Le premier album du groupe, "A Foot in Coldwater" est musicalement très intéressant.
Il comprend leur Hit classique le plus connu "(Make Me Do) Anything You Want", qui contient peut-être le solo de guitare le plus connu dans le monde de la musique Rock Canadienne.
Soutenu par ce futur classique, l'album a reçu d'excellentes critiques, bien que la longueur de la plupart des titres soit trop longue pour les airs passant à la radio.
Cette édition est également remarquable pour la qualité de l'écriture de chansons et des arrangements intéressants.
Mais ce sont les breaks de guitare qui se distinguent vraiment: un son lourd et surmultiplié qui est aussi incroyablement mélodique.
L'album s'ouvre sur "On The Wind", un excellent Hard Rock mid tempo mélodique avec une grosse rythmique accompagnée par l'orgue, une guitare omniprésente et des vocaux intéressants.
Suit "Yalla Yae", un autre Hard Rock dans la même veine que le précédent avec un orgue encore plus présent et en avant qui partage la vedette avec la guitare.
Le morceau suivant, "Deep Freeze", est un Hard Rock plus up tempo mais toujours mélodique avec une guitare quasi envahissante et un joli solo de la part de Paul Naumann.
La première face se termine avec "(Make Me Do) Anything You Want" qui est une jolie petite ballade mi acoustique très mélodique sans prétention qui deviendra pourtant le Hit single par excellence!...
Pour ouvrir la seconde face, rien de mieux que "Who Can Stop Us Now" qui est un retour au Hard Rock mid tempo avec une grosse ligne basse et toujours cette superbe guitare omni présente.
Vient ensuite "Alone Together", une autre ballade Hard Rock slow tempo avec toujours cette guitare qui donne un petit plus au morceau. Elle sera la face B du premier single du groupe...
Quant à "Fallen Man", c'est une ballade semi acoustique avec de jolis arrangements musicaux très mélodiques.
Pour clôturer ce premier LP, "In Heat" est un autre Hard Rock mélodique avec un orgue plus présent et une guitare que l'on peut qualifier de tout à fait exceptionnelle!...
Un disque à (re)découvrir!...
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:45, modifié 1 fois.
Cactus recelait d’excellents musiciens: avec la formidable section rythmique Tim Bogert / Carmine Appice, une des plus puissantes et techniques de son temps, l’incroyable guitariste Jim McCarthy, dont la guitare surchauffait à chaque chanson, et le chanteur Rusty Day, à la voix rauque et bluesy.
Ce groupe avait tenu toutes ses promesses et il avait sorti un premier album en 1970 qui frappait peut-être beaucoup plus fort que Led Zeppelin. Plus technique, plus puissant, plus Blues...
L’album avait accèdé d'ailleurs instantanément au rang de classique du genre.
Le ton est donné dès les premières secondes de la reprise du "Parchman Farm" de Mose Allison avec un son frénétique et turbocompressé qui devient un Boogie survitaminé joué à cent à l’heure avec des solos très bien pensés sans jamais sombrer dans la pure démonstration.
On a droit par ailleurs à un solo de basse sur "Oleo" et un solo de batterie sur le très zeppelinien "Feel So Good".
Les musiciens maitrisent totalement et parfaitement leurs instruments et décident d'entrée de frapper très, très fort.
Mais "Cactus" n’est pas non plus que du Hard Boogie, c’est aussi du Blues très inspiré, et néanmoins très ravageur dominé par la guitare d'un McCarthy qui étale toute sa classe et son talent.
Et c’est aussi une superbe ballade Folk “My Lady from South of Detroit", magnifiée par des chœurs, des arpèges de guitare et la voix de Rusty Day.
En prenant un peu de recul, on se rend compte qu'il n'y a vraiment pas une seule faute de goût dans cet album, à part peut-être le solo de batterie, mais chaque groupe de cette époque se devait de faire étalage de la technique de ses musiciens.
Huit chansons suffisent à faire de ce LP un classique, voire même un mythe tant il est oublié lorsque les rétrospectives du genre sont établies, les critiques s'extasiant plutôt devant des groupes comme Blue Cheer ou Mountain.
Cactus avaient décidé de tout raser sur son passage avec ce monolithe du Hard Rock, et ce fut un pur moment de bonheur...
Et ce n'est pourtant qu'un avant goût de ce qui nous attendait avec le deuxième album!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:45, modifié 1 fois.
Un album live de UK avait été enregistré lors de la tournée au Japon au Printemps et il fut publié en Septembre 1979, mais, à ce moment-là, le groupe n'existait déja plus.
En guise de cadeau d'adieu était donc sorti cet album intitulé "Night After Night" qui avait été enregistré en concert au Japon en Juin 1979, avec la formation de "Danger Money".
Il reprend donc des titres issues des deux albums studios du groupe, mais revitalisés par l'incroyable énergie que déployait le trio sur scène, comme ces versions survitaminées de "Time To Kill" et "Ceasar's Palace Blues". À noter que l'on trouve deux morceaux inédits, "Night After Night" et "As Long As You Want Me Here", jamais parus en versions studio.
La musique jouée est agréable et très mélodique mais il semble qu"elle manque un peu de punch et d'audace, le groupe paraissant assis "entre deux chaises" hésitant entre un Rock plus radiophonique et une musique plus progressive et aventureuse héritée des deux premiers opus.
"Night After Night: UK Live" peut être considéré comme un 'Greatest Hits Live', mettant en vedette les meilleures chansons des deux albums studio.
Pas un instant n'est gaspillé:
Le show s'ouvre avec "Night After Night" une chanson qui ne figure sur aucun des albums studio. C'est une grande chanson qui commence avec la foule qui crie "U.K.! U.K.!..." jusqu'à ce que les clavier légendaires de Jobson n'entrent en jeu.
Ce morceau est suivi par "Rendez-vous 6:02", le seul véritable Hit single du groupe. Cette ballade est une chanson très sensible, qui ne cesse de croître d'une manière très agressive, grâce à un splendide solo de moog dans la partie finale et un inoubliable crescendo musical!
"Nothing to Lose" et "As Long As You Want Me Here" complètent la première face.
C'est pas mal, mais cela dégage simplement la voie pour une deuxième face brillante, emmenée par l'instrumental "Alaska", qui se caractérise par la performance mémorable de Jobson aux claviers, puis vient "Time To Kill" joué au pas de charge.
Le fantastique morceau "Presto Vivace", où nos trois précieux musiciens jouent un instrumental tout à fait magique, bien que court et peut-être trop orageux, est une superbe introduction pour un autre bijou, "In the dead of night", une excellente symphonie tirée de leur premier album et l'album finit sur un majestueux "Ceasar's Palace Blues", qui n'est évidemment pas un Blues, mais encore une fois une chanson plutôt amusante où Jobson fait étalage de tout son talent, avec un solo de violon électrique mémorable électrique.
Ce live est tout à fait essentiel, en particulier la performance fantastique du batteur extraordinaire qu'est Bozzio, le jeu presque magique avec les claviers de Jobson et le jeu mémorable à la basse de Wetton et quelle voix!
Quel album! Il semble toujours aussi bon et frais qu'à sa sortie.
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Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:45, modifié 1 fois.
Ardo Dombec est un groupe underground de Prog Allemand qui a sorti un album sur le label Pilz, une sorte de sous label de Ohr, avec une ambiance Heavy, Bluesy, et même un peu Jazzy.
