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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 09:30

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1463
Titanic (1970)
Le fantastique morceau d'ouverture ''Searchin'' est le premier bijou disponible. C'est l'archétype d'un titre heavy-prog fort. Le travail à l'orgue est fabuleux et n'a rien à envier à Lord ou Hensley. Il faut également noter l'excellent travail de percussion (mais c'est un autre atout de ''Titanic'').
L'ambiance lourde et psychédélique se poursuit avec un autre gagnant : ''Love Is Love''. C'est à nouveau une chanson très puissante et dynamique. Il suffit d'écouter la superbe section basse/batterie. Absolument génial. Ça déchire vraiment. Le deuxième temps fort.
''Titanic'' a également sorti de merveilleuses ballades prog-rock comme ''Mary Jane''. Il est assez étonnant de voir que les arrangements sont signés William Sheller (un chanteur français populaire mais presque inconnu à cette époque). C'est une chanson romantique orientée claviers avec une mélodie accrocheuse mais il y a aussi un côté triste. Cet album est vraiment excellent jusqu'à présent.
Titanic rend probablement hommage aux Fab Four avec ''Cry For A Beatle''. Vaguement jazzy et se voulant mélodique. C'est amusant mais on ne peut pas le considérer comme un grand morceau.
La face B du vinyle s'ouvre sur le morceau le plus lourd de cette oeuvre : ''Something On My Mind''. Une intro presque doom, mais bien sûr ce qui catégorise ce groupe est l'utilisation de l'orgue lourd. C'est aussi l'occasion pour le groupe d'intégrer un morceau plus orienté guitare (le premier jusqu'à présent). Pas pour les oreilles délicates, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais j'aime sacrément ça.
Les deux chansons suivantes (courtes) sont un peu faibles en comparaison. Trop de cuivres pour ''Firewater'' et un son démodé pour le heavy-psych ''Schizmatic Mind''. Aucune de ces chansons n'est mauvaise, mais elles ne jouent pas dans la même ligue que les autres morceaux.

Maintenant. "La pièce maîtresse" en ce qui me concerne. Le merveilleux "I See No Reason" qui dure plus de huit minutes. Il commence comme une ballade heavy-rock (encore une fois, l'orgue et la basse sont tout puissants) et il offre lentement une partie crescendo merveilleuse pleine de touches si agréables ainsi que de belles voix de soutien. Il s'accélère pour offrir le solo de guitare le plus émotionnel de tout l'album (et probablement de toute leur discographie). C'est un excellent moment de musique prog lourde. Le quatrième temps fort.
Si vous aimez Purple, Heep, Atomic Rooster, etc. je vous recommande vivement ce très bon album.
ZowieZiggy

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Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 09:32

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1464
1970 - USA Union
Le groupe "Turning Point" de John Mayall - Jon Mark, Johnny Almond et Steve Thompson - s'est séparé en juin 1970 après une tournée européenne, Mark et Almond formant leur propre groupe, nommé à juste titre Mark-Almond.
Mayall réunit alors son premier groupe entièrement américain, composé du violoniste Don "Sugarcane" Harris, du guitariste Harvey Mandel et du bassiste Larry Taylor, et enregistre cet album en juillet.
Il est plus dynamique que le groupe précédent, et Mayall se tourne vers l'environnementalisme sur le premier titre, "Nature's Disappearing". (La jaquette originale de l'album contenait également des informations sur le recyclage). Mais l'essentiel de son approche réfléchie et à faible volume est resté sur un album qui était encore plus une sortie jazz-pop que les sessions blues du début de sa carrière.
Bien que The Turning Point soit la plus grosse vente de Mayall aux États-Unis, USA Union a connu le plus haut sommet de sa carrière, atteignant le 22e rang. Mais au Royaume-Uni, où son titre confirme les penchants américains de Mayall (il vit en Californie depuis deux ans), l'album accuse une forte baisse de ses ventes habituelles, ne passant qu'une semaine dans les charts, à la 50e place.
William Ruhlmann

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Message par whereisbrian » jeu. 9 mars 2023 09:39

2 disques en 2 minutes: waouh

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Message par Cooltrane » jeu. 9 mars 2023 10:52

Tiens Zowie Ziggy, est cité: mon pote Daniel et compatriote.
alcat01 a écrit :
mer. 8 mars 2023 10:44
Cooltrane a écrit :
mer. 8 mars 2023 10:09
alcat01 a écrit :
mar. 7 mars 2023 15:48
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Dingue que de leur 5 premier album, le seul qui aie reçu une sorte CD est celui-ci

Au moins les deux suivants auraient mérité leur version CD
Pour Malo, je te signale que "Dos" et "Evolution" 2xistent en CD! :hello:
Pas selon RYM :nono: , mais effectivement Discogs les renseignent ... en plus d'Ascension. :amen:

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Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 11:05

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1465
1977 On Stage
Allons vite, chers camarades et néanmoins compagnons, flâner, fouler la prairie de cette contrée enchantée, inondée de soleil, où l’herbe est grasse, où bourgeonnent les fleurs sauvages alors qu’on perçoit non loin couler le ruisseau sous les chants des oiseaux. « We must be over the rainbow ! » C’est la musique du Magicien d’Oz qui retentit dans les enceintes. Le piège se referme vite sur les imprudents qui ont choisi de se laisser (connement) tenter. Parce qu’ensuite c’est une charge impitoyable qui règle l’affaire, au son de « Kill The King », un titre alors inédit, annonciateur du speed metal bien longtemps avant ladite trouvaille. L’album On Stage est une tuerie implacable, absolument indispensable aux fans de hard rock, car il va au-delà du seul témoignage en public. Aussi parce qu’il parvient – à l’époque - à faire chauffer les riffs Blackmoriens de plusieurs crans supplémentaires en direction du metal. C’est à nouveau Martin Birch qui réalise ce disque, or celui-ci n’y va pas avec modération sur les coups de ciseaux, On stage est fort court pour un double album, il dure à peine plus d’une heure. Deux titres joués chaque soir en tournée n’ont pas été retenus, il s’agit de « Stargazer » ainsi que du rappel « Do You Close Your Eyes », tout deux issus de Rising, tous les morceaux ayant été enregistrés sur des dates enquillées peu après sa sortie, en Allemagne et au Japon. Choix de track-list a priori surprenant, signalons que « A Light In The Black » qui n’a pas été conservée très longtemps sur les set-lists ne figure pas plus au programme. Pour trouver trace de Rising, il faut se rabattre sur « Starstruck » tronqué dans un medley inclus au cœur de « Man On The Silver Mountain ». On Stage est en revanche truffé de titres issus de Ritchie Blackmore’s Rainbow, l’opus enregistré avec le concours du groupe ELF. On sait que les malheureux n’ont pas fait long feu, Blackmore les ayant apparemment embauchés dans l’optique de leur souffler leur chanteur.

