J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 30 déc. 2019 07:10

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Il a été ici ou là question d’improvisations, ce phénomène est au cœur de la musique de Derek Bailey dont la pratique musicale n’a cessé d’interroger ce langage. Il se trouve que le Cd « Company91 volume 2 » attendait dans la pile, une bonne occasion de s’y intéresser.

Quelques principes guident l’organisation de ces rencontres entre musiciens, réunis lors de ces fameuses « Company weeks ». Le but étant de créer des situations propices à l’improvisation libre. Les musiciens invités par le guitariste Derek Bailey se sont réunis pendant cinq jours, la plupart ne se connaissaient pas, ils étaient de plusieurs nationalités, Etats-Uniens, Allemands, Français ou Britanniques. Par exemple, l’album dont on parle est un témoignage de la rencontre de neuf musiciens, réunis par groupe de trois, de façon aléatoire ou impromptues. Huit compositions sont présentées ici, le titre de chacune indiquant les initiales des interprètes, ainsi le premier titre « PT/PR/PL » correspond aux musiciens Pat Thomas (piano, electro), Paul Lovens (percussion) et Paul Rogers (basse), sa durée est de 15 minutes vingt ce qui est le plus long titre de l’album. Le plus court « PL/DB/PT », avec Derek Bailey à la guitare dure 4 minutes vingt-cinq. Sont présents également, Buckethead (guitare), Yves Robert (trombone), Vanessa Mackness (voix), John Zorn (sax alto) et Alexander Balanescu (violon).

Ces rencontres se veulent donc éphémères et sont propices aux rencontres, le but n’étant pas forcément de jouer du « bon et du beau » mais de favoriser les rencontres quitte à ce qu’elles soient ratées ou peu fécondes. Les musiciens peuvent provenir d’univers très différents, bien que les musiciens de jazz soient souvent mieux armés pour les impros, ce qui, d’un autre point de vue, peut s’avérer également être un obstacle. Ainsi Buckethead vient du rock et Alexandre Balanescu de la musique contemporaine.

Trois albums témoignent de la rencontre, celui-ci est le second. Faute d’extrait de cet album sur le net (je n’ai pas trouvé) voici un extrait du volume un, qui concerne la rencontre entre John Zorn & Buckethead.

JZ/BK - Company 91 (John Zorn & Buckethead)

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 30 déc. 2019 18:43

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Zhenya Strigalev est un saxophoniste alto natif de St Petersburg, je l’ai entendu pour la première fois lors d’une retransmission de concert sur un chaîne hollandaise, c’était très bon avec une bonne dose d’énergie, il y avait aussi cette curieuse « Alto box » sur laquelle il jouait de temps en temps, le son électrifié et déformé qui en sortait était la manifestation de son savoir, il en est l’inventeur.

Cet album date de 2018 et le personnel ne correspond pas aux musiciens que j’avais vu sur scène. A ses côtés indiscutablement de bons accompagnateurs sur ce « Blues for Maggie » (Maggie Black, installée à Londres, semble être un mécène d’origine russe qui soutient les musiciens de jazz). Federico Dannemann est un excellent guitariste aux interventions toujours dignes d’intérêt, Linley Marthe à la basse et aux claviers et Eric Harland à la batterie.

La musique se situe dans une mouvance assez actuelle avec des instruments électrifiés, Zhenya Strigalev lui-même joue, outre du sax alto, du soprano ainsi que de sa curieuse box alto et des sons électro également. Cette modernité se conjugue avec des accents bop assumés et un certain attrait pour le jeu d’Ornette Coleman de la fin des années cinquante, de l’humour aussi, des bluettes légères, un peu superficielles et un jazz- rock de bon aloi, sans prétention.

'Not Upset' from 'Blues For Maggie' by Zhenya Strigalev (un p'tit coup de reggae!)

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 31 déc. 2019 15:16

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Le Don Rendell/Ian Carr Quintet a déjà été évoqué sur le fil avec un extrait de Dusk Fire. « Shades of Blue » est l’album qui le précède, et même le premier sous le nom du duo, bien que ces deux là se côtoient depuis déjà pas mal de temps. Voici la liste des participants à la session : Don Rendell au ténor et au soprano, Ian Carr à la trompette et au bugle, Colin Purbrook au piano, Dave Green à la basse et Trevor Tomkins à la batterie.