Ayant signé avec le label BASF, ils se sont retrouvés sur Pilz en raison d'une fusion entre ces deux labels.
Pourtant, avec des rythmes complexes et des influences Jazz tout à fait inhabituelles, ils ont ensuite trouvé leur place sur ce label qui est particulièrement consacré au Folk.
Souvent comparé à Colosseum, If, Warm Dust ou à Mogul Thrash, leur musique comporte beaucoup de saxophone, souvent en osmose avec la guitare électrique et la flûte.
Leurs arrangements sont optimistes et lumineux, mais les paroles sont assez sombres et cyniques par contraste.
Ardo Dombec se trouve catalogué dans la catégorie des groupes underground Allemands des années 70, mais le groupe se distingue des autres groupes de Folk-Blues-Fusion-Hard Rock de la même époque par la présence viscérale omniprésente d'arrangements de saxophone très structurés et, parfois, il ressemble à Out of Focus.
En raison des sous-genres précités, Ardo Dombec s'inscrit parfaitement dans la catégorie d'Art Rock.
Leur seul et unique album, intitulé tout simplement "Ardo Dombec" est sorti pendant l'Eté 1971 et il est excellent.
Parfois, le groupe flirte avec un matériel Jazzy avec de la Pop et à d'autres moments, cela sonne carrément Baroque. Ardo Dombec offre, en fait de la musique Jazz-Rock virtuose, telle qu'elle était pratiquée dans les années 70 par un certain nombre de groupes.
Certaines chansons ont des paroles intéressantes. Ainsi, "Clean Up Sunday" traite d'une nonne qui croit que le salut ne peut être assuré que par la suppression des pièces de monnaie dans les zones de collecte chaque dimanche, alors que "Downtown Paradise Lost" parle de s'éclater dans le quartier rouge de Hambourg.
La batterie et la basse sont souvent très rapides, rythmiques, mais aussi complexes, flirtant avec des éléments de Fusion, et rappelant les débuts de Camel, mais sans les claviers.
Le groupe bénéficie évidemment des rythmes étranges et complexes dans un style proche de Soft Machine.
Beaucoup de parties de flûte rappellent Jethro Tull ou Focus. La musique est assez addictive, disciplinée et structurée avec certains morceaux accrocheurs, combinés avec un chant typique. L'harmonica viscérale très agréable montre aussi une certaine versatilité des membres.
Le morceau d'ouverture "Spectaculum" et le final "Unchangeable Things?!” sont à la fois plein d'énergie et bourrés de riffs de saxe excentriques. Mais il y a aussi de moins bonnes choses. Le répétitif "Supper Time" et "A Bit Near the Knuckle" sont deux compositions assez moyennes, mais la plus mauvaise des chanson est le bluesy "Downtown Paradise Lost".
Bien qu'ils semblent favoriser les morceaux chantés (qui ne sont pourtant pas exactement leur fort), c'est surtout dans les sections instrumentales qu'ils sont vraiment brillants. "108" est un très bel instrumental atmosphérique, ne comprenant que de la guitare acoustique et de la flûte. "Clean-Up Sunday" est certainement un des points culminants de l'album, avec beaucoup de flûte dans le style Jethro Tull, avec des changements de corde et plusieurs bons riffs et des jolies mélodies.
Mais le groupe doit aussi être crédité pour son grand sens de l'humour. Tout d'abord, la couverture créative de l'album reprèsente un cactus dans un cornet de glace, ensuite, le morceau de 8 secondes intitulé "Oh, Sorry" sur la seconde face nous fait croire que le LP était cassé et rayé complètement par le bras de votre lecteur de disque! Il y a probablement beaucoup d'auditeurs qui ont eu un petit choc et craint le pire la première fois qu'ils l'ont entendue.
Ce n'est donc certainement pas un album indispensable, mais celà vaut la peine de l'écouter, surtout pour le groove heavy du saxophone d'Helmut Hachmann qui domine les morceaux.
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:46, modifié 1 fois.
Le groupe de Hard Rock Suèdois Neon Rose a été créé en 1969 par Roger Holegård, Piero Mengarelli et Benno Mengarelli sous le nom de Spider. Quand Stanley Larsson les rejoint en 1973, ils prennent le nom de Neon Rose.
Sur Vertigo Records, ils ont sorti trois albums dont l'album intitulé "Two" en 1975.
Il avait été enregistré en Septembre 1974 à Stockholm, et l'édition originale était accompagnée d'une pochette avec les paroles.
Le groupe est alors composé de Roger Holegård, au chant, à la guitare et au mellotron, de Gunnar Hallin à la guitare, de Benno Mengarelli à la basse, de Piero Mengarelli à la guitare et de Stanley Larsson à la batterie.
Plus épicé que leur premier album, ce second opus propose son menu composé de Hard-Rock, toutefois accompagné de son lot de ballades légèrement prog.
Il s'agit d'un bon et solide album de Hard Rock Heavy Metal, avec un excellent travail de guitare de Roger Holegård, Piero Mengarelli et Gunnar Hallin, bien que le matériel utilisé pour le mettre en valeur ne soit pas toujours aussi exceptionnel.
L'album est plutôt typique de son époque, même si l'on peut dire qu'il a eu quelques années d'avance, car ce type de disque n'a pas vraiment proliféré avant la fin des années 70. On y trouve des morceaux très forts, situés entre le Blues et le Hard Rock.
Un très bon disque encore inconnu. Techniquement de haut niveau, guitares acoustiques et électriques, généralement en double, belles voix, production propre.
En fait, il n'y a pas beaucoup de paroles et l'instrumentation de cet enregistrement est très bonne.
Ce groupe avait un potentiel énorme, de belles chansons, du Hard Rock typique du milieu des années 70, un gros son américain à la Montrose, des titres qui lorgnaient déjà vers le Heavy mélodique européen du début des années 80.
L'introduction d'une guitare qui éclate dès le début de "I'm A Entertainer", mais on ne peut pas dire que le riff d'intro soit carrément Boogie alors que le morceau en est un.
Sur "False Star" le tempo a été légèrement augmenté, mais c'est du Boogie! Pendant la chanson, on peut entendre la multiplication féroce du trio de guitares.
"Thoughts" est une jolie ballade joué avec deux guitares acoustiques.
Une guitare acoustique commence tranquillement "My Lady" interrompu par un déluge de solos de guitares électriques au milieu très bons et mélodieux. L'excitation retombe bientôt tranquillement pour finir le morceau.
Les trois dernière chansons, "Waiting For The Train", "Bloody Wellfare" et "Is There An Eden" ne sont pas en reste.
Le légèrement sombre "Waiting For The Train" chemine tranquilement avec toujours une grosse intervention des guitares.
Un autre point fort, le long morceau "Bloody Welfare" qui suit est un petit bijou, probablement le meilleur de l'album, le déploiement des guitares y est toujours aussi énorme.
Le morceau final, "Is There An Eden", pète le feu avec les guitares toujours au diapason dans un Hard Rock des plus incisifs.
Cet album est particulièrement recommandé à tous les amateurs de guitares!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:46, modifié 1 fois.