C’est ainsi que RAINBOW revisite quatre chansons du premier album, lesquelles occupent plus des deux-tiers du temps que dure le disque. Ce n’est pas faire injure aux ex-ELF de signaler que ces versions « nouvelle formule » rendent celles du premier album obsolètes. Par ailleurs, ils n’en sont pas les uniques responsables, car combien de fois n’a-t-on pas entendu des ingés son s’arrachant les cheveux pour tenter de rendre sur album l’énergie, la puissance, l’intensité du Live. Déjà en 1974, QUEEN – exemple parmi d’autres s’agissant de groupes se situant aux racines du metal - sonnait monstrueusement sur scène, mais les mêmes titres s’édulcoraient en studio, pas seulement pour de basses raisons, surtout faute de pouvoir techniquement emmagasiner pareilles déflagrations depuis un studio.
En 1976, c’est toujours sur scène qu’on peut repousser les limites, c’est ainsi que Blackmore assisté par l’expertise de Birch en est quasiment venu à nous faire le coup du « Ritchie Blackmore’s Rainbow revisited live », extrayant ses meilleures chansons, finissant presque par reléguer son premier album au rayon des curiosités. Car l’ami Birch a fait en sorte qu’On Stage soit agencé comme un album studio, laissant des blancs entre deux titres, coupant tout ce qui dépasse et même parfois davantage, « Still I’m Sad » durant live bien plus que les 11 minutes restantes au creux des sillons. De plus, il ne respecte pas - hormis l’introductif « Over The Rainbow »/« Kill The King » et le final (avant rappel) « Still I’m Sad » - l’ordre établi sur les set-lists.
L’album est une claque monumentale, Blackmore sait que DEEP PURPLE est (momentanément mais cela tout le monde l’ignore) fini, tout comme Birch, il a Made In Japan en référence et il souhaite frapper aussi fort. Les temps ont changé, les keupons vont débarquer, alors que le rock menace de ronronner dans l’opulence. Les tendances US vont du big rock au soft rock, le tout lorgnant avec avidité sur le mainstream. En Europe, le prog rock, le glam rock commencent à piquer du nez alors que le hard rock est souvent vu de travers. RAINBOW assume son statut de groupe mastodonte en envoyant le son à très haut volume tout en alignant des instants virtuoses (plus ou moins) étendus. Birch parvient à tirer de tout cela un juste équilibre entre longs passages instrumentaux et efficacité mélodique.

Répartis sur quatre faces, les titres phares placés au milieu, l’ensemble se tient remarquablement. « Catch The Rainbow » résonne comme une cathédrale, la voix de Dio n’a peut-être jamais aussi bien sonné que sur cette chanson et pourtant on ne compte plus les prestations remarquables du lutin. Ici ce sont les claviers qui enveloppent les moments appuyés, soulignant les attraits les plus romanesques de la musique. « Mistreated » est également époustouflante, (bien) moins bluesy que dans sa version originale, l’interprétation prodigieuse du chanteur la transportant sur les cîmes de la fantasy comme tout ce qui touche à son propre répertoire. On retrouve les marottes « purpleiennes » de Blackmore pendant les impros du medley « Man On The Silver Mountain/Blues/Starstruck », sur le passage « blues » voilà que l’homme en noir préfigure les futurs Satriani et Vaï, usant de modes assez peu communs, alors que les gammes classiques qu’il dévale pendant ses autres soli sont celles sur lesquelles Malmsteen se sentira malencontreusement obligé d’éviter les arrêts au stand. Tout ceci ne laisse guère poindre de réjouissances, mais passons, car l’homme fascine par son jeu. Les morceaux gravés en face 4 sont 100% issus du premier album, on évitera également de comparer « Sixteenth Century Greensleeves » et « Still I’m Sad » à leurs devancières. En revanche, on pourra écouter sans modération ces versions flamboyantes. On se demande bien pourquoi « Still I’m Sad », reprise aux YARDBIRDS, était restée sans voix sur le premier album. Ce titre qui figurait aussi en fin de disque laissait les ex camarades de Dio, (presque) seuls en évidence, comme pour un adieu. Tout un symbole finalement. Évidemment qu’on n’a pas envie de se dire adieu, il va y’avoir le rappel juste après mais cela c’est uniquement pour ceux qui se sont déplacés en vrai. Comme pour Made In Japan, le rappel a fait les frais du montage.

Blackmore et les siens ne sortent par ailleurs pas de nouvel opus en 1977, promouvant assez rapidement On Stage sur les routes en lieu et place du remarquable Rising.
À l’écoute, il en ressort que les claviers de Carey y sont de manière générale bien mis en valeur, pas impossible que cela ait fini par chiffonner l’ombrageux Ritchie qui décide de le virer car estimant qu’il joue des trucs trop improbables pour le public. Puis le rattrape dare-dare, faute de lui trouver un remplaçant en capacité d'assimiler le répertoire. C’est finalement Jimmy Bain qui trouve la porte, un peu trop exubérant ou pas au rang requis, selon qu’on pose la question du pourquoi à l’employé ou au patron. C’est un ex-URIAH HEEP, Mark Clarke, qui lui succède très brièvement. Ritchie rules.
Quoi qu’il en soit, le boulot effectué par Birch avec les bandes de la tournée 1976 est exemplaire, on échappe aux (souvent) interminables solos de batterie/claviers/guitare pour mieux se concentrer sur le "Tous Ensemble", et là on obtient un successeur qui tient la dragée haute à Made In Japan tout en correspondant à son époque, ce Live ne sonnant pas davantage comme un disque de DEEP PURPLE.
LONG JOHN SILVER

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Message par Punker paname » jeu. 9 mars 2023 11:51

Le fantastique morceau d'ouverture ''Searchin'' est le premier bijou disponible. C'est l'archétype d'un titre heavy-prog fort. Le travail à l'orgue est fabuleux et n'a rien à envier à Lord ou Hensley. Il faut également noter l'excellent travail de percussion (mais c'est un autre atout de ''Titanic'').
Dont l'un des musiciens Janny Loseth fut un de mes voisins d'immeuble quand je suis revenu de l'étranger à Paris pour la rentrée scolaire 1974-1975, j’aie le souvenir d'un gars très poli mais aussi plutôt timide et réservé que tous le' monde dans l'immeuble prenait pour un "Hippie Hollandais" alors qu'il était Norvégien...... Enfin passons ils n'ont jamais été finauds mes voisins , d'ailleurs en 2023 sont toujours aussi c.... et ne ce sont pas arrangé depuis toutes ces années :ghee: :rollin: :rollin: :rollin:

