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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » sam. 29 avr. 2023 18:45

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1924
The Deepest End Live
Parmi tous les documents live que Gov't Mule a publiés depuis la mort prématurée de son bassiste Allen Woody, The Deepest End est de loin le plus satisfaisant. Enregistré et filmé pendant le Jazz and Heritage Festival de 2003 à la Nouvelle-Orléans, le concert présente la plus étonnante brochette de bassistes invités à ce jour, et tellement d'autres invités que la date était comme un festival en soi.
Parmi les bassistes préprogrammés pour une nuit de musique qui a commencé à 22h10 et s'est terminée à 3h35, on trouve Jack Casady, Les Claypool, Roger Glover, Will Lee, Jason Newsted, Rob Wasserman, Victor Wooten, George Porter Jr, Conrad Lozano et une demi-douzaine d'autres. Parmi les autres musiciens participant aux festivités - dont beaucoup ont donné des concerts dans la Crescent City à la même époque - figurent David Hidalgo, Bernie Worrell, Fred Wesley, Karl Denson, Sonny Landreth, les cuivres du Dirty Dozen Brass Band, Béla Fleck et Ivan Neville.
Il y a deux CD, remplis à ras bord de la musique de cette soirée. Le mélange de reprises et d'originaux de Gov't Mule est pour le moins captivant : de l'ouverture "Bad Little Doggie" (qui reçoit ici sa version définitive sur cassette) et "Lay of the Sunflower" à "Goin' Down" et "John the Revelator". Le son est chaud et le mixage très fluide, très vivant. La performance est totalement inspirée et étonnamment sophistiquée malgré sa spontanéité. Les deux CD contiennent 20 titres, soit une durée totale de deux heures et 34 minutes, et le DVD en contient 20 de plus et dure plus de trois heures.
Il y a quelques différences majeures entre les CD et les DVD, ce qui rend l'album indispensable pour les fans de Mule : des reprises de "Wasted Time", "Sweet Leaf", "Politician", "Voodoo Chile", et une bonne dose d'originaux de Mule. Au final, ce triple album, ainsi que l'excellent In Rio de Rush, sont sans conteste les meilleurs enregistrements live de l'année 2003.
Thom Jurek

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par Cooltrane » dim. 30 avr. 2023 08:46

Ils ne foulent pas souvent pour leurs couves et titres d'albums, les BRI. :]
Je ne connaissais pas les deux derniers dont tu parlais et j'ai vérifié leur disco... ils existent encore et leur dernier est de 2013 avec une couve à la M144 et WWW avec des couleurs différentes et il s'appelle BBB

alcat01 a écrit :
sam. 29 avr. 2023 09:49
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Coltrane (1957)
Je ne pense pas qu'il s'agisse de la première session d'enregistrement de Coltrane en tant que chef d'orchestre, mais c'est l'une des premières - et il est tentant de la considérer (comme la plupart de ses premiers enregistrements, en particulier le travail sur Prestige) comme un simple travail d'apprenti : c'est en tout cas ainsi que je la voyais et que j'écoutais ses enregistrements avec Miles Davis si je voulais entendre Coltrane à ce stade de sa carrière.
Peut-être était-ce un peu injuste et, sans vouloir surestimer cet album, il y a beaucoup d'intérêt ici (bien qu'une partie de cet intérêt consiste sans aucun doute à identifier les premières lignes de développement qui allaient conduire à son extraordinaire production des années suivantes).
Perso, Trane est mon jazzman préféré juste après son pianiste McCoy Tyner et juste devant sa 2è femme Alice.
C'est d'ailleurs le "Trane" de CoolTrane.

Par contre, je dois dire que les enregistrements chez le label Prestige ne m'ont jamais fait bouger ni la droite, ni la gauche, car il y a à boire et à manger. D'ailleurs après le départ de Trane du label en direction du label de Ahmed Ertegun Atlantic Records, puis du label Impulse! de Creed Taylor, Prestige continuera à publier des albums fond de tiroirs jusqu'au debut des 70's (je crois), mais cela nuit un peu au travail qu'il faisait pour Impulse! et son "New Thing" et son quartet fabuleux.

Autant je suis peu porté sur les disques Prestige, autant, ceux sur Atlantic montrent une certaine progression assez graduelle, mais inégale. Au risque de me discréditer, je ne parviens pas à trouver My Favorite Thing et Giant Steps, autant je trouve Olé Coltrane excellent. Je vois d'ailleurs une réponse de Trane à Miles avec le Sketches Of Spain de ce dernier (les couleurs des deux pochettes et références espagnoles).

C'est d'ailleurs avec Olé, que tout démarre chez Impulse! et ce fabuleux jazz modal né avec Africa Brass et Olé (qui fut publié après Africa , mais enregistré avant). Même si le quartet n'est pas encore totalement définitif (Garrison n'est pas encore là, c'est Workman à la basse), c'est un nouveau continent musical qui s'ouvre avec cette transe et une orme de psychédélisme.

Ce jazz modal (aussi appelé New Thing - même si parfois dévié pour tout ce qui sortait chez Impulse!) mènera John, Pharoah, Alice et McCoy (et bien d'autres) à des aventures fabuleuses durant les deux décennies à suivre.

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Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 09:34

Cooltrane a écrit :
dim. 30 avr. 2023 08:46
Ils ne foulent pas souvent pour leurs couves et titres d'albums, les BRI. :]
Je ne connaissais pas les deux derniers dont tu parlais et j'ai vérifié leur disco... ils existent encore et leur dernier est de 2013 avec une couve à la M144 et WWW avec des couleurs différentes et il s'appelle BBB

alcat01 a écrit :
sam. 29 avr. 2023 09:49
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Coltrane (1957)
Je ne pense pas qu'il s'agisse de la première session d'enregistrement de Coltrane en tant que chef d'orchestre, mais c'est l'une des premières - et il est tentant de la considérer (comme la plupart de ses premiers enregistrements, en particulier le travail sur Prestige) comme un simple travail d'apprenti : c'est en tout cas ainsi que je la voyais et que j'écoutais ses enregistrements avec Miles Davis si je voulais entendre Coltrane à ce stade de sa carrière.
Peut-être était-ce un peu injuste et, sans vouloir surestimer cet album, il y a beaucoup d'intérêt ici (bien qu'une partie de cet intérêt consiste sans aucun doute à identifier les premières lignes de développement qui allaient conduire à son extraordinaire production des années suivantes).
Perso, Trane est mon jazzman préféré juste après son pianiste McCoy Tyner et juste devant sa 2è femme Alice.
C'est d'ailleurs le "Trane" de CoolTrane.

Par contre, je dois dire que les enregistrements chez le label Prestige ne m'ont jamais fait bouger ni la droite, ni la gauche, car il y a à boire et à manger. D'ailleurs après le départ de Trane du label en direction du label de Ahmed Ertegun Atlantic Records, puis du label Impulse! de Creed Taylor, Prestige continuera à publier des albums fond de tiroirs jusqu'au debut des 70's (je crois), mais cela nuit un peu au travail qu'il faisait pour Impulse! et son "New Thing" et son quartet fabuleux.

Autant je suis peu porté sur les disques Prestige, autant, ceux sur Atlantic montrent une certaine progression assez graduelle, mais inégale. Au risque de me discréditer, je ne parviens pas à trouver My Favorite Thing et Giant Steps, autant je trouve Olé Coltrane excellent. Je vois d'ailleurs une réponse de Trane à Miles avec le Sketches Of Spain de ce dernier (les couleurs des deux pochettes et références espagnoles).

C'est d'ailleurs avec Olé, que tout démarre chez Impulse! et ce fabuleux jazz modal né avec Africa Brass et Olé (qui fut publié après Africa , mais enregistré avant). Même si le quartet n'est pas encore totalement définitif (Garrison n'est pas encore là, c'est Workman à la basse), c'est un nouveau continent musical qui s'ouvre avec cette transe et une orme de psychédélisme.

Ce jazz modal (aussi appelé New Thing - même si parfois dévié pour tout ce qui sortait chez Impulse!) mènera John, Pharoah, Alice et McCoy (et bien d'autres) à des aventures fabuleuses durant les deux décennies à suivre.
Je ne connais pas tout de lui, mais je les aime bien!...