Stray Dog est un power trio classique dans la lignée de Cream, Jimi Hendrix Experience, Robin Trower ou encore ZZ Top, ce dernier étant d'ailleurs repris sur le premier album ("Chevrolet"): Avec le brillant travail de guitare de "Snuffy" Walden, (aux influences évidentes comme Hendrix, Clapton et Beck), le bassiste chanteur Al Roberts (une réfèrence s'impose: Glenn Hughes période Trapeze ), et le batteur Leslie Sampson (John Bonham rencontrant Mitch Mitchell).
A ses tout débuts, Stray Dog a commencé sous le nom d'Aphrodite, un trio originaire du Texas. Ce groupe était alors composé de William Garrett "Snuffy" Walden, à la guitare et au chant, de Alan Roberts, à la basse et au chant, et de Randy Reeder à la batterie.
Une nuit, pendant l'année 1973, alors qu'ils jouaient dans un club de Denver, dans le Colorado (d'où Alan est originaire), Greg Lake, le bassiste chanteur d'Emerson, Lake And Palmer était venu les voir jouer.
Greg était en ville avec Emerson, Lake And Palmer, car ils devaient jouer prochainement dans la localité.
Il fut, pour ainsi dire, si subjugué par leur performance scénique, qu'il leur offrit un contrat d'enregistrement de disque directement et immédiatement sur place!
L'opération principale a été pour les trois musiciens de monter dans un avion et de voler vers l'Angleterre avec Emerson, Lake And Palmer, le lendemain matin.
Snuffy et Alan étaient d'accord, mais Randy (qui jouera plus tard dans Bloodrock, qui, étonnament, ou par pure coïncidence, a une chanson intitulée "Crazy 'Bout You Baby", qui ressemble indéniablement à du Stray Dog) ne voulait pas quitter son pays.
Snuffy et Alan ont donc pris l'avion pour l'Angleterre, et, là, ils ont procèdé à l'audition de différents batteurs pour remplacer Reeder.
Leslie T. Sampson a été l'un d'eux! Il avait déjà précèdemment joué dans Road, le groupe de l'ancien bassiste de Jimi Hendrix, Noel Redding.
Le premier disque a donc été enregistré en quelques semaines et puis Stray Dog se lance dans une tournée avec Emerson, Lake And Palmer. Ils ont tourné aux États-Unis avec eux. Mais l'album n'a malheureusement pas véritablement marché!!!
Pourtant, et malgré tout cela, ce disque est un monument, avec de grands morceaux et des bons musiciens, que demander deplus!!!
Le morceau d'ouverture, "Tramp", une chanson dédiée à l'excés au rock n 'roll dans la vie quotidienne, les attaques contre les sens nous montre que les musiciens savent où ils vont.
"Crazy" se poursuit dans le même mode agressif.
"A Letter" ralentit les choses et montre un côté beaucoup plus éthéré du groupe, un peu comme Hendrix aurait pu le faire.
"Chevrolet" est une reprise du classique de ZZ Top, absolument plus brûlante que l'originale, et qui, par comparaison fait apparaitre bien terne la version de ZZ.
"Speak of the Devil" est encore une autre histoire de débauche dans le Rock, avec une guitare de pur style Jeff Beck, et de grandes harmonies vocales. "Slave" est la chance du bassiste Al Roberts de montrer ce qu'il sait faire au chant (Snuffy Walden chantant sur le reste de l'album), et il brille sur une chanson qui pète le feu.
Le dernier morceau de l'album n'est pas loin d'être un classique. "Rocky Mountain Suite" débute avec une chatoyante guitare douze cordes et une intro de guitare dobro qui explose en une fin théâtrale qui fait de ce disque LE disque de blues-rock
Un véritable monument!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:46, modifié 1 fois.
En 1971, Cactus est de retour avec "One Way...Or Another" et il est bien décidé à frapper encore plus fort, encore plus lourd, bref à tenter de devenir le plus grand groupe de Hard Rock sur Terre, face à ses concurrents de l'époque tels que Led Zeppelin, Black Sabbath, Deep Purple ou autres.
Il faut rappeler que Cactus n'est pas composé de n'importe qui, mais avec la section rythmique la plus redoutable de l'époque, un guitariste exceptionnel mais peu reconnu aujourd'hui, et un chanteur à la voix incroyable.
De plus, les compères étaient assistés d'Eddie Kramer pour enregistrer l'album au mythique 'Electric Lady Studio', là même où Hendrix enregistra son album "Electric Ladyland".
Moulés dans le style Cactus les chansons ne sont que martèlement et férocité.
L'album commence par une reprise des plus puissantes jamais faites du classique de Little Richard "Long Tall Sally", peut-être un peu décevante car il manque un peu de folie rock'n'rollienne que l'on retrouve dans certaines autres reprises de cette même chanson. Sauvée tout de même in extremis par un énorme solo de McCarthy, la première chanson fait pâle figure face à la seconde, qui justement, tout en étant moins Heavy, possède ce grain de folie, dû à la performance vocale de Rusty Day.
"Rock'N'Roll Children" remet tout de suite les choses à leur place concernant la réputation du groupe avec des riffs gigantesques, une puissance de feu phénoménale, et des solos de guitare monumentaux, accompagnés par une basse d'enfer.
S'ensuit un Boogie très maîtrisé, spécialité de Cactus, qui commence doucement pour finir en une explosion dévastatrice, un déluge de solos surpuissants et mythiques!
On retrouve là le même effet produit lors de l'écoute d'un "Bring It On Home" de Led Zeppelin, car l'effet de surprise est total.
Dans le rayon des morceaux explosifs, on trouvera en dernier le titre de l'album "One Way Or Another" et son excellent riff, ses solos en stéréo et la voix de Rusty Day totalement déchaîné.
L'album contient également des morceaux plus calmes, même si calme n'est à vrai dire pas vraiment le mot car la guitare abrasive de McCarthy nous gratifie encore une foie de solos inventifs et Heavy, comme sur "Feel So Bad" et "Hometown Bust", qui commence en arpèges, simplement accompagné de la voix de Rusty Day pour aboutir en Hard Rock monolithique, où la guitare et l'harmonica se partagent les solos, tout en contraste.
Il reste cependant un dernier morceau qui n'a pas été abordé, une vraie perle qui doit sûrement se sentir à l'étroit parmi tous ces morceaux lourds et vifs : "Song For Aries".
Il serait peut-être judicieux de le comparer à "Stairway To Heaven", même si "Song for Aries" n'est qu'un instrumental. Effectivement, les structures sont proches avec des arpèges classiques simples et efficaces, l'arrivée de la batterie, et le final grandiose avec solo mémorable.
On regrettera tout de même que Cactus ne l'ait pas plus approfondie, en ajoutant des paroles, par exemple, car le morceau ne dure qu'environ trois minutes.
Pour conclure, Cactus a récidivé de manière peu originale mais réellement efficace.
Même recette, même énergie, même inventivité.
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:47, modifié 1 fois.
En 1973, A Foot in Cold Water sort un deuxième album, intitulé "The Second Foot in Cold Water", présentant le même line up, qui est tout aussi bon que les débuts, mais qui montre surtout un Hard Rock encore plus mélodique et raffiné.
Il comprend des singles qui ont assez bien réussis "(Is not Love Unkind) In My Life" (n° 34) et, surtout, Il a également engendré son plus grand succès Canadien, "Love is Coming", qui a culminé au numéro 27 dans les Charts.
Le précédent opus avait mis la barre relativement haut, mais celui-ci fait encore mieux et c'est à un groupe pratiquement au sommet de son art qui joue sur ce disque.