Par contre tout le monde à oublié son disque Punk Rock avec The Staff avec John Lorck le batteur de Titanic et Mary Ella une New Yorkaise
French band The Staff released one and only record in 1981 called Out Of Bounds, produced by Hugh Jones. The band consisted of Titanic’s ex members John Lorck and Janny Løseth together with vocalist Mary Ella. The same record was reissued a year later by Sound Of Scandinavia with a different title, City Business, but The Staff never released anything else other than that album and a few singles out of it. The album is fast, heavy on synths and much influenced by punk, highly energetic electro new wave with interesting song titles as well, like Shut Up Tango, Tcha Tcha China, Goody Goody Bye Bye and Paris Mixed Up.
THE STAFF - Out Of Bounds Complete Album

Joyeux Mondialiste Droit de l'Hommiste et Internationaliste convaincu, amateur d'étrangetés Vinyliques tournant en 33 et 45 tours en provenance des quatre coins de la planète et des 7 continents

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Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 14:04

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1466
Henry Mancini – Hatari! (Music From The Motion Picture Score)
Après avoir remporté un double Oscar pour sa partition de Breakfast at Tiffany's, Henry Mancini a produit cette partition pour la comédie de safari réalisée par Howard Hawks et interprétée par John Wayne.
Il s'agit d'abord d'un mélange amusant de jazz et d'afro-exotica, de tambours de la jungle mêlés à un combo de bop classique.
Ailleurs, cependant, la bande originale opte pour un jazz agréable, mais très occidental, ne s'arrêtant que pour l'échantillonneur d'instruments africains "The Sounds of Hatari", qui comporte un joli piano traité. Les réalisateurs espéraient probablement que la chanson de Mercer et Carmichael "Just for Tonight" aurait autant de succès que "Moon River" de Tiffany, mais si Hatari ! est mémorable pour quelque chose, c'est pour l'incroyablement loufoque "Baby Elephant Walk", qui est devenu un raccourci musical infâme pour toute forme de folie.

Mettez-vous cet air dans la tête et il vous restera.
Ted Mills

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Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 15:44

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1467
1973 Evolution
Evolution est le troisième album de Malo en un an. Peut-être à cause de ce rythme rapide et d'un autre changement dans les musiciens de soutien autour du trio de base de Jorge Santana, Pablo Tellez et Arcelio Garcia, le groupe commence à sonner de manière plus formelle et anonyme.
Il y a une plus grande confiance dans les claviers de jazz fusion et un feu plus faible dans la guitare de Jorge Santana qu'il y avait sur les deux premiers albums du groupe. C'est toujours du rock/jazz latin compétent et souvent agréable, avec des sections instrumentales longues mais tendues et bien structurées. Et il y a, encore une fois, une chanson romantique aux accents soul qui semble plus orientée vers le marché des singles que la plupart de leur répertoire, "I Don't Know". Les facettes les plus latines du groupe sont mises en avant sur "Merengue" et "Dance to My Mambo", tout comme leurs penchants pop les plus sots sur "All for You". Face à des morceaux plus durs et plus funky comme "Street Man", le groupe ne semble pas tant maintenir son éclectisme que commencer à perdre de vue son objectif.
Richie Unterberger

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 17:58

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1468
2004 Honkin' On Bobo
Et bien, ça y est ! L'album de reprises blues d'Aerosmith, dont on avait tant parlé depuis des années, voit finalement le jour au cours du 1er trimestre 2004. Et ça valait la peine de patienter car ce 14ème album studio du légendaire combo bostonien permet à celui-ci de renouer avec les racines du blues et, par la même occasion, de rectifier le tir après un "Just push play" qui en avait rebuté plus d'un en raison de ses clins d'oeil aux tendances du moment (hip-hop, techno...), d'un trop-plein de ballades et pour son côté surproduit.
Cette fois-ci, Aerosmith devrait se réconcilier avec une partie des personnes qui ont été déçues par les dernières productions de la bande à Steven Tyler. La première chose qui frappe à l'écoute de "Honkin' on Bobo" est sa production vintage, très colorée. Celle-ci est l'oeuvre de Jack Douglas, epaulé dans sa tache par Steven Tyler et Joe Perry. D'autre part, les musiciens du groupe presents sur le verso du CD sont habillés de façon très classe, très distinguée et la pochette elle-même est très sobre.

Ces bonnes impressions se confirment. On sent en effet que le groupe est en pleine forme et celui-ci met un point d'honneur à revisiter à sa manière 11 standards du blues avec le talent et la conviction qu'on leur connait. Cet album a une très forte coloration blues et rock n'roll et son ambiance nous renvoit dans les années 50 et 60. C'est avec un plaisir non dissimulé que j'écoute et réécoute des titres comme "Road runner"(Bo Diddley), "Eyesight to the blind"(Sonny Boy Williamson) qui me fait penser à une croisière peinarde sur le Mississipi, "Never loved a girl"(Aretha Franklin), "You gotta move"(Mississipi Fred Mc Dowell), l'énergique "Shame shame shame"(Jimmy Reed) ou "I'm ready"(Muddy Waters) tellement Aerosmith les interprète bien et, ainsi, rend hommage à leurs auteurs originaux. L'harmonica est très présent sur ce disque, la voix de Steven Tyler passe très bien, tout comme le toucher de Joe Perry. Justement, celui-ci ne se contente pas de bien jouer à la guitare; il pousse la chansonnette sur "Back back train" et "Stop messin' around" (Fleetwood Mac) et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il assure bien.
Une composition originale d'Aerosmith est présente: "The grind". Il s'agit d'une ballade bluesy, une sorte de "Crazy" nettement ameliorée. Cette ballade se fond parfaitement dans l'ensemble de l'album et passe comme une lettre à la poste. Sans être aussi imparable que "Dream on"; elle est quand même la meilleure ballade du combo bostonien depuis au moins 15 ans, ce qui est déjà pas mal.

Bien sûr, ceux qui sont avides de sensations metalliques ne vont peut-être pas accrocher... Pour ma part, aimant le blues, je suis satisfait du resultat. Aerosmith a su mener à bien ce projet: non seulement, Steven Tyler et ses compères se sont faits plaisir; mais en plus, ils ont aussi comblé bon nombre de leurs fans. Ils ont, par la même occasion, rendu un vibrant hommage à ceux qui ont en partie contribué à les faire aimer la musique lorsqu'ils étaient plus jeunes. Cet album de reprises n'est en aucun cas une surprise: je rappelle que Steven Tyler and Co. avaient déjà repris "Walking a dog"(Rufus Thomas), "Big ten inc record" et "Reefer head woman"(Bill Gillum) dans les 70's.
Si j'avais fait la gueule à l'époque de "Just push play", me voici à présent réconcilié avec Aerosmith gràce à ce retour aux sources on ne peut plus salutaire.