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Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 09:35

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1925
1967 Axis: Bold as Love
Axis : Bold as Love, le deuxième album de l'année 1967 du trio, explosive et productive, a été publié au Royaume-Uni par The Jimi Hendrix Experience en décembre 1967. L'album n'est sorti aux États-Unis qu'au début de l'année 1968 afin de ne pas interférer avec le succès du premier album du groupe, Are You Experienced ?
Par rapport à ce premier album très réussi, ce deuxième album présente des compositions sonores plus complexes, même si les morceaux ne sont pas aussi indélébiles.
Axis : Bold As Love a été commencé immédiatement après l'achèvement de Are You Experienced ? au printemps 1967, car il était nécessaire de remplir le contrat de deux albums du groupe dirigé par Jimi Hendix avec le label britannique Track Records, contrat qui stipulait également que les deux albums devaient être produits au cours de l'année 1967.
L'album a été enregistré aux Olympic Studios avec le producteur Chas Chandler, qui avait également produit le premier album. Pendant les deux premiers jours des sessions de l'album en mai 1967, le groupe a enregistré les pistes de base de sept compositions (bien que moins de la moitié d'entre elles aient finalement été incluses dans l'album). Les sessions d'enregistrement sont sporadiques au cours des cinq mois suivants, car le groupe est de plus en plus sollicité pour des concerts. Au cours des dernières sessions d'octobre, Hendrix joue un rôle plus important dans la production, un rôle qu'il assumera pleinement sur l'album suivant du groupe, Electric Ladyland.

Axis : Bold as Love s'ouvre sur le court morceau expérimental "EXP", qui utilise le feedback et le panoramique stéréo de la guitare d'Hendrix, menant au morceau space/rock "Up from the Skies", une chanson enregistrée le dernier jour d'enregistrement aux Olympic Studios. Les paroles de "Spanish Castle Magic" ont été inspirées par un club de la banlieue de Seattle où Hendrix s'est produit au début de sa carrière. Elle est devenue l'une des rares chansons de cet album à être régulièrement jouée en concert plus tard dans la carrière d'Hendrix.
Le single "Wait Until Tomorrow", aux accents pop, s'inspire des Isley Brothers et présente une belle interaction musicale entre Hendrix et le bassiste Noel Redding. La première face originale est complétée par deux des titres les plus marquants de l'album. Le très souvent repris "Little Wing" présente une progression de guitare bluesy unique, issue d'une chanson enregistrée en 1966 par Hendrix avec le duo R&B The Icemen, et finement agrémentée d'un glockenspiel tout au long de la progression. "If 6 Was 9" est l'un des premiers morceaux développés pour cet album et présente une pléthore d'effets de studio qui ajoutent à un son très psychédélique.
Le rock "You Got Me Floatin'" ouvre la deuxième face et comporte des chœurs fournis par les membres du groupe britannique The Move, qui ont accompagné Hendrix lors d'une tournée en Grande-Bretagne pendant l'hiver 1967. Le mélancolique "Castles Made of Sand" suit, avec des paroles philosophiques, tandis que "She's So Fine" de Redding offre une pause Brit-pop des années soixante dans l'album. Sur "One Rainy Wish", Hendrix joue de la guitare jazz, tandis que "Little Miss Lover" fait un usage précoce de l'effet wah-wah en sourdine. La chanson-titre qui clôt l'album, "Bold as Love", a été enregistrée avec plus de vingt prises différentes et quatre fins différentes avant d'aboutir à une version où le batteur Mitch Mitchell joue un court solo et où l'on trouve davantage d'effets sonores.

Bien qu'il ne soit pas aussi célèbre que les deux autres albums studio du Jimi Hendrix Experience, Axis : Bold As Love a néanmoins été acclamé par la critique et a connu un succès commercial en son temps, puisqu'il s'est classé dans le Top 10.
Classic Rock Review

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Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 09:37

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1926
Blue Train (1958)
Bien qu'il n'ait jamais été formellement signé, un accord oral entre John Coltrane et le fondateur de Blue Note Records, Alfred Lion, a été honoré sur Blue Train, la seule collection de faces de Coltrane en tant qu'artiste principal pour le vénérable label.
Le disque est rempli de preuves sonores de la capacité innée de Coltrane à diriger. Il ne se contente pas d'aborder les morceaux qui lui sont proposés, mais se réinvente simultanément en tant qu'interprète aux multiples facettes, du hard bop à la ballade sensible, en passant par toutes les formes intermédiaires.
Le personnel de Blue Train est sans doute aussi impressionnant que ce qu'il joue. Coltrane (saxophone ténor) est accompagné de Lee Morgan (trompette), Curtis Fuller (trombone), Kenny Drew (piano), Paul Chambers (basse) et Philly Joe Jones (batterie). Les arrangements à trois cuivres incorporent une densité sonore supplémentaire qui reste une marque de fabrique propre à ce groupe et à cet album.
On notera en particulier le trombone de Fuller, au timbre égal, qui joue tout au long du morceau-titre et de la frénésie de "Moments Notice". Parmi les autres solos, citons les riffs subtilement discrets de Paul Chambers sur "Blue Train", ainsi que l'énergie et l'impact des contributions de Lee Morgan et de Kenny Drew sur "Locomotion". Le morceau comporte également des contributions brèves mais essentielles de Philly Joe Jones, dont les efforts tout au long de l'album sont parmi ses meilleurs. Des cinq faces qui composent le Blue Train original, la ballade de Jerome Kern/Johnny Mercer "I'm Old Fashioned" est le seul standard ; en termes de sentiment pur, cette version est sans doute intouchable. Les riches sonorités de Fuller et les solos de Drew, exécutés avec goût, enveloppent proprement les rythmes régulièrement langoureux de Jones.
Sans réserve, Blue Train peut facilement être considéré comme l'une des entrées les plus importantes et les plus influentes non seulement de la carrière de John Coltrane, mais aussi de tout le genre de la musique de jazz.
Lindsay Planer

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Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 10:17

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1927
1989 Tin Machine
En cette fin de décennie, David Bowie est en chute libre. Son dernier album Never Let me Down s’est fait descendre par les critiques et les fans et a fait un flop au niveau des ventes. Il est temps pour lui de redresser la barre. Ce n’est pas la première fois que David Bowie se réinvente mais cette fois-ci, c’est en groupe qu’il va repartir.
Il a déjà joué avec les frères Sales et ça le démangeait de rejouer avec eux. Le fruit de cette envie s’appellera Tin Machine et l’objectif principal est d’effectuer un retour aux sources. Cet objectif est largement atteint avec un premier album qui se situe aux frontières du rock et du hard-rock. Les guitares sont incisives, la rythmique solide et le chant de Bowie restera le chant de Bowie. Les mélodies sont relativement simples et les refrains tiennent la route. L’ensemble n’a rien de révolutionnaire mais l’efficacité est bel et bien au rendez-vous. Certes on retrouve quelques fulgurances du passé. « Prisoner of Love » aurait sa place sur Let’s Dance et « I Can’t Read » nous fait revivre la période androgyne et tourmentée de David Bowie mais l’ensemble reste définitivement rock. Des titres comme « Heaven’s in Here », Tin Machine », « Pretty Thing » ou autre « Run » pour ne citer qu’eux puent le rock simple et basique. Des chansons qui vous bottent le cul avec une vigueur certaine. On franchit même une étape supplémentaire avec « Video Crime », « Baby Can Can Dance » et « Sacrifice Yourself »qui sont eux franchement orientés hard-rock. La reprise de « Working Class Hero » de John Lennon était elle vraiment utile ? Pas vraiment mais c’est un bel hommage à cette légende du rock anglais.
Si la précédente mue de David Bowie avait été couronnée de succès, celle-ci n’a pas vraiment marché et Tin Machine s’est séparée au bout de deux albums et une tournée. Les fans de Bowie période Let’s Dance ont été décontenancés et les fans de rock n’ont pas laissé sa chance au groupe.
C’est bien dommage car Tin Machine est vraiment un bon album.
alf04180

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Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 13:14

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1928

Burnin Red Ivanhoe - Shorts - 1980
Au cours de la fin des années 70 et au début des années 80, le line-up de Burnin Red Ivanhoe qui avait fait "Right On" se reforme de temps en temps pour des concerts, jusqu'à une réunion officielle en 1979, qui a conduit à la sortie de ce nouvel album intitulé "Shorts" en 80.
N.B.: Le LP contient des compositions principalement de style Pop Rock, mais cela n'a vraiment plus rien à voir avec le groupe d'origine et encore moins avec sa musique...
Ceci dit, cet album est loin d'être mauvais, je le trouve même plutôt bon dans son genre!

Maintenant, s'appeler Burnin Red Ivanhoe et faire cette musique, c'est un véritable gâchis!
A vous d'en juger!...