Malgré le fait que le groupe soit, comme tous ses contemporains, sous l'influence évidente de pairs Britanniques, sa musicalité est toujours impeccable et les compositions sont largement au-dessus de la moyenne.
L'album s'ouvre avec "Coming Is Love" qui commence avec l'intro tendre d'une guitare classique intitulée "Mose Into E" et éclate en une des pistes les plus Heavy jamais enregistrées par A Foot in Coldwater, alors que l'orchestration, quant à elle, est très riche.
Suit "So Long", une jolie ballade Country mid-tempo très mélodique.
Ensuite, c'est "Suzy" qui est un Hard Rock mid-tempo avec un riff de guitare entêtant avec un excellent solo d'orgue suivi, après un break, d'un super solo de guitare.
Le morceau suivant, "How Much Can You Take", est un Hard Rock de facture tout ce qu'il y a de plus classique.
Quant à "(Isn't Love Unkind) In My Life", c'est une belle ballade Folk qui peut rappeler Led Zeppelin dans sa conception, mais avec toujours une certaine originalité...
"Sailing Ships" est une encore une autre douce petite ballade avec une superbe guitare et une grande orchestration en général! Elle rappelle un peu Procol Harum...
Pour clôturer le disque, "Love Is Coming" est une très bonne chanson d'amour chantée par Hughie Leggat avec une orchestration très riche.
Encore un bon petit disque à (re)découvrir!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:47, modifié 1 fois.
Le groupe Secret Oyster est une véritable continuation du groupe Danois Burnin Red Ivanhoe, qui splita pour la première fois en 1972, suite à plusieurs litiges portant sur l'orientation future du groupe entre Karsten Vogel et les autres membres.
Karsten Vogel commença à former un nouveau groupe en prenant avec lui Bo Thrige Andersen le batteur et le bassiste Mads Vinding, souvent partenaires de Jazz ensemble. Connaissant le guitariste Claus Bøhling (Hurdy Gurdy), il l'attire dans le groupe qui a pris son nom d'après le morceau du deuxième album de Burnin Red Ivanhoe intitulé "Secret Oysters Service".
Le dernier à se joindre à ce combo est le claviériste Kenneth Knudsen (Coronarias Dans), qui n'a jamais joué d'un instrument électrique avant, mais qui jouait dans un trio de piano d'avant-garde. Il sera particulièrement utile comme deuxième auteur du groupe et selon Vogel, cela lui permet de laisser les claviers à volonté pour jouer des instruments à vent.
Et c'est devenu quelque chose comme un super groupe après le réunion de tous ces musiciens issus des meilleurs groupes Danois de l'époque.
Avec lui, Vogel avait le parfait véhicule pour explorer de nouvelles directions dans la fusion instrumentale, en partie inspirée par Weather Report, mais aussi par l'ajout de la magnifique lead guitare de Bøhling! Secret Oyster est l'un des rares groupes Danois qui a prospéré grâce à ses ventes de disques.
Prenant leurs marques comme de nouveaux "enfants" de Miles Davis (comme Mahavishnu Orchestra, ouWeather Report), et les jazz-rockers les moins commerciaux du Royaume-Uni, avec une influence très nette du progressif (Soft Machine, Hatfield and the North, et Matching Mole), Secret Oyster utilise beaucoup de flûte / guitare / claviers jouant à l'unisson; des rythmes très élaborés (avec une grosse dose de swing), des fragments mélodiques folkeux, des cuivres en solo, et quelques pointes de Funk dans leur approche musicale.
Leur son fait penser à Mahavishnu Orchestra, à Nucleus, Herbie Hancock, ou même à Miles Davis période "Bitches Brew".
Le premier album, "Secret Oyster", reste un album important dans l'histoire générale du Rock Danois, et il est devenu un succès artistique et commercial au Danemark. Il a aussi bien marché dans le reste de la Scandinavie et a acquis une certaine reconnaissance en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux États-Unis (sous le titre "Furtive Pearl").
Ce premier disque contient de très intéressantes choses démontrant la virtuosité des musiciens, et c'est un mélange de styles expérimental qui sont souvent surprenants et, par conséquent, ce n'est jamais facile pour de nouvelles oreilles.
C'est un véritable album de Fusion, un mariage du Rock et du Jazz. Ce premier opus met en vedette la lead guitare psychédélique et sauvage de Claus Bøhling, et ses solos frénétiques ont été juxtaposés entre l'étourdissant travail du saxophone de Karsten Vogel et le piano électrique du claviériste virtuose Kenneth Knudsen.
Une énergie brute imprègne l'album qui rappelle leurs contemporains tels que le Mahavishnu Orchestra ou Return To Forever, et c'est tout de suite un succès; c'est ce qui a obligé leur maison de disque à sortir cet album au niveau international mais sous le titre "Furtive Pearl".
Un incontournable!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:48, modifié 1 fois.
"Love it to Death" est le premier album du groupe Alice Cooper signé chez Warner Bros, car, à force de tirer à boulets rouges sur une société bourgeoise bien pensante et de s'en prendre avec véhémence à une culture hip et un Flower Power en pleine déconfiture, la formation s'attire les foudres et se fait expulsé du label de Frank Zappa pour mauvaise conduite!
Avec "Love it to Death", sorti en Février 1971, le groupe trouve enfin sa véritable identité musicale grâce à l'arrivée providentielle de Bob Ezrin qui ensuite produira the Wall, Peter Gabriel, Lou Reed, Aerosmith, Kula Shaker, Nine Inch Nails et tant d'autres.
Ezrin est largement considéré comme étant essentiel pour aider à créer et développer le son définitif du groupe.
L'album s'avére être leur disque de percée et il révèle alors les talents musicaux et les capacités commerciales des musiciens.
Il contient le Hit "I’m eighteen", qui consacre enfin le groupe et lui assure une première consécration mondiale, ainsi que les classiques "Caught in a Dream", "Hallowed be my name" et l’étrange et féerique "Ballad of Dwight Fry". Seule la version du standard du Rock "Sun Arise" est assez moyenne et un peu démodée, mais l'ensemble donne un excellent album.
Si le son a quelque peu vieilli, il possède encore la force évocatrice, l’énergie Rock qui a consacré le groupe. Musicalement parlant, le groupe est enfin au point. Chaque titre révéle le talent d'écriture de Cooper, reconnu depuis par Dylan et même par Roger Waters!
"I'm Eighteen" est LA chanson de l'album. Alice se pose comme un James Dean dépravé ( "j'ai 18 ans , et je ne sais pas ce que je veux / je suis un gamin / je suis un adulte/ j'ai 18 ans et j'aime ça!!"). C'est le titre phare et il deviendra un hymne pour tous les ados de la terre, un étendard pour les kids de l'époque. Kurt Cobain, Johnny Ramone ou Franck Black se rappeleront plus tard de l'enchainement couplet tout en aprège / refrain rageur en power chord.
Le noir et macabre "Black Juju", un peu similaire au "When the Music is Over" des Doors, expose l'attirance du groupe pour le macabre.
Sur "The ballad of Dwight Frye", avec des accords très Johnny Cash, Alice incarne un voleur en prison qui cherche à s'échapper et sombre dans la folie. L'ironie est donc de rigueur ("Bon sang comme je voudrai revoir ma gamine / elle n'a que 4 ans / je lui ramenerai tous ses petits jouets / même ceux que j'ai volé") et vocalement Alice fait des merveilles.