Si vous aimez le blues et quelques oldies rock n'roll, ce "Honkin' on Bobo" devrait vous satisfaire: ce disque est délicieusement jouissif !
THE MARGINAL

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » jeu. 9 mars 2023 19:43

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1469
1970 : Fun House
Le deuxième album du trio initial d'albums des Stooges, considéré comme faisant partie intégrante du développement du punk rock, Fun House, n'a cessé de gagner en stature critique au cours du demi-siècle qui a suivi sa sortie à l'été 1970. Bien qu'il n'ait pas connu de succès commercial, cet enregistrement d'une pure énergie brute et d'une sexualité animale a été décrit de manière positive, allant de "exquisément horrible" à "rock psychédélique des années 60 piégé dans la réalité de 1970", en passant par "monotonie compétente avec un attrait intellectuel".
Le leader des Stooges, Iggy Pop, né James Newell Osterberg, a commencé comme batteur dans des groupes locaux d'Ann Arbor, dans le Michigan, au début des années 1960. Dans le but de créer une "nouvelle forme de musique blues", non dérivée des précédents historiques, il recrute les frères Ron Asheton (guitare) et Scott Asheton (batterie) ainsi que le bassiste Dave Alexander. En tant que leader de ce nouveau groupe, Osterberg décide d'en être le chanteur principal et est rapidement baptisé du surnom de "Pop" par les autres membres du groupe. C'est ainsi qu'il adopte le nom de scène Iggy Pop au moment où le groupe fait ses débuts sur scène sous le nom de "Psychedelic Stooges" à la fin de 1967. Ils expérimentent des méthodes avant-gardistes, incorporant des objets ménagers tels qu'un aspirateur et un mixeur dans un intense mur de larsens, et le groupe acquiert rapidement une réputation pour ses performances live sauvages et imprévisibles. Lors d'une tournée avec le groupe MC5 en 1968, les Stooges sont découverts par un recruteur d'Elektra Records et sortent leur premier album éponyme en 1969, avec des ventes décevantes et de mauvaises critiques.

Espérant de meilleurs résultats, le directeur d'Elektra, Jac Holzman, recrute l'ancien claviériste des Kingsmen, Don Gallucci, pour le deuxième album du groupe. Au départ, Gallucci doutait qu'il puisse capturer leur sensation de live sur bande, mais une fois en studio à Los Angeles, lui et le groupe ont décidé de démolir toute l'insonorisation et d'écarter toute méthode d'isolation afin de reproduire le plus fidèlement possible leurs performances live. Le résultat est un son très brut comparé aux qualités sonores avancées des disques contemporains de 1970.

L'influence de certains des morceaux les plus intenses des Doors peut être ressentie dans le morceau d'ouverture "Down on the Street", avec un riff de basse et de guitare fortement imbriqué qui sert de support aux chants et aux chants réverbérés d'Iggy Pop. Bien que cette chanson semble brute à la première écoute, elle est plus raffinée que tout ce qui suit et est peut-être le morceau le plus traditionnellement produit sur Fun House, au point d'avoir la guitare de Ron Asheton en surimpression pendant la section principale. "Loose" est suivi d'une intro intéressante à la batterie par Scott Asheton qui trouve le groove entraînant qui, dans l'ensemble, penche plus vers le genre punk encore à développer, avec des paroles d'une honnêteté brutale.
"T.V. Eye" présente un riff bluesy tandis que le chant est toujours énergique, gémissant et (occasionnellement) criant. Cette chanson très répétitive construit une tension qui ne se brise jamais vraiment, mais atteint un certain crescendo à la fin de la chanson, juste avant un arrêt et un redémarrage abrupts. Iggy Pop a déclaré qu'il canalisait la légende du blues Howlin' Wolf en enregistrant "T.V. Eye". "Dirt" a une longue introduction à la batterie par Scott Asheton, tandis que la basse d'Alexander et la guitare de Ron Asheton se joignent lentement à ce rocker plein d'âme. Sur ce morceau, Iggy Pop ressemble à Eric Burdon des Animals, tandis que Ron Asheton est à l'honneur, en particulier sur le lead de guitare wah-wah à textures multiples.
Il est tout à fait évident que la deuxième face d'un album dérive d'une jam singuliére qui inclut maintenant le saxophoniste Steve Mackay, et Gallucci l'a mis en place de manière linéaire et latérale. Sur "1970", la batterie et la basse rythmiques servent de toile de fond à une écorce de pseudo-blues sur un jam qui fournit des structures d'accords différentes pour le refrain et le post-refrain. Vers la fin du morceau, Mackay fait ses débuts, ajoutant un élément distinct et original au son et à l'ambiance générale. Sur "Fun House", Mackay fait davantage partie intégrante du son, tandis que la batterie de Scott Asheton est un excellent adhésif pour l'ensemble du jam et que la voix d'Iggy Pop est plus tendue et désespérée que jamais, alors qu'il signe techniquement son dernier texte sur l'album. Avec "L.A. Blues", l'album se termine par cinq minutes de bruit, de cris et de rythmes décalés, alors que les cinq membres du groupe cherchent désespérément une fin commune avant de se contenter d'une boucle de feedback soutenue par Ron Asheton.

Fun House a influencé de nombreux autres artistes, beaucoup le citant spécifiquement comme leur album préféré. Les Stooges et leurs membres individuels entrent bientôt dans une période tumultueuse et il faudra attendre près de trois ans avant qu'ils ne donnent suite à Fun House (avec l'album Raw Power, acclamé par la critique), mais cet album est pris en sandwich entre deux séparations du groupe.
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Message par lienard » jeu. 9 mars 2023 19:55

Down on the street .. terrible morceau, je me souviens d'une "boum" à l'époque et j'avais passé ce truc, qui avait d'ailleurs fait vibrer toute la salle .. en 1971 d'après mes souviendres .. ;)

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Message par lienard » jeu. 9 mars 2023 20:03

Quant à Titanic .. avec le sticker "Pop Music" sur le 1er en tout cas .. j'ai toujours les 2 premiers albums .. mais par contre, je ne les ai jamais vu en "live" .. :-|

Et j'ai également leur 45t "Sultana" .. qui avait marché à l'époque ... :)

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 09:31

lienard a écrit :
jeu. 9 mars 2023 19:55
Down on the street .. terrible morceau, je me souviens d'une "boum" à l'époque et j'avais passé ce truc, qui avait d'ailleurs fait vibrer toute la salle .. en 1971 d'après mes souviendres .. ;)
A l'époque, quand j'allais chez les copains, c'est le disque que j'amenais et ce morceau était un véritable tueur!

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 09:34

lienard a écrit :
jeu. 9 mars 2023 20:03
Quant à Titanic .. avec le sticker "Pop Music" sur le 1er en tout cas .. j'ai toujours les 2 premiers albums .. mais par contre, je ne les ai jamais vu en "live" .. :-|

Et j'ai également leur 45t "Sultana" .. qui avait marché à l'époque ... :)
Le premier disque de Titanic que j'ai trouvé était "Eagle Rock"!
Je n'ai vu les autres que bien des années plus tard!...