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 14:53

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1929
1988 No Rest For The Wicked
Voir arriver en 1988 le cinquième opus du Prince of Darkness aura une nouvelle fois soulagé une grande partie de ses fans...
L'année précédente en effet, Osbourne admet qu'à cause de son grave penchant pour les drogues il a tiré des coups de feu sur ses chats. Tout en combattant ces addictions, Ozzy se sépare de Lee selon le motif super original de « divergences musicales » (no comment !) et continue de faire face aux différentes poursuites judiciaires dont il est la cible, notamment celle pour incitation au suicide de deux adolescents américains (paroles subliminales présentes sur le titre « Suicide Solution » du mythique « Blizzard of Ozz », lesquelles faisaient référence en fait à l'abus d'alcool qui venait de coûter la vie à Bon Scott)...
Bref, une intro à la Wikipédia en guise d'ouverture de ce « No rest for the wicked » ? ...
Oui, pour la simple et bonne raison que ce disque est une autre sacrée date marquante dans l'histoire agitée et tourmentée du Madman: l'arrivée de mon idole Zakk Wylde.
Rendez-vous compte du coup de poker d'Ozzy qui, en 1987, intègre un gamin de 19 ans, bossant dans une station service dans le New Jersey, sur la base d'une cassette démo envoyée !!!
Bordel, c'est le début du conte de fée ! Les deux hommes ne se ressemblent pas mais c'est justement ce qui va faire leur bonheur: cette complémentarité totale, source de leur fidélité réciproque...
Rhoads, Lee et désormais Wylde: ce dernier va devoir faire plus que de preuve, lui l'illustre inconnu à l'époque.

Entrons dans le vif du sujet: une nouvelle fois décriée par la critique comme son prédécesseur, j'avoue avoir eu du mal à accrocher à ce « No rest for the wicked »...
Mais cette galette est trompeuse et se révèle au fil des écoutes. Elle doit être replacée dans le contexte précédemment décrit. Je m'explique: un titre comme « Miracle Man » n'avait pas marqué mes esprits plus que cela, pour ne pas dire qu'il me faisait chier avec ce riff un poil trop gentillet. Et il m'a suffit de me pencher sur ses textes (dénonciation des télé-évangélistes ricains qui qualifiaient le Metal comme la nouvelle pornographie et du scandale de prostitutions avec le révérend Swaggart) et sur le clip (regardez moi Ozzy avec ses cochons dans cette église en présence de Geezer Butler venu remplacer Daisley sur la tournée !) pour en prendre toute la dimension. Zakk y délivre d'ailleurs déjà un solo pour le moins classieux.
Mais Ozzy n'en reste pas là: on retrouve des morceaux engagés (avec du sens et du contenu quoi) comme sur un heavy « Bloodbath in paradise » (référence à la famille Manson et le meurtre de Lebianca entre autre), ou le "groovy" « Demon Alcohol » à base d'harmoniques artificielles typiquement Wyldiennes !
« Crazy babies », titre trop facile et peu enthousiasmant freine une ardeur retrouvée dès l'énorme « Breaking the rules »: ce mid-tempo, porté par Zakk, me donne toujours autant de frissons et ce, depuis ma première écoute. Ce morceau est une totale réussite de sa construction certes relativement simpliste à son pré-chorus entêtant ou son solo.
Entre un « Devil's daughter » remuant et un « Tattooed Dancer » aux nappes de clavier savamment orchestrées, on trouve des occasions de se faire surprendre avec par exemple l'autre titre plus posé qu'est « Fire in the sky »: une composition pesante par son ambiance, tout en montée en puissance qui fait mouche.
« Hero », qui clôt nos 43 minutes de heavy metal ne déroge pas à la règle et nous délivre une composition aux riff plaisants et musicalement enjouée !

Ce qui, finalement, frappe de plus en plus au cours des années, c'est la voix d'Ozzy. Elle est de plus en plus efficace, sur des lignes claires de toute beauté. En fait, plus le temps passe (nous sommes en 1988) et plus les vocalises de notre frontman atteignent des sommets: et pour beaucoup il atteindra son Everest sur l'opus suivant... Ozzy chante de mieux en mieux et semble s'être entouré d'une équipe totalement dédiée à sa cause (on verra que tout ce beau monde dégagera par la suite !). Ici, ça riff sans problème, on multiplie les ambiances comme jamais et on doit bien prendre conscience que OZZY est sur une nouvelle orbite.
« No rest for the wicked » est un album qui valorise ensuite surtout Zakk Wylde... Avec modération tout de même, il faut bien le reconnaître (il n'est pas question de BLACK LABEL SOCIETY ici, hein, pas de méprise non plus !).
Nouveau guitariste, nouvelle ère ? Oui, définitivement. OZZY ouvre de bien belle manière ce nouveau chapitre d'une carrière rocambolesque. Une nouvelle fois injustement décriée à sa sortie, il est temps de réhabiliter « No rest for the wicked » même si la fin des années 80 aura été bien compliquée pour notre Madman vénéré... Allez, ne boudons pas notre plaisir: Let's go fucking craaaaazy !
FENRYL

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 16:58

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1930
2004 Hell To Pay
Décidément, ça bouge beaucoup du côté de Dokken depuis que George Lynch est parti... En 1998, Reb Beach l'a suppléé au poste de guitariste pour l'enregistrement de l'album "Erase the slate". Puis de nouveaux changements de line-up sont intervenus sur l'album suivant ("Long way home") : exit Reb Beach et le bassiste Jeff Pilson, enter John Norum(guitare) et Barry Sparks. Puis, en pleine tournée, John Norum quitte Dokken et Alex De Rosso (un jeune guitariste italien) le remplace au pied levé. Mais pour des problèmes de passeport, ce dernier ne peux rester aux USA et Dokken recrute finalement Jon Levin (ex-Warlock) pour l'enregistrement de "Hell to pay".

C'est bon ? Vous avez bien suivi ? En gros, du line-up du grand Dokken ne sont restés que Don Dokken et Mick Brown. Les changements de guitaristes n'ont cependant pas empêché le groupe de sortir un énième album studio.

Justement, que vaut ce "Hell to pay" ? Eh bien, sans égaler l'incroyable trilogie "Tooth and nail"/"Under lock and key"/"Back for the attack", ce nouvel opus de Dokken n'est pas pour autant désagréable à écouter. Il tient même plutôt bien la route et l'affreuse pochette de l'album ne doit pas inspirer de la répulsion. "Hell to pay" est un album très axé sur les mid-tempos avec une importance prépondérante de la mélodie. Ce qui en ressort particulièrement; c'est le côté sombre, voire mélancolique. Ceci dit, ce nouvel opus de Dokken n'est pas pour autant dépressif.

Les titres les plus intéressants à mentionner sont "The last goodbye", qui rappelle un peu led Zeppelin avec ses mélodies orientales en arrière-plan, "Escape" et ses harmonies plus graves, le catchy et entraînant "Prozac nation" dont les riffs sonnent plus metal, "Better off before", direct, percutant et efficace, le sombre "I surrender" qui progresse crescendo, la ballade "Letter to home" joliment arrangée dont le ton est plutôt sérieux. N'oublions pas non plus "Don't bring me down", le titre qui se démarque le plus du lot avec son tempo plus rapide, plus musclé. Pour ma part, c'est mon titre préféré de l'album.

Cependant, on regrettera que "Hell to pay" soit inconstant; quelques titres plus faibles contribuant à rendre l'ensemble plus inégal et, il faut le dire, faire baisser la note de cet opus. C'est le cas de "Still I'm sad", un peu fade, et de la ballade "Care for you", pénible, un peu gnan-gnan et, par-dessus le marché, présente en 2 versions (la version unplugged étant encore plus inutile que l'originale).

Dans l'ensemble, "Hell to pay" reste quand même un disque tout à fait respectable, avec des compos assez bien foutues en dépit de quelques défauts ici et là. Le guitariste Jon Levin a fait du bon travail, tant dans ses solos qu'au niveau des riffs, et ne cherche pas à imiter George Lynch. Tandis que Don Dokken, sur le plan vocal, est égal à lui-même. Toutefois, la magie qui opérait dans les 80's a quand même disparu et ce disque ne va pas forcément faire l'unanimité chez les fans.
THE MARGINAL
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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » dim. 30 avr. 2023 18:44

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1931
Déjà Voodoo
Avec le décès d’Allen Woody, s’ouvre une longue période de doute pour le groupe qui après avoir décidé de se séparer trouve une forme d’apaisement en rendant hommage au bassiste disparu avec les albums The Deepest End 1 et 2 où une cohorte de virtuoses de la quatre cordes joue sur les standards du groupe et quelques standards. C’est seulement en septembre 2004 que sort Déjà Voodo avec encore un changement de maison de disques (ATO remplace Capricorn alors en difficultés).
Nouvelle formule également, car outre un nouveau bassiste (Andy Hess), Danny Louis est aux claviers.
Je me souviens avoir acheté ce disque à la Nouvelle-Orleans, au Virgin Megastore de Decatur maintenant disparu, en estimant que la pochette et le nom de l’album correspondaient parfaitement à l’atmosphère de la ville. Certes les caractéristiques du son du groupe sont toujours présentes, mais quel que soit ses qualités, Andy Hess ne peut pas faire oublier Allen Woody, par contre le jeu de Danny Louis donne une profondeur à la musique qui s’éloigne de la formule power-trio.