L'album se termine un peu dans l'euphorie avec "Sun Arise", une reprise d'une chanson...aborigène.
Au final l'album "Love it to Death" est le premier classique du groupe. Cooper / Furnier a enfin trouvé sa voix éraillée qui fera des miracles sur l'album suivant, "Killer".
Il est juste dommage que les titres de la trilogie de clôture, "Second Coming", l'étrange "Ballad Of Dwight Fry" et "Sun Arise" ramollissent quelque peu un album qui annonce les brûlots à venir que seront les albums "Killer" et "School's Out".
Bref, un disque recommandé!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:48, modifié 1 fois.
La critique ayant été plutôt positive pour leur premier album, Blonde on Blonde en a enregisstré un second en 1970, le bien nommé "Rebirth", qui une fois encore sera publié sous forme de 'gatefold' avec livret et notes rédigées par le futur Disc Jockey de Radio 1, Tommy Vance.
L'introduction d'un nouveau chanteur, Dave Thomas, a donné au groupe un son plus Rock, plus Heavy même.
Le groupe est alors composé de Richard John à la basse, de Leslie Hicks à la batterie, de Gareth Johnson à la guitare et, donc, de David Thomas au chant.
L'album inclut la ballade de style Moody Blues ("Castles In The Sky"), les chansons de Rock Progressif ("You'll Never Know Me / Release") et les Rocks de base avec guitare fuzz ("November").
Cet opus étant mieux maîtrisé et plus homogène que le premier, le groupe peut alors s’aventurer dans un Rock plus progressif où la guitare de Gareth Johnson fait des merveilles.
Notamment sur "Circles", où sur près de huit minutes, celui-ci plaque des riffs tortueux et acides.
Sur les huit morceaux qui composent cet album, cinq suivent le schéma psychédélique relativement simple de "Castles In The Sky" avec un son véritablement proto-prog.
La plus longue chanson, "Colour Questions", d'environ douze minutes est un monstrueux morceau qui démarre à une vitesse fulgurante, sonnant comme une prise alternée de l'interprétation de "Sabre Dance" de Love Sculpture.
Thomas arrive alors pour mettre un peu d'ordre dans le chant, mais même celui-ci est moins bien structuré que sur les chansons courtes.
Les couplets alternent avec des parties de guitare sauvage qui une fois de plus remettent en question la séparation crée pour une stéréo maximum, tandis qu'un bon vieux mellotron dérive ça et là.
L'album "Rebirth" est bien accueilli par la critique, mais la consécration tarde encore à venir...
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:48, modifié 1 fois.
Circus of Power fut un groupe de Rock qui a été formé à New York City en 1986 par des bikers purs et durs. Formation Heavy sans fioriture, le groupe se composait du chanteur Alex Mitchell, du guitariste Ricky Beck Mahler, du bassiste Gary Sunshine et du batteur Ryan Maher.
Il fut l'un des rares groupes à travers le pays qui a pris les meilleurs éléments du son du Sunset Strip "Hair Metal" des années 80 et a laissé les paillettes et le brillant à lèvres de côté.
Le groupe a joué à New York pendant plusieurs années jusqu'à ce qu'ils signent chez RCA Records.
Leur premier album, "Circus of Power", parait en 1988.
Dès la première écoute, il est évident que ce groupe est juste un cran au-dessus d'une formation de Hair Metal classique. Il a son propre son, Hard Rock, avec des guitares fantastiques, et les performances vocales très musclées.
On ne trouve sur cet opus uniquement que des chanson Hard Rock sans aucune place pour une seule ballade.
Ces gars-là avaient un talent authentique pour le songwriting!
Les titres des chansons comme "White Trash Queen" et "Backseat Mama" donnent une idée de l'endroit d'où le groupe vient. "Call of the Wild" est le morceau le plus connu car il y avait une vidéo qui passait sur MTV.
C'est une honte que ce groupe n'ait pas obtenu plus d'attention à l'époque. Ils avaient beaucoup plus à offrir que bien des groupes et ils rockaient beaucoup plus 'Hard' aussi.
Ce premier album, trop méconnu, est un véritable Must!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:49, modifié 1 fois.
L'album "MU" est paru sur un petit label indépendant devient un 'Hit radio'.
Il a été financé par le producteur, Phil Meldman et enregistré à Wally Heiders Studio à la fin de 1971.
Seuls 1000 exemplaires furent pressés, alors l'année suivante l'album a été réédité, mais encore sur un autre petit label, CASS.
Cet album incroyablement original est alors destiné à tomber aux oubliettes. Malgré le fait que Mu se construise une grande réputation comme un groupe excitant en public, l'album n'est publié que par un petit label qui ne l'a certainement pas promu correctement et par conséquent très peu d'exemplaires furent vendus.
"Mu", qui sera réédité sous le titre "The Maui Album" en 1988 contient la suite mystiques tribales "Eternal Thirst", la nouveauté exotique "Mumbella Baye La La", un morceau de Blues spastique 'à la Beefheart' ("Ain't No Blues"), le psychédélisme éthéré de "Blue Form" et "Brother Lew".
Malheureusement, le fait que l'album n'ait pas obtenu une distribution adéquate est bien dommage parce que c'est un superbe mélange de Folk Rock acoustique (Fankhauser est alors un auteur-compositeur à son meilleur) avec quelques bons rythmes et la slide guitare de Jeff Cotton.
Celui-ci joue aussi un solo sauvage de clarinette basse sur "Eternal Thirst", l'un des points forts de l'album.
Le groupe y jouent une sorte de Blues concassé et un peu expérimental, avec de petites touches de musique hawaïenne.
Mu possède certainement alors un son parfaitement unique qui s'insinue subtilement dans votre esprit après un certain nombre d'écoutes.
"Mu" est un chef-d’œuvre, une pure merveille, d’une beauté incomparable. Il occupe une place à part dans le Rock US. La rythmique soutient les solistes avec finesse et subtilité tout au long des compositions intemporelles qui s’enchaînent à merveille.
On ne peut rêver plus belle voix, plus chaleureuse que celle de Merrell Fankhauser, tandis que Jeff Cotton égrène aussi bien en rythmique qu’en slide ou en solo les notes les plus incroyables, formidables de puissance et de légèreté à la fois. Ces deux derniers sont aussi responsables, ensemble ou séparément, de la musique et des textes, de la longue mélopée incantatoire de “Eternal thirst” aux sublimes ballades telles que “Ain’t no blues”, “Ballad of brother Lew”, “Blue form”... Toutes mériteraient d’être citées.
Ne pas s'entendre avec une grande maison de disques fut donc un revers pour le groupe et il est fort probable qu'ils auraient eu un réel succès commercial s'ils avaient reçu le soutien promotionnel qu'ils méritaient.
Le LP original est très rare et âprement recherché par les collectionneurs.
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The Groundhogs est un trio composé du guitariste chanteur Tony McPhee, du bassiste Peter Cruikshank et deu batteur Ken Pustelnik.
"Split", initialement publié par Liberty Records en 1971, est probablement l'un des meilleurs disques du groupe, sinon le meilleur, avec en face 1, un chef-d'œuvre de Metal Blues.
Cette première face de l'édition vinyle met en vedette le morceau "Split" fragmenté en quatre parties.
Selon les notes de Tony McPhee sur la manchette de la réédition CD de 2003, les paroles de "Split" avaient été inspirées par une crise de panique qu'il avait subie en Mai 1970.
