Ah, Pivot et sa dictée. Qui ont agi comme un repoussoir sur moi, gamin, quand ma grand-mère, institutrice à la retraite, ne manquait jamais ce rendez-vous, le cas échéant pour se la péter comme le faisaient certains normaliens ayant une haute idée d'eux-même. Pourtant, j'ai été ensuite finaliste à l'occasion de l'édition 1993 des Dicos D'Or, la version de la dictée s'adressant aux collégiens, quatrième pour la Sarthe, manque de bol ils n'en emmenaient que trois à Paris. Tiens Mémé, prends ça quand même dans les dents. Et j'ai ainsi fait la nique au principal de mon collège, qui m'avait quelques semaines plus tôt, exclu trois jours.
Je n'ai jamais été au fait de Pivot, principalement du fait de cette expérience, mon goût pour la lecture m'est venu d'ailleurs, tandis qu'un certain complexe me faisait regarder de travers ces temples de la culture, avec un grand C bien entendu,
quel talent,
quel génie.