L’album démarre en puissance avec "Bad Man Walking" comme pour montrer que la Mule a survécu, puis "out To Rage" est plus jazzy avec des claviers assez présent. On retrouve une sorte de synthèse des deux premiers morceaux avec « Perfect Shelter » avec son introduction à la wah-wah, puis un passage assez jazzy et un superbe solo de Warren. “Little Toy Brain” est jouée sur un tempo plus lent, alors que "Slackjaw Jezebel" est très axé sur le jeu de basse d’ Andy Hess et évoque une fille de joie. "Wine And Blood" n’est pas inoubliable, contrairement à "Lola Leave Your Light On" où Warren lâche les chevaux dans de superbes interventions. On retrouve là le son de Gov’t Mule propulsé par les breaks de Matt et les éclairs de Warren.
“Silent Scream” démarre en douceur dans une atmosphère qui rappelle CREAM, la voix de Warren trouvant quelques intonations de Jack Bruce. Là encore, on sent que l’on cherche à mettre en avant les petits nouveaux pour leur donner confiance avec des parties de claviers très présentes et des ponts de basse. Etrangement, le chant de Warren évoque dans la seconde partie celui de David Gilmour. Avec ce morceau, on s’aperçoit de l’évolution du groupe suite à l’arrivée des claviers. "Mr. Man" déboule sur un rythme d’enfer puis arrive un synthétiseur ce qui fera hurler les fans de la première heure ! Reconnaissons que ce n’est pas le meilleur morceau de la Mule new-look. "No Celebration", "My Separate Reality" et "New World Blues" sont construites comme des "slow-rock" avec des passages doux, la guitare devenant lancinante et une reprise plus heavy dans le chœur du morceau.

On sent que c’est un album de transition, les musiciens se remettent du traumatisme causé par le décès d’Allen, les nouveaux membres s’intègrent en douceur, le son est plus étoffé, moins roots que celui des débuts, une nouvelle période s’ouvre par obligation, mais c’est sur scène, que le groupe retrouvera le bonheur.

A noter, que suivant les pays, il existe des bonus-disc et un EP Mo' Voodoo, intégré à une nouvelle édition parue en 2005.
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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 09:25

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1932
Electric Ladyland (1968)
Troisième et dernier album publié du vivant d'Hendrix, "Electric Ladyland" est également son seul numéro 1. Comme je l'ai mentionné précédemment, Hendrix était incroyablement prolifique, sortant 3 albums en l'espace de 17 mois. Ce record a été établi 10 mois après "Axis : Bold As Love" (n° 92). Hendrix était connu pour son perfectionnisme, enregistrant parfois 50 prises d'une même chanson. Le producteur Chas Chandler est de plus en plus frustré par Hendrix. Cette frustration, ajoutée à la présence de nombreux invités dans le studio pendant l'enregistrement, pousse Chandler à démissionner. Hendrix prend alors le rôle de producteur. Le bassiste Noel Redding commence également à s'éloigner du groupe, ce qui amène Hendrix à jouer de la basse sur de nombreuses chansons.

Le disque est une innovation en matière de jeu de guitare. Hendrix continue à faire des choses que personne n'avait jamais entendues auparavant, en s'appuyant sur ses propres innovations des deux albums précédents. Avec Eddie Kramer, les deux musiciens font progresser l'enregistrement, introduisant des techniques et des sons nouveaux.
L'album s'ouvre sur "...And the Gods Made Love", un morceau conçu pour nous plonger dans une brume psychédélique, avant de nous faire découvrir l'endroit créé dans l'esprit d'Hendrix, "Have You Ever Been (To Electric Ladyland)". Crosstown Traffic", le deuxième single et troisième morceau, commence avec Hendrix jouant d'un peigne avec du papier de soie. J'adore le panoramique de gauche à droite et inversement pendant qu'il chante "Crosstown Traffic/So hard to get through to you". Le morceau de près de 15 minutes, "Voodoo Chile", est une jam complaisante avec Steve Winwood à l'orgue et Jack Casady de Jefferson Airplane à la basse. Il préfigure le dernier morceau de l'album, sans doute la plus grande chanson à la guitare de tous les temps, "Voodoo Child (Slight Return)". Redding chante sur "Little Miss Strange", tandis que d'autres titres de l'album comptent parmi mes préférés : "Long Hot Summer Night", "Come On (Let The Good Times Roll)", le vieux standard du blues "Gypsy Eyes" et l'épique "1983...(A Merman I Should Turn To Be)". Le tube de l'album, et en fait la chanson qui a connu le plus grand succès commercial, est son interprétation de "All Along The Watchtower" de Bob Dylan ; une version si bonne que Dylan lui-même a depuis interprété la version d'Hendrix en concert. Brian Jones des Rolling Stones, un autre membre du 27 Club, a joué des percussions sur cette chanson. La chanson "Voodoo Child (Slight Return)", mentionnée plus haut, est parfaite pour clore le disque.
Hendrix était vraiment une étoile qui brûlait si fort que sa vie était terminée avant même d'avoir vraiment commencé.
Brett Schewitz

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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 09:26

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1933
Soultrane (1958)
John Coltrane (saxophone ténor) et Red Garland (piano) sont non seulement membres du quintette de Miles Davis au milieu des années 50, mais ils sont également à la tête d'une session réunissant des membres d'une version concurrente du Red Garland Trio : Paul Chambers (basse) et Art Taylor (batterie).
Il s'agit de la deuxième date où l'on retrouve le noyau de ce groupe. Un mois plus tôt, plusieurs faces avaient été enregistrées qui allaient figurer sur l'album Lush Life de Coltrane. Soultrane offre un échantillon des styles et des situations de jeu de Coltrane et de son équipe. Comme dans la plupart des sessions du Prestige, on trouve une reprise bop au tempo effréné (dans ce cas, une reprise absolue de "Russian Lullaby" d'Irving Berlin), quelques ballades brûlantes (telles que "I Want to Talk About You" et "Theme for Ernie"), ainsi qu'un morceau au tempo moyen ("Good Bait"). Chacune de ces textures sonores montre une facette différente non seulement de la parenté musicale entre Coltrane et Garland, mais aussi de la relation que Coltrane entretient avec la musique. Les solos très bop de "Good Bait", ainsi que la technique des "feuilles de son" qui a été nommée pour la fureur des solos de Coltrane sur l'interprétation de "Russian Lullaby" que l'on trouve ici, contiennent la même intensité que les phrasés plus langoureux et réfléchis qui sont particulièrement bien mis en valeur sur "I Want to Talk About You".
Comme le temps le révélera, ce genre de contraste maniaque deviendra un attribut important du style d'interprétation imprévisible de Coltrane. Ce n'est pas une indication de la qualité de ce coffret que de constater qu'en raison des étonnantes œuvres solo de Coltrane qui précèdent et suivent Soultrane, cet album n'a peut-être pas reçu l'attention exclusive qu'il méritait.
Lindsay Planer

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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 10:18

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1934
1979 Trust
Cet album éponyme, généralement connu sous le nom de L’élite, est le premier du groupe qui allait devenir le leader incontesté de la scène hard française, et qui en viendra presque disputer à TELEPHONE, le titre de plus grand groupe de rock français. En 1979, TRUST déboule avec cet opus en forme de claque en pleine figure. Il faut dire que, si l’on fait abstraction de la vague des précurseurs que furent GANAFOUL et OCEAN en France, AC/DC et JUDAS PRIEST au niveau international, TRUST a en 1979 plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents. La vague Hard française n’explosera qu’en 1983, et la NWOBHM n’en est alors qu’à ses balbutiements : SAXON sort son premier album la même année et il faudra attendre encore un an avant qu’IRON MAIDEN ne les imitent.

Le disque est enregistré en 15 jours au Scorpio Sound Studio de Londres. Et bien que le son soit très clair et très tranchant, le groupe des franciliens est assimilé un peu hâtivement à la scène Punk. La raison est certainement plus à chercher dans les cheveux courts de Bernie BONVOISIN et dans des paroles abordant des sujets de société comme les hôpitaux psychiatriques avec "H & D", le monde du salariat avec "Bosser 8 Heures", le maintien de l’ordre avec "Police Milice", etc., que dans le style de musique pratiqué. Parce qu’à ce niveau-là, TRUST frappe très fort et ne laisse aucun doute planer sur son style de prédilection, à savoir un Heavy Métal des plus féroces et des plus efficaces.