McPhee n'a jamais essayé de rendre sa musique très belle en aucune façon, c'est ce qui la rend attirante. Les sons métalliques de sa guitare font penser que les cordes sont rouillées. C'est un truc réellement étonnant.
"Split Pt 2" est particulièrement superbe. McPhee a réussi à caser plus d'idées en un seul morceau que la plupart de ses pairs n'en mettent dans un album entier!
Il joue des solos stupéfiants, surtout sur "Part 2" et son style vocal bluesy, glané lors des sessions avec plusieurs des héros du Blues authentique dans les années 60, est idéal pour le thème sombre du cycle de ses chansons.
La deuxième face est plus inégale. Elle s'ouvre sur "Cherry Red", enregistrée en direct en une seule prise, qui doit être considérée comme LA chanson de guitare Rock classique de tous les temps.
L'album se termine avec une version de "Groundhogs" de John Lee Hooker.
"Split" est un chef d'œuvre intemporel, un véritable Must.
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Boomerang est un groupe pratiquement inconnu chez nous et même jusque dans son pays d'origine, qui a sorti un disque tout ce qu'il y a de plus obscur en 1971.
Et pourtant, ce petit opus de seulement environ 31 minutes correspond à une première tentative de l'ancien chanteur et organiste de Vanilla Fudge, Mark Stein, pour reformer un groupe après la dissolution de ce groupe des années 60 qui influença une partie de la scène Britannique par leurs prestations scéniques, notamment Deep Purple.
Dans cet album, Stein tourne le dos aux années 60. Bien que les claviers soient toujours présents, ils sont désormais un peu plus en retrait, et surtout, il n'y a plus une seule once de psychédélisme.
Stein démontre, par ailleurs, qu'il est véritablement un grand chanteur, capable d'opérer avec aisance dans divers registres. Un chanteur occulté, pourtant, par les nouveaux ténors du Heavy Rock, mais qu'un certain Tommy Bolin n'avait pas oublié, puisqu'il l'engagea pour sa carrière solo, et son album "Private Eyes" en 76, mais hélas, Bolin décédera la même année.
L'histoire de Boomerang avait commencé avec l'effondrement de Vanilla Fudge, après avoir enregistré cinq albums, parce que la moitié de son personnel, soit Tim Bogert et Carmine Appice étaient partis former un nouveau groupe, Cactus.
En fait, en raison de crises internes et de la perte de territoire au profit d'une nouvelle génération de formations Américaines telles que Grand Funk Railroad, Mountain, ou Bloodrock, entre autres, la solution était de faire une pause pendant un certain temps.
Mark Stein, forme donc un combo pour jouer du Hard Heavy, un style qui était sa vrai passion, sous le nom de Boomerang.
En fait, lorsque Vanilla Fudge se sépare en 1970, deux autres groupes en sont directement issus, l'un très connu, Cactus avec une grande reconnaissance internationale et l'autre Boomerang dont la plupart des gens n'ont même jamais entendu parler...
Il s'avère cependant que la dissolution de Vanilla Fudge avait grandement contrarié Stein, et qu'il avait même estimé que sa vie était finie. Alors que le Fudge était au sommet de la renommée, Mark se sentit littéralement abandonné par Bogert et Appice.
Voyant Mark complètement abattu, Ahmad Ertegun, alors producteur d'Atlantic Records avait offert à Mark de faire un album solo, mais celui-ci rejeta l'offre parce qu'il espèrait toujours pouvoir continuer son bébé, Vanilla Fudge.
Plus tard, Mark reconnaitra dans une interview que la décision de ne pas profiter de l'occasion fournie par Ahmad Ertegun était complètement insensée et il finit par accepter brusquement l'offre formidable d'Ertegun de publier un disque solo pour Atlantic, mais au lieu de cela, il recrute plutôt un guitariste adolescent, et deux fans de Vanilla Fudge sans précédente expérience musicale notable.
Stein avait, bien sûr, suffisamment de poids après le succès de Vanilla Fudge pour choisir presque tout le monde qu'il voulait pour son nouveau groupe, mais il choisit des gens qui n'ajouteraient rien de substantiel au mélange.
Avec le batteur James Galluzi et le bassiste chanteur Jo Casmir, tous deux fans de Vanilla Fudge de New York, deux des musiciens sont rapidement trouvés pour ce nouveau projet. Stein engage ensuite un jeune guitariste appelé Richard Ramirez, qui, au moment de l'enregistrement de ce disque, avait seulement 16 ans.
Stein était très influent à l'époque et un ami personnel de Led Zeppelin. Ces contacts lui permirent à de passer un contrat avec RCA pour le lancement des débuts de Boomerang. Phil Basile, manager de Cactus, devient aussi, par la même occasion, celui de Boomerang.
En 1971 sort donc l'album "Boomerang" qui contient sept chansons écrites par Stein.
Son seul véritable inconvénient est qu'il n'est pas assez long! Le groupe avait été ensemble pendant au moins un an avant la sortie de l'album, mais il manquait encore de matériel.
On peut même dire qu'il est douloureusement court, mais il devrait plaire aux aficionados du Heavy Rock du début des 70's, et les passionnés de groupe obscurs.
Le style du groupe surprend tout de suite, avec Stein et Casmir se partageant tous les vocaux.
Comme véritable chanteur et pièce maîtresse du groupe, Stein, sur des morceaux comme la ballade bluesy "Fisherman" et le fameux "Juke Il" révèle à quel point l'avenir du chanteur de Deep Purple, David Coverdale, emprunte son style bluesy.
Il est vrai que dans Purple Mark III, le duo Coverdale / Hughes imitent, à s'y méprendre, celui de Boomerang, Mak Stein / Jo Casmir.
Le duo vocal obtient des résultats particulièrement réussis sur le très branché "Mockingbird"...
Le guitariste Richard Ramirez est étonnant alors qu'il n'a que 16 ans quand cet album a été enregistré. Cependant, il joue comme un vétéran ayant de nombreuses années de séances de studio derrière lui.
Cet album est devenu un classique du Rock car cette musique résiste à l'épreuve du temps: Grands vocaux, guitare brûlante, grand jeu de basse et de batterie. Le matériel est très puissant.
Son approche étonnamment dépouillée et sans entrave Blues Rock surprendra probablement ceux qui connaissent les travaux antérieurs de Stein avec Vanilla Fudge.
La qualité sonore est excellente: le son de guitare est énorme, l'orgue est merveilleusement surmodulé, la basse grondante et la batterie assurent le tempo, ce qui en fait un disque complet avec une combinaison très efficace.
La musique y est intemporelle... Finis les arrangements complexes et les effets psychédéliques qui étaient la marque de commerce de Vanilla Fudge, mais les vocaux distinctifs de Stein et ses sons impressionnants d'orgue Hammond B3 sont toujours là.
L'album révèle une créativité certaine: Stein a dit un jour qu'il n'avait jamais beaucoup aimé Cactus, mais, là, il a pratiquement amalgamé leur style (mais avec un peu moins d'accent sur le Blues) et et il a même été jusqu'à signer avec la même société de management.
Et la capacité de l'ensemble du groupe à enchainer avec des arrangements de cordes luxuriantes sur le morceau "Brother's Comin' Home" dans un style très Allman Brothers sert comme rappel final de la polyvalence sobre de Boomerang et une promesse non tenue.