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alcat01
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Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 09:35

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1470
Sea Wolf (1971)
Après le surprenant premier album éponyme (surprenant car le Rock norvégien était pratiquement inconnu), TITANIC a réussi à maintenir la même formation et a opté pour une sortie plus mature qui a été nommée "Sea Wolf".
Cet album fait suite au succès du single "Sultana", orienté Santana, qui était la face B d'un titre moins connu, "Sing Fool Sing", qui a été ajouté à "Sea Wolf" uniquement comme titre bonus, un titre qui a été bien accueilli en Espagne, en Hollande, en Allemagne et dans d'autres pays européens et qui a permis à TITANIC de se faire connaître en dehors de la Norvège.

L'album commence avec "Sea Wolf", qui marque une constante dans le groupe d'ouvrir les albums avec l'un des meilleurs morceaux et de ne rien cacher pour la fin, dès le début TITANIC nous attaque avec un mélange de Hard Rock et de claviers orientés Psyché, des changements radicaux et une structure cohérente, frénétique du début à la fin sans une seconde de repos, comme si le groupe avait paniqué aux moments de silence.
"Underbird" commence par une intro d'orgue frénétique et une percussion d'orientation latine qui nous amène à une sorte de musique British Invasion avec une influence de SANTANA, mais bien sûr la différence se fait lorsque le groupe commence à changer d'humeur à plusieurs reprises et que Janne Loseth ajoute sa guitare particulière au mélange, un morceau fantastique avec de fortes percussions, probablement des congas.
Juste au moment où je croyais avoir trouvé un modèle avec "Sea Wolf", ces gars brisent ma structure mentale avec "Confusion" et le son orienté Country du milieu des années 70 avec une touche de BOB DYLAN, même la voix de "Roy Robinson" est assez proche de ce bon vieux Bob. L'utilisation de l'harmonica renforce l'effet mais ce sont les chœurs qui font la différence.
Je ne sais pas si "Sultana" est un hommage à SANTANA ou si c'est juste que les membres du groupe aimaient tellement le style de Carlos qu'ils voulaient jouer comme lui. L'utilisation du Hammond nous ramène à la fin des années 60 au sommet de Psyche, sans oublier les excellentes percussions. La principale différence avec SANTANA réside dans l'absence de solos de guitare, chose absolument honnête de la part de TITANIC qui voulait garder son individualité.
Je ne sais pas si "Hanging Over" est joué en public ou s'il s'agit simplement d'un effet, mais la courte intro au piano nous fait croire qu'il s'agit de quelque chose de plus proche de la symphonie, mais en une fraction de seconde la chanson se transforme en Rock & Roll classique des années 50, avec un style qui rappelle "Jerry Lee Lewis", mais seulement pour quelques minutes, car les interruptions au piano et les solos de guitare nous rappellent que nous sommes devant un groupe de Rock des années 70 avec de solides influences de la fin des années 60.
"Covered in Dust" est un changement majeur dans le style, ils interprètent une sorte de rock orienté blues dans la veine de GRAND FUNK RAILROAD, mais même lorsqu'ils optent pour une structure mainstream, Kenny Aas et ses claviers présentent une approche du rock progressif. Le combo batterie et percussions mérite une mention spéciale, car John Lorck et Kjell Asperud jouent comme s'il n'y avait pas de lendemain.
"A Stone's Throw" est un morceau étrange pour TITANIC, il ressemble clairement à un morceau de Psyche avec un piano au lieu d'un Hammond et une structure assez simple, sympa mais pas génial, par contre "Scarlet" est un excellent morceau avec un peu de tout, à commencer par la voix douce, les percussions précises, les claviers fantastiques et l'atmosphère spatiale, cet album ne cesse de s'améliorer.
"Exiled" est quelque chose de spécial, dès le début, l'intro d'orgue sobre nous mène à une section de batterie martiale comme si nous étions devant un hymne, mais à nouveau ils changent en une Power Ballad fluide où les chœurs sont tout simplement exceptionnels (quelque chose de pas si inhabituel dans un groupe où presque tous les musiciens chantent), en fait ils me rappellent les débuts de QUEEN à certains moments mais en laissant clair que cette musique est antérieure à n'importe quelle sortie de QUEEN,
Cette fois, je vais commenter le titre bonus "Sing Fool Sing" car il s'intègre parfaitement dans l'atmosphère de l'album, étant donné qu'il est sorti en face A de leur single "Sultana", dans cette chanson orientée blues qui rappelle WAR, le groupe montre un autre visage, ils peuvent faire du rock et avoir une touche funky tout en gardant intacte l'atmosphère de Psyche, bon ajout pour un album déjà très bon.

"Sea Wolf" est un bon album, peut-être en deça du premier opus...
Ivan_Melgar_M

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Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 09:36

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1471
1971 - Back to the Roots
Back To The Roots est un excellent double album de John Mayall, qui réunit certains des meilleurs guitaristes et musiciens du moment. J'apprécie les fantastiques solos de guitare et certaines des chansons les mieux écrites par John Mayall. D'après ce que j'ai lu dans le livret, Mayall a essayé d'inclure tous ceux qui ont joué avec lui jusqu'en 1970. Imaginez s'ils avaient réussi à faire participer Fleetwood Mac ainsi que Peter Green et ses amis.
En l'état actuel des choses, Clapton et Mick Taylor fournissent un travail de guitare époustouflant sur l'album. C'est une œuvre très ambitieuse puisqu'il s'agissait à l'origine d'un double album d'œuvres originales.
Au milieu des années 1980, Mayall a décidé de remixer les morceaux originaux de 1970 car il estimait que l'album original ne sonnait pas à son goût. Il a changé les parties de batterie et de voix ainsi que d'autres pistes. Ils sonnent différemment, n'ont pas la même puissance que les originaux et sont ajoutés ici en tant que pistes bonus seulement.

L'original est supérieur, comme le pensent aussi de nombreux fans. C'est un grand album qui a été négligé et qui mérite de figurer parmi les classiques des années 1960 de Mayall.
Buyer of CDs