Au côté des incontournables que sont "L’élite" et "Préfabriqués", l’album regorge de titres qui sont désormais des classiques : "Bosser 8 Heures", "Palace", "Police Milice", "Toujours Pas Une Tune". L’identité sonore de TRUST est déjà en place : clarté des guitares et du chant, soli assassins, sens de la mélodie, variétés des styles... On passe ainsi des très bluesy "Ride On" et "Le Matteur", à des titres très Heavy, à l’image de "L’élite" et "Préfabriqués", en passant par des morceaux bien plus groovy, comme cela est le cas avec "Palace". Ce, sans que cela ne nuise à la cohésion du disque, bien au contraire. Cet album qui est pourtant l’un des plus violents de TRUST, est paradoxalement très digeste et facile d’accès. L’utilisation de piano, de minimoog et de saxophone, qui embellissent la musique du groupe, y est certainement pour beaucoup. BERNIE possède déjà cette hargne vocale et cette qualité de diction qui transcenderont Répression, l’album suivant. L’alliance de ce chant agressif et de paroles corrosives fait merveille, et ne fait que renforcer le caractère singulier et attachant de TRUST.

Bien que précurseur d’une scène naissante, TRUST frappe très fort avec cet album qui ne comprend que très peu de faiblesses. Pour faire la fine bouche, on pourrait mentionner la reprise du "Ride On" d’AC/DC (album Dirty Deeds Done Dirt Cheap) qui n’apporte pas grand-chose au regard de la qualité de l’original. TRUST n’a pas encore atteint ses sommets, mais pour un premier album, il y a lieu de reconnaitre que le groupe frappe très, très fort.
NESTOR

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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 12:43

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1935

To The Higher Ground ‎1998
"To The Higher Ground" est le premier album du groupe Japonais de rock sudiste et de blues-rock originaire d'Osaka appelé The Savoy Truffle.
Le son rappelle beaucoup le Southern Rock Américain et l'excellente technique authentique du groupe fait parfois oublier qu'il s'agit d'un groupe entièrement Japonais.
The Savoy Truffle oeuvre, en fait, dans un Heavy Southern Rock (d'après le guitariste c'est un non-sens). Un Southern Rock qui, tout en faisant référence aux gourous des années 70, affiche un épais saupoudrage de Blues-rock torride, et d'un Classic-Rock également des années 70 passablement burné (genre Humble Pie, Led Zeppelin).
Bien que les membres du groupe revendiquent unanimement l'influence principale de l'Allman Brothers Band, leur musique, dans son ensemble, se rapproche bien plus d'un Gov't Mule (le jeu et le son en slide évoque Warren Haynes), de Blackfoot, de Savoy Brown (particulièrement celui de "Make me sweat" et de "Kings of Boogie"), ainsi que, dans une certaine mesure, de Screamin' Cheetah Wheelies. Toutefois, on retrouve effectivement une couleur 'Allman', notamment avec les deux batteurs-percussionnistes jouant de concert.
Les morceaux les plus recommandables sont le Blues Rock "Nothing at All", avec un énorme solo de guitare dans la seconde moitié, et le groove terreux du morceau-titre, "To the Higher Ground", qui est irrésistible.
Hautement recommandé!

Pour vous donner un aperçu, je n'ai pas trouvé les originaux sur youtube, alors je me suis rabattu sur des morceaux en concert!





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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 14:45

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1936
1991 No More Tears
« No more tears » est un album charnière dans la discographie de OZZY OSBOURNE... pour de multiples raisons...
Ce 6ème album studio marque tout d'abord l'entrée dans les années 90 du Madman qui quitte ainsi une décennie de succès musicaux (globalement) entrecoupée de drames et autres affaires rocambolesques... Ensuite, il confirme un line-up attendu au tournant depuis l'arrivée du tout jeune Zakk Wylde au poste de guitariste. Enfin, il constitue pour beaucoup l'un des deux sommets de sa carrière...
Succès commercial et critique, « No more tears » n'a finalement pas volé sa légende.
Force est de reconnaître qu'à la suite de nombreuses écoutes depuis de bien nombreuses années, cet opus n'a cessé de se révéler à mes oreilles. Comme souvent chez OZZY, les sessions de découverte sont souvent empreintes de déceptions et de remarques stupides du genre « ouais, toujours aussi simpliste, rien de neuf, c'est bateau... »... Et puis on commence à découvrir, à être surpris au détour d'un titre, d'un plan, d'un riff... et c'est encore ici le cas. On ne déroge pas à la règle immuable du nouvel album studio du Prince of Darkness...

Que de chemin parcouru depuis un « Blizzard of Ozz » ! Dès les premiers instants de « Mr. Tinkertrain », on mesure l'étendue du travail accompli à tous les niveaux: Ozzy n'a sans doute jamais autant maîtrisé sa voix, le son atteint un niveau de réalisation bluffant pour l'époque et la prod' n'est pas en reste. Comparé aux premières heures à l'aube des années 80, on contemple l'œuvre, relativement émerveillé (progrès techniques mesurés bien évidemment !).
Une nouvelle fois donc, la dream team de l'époque (pas ma favorite en tout cas) est reconduite et Zakk et Castillo épaulent Ozzy dans la composition des morceaux... Daisley joue encore ici tous les titres studio même si c'est Mike Inez qui apparaît sur les vidéos. Ce dernier est crédité sur le titre éponyme simplement (mais c'est juste énorme quand vous connaissez ce titre... On y revient plus bas !)... Mais la putain de cerise sur le gâteau, c'est que Monsieur Lemmy Kilmister en personne participe à l'écriture de l'album, écrivant les paroles des morceaux « Hellraiser », « Desire », « I Don't Want to Change the World » et le plus gros hit « Mama I'm coming Home ». Il avoua ensuite dans plusieurs magazines avoir gagné plus d'argent grâce aux royalties de ce morceau qu'avec les chansons écrites avec MOTÖRHEAD... VDM...
Tout cela sent déjà superbement bon sur le papier, nan ?

Une fois ces considérations bien en tête, prenez votre souffle... et une sacrée bouffée emplie de dioxygène afin d'affronter la terrible épreuve qui vous attend: vous n'aurez que très peu le temps de reprendre votre souffle... Pourquoi ? Non pas que la violence de la musique va ici vous agresser littéralement car on œuvre dans un heavy des plus « corrects » (côté rage) mais bien que les 8 premiers morceaux sont tout simplement excellents !!!! Rarement il m'a été donné de savourer autant de tracks enchaînées les unes à la suite des autres. Tout semble avoir été étudié, passé à la moulinette, examiné par des outils de haute précision: dès « Mr. Tinkertrain », on découvre un titre qui assure parfaitement le lien entre un « No rest for the wicked » et la suite de l'album. Une intro « ambiance », un riff énergique de ZW, un break Ozzyien. Un joli warm-up.
Et l'allumage est parfaitement réussi car déboule en ordre de bataille « I don't want to change the world » (putain de riff introductif, spécial réveil difficile !) et THE ballade « Mama I'm coming home » laissant exploser à la face du monde les talents de Zakk Wylde à produire un son Southern Rock grandiose (écoutez également cette basse vrombissante !) entrecoupé d'harmoniques artificielles toujours aussi jouissives.
« Desire » renoue avec ces morceaux du passé, à la fois punchy et super entraînant, le tout reposant sur une ligne mélodique des plus efficaces. Chapeau bas !
Et là, c'est l'enchaînement uppercut et crochet du gauche en pleine face: le choc et le K.O immédiat... Bon dieu, comme une basse peut riffer quand on sait lui parler avec force et conviction. Qui n'a pas souhaité devenir bassiste en entendant ce plan ultra « groovy » et entêtant ouvrant ce « No more tears » (plan conçu par Inez mais joué par Daisley !)... et le pire est le meilleur à venir: suite à un break de toute beauté (chant de cétacés inclu), Monsieur Zakk Wylde lâche littéralement les chevaux en nous livrant un solo MONUMENTAL dont la dernière note n'a de cesse de me dresser l'ensemble de mon système pileux invariablement. Jouissif, je vous le dis. Le pire, c'est que le solo suivant (sur « S.I.N », morceau super mélodieux et entraînant) est aussi excellent ! Arrêtez, je n'en peux plus !
Justement, « Hellraiser » calme un peu le jeu (encore que le solo... mais là je radote !) et « Time after Time » nous délivre la seconde ballade de l'album. Un joli moment, tout en calme et volupté.
L'intro de « Zombie Stomp »... et retour de la basse. On se dit qu'ils vont nous refaire le coup du morceau éponyme ? Et bien non ! Premier coup d'arrêt avec un titre qui tarde à démarrer (plus de 2 minutes) et qui se retrouve affublé du qualificatif « un poil faiblard », à juste titre (mais devinez qui sauve l'affaire au milieu ?). Et ce n'est pas l'intro de « A.V.H », country/bluesy, totalement hors sujet, qui sera là pour nous rassurer: deuxième morceau fadasse, mode « fainéant ».
Heureusement, « Road to nowhere » arrive là pour nous guider justement sur les chemins pavés vers un succès... Celui totalement mérité de cet opus qui sait intelligemment marier sens inné de la mélodie et moments épiques de heavy metal, générateurs de véritables hymnes.

