 14:29

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Le bassiste Orville Davis avait décidé de quitter Hydra peu de temps après la sortie de "Land of Money" pour rejoindre le groupe de Hard Rock Rex et ensuite brièvement Starz. Il se lancera même un peu plus tard dans une carrière de chanteur de Country et l'instabilité résultante bloqua la progression de Hydra.
Il semblait pourtant que tout allait bien mais, en cette fin de l'année 1975, il est devenu évident que la croissance du succès du groupe déclinait et un changement à venir était dans l'ordre des choses.
Davis parti, une nouvelle direction fut fixée, et un nouveau contrat d'enregistrement fut signé, mais cette fois avec Polydor Records en 1976.
Hydra continua sous la forme de Southern Power Trio avec Wayne Bruce passant de la guitare à la basse.

Et en 1977, Hydra publia ce qui sera pour certains critiques, dont Edgar Brimer, leur road manager, son plus bel enregistrement, un nouvel album de Southern Hard Rock classic intitulé "Rock The World".
Les modifications et le nouveau départ créèrent un enthousiasme renouvelé. La plupart des chansons de l'album sont simplement bonnes, mais trois d'entre elles sont vraiment exceptionnelles: "Wasting Time", 'Shame' et "To the Willowed".

En ouvrant avec le morceau-titre "Rock The World", le trio ne prend aucun risque avec ce solide Rock carré et subtile qui dépote et Wayne Bruce est mieux qu'un remplaçant à la basse.
Le funky "Wasting Time" est un air de Southern Rock divertissant avec des voix accrocheuses. Et le groupe a un chanteur très capable avec Wayne Bruce.
Suit "Can You Believe", un Hard Rock mid-tempo qui rappelle Humble Pie dans sa conception.
Quant à "Your Love Gets Around", c'est un Boogie Rock des plus classiques.
La seconde face s'ouvre sur la fureur inattendue de "Shame", quelque chose de spécial pour l'époque, car il s'agit en fait de Speed ​​Metal avant la lettre mais avec un son classique Hard Rock. Ceci se passe pourtant en 1977. Il faudra des années avant que les groupes métalleux ne commencent à expérimenter avec la batterie double basse (Steve Pace est donc l'un des précurseurs). Metallica le fera avec "Kill em All", une demi-décennie plus tard. Donc, il est très surprenant d'entendre ce genre de musique faite dans les années 70. C'est une attaque frontale de batterie rapide et des riffs sauvages et dans un autre sens, il ressemble aussi aux débuts de Ted Nugent.
Le morceau le plus fort, d'un point de vue de la composition, est la ballade étonnamment subtile "To the Willowed" qui suit. C'est l'une des ballades les plus gracieuses du groupe, mais elle n'a surtout rien de sirupeuse.
"Feel Like Running" est un Southern Rock Lynyrdien dans l'approche mais avec un plus, la patte d'Hydra.
Le morceau le plus commun, "You're The One" ressemble à du banal Outlaws ou du Blackfoot, mais à la sauce Hydra.
L'album finit avec "Diamond In The Rough", un Hard Rock enfièvré.

Bref, ne nous y trompons pas, cet album d'Hydra, c'est du très lourd!
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