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Message par gabuzomeuzomeu » ven. 10 mars 2023 10:18

alcat01 a écrit :
jeu. 9 mars 2023 19:43
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1970 : Fun House
Le deuxième album du trio initial d'albums des Stooges, considéré comme faisant partie intégrante du développement du punk rock, Fun House, n'a cessé de gagner en stature critique au cours du demi-siècle qui a suivi sa sortie à l'été 1970. B
ien qu'il n'ait pas connu de succès commercial, cet enregistrement d'une pure énergie brute et d'une sexualité animale a été décrit de manière positive, allant de "exquisément horrible" à "rock psychédélique des années 60 piégé dans la réalité de 1970", en passant par "monotonie compétente avec un attrait intellectuel".
Le leader des Stooges, Iggy Pop, né James Newell Osterberg, a commencé comme batteur dans des groupes locaux d'Ann Arbor, dans le Michigan, au début des années 1960. Dans le but de créer une "nouvelle forme de musique blues", non dérivée des précédents historiques, il recrute les frères Ron Asheton (guitare) et Scott Asheton (batterie) ainsi que le bassiste Dave Alexander. En tant que leader de ce nouveau groupe, Osterberg décide d'en être le chanteur principal et est rapidement baptisé du surnom de "Pop" par les autres membres du groupe. C'est ainsi qu'il adopte le nom de scène Iggy Pop au moment où le groupe fait ses débuts sur scène sous le nom de "Psychedelic Stooges" à la fin de 1967. Ils expérimentent des méthodes avant-gardistes, incorporant des objets ménagers tels qu'un aspirateur et un mixeur dans un intense mur de larsens, et le groupe acquiert rapidement une réputation pour ses performances live sauvages et imprévisibles. Lors d'une tournée avec le groupe MC5 en 1968, les Stooges sont découverts par un recruteur d'Elektra Records et sortent leur premier album éponyme en 1969, avec des ventes décevantes et de mauvaises critiques.

Espérant de meilleurs résultats, le directeur d'Elektra, Jac Holzman, recrute l'ancien claviériste des Kingsmen, Don Gallucci, pour le deuxième album du groupe. Au départ, Gallucci doutait qu'il puisse capturer leur sensation de live sur bande, mais une fois en studio à Los Angeles, lui et le groupe ont décidé de démolir toute l'insonorisation et d'écarter toute méthode d'isolation afin de reproduire le plus fidèlement possible leurs performances live. Le résultat est un son très brut comparé aux qualités sonores avancées des disques contemporains de 1970.

L'influence de certains des morceaux les plus intenses des Doors peut être ressentie dans le morceau d'ouverture "Down on the Street", avec un riff de basse et de guitare fortement imbriqué qui sert de support aux chants et aux chants réverbérés d'Iggy Pop. Bien que cette chanson semble brute à la première écoute, elle est plus raffinée que tout ce qui suit et est peut-être le morceau le plus traditionnellement produit sur Fun House, au point d'avoir la guitare de Ron Asheton en surimpression pendant la section principale. "Loose" est suivi d'une intro intéressante à la batterie par Scott Asheton qui trouve le groove entraînant qui, dans l'ensemble, penche plus vers le genre punk encore à développer, avec des paroles d'une honnêteté brutale.
"T.V. Eye" présente un riff bluesy tandis que le chant est toujours énergique, gémissant et (occasionnellement) criant. Cette chanson très répétitive construit une tension qui ne se brise jamais vraiment, mais atteint un certain crescendo à la fin de la chanson, juste avant un arrêt et un redémarrage abrupts. Iggy Pop a déclaré qu'il canalisait la légende du blues Howlin' Wolf en enregistrant "T.V. Eye". "Dirt" a une longue introduction à la batterie par Scott Asheton, tandis que la basse d'Alexander et la guitare de Ron Asheton se joignent lentement à ce rocker plein d'âme. Sur ce morceau, Iggy Pop ressemble à Eric Burdon des Animals, tandis que Ron Asheton est à l'honneur, en particulier sur le lead de guitare wah-wah à textures multiples.
Il est tout à fait évident que la deuxième face d'un album dérive d'une jam singuliére qui inclut maintenant le saxophoniste Steve Mackay, et Gallucci l'a mis en place de manière linéaire et latérale. Sur "1970", la batterie et la basse rythmiques servent de toile de fond à une écorce de pseudo-blues sur un jam qui fournit des structures d'accords différentes pour le refrain et le post-refrain. Vers la fin du morceau, Mackay fait ses débuts, ajoutant un élément distinct et original au son et à l'ambiance générale. Sur "Fun House", Mackay fait davantage partie intégrante du son, tandis que la batterie de Scott Asheton est un excellent adhésif pour l'ensemble du jam et que la voix d'Iggy Pop est plus tendue et désespérée que jamais, alors qu'il signe techniquement son dernier texte sur l'album. Avec "L.A. Blues", l'album se termine par cinq minutes de bruit, de cris et de rythmes décalés, alors que les cinq membres du groupe cherchent désespérément une fin commune avant de se contenter d'une boucle de feedback soutenue par Ron Asheton.

Fun House a influencé de nombreux autres artistes, beaucoup le citant spécifiquement comme leur album préféré. Les Stooges et leurs membres individuels entrent bientôt dans une période tumultueuse et il faudra attendre près de trois ans avant qu'ils ne donnent suite à Fun House (avec l'album Raw Power, acclamé par la critique), mais cet album est pris en sandwich entre deux séparations du groupe.
Classic Rock Review

[/cacher]
La Foune House, Saint-Graal et son le plus sauvage de la galaxie depuis les tentatives proto-metal de la fins des sixties !
Iggy peut baisser le "patalon" et pisser le sang ... c'est secondaire ... seul le son de cet album avec la tonitruance de la voix, de la gratte, du clavier et du saxo importe !
:amen: :winner: :ange: :alcool1: :diable:
L'humour est le seul vaccin contre la connerie… Le con lui n’a jamais trouvé la pharmacie ! (Aphorismes et Blues - Pierre Perret 2020)

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Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 10:57

gabuzomeuzomeu a écrit :
ven. 10 mars 2023 10:18
alcat01 a écrit :
jeu. 9 mars 2023 19:43
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1970 : Fun House
Le deuxième album du trio initial d'albums des Stooges, considéré comme faisant partie intégrante du développement du punk rock, Fun House, n'a cessé de gagner en stature critique au cours du demi-siècle qui a suivi sa sortie à l'été 1970. B
ien qu'il n'ait pas connu de succès commercial, cet enregistrement d'une pure énergie brute et d'une sexualité animale a été décrit de manière positive, allant de "exquisément horrible" à "rock psychédélique des années 60 piégé dans la réalité de 1970", en passant par "monotonie compétente avec un attrait intellectuel".
Le leader des Stooges, Iggy Pop, né James Newell Osterberg, a commencé comme batteur dans des groupes locaux d'Ann Arbor, dans le Michigan, au début des années 1960. Dans le but de créer une "nouvelle forme de musique blues", non dérivée des précédents historiques, il recrute les frères Ron Asheton (guitare) et Scott Asheton (batterie) ainsi que le bassiste Dave Alexander. En tant que leader de ce nouveau groupe, Osterberg décide d'en être le chanteur principal et est rapidement baptisé du surnom de "Pop" par les autres membres du groupe. C'est ainsi qu'il adopte le nom de scène Iggy Pop au moment où le groupe fait ses débuts sur scène sous le nom de "Psychedelic Stooges" à la fin de 1967. Ils expérimentent des méthodes avant-gardistes, incorporant des objets ménagers tels qu'un aspirateur et un mixeur dans un intense mur de larsens, et le groupe acquiert rapidement une réputation pour ses performances live sauvages et imprévisibles. Lors d'une tournée avec le groupe MC5 en 1968, les Stooges sont découverts par un recruteur d'Elektra Records et sortent leur premier album éponyme en 1969, avec des ventes décevantes et de mauvaises critiques.