OZZY OSBOURNE frappe ainsi un grand coup aux premières heures de la décennie 90. Il recevra un Grammy pour « I don't want to change the world » au titre de la fameuse « Best Metal Performance » en 1994. Il annoncera cet album comme le dernier, fatigué et voulant offrir plus de temps à sa famille et s'ensuivra une tournée intitulée ironiquement « No more tours » !
Nous sommes en 1991, courant septembre et Ozzy vient de marquer les esprits de fort belle façon. Et personne n'ose croire à ce que notre Madman annonce... « No more tears » est dans toutes les têtes et n'est pas prêt d'en sortir... Well Done Prince of Darkness !
FENRYL

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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 16:42

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1937
2008 Lightning Strikes Again
Ce nouvel opus de DOKKEN, on en avait entendu parler depuis quelques années déjà. Selon certaines indiscrétions, il allait marquer un véritable retour aux sources, renouer avec le glorieux passé du combo américain. En pleine période printanière (même si printemps est arrivé en retard cette année) de l'an 2008, le successeur de "Hell To Pay" (sorti quatre ans auparavant) déboule enfin dans les bacs.

Et force est de constater que les rumeurs sur ce fameux retour aux sources de DOKKEN étaient plus que fondées. En effet, ce nouvel album s'intitule "Lightning Strikes Again". Or, les connaisseurs le savent très bien, il y avait une chanson qui s'intitulait ainsi sur l'album "Under Lock And Key" (paru en 1985). Pour être plus précis, la chanson en question clôturait la face A. Si on ajoute à ce détail la pochette de ce nouvel album de DOKKEN, on ne peut plus avoir de doutes concernant les intentions du quartette américain de renouer avec son passé glorieux et flamboyant. DOKKEN semble nostalgique des 80s qui l'ont vu pondre trois splendides albums ("Tooth And Nail" en 1984, "Under Lock And Key" en 1985 et "Back For The Attack" en 1987), qui sont devenus des références en matière de Hard Mélodique américain.

Cependant, du line-up de la grande époque, il ne reste que deux membres au sein de DOKKEN : le chanteur Don Dokken et le batteur Mick Brown. Pour un groupe qui a écrit les plus belles pages de son histoire dans les 80s, sortir un nouvel album dans les années 2000 s'avère être un exercice périlleux car celui-ci sera jugé par rapport à sa période dorée. Qui plus est, les groupes des 80s, pour la plupart, n'ont plus la même abnégation, la même volonté qui les habitait jadis. D'ailleurs, si DOKKEN avait réussi un excellent retour en forme en 1999 avec l'album "Erase The Slate", les disques suivants ("Long Way Home" et "Hell To Pay") étaient soit moyens, soit passables. Donc, qu'il s'agisse de DOKKEN ou d'un autre groupe, la question qui se pose reste la même: est-il possible de rallumer la flamme d'antan quand les musiciens ont la quarantaine, voire la cinquantaine bien sonnée ?

Pour le savoir, plusieurs écoutes de "Lightning Strikes Again" sont nécessaires. Musicalement, ce "Lightning Strikes Again" sonne très 80s dans l'ensemble. Il n'y a pratiquement aucune surprise de ce côté-là. Les nostalgiques de cette époque sont donc en terrain bien connu. Les temps forts de cet album ? On citera volontiers le mid-tempo "Standing On The Outside" dans la plus pure tradition "DOKKENienne", efficace juste comme il faut, avec un refrain envoûtant, enjoliveur, l'up-tempo "Point Of No Return", avec son intro style western spaghetti (d'une durée de vingt secondes), puis son changement de ton, plus punchy, avec en outre la voix nasillarde de Don Dokken qui rend bien sur ce morceau, et enfin "The Fire", une compo tour à tour pêchue, mélodique, percutante, aérienne, incisive sur laquelle DOKKEN se montre aussi impérial qu'à la grande époque et faisant la part belle aux riffs qui tuent. Ces titres sont vraiment les meilleurs de l'album, selon moi. À ce propos, on ne manquera pas de remarquer que ces titres sont postés respectivement au début, au milieu et à la fin de l'album. Curieuse coincidence, non ?

Et en dehors de ces titres majeurs ? Et bien, DOKKEN alterne le bon, comme le mid-tempo "Give Me A Reason", mis sur orbite par une douce intro à la guitare acoustique, la ballade "I Remember", typique de ce qui se faisait dans les 80s, mais néanmoins plaisante à entendre, pleine d'émotion, bien ficelée, et le moins bon, le plus fade avec notamment "Heart To Stone", une compo stéréotypée, hyper-téléphonée et trop répétitive pour être supportable, ou encore la ballade "How I Miss Your Smile", soporifique au possible et n'apportant absolument rien de concret à l'album.

Par moments, DOKKEN s'écarte un peu des sentiers battus. Le résultat est très satisfaisant sur "Disease", un mid-tempo plus heavy, plus cru avec son ambiance tantôt plombée, tantôt plus planante et la voix de Don Dokken déformée, plutôt surprenant sur "Release Me", un mid-tempo mélancolique, par moments épique, qui rappelle un peu certaines compos que faisaient DREAM THEATER dans les 90s, avec des guitares un peu en retrait et un court passage tribal précédant le final de la chanson, et enfin pas franchement convaincant sur "It Means", un mid-tempo sombre, pesant.

Alors, le verdict de cette nouvelle livraison de DOKKEN ? Et bien, on peut dire que la magie d'antan n'est apparue que furtivement. À défaut d'un super album, on se satisfera d'un disque de Hard Mélodique de bonne facture. Dans l'ensemble, malgré quelques faiblesses ici et là, "Lightning Strikes Again" tient la route et s'avère correct, à défaut d'être transcendant. Personnellement, je le situe en-dessous de la fameuse trilogie "Tooth And Nail"/"Under Lock And Key"/"Back For The Attack" et même en-dessous de "Erase The Slate". C'est un disque qui se laisse écouter, mais qui ne devrait pas marquer les esprits à long terme. Le fait que le jeu de basse de Jeff Pilson ne soit pas présent sur cet opus y est sans doute pour quelque chose. Toutefois, les nostalgiques du Hard Rock des 80s devraient avoir, avec cet opus, de quoi être satisfaits.
THE MARGINAL

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Message par alcat01 » lun. 1 mai 2023 18:42

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1938
High & Mighty (2006)
High & Mighty le dixième album de Gov’t Mule, enregistré, début 2006, à Austin au Willie Nelson's Pedernales Studios début 2006 et au Hoboken's Water Music studio, sort le 28 août 2006.
La pochette est particulièrement réussie, avec, au recto, une mule au premier plan qui fixe l’objectif, une limousine en second plan et au verso on peut lire en entier le nom du bâtiment du recto : Soul Harvest Evangelistic Center, l’animal est toujours là mais la voiture a disparu. L’album est dédicacé à Little Milton, un bluesman décédé en 2005 (Rappelons qu’il jouait avec le groupe pour le concert du 31/12/1999 documenté sur le triple CD Mulennium)
Pendant cette période le groupe tourne énormément aux USA et plusieurs titres ont déjà été interprétés en live.

Les deux premiers morceaux « High & Mighty » et « Brand New Angel » sont caractéristiques du nouveau son du groupe en formule quatuor, avec la guitare et les riffs de Warren et le fantastique jeu de batterie de Matt Abts.
Du bon Gov’t Mule, efficace et construit pour la scène, avec une influence marquée de Led Zeppelin, encore plus évidente dans « Streamline Woman ».
Dans ces trois morceaux le jeu de batterie de Matt Abts est lourd, puissant, et assez différent de ses habitudes, lui qui joue plutôt dans un style jazzy.
Mais « So Weak so Strong » présente un autre aspect du groupe, un titre plus calme avec une introduction à la guitare acoustique et un superbe solo de slide.
Dans le même registre voici « Child of the Earth » avec le chant de Warren qui rappelle le superbe « Higway Song » de Blackfoot et le solo qui se fond habilement dans la rythmique.
« Like Flies » renoue avec les titres du début de l’album, puis on enchaîne sur un reggae « Unring the Bell », un peu déconcertant mais cette première incursion dans les rythmes de la Jamaïque n’est pas un caprice, la suite de la carrière du groupe le démontrera.
« Nothing Again » et « Millions Miles From Yesterday » deux titres assez lents sont agréables sans plus, le second avec ses nappes d’orgue sera souvent joué en live.
On retrouve la superbe guitare de Warren dans « Brighter Days », avec encore une grande partie de slide, et « Endless Parade » deux titres bourrés de feeling qui concluent brillamment le CD.
Pas tout à fait car 3 Strings George est un bonus track caché, assez anecdotique.