Le bassiste Jo Casmir gère un plus grand pourcentage des vocaux que l'on aurait pu s'attendre, alors que le guitariste Rick Ramirez obtient ses quinze secondes de gloire avec une beau solo de guitare en arrière sur "Hard Times".
Le seul moment de caractère de la part de Stein vient quand il abandonne les autres sur l'orchestration de "Brother’s Comin’ Home”.
Leur musique, mélange brut constitué de Hard Rock et de Blues, n'est finalement pas venu jusqu'au grand public car, malgré l'échec des ventes, ce qui a empêché le groupe de faire des tournées aux États-Unis, "Boomerang" est et restera un chef-d'œuvre méconnu de Hard Rock seventies.
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:50, modifié 2 fois.
Dans le Gloucestershire, en Angleterre, en 1970, cinq musiciens se réunissent pour répéter, produisant l'un des groupes les plus innovants et les moins Rock nominalement des années soixante-dix.
L'idée originale de ce groupe avait été conçue dans une chambre d'hôtel à New York City, par Peter Solley et Keith Webb. À l'époque, ils faisaient la première partie des Rolling stones, avec the Terry Reid Band.
Décidant de rompre avec les restrictions de création qui leur étaient imposées en tant que musiciens d'accompagnement, ils retournèrent rapudement en Angleterre pour former leur propre groupe qu'ils baptisèrent Paladin.
Le groupe est finalement composé de Lou Stonebridge au chant, au piano et à l'harmonica, de Derek Foley à la guitare et au chant, de Peter Solley à l'orgue, au piano, au violon et au chant, de Keith Webb à la batterie et aux percussions, et de Peter Beckett à la basse et au chant.
Stonebridge et Foley avaient joué ensemble dans un groupe appelé Grisby Dyke, et Peter Beckett faisait autrefois partie du groupe Winston G And The Wicked.
Lorsque les répétitions commencent, il est tout à fait clair que Paladin va être un groupe dynamique sur scène.
Au lieu d'enregistrer une demo, ils invitent directement les gens de l'industrie de la musique à assister aux répétitions. Leur son est un mélange de Rock, de Blues, de Soul, de Jazz, et de Latin Music, créant ainsi un riche mélange de 'World Beat', longtemps avant qu'elle n'existe réellement. L'utilisation de claviers doubles par Paladin crée également un son unique.
Après quelques négogiations, Paladin signe avec un label nouvellement créé, Bronze Records et ils enregistrent leur premier album "Paladin",
Ils enregistrent presque tout leur matériel 'live in the studio', avec un peu d'overdubs. Cette décison produit quelques pièces marquantes de leur musique.
Ce premier LP, "Paladin", révèle certainement que le groupe est capable de produire une musique vraiment bonne, mais malheureusement l'ensemble est assez moyen. L'organiste est un bon musicien, mais le chanteur est parfois limité à certains moments. La production est bonne selon la norme de l'époque.
Le morceau d'ouverture de style Santana, "Bad Times" bénéficie de l'excellent travail de Pete Soley à l'orgue, mais il est trahi par quelques vocaux moyens qui auraient mérité une production plus imaginative et certaines percussions de style Osibisa peut-être un peu inappropriées. Ce n'est pas si mauvais quand les percussions compulsives donnent à Peter Soley la possibilité de placer un très bon solo d'orgue même s'il parait daté.
"Carry Me Home" est une jolie chanson de Country Rock.
"Dance Of The Cobra", un bon petit instrumental, est perturbé par un assez long solo de batterie de Keith Webb, qui n'apporte rien de plus!.
"Third World" se livre à une forme de rap embryonnaire, longtemps avant que le style ne devienne populaire, précédant même "Walk This Way" d'Aerosmith de quelques années.
"Fill Up Your Heart" est un autre morceau funky. La partie centrale instrumentale est l'une des choses les plus progressistes de cet album.
"Flying High" est un morceau plus doux, un premier indicateur du "Mix your minds with the moonbeams" qui apparait sur l'album suivant. Une surprise, ce morceau ressemble un peu à du Caravan.
Le morceau final "The Fakir" a une saveur orientale mais c'est un peu répétitif et il manque un petit quelque chose d'inventif. Une tentative plus psychédélique, peut-être.
En conclusion, ce disque n'est certainement pas aussi mauvais que certains critiques veulent l'attester. Il a, bien sûr, des défauts et un manque de direction, mais l'album fourmille d'idées et dans l'ensemble, il est innovant avec des penchants Art Rock d'avant-garde, de Hard Rock, de World Music et même de Rap en arrière-plan. Le solo de batterie est un peu long, mais l'orgue tourbillonnant ajoute des effets plutôt sympatiques.
En quelques mots, ce sont des musiciens qualifiés, le groupe est prometteur, mais l'album est quelque peu immature...
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:51, modifié 1 fois.
Plutôt prolifique, Cactus en est déjà à son troisième album en 1971 avec "Restrictions", alors qu'il n'existe que depuis environ un an.
Ils n’ont pas changé fondamentalement de style depuis les deux précédents albums.
On a toujours affaire à de surpuissants Blues et des morceaux davantage Heavy comme "Evil" ou "Guiltless Gilder", avec, à ce moment-là, un Cactus au sommet de sa forme et de son art.
Le guitariste Jim McCarthy est d’ailleurs totalement inspiré sur cet album.
S’il n’y a pas de ballade Folk comme sur les précédents, on y trouve une merveille de slide guitare et de groove avec "Token Chokin’" et bien sûr quelques Blues gorgés de Soul comme "Alaska" avec des paroles sur le Père Noël, les pingouins et les aurores boréales ou l’instrumental "Mean Night In Cleveland".
"Alaska" avait d'ailleurs été choisi comme single, alors qu'il n'est en aucun cas représentatif du côté "Heavy" du groupe.
Malgré un énorme succès d'estime, Cactus n'a jamais eu un grand succès commercial, bien qu'il ait joué dans des grands festivals comme celui de l'Ile de Wight en 1970.
Le bassiste Tim Bogert s'éclate sur un titre comme "Restrictions", et Jim McCarthy n'a plus qu'à poser ses riffs surpuissants et ses solos.
La guitare de McCarthy fait par ailleurs des merveilles sur tout l'album, surgit comme un éclair quand on ne s’y attend pas, donne tout ce qu’elle a dans un déluge de distorsion maitrisée.
C’est le cas notamment de l’improbable "Bag Drag", où sont associée lourdeur et groove: Rusty Day hurle, la batterie est plus lourde que jamais et Jim McCarthy encore une fois s’impose comme un maître incontesté de la six-corde.
Le quatuor est alors à son apogée technique.
Il est dommage que McCarthy soit si peu connu tant la puissance dégagée de son jeu rivalise avec les plus grands. Son feeling Blues est d'ailleurs exemplaire, il suffit d'écouter l'instrumental "Mean Night In Cleveland" pour s'en convaincre, qui est censé raconter une nuit d'excès en tous genres.
Au final, ce troisième album studio de la formation mythique est l’aboutissement de leur trop courte carrière.
Un héritage pourtant essentiel quand on regarde le nombre de groupes de Hard Boogie qui apparaissent par la suite: Cactus aura écrit trois albums essentiels qui ont contribué à définir le genre; bref, plus Blues que Deep Purple, plus Heavy que Led Zeppelin, et plus Groovy que Black Sabbath.