Espérant de meilleurs résultats, le directeur d'Elektra, Jac Holzman, recrute l'ancien claviériste des Kingsmen, Don Gallucci, pour le deuxième album du groupe. Au départ, Gallucci doutait qu'il puisse capturer leur sensation de live sur bande, mais une fois en studio à Los Angeles, lui et le groupe ont décidé de démolir toute l'insonorisation et d'écarter toute méthode d'isolation afin de reproduire le plus fidèlement possible leurs performances live. Le résultat est un son très brut comparé aux qualités sonores avancées des disques contemporains de 1970.

L'influence de certains des morceaux les plus intenses des Doors peut être ressentie dans le morceau d'ouverture "Down on the Street", avec un riff de basse et de guitare fortement imbriqué qui sert de support aux chants et aux chants réverbérés d'Iggy Pop. Bien que cette chanson semble brute à la première écoute, elle est plus raffinée que tout ce qui suit et est peut-être le morceau le plus traditionnellement produit sur Fun House, au point d'avoir la guitare de Ron Asheton en surimpression pendant la section principale. "Loose" est suivi d'une intro intéressante à la batterie par Scott Asheton qui trouve le groove entraînant qui, dans l'ensemble, penche plus vers le genre punk encore à développer, avec des paroles d'une honnêteté brutale.
"T.V. Eye" présente un riff bluesy tandis que le chant est toujours énergique, gémissant et (occasionnellement) criant. Cette chanson très répétitive construit une tension qui ne se brise jamais vraiment, mais atteint un certain crescendo à la fin de la chanson, juste avant un arrêt et un redémarrage abrupts. Iggy Pop a déclaré qu'il canalisait la légende du blues Howlin' Wolf en enregistrant "T.V. Eye". "Dirt" a une longue introduction à la batterie par Scott Asheton, tandis que la basse d'Alexander et la guitare de Ron Asheton se joignent lentement à ce rocker plein d'âme. Sur ce morceau, Iggy Pop ressemble à Eric Burdon des Animals, tandis que Ron Asheton est à l'honneur, en particulier sur le lead de guitare wah-wah à textures multiples.
Il est tout à fait évident que la deuxième face d'un album dérive d'une jam singuliére qui inclut maintenant le saxophoniste Steve Mackay, et Gallucci l'a mis en place de manière linéaire et latérale. Sur "1970", la batterie et la basse rythmiques servent de toile de fond à une écorce de pseudo-blues sur un jam qui fournit des structures d'accords différentes pour le refrain et le post-refrain. Vers la fin du morceau, Mackay fait ses débuts, ajoutant un élément distinct et original au son et à l'ambiance générale. Sur "Fun House", Mackay fait davantage partie intégrante du son, tandis que la batterie de Scott Asheton est un excellent adhésif pour l'ensemble du jam et que la voix d'Iggy Pop est plus tendue et désespérée que jamais, alors qu'il signe techniquement son dernier texte sur l'album. Avec "L.A. Blues", l'album se termine par cinq minutes de bruit, de cris et de rythmes décalés, alors que les cinq membres du groupe cherchent désespérément une fin commune avant de se contenter d'une boucle de feedback soutenue par Ron Asheton.

Fun House a influencé de nombreux autres artistes, beaucoup le citant spécifiquement comme leur album préféré. Les Stooges et leurs membres individuels entrent bientôt dans une période tumultueuse et il faudra attendre près de trois ans avant qu'ils ne donnent suite à Fun House (avec l'album Raw Power, acclamé par la critique), mais cet album est pris en sandwich entre deux séparations du groupe.
Classic Rock Review

[/cacher]
La Foune House, Saint-Graal et son le plus sauvage de la galaxie depuis les tentatives proto-metal de la fins des sixties !
Iggy peut baisser le "patalon" et pisser le sang ... c'est secondaire ... seul le son de cet album avec la tonitruance de la voix, de la gratte, du clavier et du saxo importe !
:amen: :winner: :ange: :alcool1: :diable:
Exactement!
Je n'ai jamais retrouvé ce son sur aucun autre disque! :ghee: :ghee:

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 11:35

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1472
1978 Long Live Rock'N Roll
RAINBOW, c’est l’aventure flamboyante d’un duo de compositeurs (Ronnie James Dio et Ritchie Blackmore) qui va parvenir à se faire un nom après des années de galère pour le premier (avec ELF) et la recherche de nouveaux terrains musicaux à explorer pour le second. Avec deux albums et un Live en moins de trois ans, RAINBOW s’est fait un nom et non content d’avoir fait de l’ombre au grand DEEP PURPLE (qui splittera quelques mois plus tard) avec son prédécesseur "Rising", le nouveau géant du Hard anglais s’apprête à sortir un nouveau chef d’œuvre : "Long Live Rock’N’Roll". Jamais deux sans trois dit-on, pas vrai ?

Une tête se dégage du groupe, c’est bien évidemment Ronnie James Dio, qui en trois albums a pris de plus en plus d’importance au sein du groupe. Si "Rising" était plus équilibré entre les délires de Ritchie Blackmore et l’approche plus Heavy Metal et classieuse de son chanteur ("Light In The Black" reste avec "Stargazer" une forme d’aboutissement de la collaboration des deux hommes), "Long Live Rock’N’Roll" est clairement divisé entre deux catégories de morceaux : ceux typiquement Hard Rock ("Long Live Rock’N’Roll", "L.A. Connection" et ceux plus ambitieux, tant harmoniquement que musicalement ("Gates Of Babylon", "Kill The King") où la voix de Ronnie Dio prend ses aises, nous ravissant les cages à miel, qu’il se fasse caressant (la magnifique "Rainbow Eyes"), conquérant ("Kill The King") ou bien rugueux ("The Shed" qu’on imaginerait volontiers chanté par Ian Gillan).
Ritchie Blackmore s’accorde tout de même des espaces de liberté même si le temps de longues litanies semble révolu et les longues improvisations désormais réservées au Live. Il signe même quelques-uns des titres les plus forts du RAINBOW première période avec "Gates Of Babylon", "Kill The King" (co-écrit avec Cozy Powell, déjà en partie « responsable » de "Stargazer"), "Rainbow Eyes" et bien entendu la pièce-titre. Ce qui nous fait déjà la moitié de l’album. Et les quatre autres titres naviguent entre le bon et le très bon. Deux efficaces mais un peu traditionnels (pour du RAINBOW) "L.A. Connection", "The Shed" et deux morceaux de Hard Rock bien troussés ("Lady Of The Lake", "Sensitive To Light") aux mélodies fortes et aux parties instrumentales inspirées (le solo de "Lady Of The Lake" notamment), les unissons d’orgue Hammond et de guitare sur le très PURPLE-esque "The Shed" se joignant à la fête.