Cet album est plus mature que déjà Voodoo, la nouvelle formule s’est rodée en live, et la musique gagne en cohésion. Mais on s’éloigne encore un peu plus de la première période avec Allen Woody et du power-trio, Warren Haynes soignant les compositions en veillant à trouver un espace sonore pour l’expression des nouveaux musiciens.
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Message par alcat01 » mar. 2 mai 2023 05:58

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1939
Band Of Gypsys 1970
Juillet 1969, HENDRIX décide de mettre fin à l’expérience (dans tous les sens du terme) après le départ de Noël REDDING (basse). Il décide néanmoins de continuer avec Mitch MITCHELL à la batterie et embauche un ancien copain d’armée: Billy COX à la basse ainsi qu’un deuxième guitariste et deux percussionnistes, c’est cette formation qui jouera lors du festival de Woodstock. A cette période, Jimi se cherche musicalement, il veut explorer de nouvelles choses comme le rhythm & blues, la soul ou le funk et la formation changera souvent durant cette période pour se stabiliser avec Billy COX à la basse et le volubile Buddy MILES à la batterie et au chant. La formation va prendre le nom de BAND OF GYPSY et s’enfermer en studio pour écrire des nouveaux morceaux, issus de longues jams. Le groupe a l’occasion de donner ses 1er concerts lors du nouvel an 1970 lors de 4 représentations au Fillmore East de Bill Graham les 31 décembre 1969 et 1er janvier 1970, à raison de deux concerts par soir. Les deux premiers show, le groupe ne jouera que des nouveautés (ainsi que quelques titres de l’Experience) et la prestation sera jugée moyenne, principalement à cause de soucis techniques dus aux micros et aux guitares d’HENDRIX qui se désaccordent souvent, l’obligeant à se conscenter sur ce qu’il joue. Mais les deux soirées suivantes, le BAND OF GYPSYS mélangera nouveautées et morceaux du Jimi HENDRIX EXPERIENCE pour des prestations génialissimes. Les problèmes techniques étant résolus, Jimi se sent plus à l’aise, plus détendu et au final il n’en est que meilleur.

Jimi mixera les bandes pour la sortie d’un album live (une histoire de contrat où Jimi devait un album à à sa maison de disque américaine) dès le mois de janvier et décidera de ne garder que des nouveaux titres et d’éditer grandement certains titres en enlevant les improvisations de Buddy MILES (ce dernier énerve considérablement Jimi par son habitude à en rajouter partout), ainsi « Changes » passe de 10 mn à 5 mn. Même sort pour « We Gotta Live Forever » qui voit sa durée passer de plus de 10 minutes à 5 également. Les 6 titres seront également issus des deux derniers concerts, ceux où le BAND OF GYPSYS était en pleine possession de ces moyens.

L’album commence par l’introduction de Bill Graham qui annonce « The Fillmore East is proud to welcome back some old friends with a brand new name : a Band Of Gypsys ! » et bam! les GYPSYS attaquent « Who Knows » pépite de 9’36. Dès le départ ça groove, c’est soul, c’est funk, c’est funk rock, c’est le BAND OF GYPSYS, c’est un groupe sur scène et non Jimi accompagné de deux faire valoir. Buddy MILES double le chant de Jimi apportant un plus indéniable au morceau et part même en improvisation vocale pendant un long moment où il n’y a que la basse et la batterie (la légende veut que Jimi soit parti changer une corde de guitare obligeant les deux autres improviser). Ces presque 10 mn passent presque trop vite. « Machine Gun » qui suit est un des meilleurs morceaux d’Hendrix, pamphlet contre la guerre du Vietnam, la lourdeur de la section rythmique rapproche le groupe du hard rock et Jimi fait tout faire à sa guitare, elle geint, elle gémit, elle chante, elle siffle, elle se fait plaintive, elle hurle, elle larsen, elle imite les bombes qui tombent, les mitraillettes qui crachent leurs balles… J’oserai, je dirai que tout ce qui peut se faire avec une guitare est dans ce titre, ce morceau est une ode à la guitare électrique.

L’album continue avec un titre de Buddy MILES l’excellent « Changes », mélange de funk et de soul chanté par Buddy. A l’écoute du morceau, on se rend compte qu’on est loin du rock psychédélique de l’Experience. On revient avec un morceau plus Hendrixien avec « Power Of Soul » (ou « of love » selon les pressages), à nouveau Buddy MILES double le chant de Jimi apportant une autre couleur à un titre qui n’aurait pas fait tache sur Electric Ladyland. On continue avec « Message To Love », encore un morceau qui groove comme pas permis avec toujours les harmonies vocales de Buddy qui colorent l’ensemble et un HENDRIX déchainé tout au long. L’album se termine avec « We Gotta Live Together », deuxième titre signé Buddy MILES, morceau que j’apprécie le moins de l’album. Déjà à la base il dure 10 bonnes minutes, mais Jimi l’a charcuté ce qui au final accentue le côté jam du titre (en même temps le morceau était en medley avec « Voodoo Child »). Il manque un je ne sais quoi pour être convaincu, malgré encore une fois des interventions lumineuses de Jimi.

Voila, on est loin de l’Experience mais Jimi s’aventure avec bonheur dans un mélange de rhythm & blues, de soul, de rock et de funk, magnifiquement secondé par un Buddy MILES qui lui amène un plus essentiel à la musique du groupe et emmène Jimi vers des sphères stratosphérique. Malheureusement, lorsque l’album sort (en mars au USA et en juin pour l’Angleterre) le BAND OF GYPSYS n’existe plus, le cinquième concert n’aura duré que le temps de deux titres et Buddy MILES est viré dans la foulé.

Plusieurs versions de ces concerts sortiront ultérieurement, un Band Of Gypsys 2 (1986) pas terrible et vite retiré, un Live At The Filmore (1999) double cd raté ( si le 1er cd tient la route, le second est d’une qualité sonore indigne d’un album d’Hendrix d’après certains fans), un excellent Machine Gun :Jimi Hendrix The Filmore East first show (2016) qui reprend l’intégralité du 1er concert. Mais alors que l’on s’attend a voir sortir les autres concerts un par un, un coffret avec la quasi intégralité des 4 concerts (il manque 5 titres du deuxième concert) sort en 2019 sous le nom de: Songs for Groovy Children: The Fillmore East Concerts (2019) et là ce n’est que du bonheur si on est fan du BAND OF GYPSYS.
Zepforce

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Message par alcat01 » mar. 2 mai 2023 05:59

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1940
Giant Steps (1960)
L'album Giant Steps, qui porte bien son nom, fait date dans l'histoire de la musique du XXe siècle, car il marque l'introduction formelle des changements d'accords de tierces chromatiques de Coltrane, uniques et révolutionnaires. L'utilisation de progressions chromatiques basées sur des tierces était quelque chose qu'il avait apparemment expérimenté sur des morceaux antérieurs, mais qu'il n'avait pas encore complètement mis au point avant les sessions de Giant Steps. J'écris "apparemment" parce que je ne reconnaîtrais pas un changement d'accord de tierce chromatique s'il me mordait. Je saurais que j'ai été mordu par quelque chose, bien sûr, mais je ne serais pas capable de le décrire avec précision à un dessinateur de la police.
Morsure, coup de foudre, peu importe comment vous l'appelez, Giant Steps est un album pour l'éternité. Rolling Stone l'a classé 103e meilleur album de tous les temps en 2012, et il s'agit d'une publication rock & roll. À quel point un album de jazz vieux de cinquante ans doit-il être cool pour avoir un tel cachet auprès des critiques de rock ? Je dois admettre que les premières fois que j'ai écouté cet album, j'ai été déconcerté. On aurait dit que Coltrane jouait en solo avec un quatuor manifestement désynchronisé. Puis j'ai réalisé qu'ils n'étaient pas désynchronisés, mais qu'ils étaient dépassés. Coltrane avait devancé tout le monde dans sa quête de ce nouveau langage étrange, et tout ce qu'on pouvait faire, c'était marmonner en espérant que personne ne s'en aperçoive. C'est du moins ce que l'on ressent sur "Giant Steps" et "Countdown", les deux morceaux qui emploient notamment la nouvelle échelle de Coltrane.
Le quatuor semble bien plus confiant sur les magnifiques "Naima", "Spiral", "Syeeda's Song Flute" et le reste de ces morceaux. Tommy Flanagan a dû se demander dans quoi il s'était embarqué lorsqu'il a entendu pour la première fois "Giant Steps", mais il s'en sort avec des performances de bon goût sur "Spiral" et "Mr P.C.", ce dernier nommé en hommage à Paul Chambers, le bassiste de longue date de Coltrane. Chambers obtient également quelques solos et, avec le batteur Art Taylor, fait de son mieux pour suivre Coltrane sur les morceaux les plus rapides. Honnêtement, Coltrane se moque de presque tout le monde sur cet album, y compris de son groupe d'accompagnement. À la fin de "Giant Steps", on jurerait qu'il a même des kilomètres d'avance sur Miles.