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:51, modifié 1 fois.
Pour Alice Cooper, "Killer", publié également en 1971, continue le succès commercial de "Love It To Death", confirmant son importance grandissante notamment grâce à plusieurs nouveaux Hit singles avec notament "Under My Wheels" / "Desperado" (un hommage d'Alice Cooper à Jim Morrison, mort la même année), et "Be My Lover" /"You Drive Me Nervous" au début de 1972, alors que "Halo Of Flies" / "Under mMy Wheels" entre dans le Top 10 aux Pays-Bas.
"Killer" est un album particulièrement sombre qui justifie parfaitement un Alice Cooper plus théâtral et obscène sur scène.
Sur le plan thématique, "Killer" élargit le côté crapuleux du rôle de l'androgyne avec sa musique devenant la bande originale des shows du groupe sur scène sur fond de moralité, avec en vedette un boa constrictor, étreignant Cooper et la hache meurtrière à découper des poupées mortes et ensanglantées.
Encore produit par Bob Ezrin, cet album contient de nombreuses perles. De l'ouverture de "Under my wheels" (avec son riff d'intro) à celui de "Desperado" (tout en arpège), du rapide et furieux "You Drive Me Nervous" au final "Killer" (et le satanique bruit de décharge de la chaise électrique), sans oublier le monumental "Halo of Flies", cet album n'est que bonheur musical et pure énergie. Les musiciens sont talentueux et inspirés, les mélodies sont accrocheuses et variées. Les thèmes sont lugubres et malsains et les morceaux bien virils.
"Killer" est, en quelque sorte, un concept album qui tourne autour d'un thème limite explicité par le titre de l'album, la mort!...Violente.
"Under My Wheels", le titre d'ouverture, monstrueux, semble ne posséder qu'un seul et unique thème, à savoir "oh, merde, je viens de te rouler dessus! Ca va, pas trop écrasé, quand même?". Cooper chante avec une aisance et une virulence rarement atteinte dans le Rock, même Hard, et surtout à l'époque.
A coté de ce titre puissant, le second, "Be My Lover", semble largement plus calme. C'est une ode à une groupie un peu idiote, soit-dit en passant.
"Halo Of Flies", titre hautement explicite ('essaim de mouches') pour une cavalcade incroyable de huit minutes, se passe de commentaires. Tout est dans le titre.
"Dead Babies" est un immense titre glauque, malgré les arrangements faussement Pop chatoyants de Ezrin, narrant les (més)aventures de Little Betty, une petite fille qui crêve d'une indigestion de médicaments parce que sa maman, trop occupée à se pinter au bar, ne la surveille pas assez.
Conclusion, 'les bébés morts ne prennent pas de trucs sur les étagères', tragiquement vraie!
"Killer" est une chanson tout aussi puissante, mais menée à un rythme nettement moins vif. On y suit les méfaits d'un condamné à mort qui finit, à la fin de la chanson, et du disque, sur la Miss 100 000 Volts, dans un déluge de larsens incroyables précédé d'une marche funèbre jouée à l'orgue, totalement allumé.
A coté de ces grands titres, d'autres ne semblent que des faire-valoirs. Mais, attention, "You Drive Me Nervous" et "Yeah, Yeah, Yeah", les deux premiers titres de la seconde face semblent trop simples, et, en fait, ils ne sont là que pour magnifier l'ensemble!
Ces morceaux sont situés entre "Desperado", un hommage magistralement émouvant envers Jim Morrison qui emprunte un peu aux Doors (façon de chanter, pont musical directement inspiré de "Wishful Sinful", etc), et que tout le monde voit, à tort, comme une chanson western ratée; et "Dead Babies".
Bref, pour tout dire, il n'y a rien à jeter!
"Killer" est un must indispensable!
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:51, modifié 1 fois.
En 1974, A Foot In Cold Water a sorti un troisième album intitulé "All Around Us".
Produit principalement par John Anthony, producteur Anglais de Queen, l'album ne contient que cinq nouvelles chansons, ainsi que de nouvelles versions de cinq pistes des deux précédents albums:
"(Make Me Do) Anything You Want", "Love Is Coming", "How Much Can You Take", "Yalla Yae" et "(Isn't Love Unkind) In My Life.
La version de "(Make Me Do) Anything You Want", plus courte que la précédente, frappe fort sur les ondes, et cette fois-ci, le morceau rentre dans le Top 10 du Billboard, tout comme "(Isn't Love Unkind) In My Life" pour la deuxième fois.
Ce fut donc un succès critique certain, mais peu de temps après sa sortie, Jac Holzman a quitté Elektra, David Geffen a pris le relais et le groupe a alors été lâché.
En fait, le succès a plutôt été modéré car, bien que les meilleures chansons du groupe aient été retravaillées avec professionnalisme, elles manquent par trop de spontanéité et du côté rugueux des deux premiers albums.
Et les cinq nouveautés sont, quant à elles, plutôt moyennes.
la chanson d'ouverture, "I Know What You Need", chantée par Danny Taylor, est un petit Hard Rock sans aucune prétention.
"All Around Us" est une jolie ballade Rock...
"It's Only Love" est un Hard Rock mid-tempo qui manque réellement d'un peu de profondeur musicale.
"He's Always There" est une autre ballade mélodique...
Et le morceau de clôture,"Para-Dice", est un instrumental intéressant musicalement, mais sans plus...
En résumé, "All Around Us" est un album plutôt décevant...
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:52, modifié 1 fois.
Visuellement avec sa célèbre couverture de style comic strip (avec des personnages créé par l'artiste Neil Adams de Marvel Comics, qui a dessiné, entre autres, les X-Men et le personnage du Silver Surfer en BD), "Who Will Save The World? The Mighty Groundhogs" a eu un certainement un impact dans son format original avec la pochette ouvrante.
Au niveau des textes, l'album de The Groundhogs est plus aventureux dans son contenu que les précédents albums, ce qui n'est pas réellement étonnant étant donné le thème environnementaliste de l'opus qui est en avance sur son temps et Tony Mc Phee gère tout cela très bien, car il n'a pas oublié les critiques à ce propos pour le disque "Thank Christ for the Bomb".
Musicalement, si on se réfère aux deux précèdents "concept albums" du groupe, on pourrait s'attendre à toujours plus de cette brillante guitare Rock du Power Trio. Eh bien, à la guitare fantastique est maintenant rajouté un mellotron et un harmonium qui donnent une couleur autre à l'ensemble.
Mais malheureusement, cela nous prive de riffs de guitare que nous apportaient l'excitation des deux précédents albums.
Quoi qu'il en soit, la première face est assez impressionnante (les quatre premiers morceaux), avec des grandes chansons, de grandes paroles, un grand guitariste, et un très bon Melotron.
La face deux commence très bien avec "Bog Blues Roll", est une histoire intéressante sur la vie et un rouleau de papier toilette!, et "Death of the sun" groove à merveille, et un refrain acoustique bondissant. "Amazing Grace" aurait pu faire un joli coda pour l'album, mais le dernier titre "Gray Maze" semble vraiment être un pur remplissage.
Cependant, c'est finalement un autre super album bien que très différent, beaucoup plus complexe, avec beaucoup d'overdubbing, ce qui devait rendre la plupart de ces chansons presque impossible à jouer en live.
Modifié en dernier par alcat01 le mar. 13 janv. 2026 14:52, modifié 1 fois.