Mais j’aimerais prendre le temps de vous parler des chefs d’œuvre.
"Long Live Rock’N’Roll" n’est rien de moins qu’un classique du Hard Rock et ce pour plusieurs raisons. Le chant à la fois rauque et très mélodique de Ronnie James Dio, le refrain répétitif et ultra entêtant amené à être repris par les salles de concert du monde entier (qui n’auront pas l’occasion de l’entendre par l’homme à la voix d’or, ce dernier va se fâcher avec l’ombrageux leader Ritchie Blackmore peu de temps après l’enregistrement, ce dernier souhaitant s’orienter vers un style plus FM).
"Gates Of Babylon" marque une nouvelle incursion de Ritchie Blackmore dans l’univers oriental où mineur harmonique et chœurs oniriques font bon ménage. Entre la rythmique sautillante des couplets menée par Blackmore, sur laquelle se pose le chant théâtral et emphatique de Dio, et le refrain épique où les chœurs remplissent l’espace pendant que le vocaliste prend goût à la haute voltige avec un chant mélodique très aigu et tortueux, nous tenons là une combinaison gagnante, mais c’est sans compter le passage instrumental où Ritchie Blackmore se révèle à son meilleur niveau, surtout quand le clavier de David Stone vient apporter de la profondeur aux moments plus mélodiques (qui ne sont pas sans évoquer le "Dazed And Confused" de LED ZEPPELIN, alors moribond). S’il ne fallait retenir qu’un morceau de "Long Live Rock’N’Roll" (cruel, j’en conviens), ce serait sans nul doute celui-ci…
… Ou bien "Kill The King" ! La collaboration Blackmore/Dio/Powell porte une nouvelle fois ses fruits et RAINBOW invente le Speed Mélodique dix ans avant tout le monde ! J’exagère à peine, tant tous les éléments sont présents : la vitesse d’exécution d’abord, qui voit Cozy Powell dégainer ses deux grosses caisses plus souvent qu’à son tour pour suivre le tempo échevelé du morceau, la virtuosité, avec cette dualité guitare/clavier qui fait là encore merveille, le solo ébouriffant de Ritchie Blackmore qui dévale les cases et les cordes avec virtuosité, et le chant aigu et vindicatif de Ronnie James Dio qui ne se laisse pas démonter, même quand il doit entamer son dernier couplet une tierce au-dessus du précédent. C’est d’ailleurs le titre le plus repris de RAINBOW, STRATOVARIUS, HEATHEN ou encore PRIMAL FEAR s’étant livrés à l’exercice.
Et "Rainbow Eyes" la magnifique qui montre le talent d’arrangeur de David Stone qui effectue un discret mais remarquable travail de mise en son pour enjoliver la voix du maître qui s’avère magnifiquement touchante et qui nous laisse savourer la pureté du timbre de Ronnie Dio, bien aidé dans sa tâche par le "Rainbow Eyes" string quartet et la flûte de Rudy Risavy qui toute en contrepoint vient faire écho à la voix de Ronnie James Dio, l’homme fort de ce disque que Ritchie Blackmore semble parfois plus accompagner que jouer.

Une référence incontournable de notre musique qui doit figurer (avec son prédécesseur "Rising") dans toute métalthèque digne de ce nom !
JEFF KANJI

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Re: à l'écoute chez Alcat01 en ce moment

Message par alcat01 » ven. 10 mars 2023 13:38

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1473
J. J. Light - Heya!
Précurseur du rock tribal de Redbone, leurs enregistrements Liberty ont été produits par Bob Markley.
Leur 45 tours Heya s'est bien vendu en France, ce qui a précipité la sortie d'un autre 45 tours, Na-Ru-Ka, qui est un excellent "navajo rock" avec de solides parties de guitare. J.J. Light était en fait Jim Stallings, le bassiste du Sir Douglas Quintet. Heya a été repris en 1970 par le groupe allemand Jeronimo.

Jim Stallings était un chanteur, auteur-compositeur et guitariste qui fréquentait la scène musicale de Los Angeles depuis quelques années lorsqu'il rencontra Bob Markley, un riche hipster et producteur qui avait travaillé avec le West Coast Pop Art Experimental Band. Markley prend Stallings sous son aile, lui décroche un contrat d'enregistrement et lui donne un nouveau nom de scène, J.J. Light, imaginé pour mieux correspondre à son héritage amérindien.
J.J. Light a obtenu un succès international avec "Heya" en 1969, et l'album du même titre s'est vendu de manière respectable en Europe, en Scandinavie et en Amérique du Sud, mais pour une raison quelconque, le disque n'est jamais sorti aux États-Unis, et une suite enregistrée plus tard la même année n'a jamais été publiée du tout ; Stallings est devenu membre du Sir Douglas Quintet de Doug Sahm, qu'il a rejoint à temps pour jouer de la basse sur l'album classique Together After Five.

L'édition de Sunbeam Records, basée au Royaume-Uni, comprend l'intégralité de l'album Heya ! ainsi que 11 chansons enregistrées pour le deuxième album inédit de Light, dont une seule ("Kent State Massacre") a déjà fait surface. Heya ! est un exercice attrayant de psychédélisme léger ; les chansons de Stallings sont fortes et directes tout en offrant des mélodies prêtes pour la radio avec des paroles qui traitent souvent des problèmes des Amérindiens, et sa voix est pleine de cran et passionnée sans sonner rauque, rappelant Johnny Rivers avec une portion supplémentaire d'âme.
Stallings a également bénéficié d'une aide précieuse en studio, notamment le claviériste Larry Knechtel, les batteurs Earl Palmer et Jim Gordon, et les guitaristes Gary Rowles et Ron Morgan (le premier a travaillé avec l'édition 1969-1970 de Love d'Arthur Lee, et le second a joué dans le West Coast Pop Art Experimental Band), et la musique n'a pas peur de trancher dans le vif tout en penchant du côté ensoleillé.

Le matériel inédit a été récupéré sur de vieux acétates et la qualité du son est imparfaite, mais les chansons et les interprétations sont aussi bonnes, sinon meilleures, que ce que Stallings a apporté à son premier album, et il est difficile d'imaginer pourquoi un travail aussi bon a été forcé de prendre la poussière dans les coffres-forts pendant si longtemps. Heya ! mérite certainement d'être mieux connu dans le pays d'origine de Stallings, et jusqu'à ce qu'un label américain le prenne pour une édition aux Etats-Unis, la sortie de Sunbeam donne à ses chansons l'écoute qu'elles méritent clairement, tandis que les notes de Tim Forster racontent l'histoire de cette musique et de la carrière éphémère de J.J. Light.
Nelwizard

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