Si Coltrane n'avait jamais sorti d'autre album, il serait probablement toujours considéré comme le plus grand saxophoniste ténor de tous les temps. Bien sûr, il a sorti d'autres albums et a continué à explorer de nouveaux sons, étendant son influence au-delà du jazz, dans les domaines de l'avant-garde et même de la musique pop. Giant Steps est important parce qu'il l'éloigne de tous ceux qui l'entourent et révèle un artiste qui n'est pas confiné par ce qui l'a précédé. C'est Coltrane le créateur, le maître musicien, un dieu jouant dans un jardin qu'il a lui-même conçu.
Dave Connolly

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » mar. 2 mai 2023 10:48

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1941

1980 Repression
"Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service."
Qui n’a pas déjà entendu, à défaut d’hurler, jusqu’à satiété ce refrain ?
"Antisocial" est en effet un hymne intemporel dans l’hexagone, au même titre qu’un "Smoke On The Water" ou qu’un "Smells Like Teen Spirit". Mais alors que ces derniers titres ont un contenu assez léger, voire difficilement compréhensible, TRUST balance avec "Antisocial" un petit brûlot dont on imagine mal aujourd’hui comment il a pu trouver résonance auprès du public.

Il faut dire qu’en 1980, TRUST, fort du succès de son très bon premier album, surfe sur la frustration ambiante qui accompagne la fin du mandat de Valéry Giscard d’Estaing et sur la soif de changement d’une partie de la jeunesse. Ce besoin d’exutoire que le Punk aurait dû assouvir s’il n’avait pas été en grande partie occulté en France par la vague Disco, TRUST va y répondre en y mettant les formes et le fond.
En février 1980, le groupe retourne au Scorpio Sound Studio de Londres pour enregistrer son second disque. A cette occasion, il retrouve Bon SCOTT (AC/DC) qui travaille sur le successeur de Highway To Hell et avec lequel le groupe enregistrera, le 13 février 1980, une version de "Ride On" qui ne verra le jour qu’en 2000.
Six jours plus tard, le 19 février 1980, Bon SCOTT décède. TRUST, qui venait d’apprendre la veille que son premier album était disque d’or, lui dédie son nouvel opus.

Le disque rencontre un succès immédiat dans l’hexagone où il se vend à 1 million d’exemplaires en moins d’un an. Cette réussite populaire est un véritable raz de marée qui voit les sacs « US » des écoliers de l’époque s’orner d’un 'TR.US.T' du meilleur effet et le refrain précité résonner dans toutes les oreilles.
TRUST assure la promotion de ce Répression via une tournée titanesque qui voit le groupe écumer un nombre ahurissant de salles en France et même tenter de s’exporter en Europe (le groupe participe au festival de Reading) via une version anglaise de l’album pour laquelle ils demandent à Jimmy PURSEY, chanteur du groupe punk SHAM 69, de leur prêter main forte pour la traduction.

Habile combinaison de hard-rock, de blues et de punk, Répression est bien plus qu’un simple album de hard-rock. La diversité des compositions, des ambiances, des tempos fait de ce disque une œuvre pouvant rassembler un très large public. Les légers défauts de l’album précédant (une production un peu faiblarde et des compositions parfois un peu dispensables) sont ici totalement gommés. Le groupe est stupéfiant d’efficacité, de ferveur et de cohésion. Cela est d’autant plus surprenant que le line up vient tout juste d’être remanié. Yves BRUSCO reprenant la basse laissée par Raymond MANNA. Alors que peu de temps après, Kevin Morris remplacera Jean Emile HANNELA à la batterie.
La section rythmique assure d’ailleurs son devoir sans éclats particuliers. La magie venant principalement de la voix de Bernard 'Bernie' BONVOISIN et de la guitare de Norbert 'Nono' KRIEF. Ce dernier brille de mille feux. Que ce soit en rythmique ou en soliste, il éclabousse le disque de son feeling et de sa technique. Son jeu est agressif et rapide tout en restant précis et clair. A l’image des riffs d’"Antisocial" et d’"Instinct de Mort", ses interventions sont toujours inspirées.
L’autre magicien du groupe n’est autre que Bernie. Bien que sa voix soit aux antipodes du style de chant haut perché popularisé par les chanteurs hard de l’époque, il apporte une saveur toute particulière au groupe. La clarté de son élocution, la chaleur de sa voix et son sens de la mélodie se combinent à merveille avec le son des guitares et les paroles, souvent brutes et hargneuses. Il est vrai que les textes, qui sont considérés comme l’une des marques de fabrique du groupe et l’un de ses points forts, sont très corrosifs et nécessitent une exposition et une diction parfaite. C’est le cas ici avec une production excellente.

Mais le tube "Antisocial" ne doit pas éclipser le reste des morceaux. "Monsieur Comédie" avec son tempo endiablé qui va crescendo traite du retour de l’Ayatollah Khomeini en Iran un an auparavant. Si l’on se replace dans le contexte, la dureté des propos est assez surprenante (prémonitoire ?) au regard de l’aura assez positive dont disposait encore à cette époque le dignitaire iranien du fait de sa présence en France et de son image de libérateur du peuple.
"L’Instinct De Mort", qui reprend le titre du livre de Jacques Mesrine publié illégalement 3 ans plus tôt, traite de la mort de ce dernier 4 mois auparavant. La violence des paroles et celle de la musique sont encore une fois assez surprenantes et nous invitent à nous replonger dans une époque, pourtant pas si lointaine, où la liberté d’expression avait une toute autre dimension.
"Au Nom De La Race", peut-être le morceau le plus faible de l’album, introduit une section de cuivres du plus bel effet.
"Passe" est une occasion pour le groupe de mettre en avant ses racines blues-rock.
"Fatalité", le premier single, préfigure peut-être le besoin d’évolution que ressentira le groupe quelques années plus tard. Ce morceau alterne les tempos et les sonorités en ayant notamment recours à un piano et à un saxophone, pour un résultat excellent. La musique, comme les paroles, jouant sur la dualité douceur/dureté. Le thème de la difficulté de vivre dans les cités y est abordé de manière originale et décalée.
"Saumur" est un titre un peu à part. Bien qu’assez "pauvre" au niveau musical, sa renommée est très forte auprès des fans. Encore une fois, le décalage entre la violence des paroles et la relative douceur de la musique fait des merveilles. Le tempo lourd et lent, conjugué au style déclamatoire de Bernie, concourt à faire de cette charge contre la bourgeoisie provinciale bien-pensante un titre fort.
Les paroles de "Le Mitard" sont écrites par Jacques Mesrine. Le titre commence par une déclamation lancinante et froide soutenue seulement par la basse, puis s’emballe pour terminer brusquement par la diffusion d’une déclaration de Mesrine. L’ambiance est oppressante et le texte bien dérangeant.
"Sors Tes Griffes" aborde également l’univers de la prison et des difficultés liées à la réinsertion des anciens prisonniers. Un morceau très violent, porté par la hargne et la passion de Bernie, et dont le final est sublime d’émotion.
"Les Sectes" clôture l’album en beauté. Le groupe proposant là un véritable feu d’artifice. Les guitares fusant dans tous les sens et le débit style « mitraillette » de Bernie font de ce titre un petit bijou speed. Prenant comme prétexte le suicide collectif de 914 membres de la communauté du Temple du peuple sous la direction de Jim JONES en 1978, le groupe se livre à une violente critique des dérives religieuses, montrant une fois de plus qu’il a le sens de la formule choc.
Petite anecdote au sujet d’"Antisocial", il se dit que ce titre a été enregistré dans les locaux de Sony, leur maison de disque de l’époque, et que lorsqu’est venu le temps d’ajouter le chœur final, il ne restait plus dans les locaux que les grands pontes du label, dont Alain LEVY. Et que ceux-ci ont accepté de hurler les « An-ti-so-cial » finaux.

Répression est le disque de hard-rock (au sens large) le plus vendu en France. Et il y a fort à parier qu’au regard de la crise de l’industrie du disque, cette place ne lui sera jamais ravie. La résonance de cet album peut également être évaluée, d’une part par la reprise que le groupe Anthrax, alors au faîte de sa gloire, fait du titre "Antisocial" sur son album State Of Euphoria en 1988. Cette reprise est désormais considérée comme un classique incontournable du groupe new-yorkais qui reprend d’ailleurs "Les Sectes" un peu plus tard. Et d’autre part, par la présence de ce titre sur le jeu vidéo "Guitar Hero III : Legends Of Rock".

Une réussite totale pour un disque d’une maturité et d’un avant-gardisme époustouflants, et certainement le meilleur album d’une discographie pourtant très riche.
Bien plus qu’un simple album, cet opus est le témoin de son époque.
NESTOR

Modifié en dernier par alcat01 le mer. 4 mars 2026 18:26, modifié 1 fois.

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