L’album est enregistré en soixante-quatre et sorti l’année suivante en Angleterre, semble-t-il avec un tirage assez petit, ce qui en explique la rareté. Il baigne dans une ambiance qui rappelle immédiatement les enregistrements de Miles Davis de la fin des années cinquante, le nom de l’album lui-même évoque « Kind of Blue ». On peut penser aux « Blue Note » également qui sortent dans les années soixante en s’ouvrant doucement aux rythmes des îles, ou bien encore à Chet baker…

L’album est joli et bien foutu avec du bleu partout, « Blue Mosque » signée du pianiste, « Latin Blue » et le chouette « Just Blue » de Don Rendell et « Blue Doom » écrite par les deux leaders et d’autres titres encore parmi lesquels la chanson titre « Shades of Blue » et là, tout à coup, on change de catégorie…

Dès les premières notes du piano et de la contrebasse on sent que quelque chose se passe… Ça s’appelle une pépite, il y en a un peu partout, mais quand on en découvre une, ça rend heureux, ça peut aussi accélérer les battements du cœur, un peu, mais là ça dépend de chacun, on peut également passer à côté sans rien remarquer, ou bien encore tellement l’écouter qu’elle se banalise et ternit...

C’est un certain Neil Ardley qui l’a composée, il l’a également enregistrée sous le nom du New Jazz Orchestra en 1965, sur l’album « Western Reunion London 1965 ». Il enregistrera aux côtés de Ian Carr dans les années soixante-dix.

Blue Mosque


Don Rendell - Ian Carr Quintet - "Just Blue"


Don Rendell & Ian Carr Quintet - Shades Of Blue

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mer. 1 janv. 2020 12:07

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« Pursuance: The Music Of John Coltrane » l’hommage de Kenny Garrett à son père spirituel, un bel album, personnel, réussi. Pour l’accompagner pat Matheny à la guitare, Rodney Whitaker à la basse et Brian Blade à la batterie, kenny, lui c’est l’alto son instrument, ainsi pas de plagiat, seul compte l’esprit et… le répertoire !

Kenny embrasse l’œuvre de Coltrane dans son ensemble, enfin jusqu’aux audaces d’ A Love Supreme par l’interprétation de "Pursuance", qui est le titre de l’album également. Je n’ai pas tout pointé dans la succession des mois, mais on passe par Giant Steps (1960) avec une sublime interprétation de « Countdown » ainsi que celle du morceau titre, par Coltrane's Sound enregistré en 1960 (sorti en 1964) avec « Equinox » et « Liberia », puis Coltrane Jazz (1961) avec « Like Sonny », puis 1963 avec la version d’ « After The Rain » de l’album Impression qui est ici retenue, pour 1964, on commence par le Live at Birdland (1964) avec le fameux « Alabama », puis, toujours en 64 « Lonnie’s lament » qui provient de Crescent, le titre « Dear Lord » de 65 figure sur Transition un album posthume sorti en 70.

Le parcours est sans faille et fait état d’un grand connaisseur de Coltrane, bien entendu, sur l’album l’ordre des morceaux n’est pas chronologique, ça n’aurait pas de sens, seul compte l’équilibre de ce bel édifice porté par notre quartet qui signe le dernier titre de l’album, pour que l’hommage soit complet…

Countdown


Alabama


Pursuance

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 2 janv. 2020 11:53

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Retour sur le premier album de Yazz Ahmed sorti en 2011, celui-ci est passé plus inaperçu que les deux suivants, particulièrement de « La Saboteuse » qui s’est plutôt bien vendu. « Yazz » c’est le diminutif de « Yasmeen », le prénom qui lui a été donné lors de sa naissance au Bahreïn où elle passa quelques années. On le sait, Terry Brown, son grand-père était trompettiste de jazz et producteur d’albums.

Yazz joue de la trompette mais aussi du bugle, il existe un aspect relativement intimiste sur cet album où sur quatre titres elle joue en duo avec l’excellent bassiste Janek Gwizdala, son partenaire d’improvisation préféré, il ne sera cependant plus à ses côtés lors des albums suivants. On y trouve également une le fameux « So What » de Miles Davis dont elle nous offre une belle version avec Janek à nouveau en évidence.

Les autres pièces sont plus étoffées avec notamment Shabaka Hutchings à la clarinette et à la clarinette basse ainsi qu’une dizaine d’intervenants alternant sur les différents morceaux, cette multiplicité ne nuit pas à la cohésion d’ensemble. On peut trouver ici ou là une influence moyen orientale qui se glisse dans la musique mais ce n’est qu’un ingrédient parmi d’autres, on navigue entre classicisme bop et musique électrifiée. Yazz fait preuve d’un souffle chaud et virtuose et déjà d’une écriture habile dans les compositions.

Finding My Way Home


Wah-Wah Sowahwah


So What

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » jeu. 2 janv. 2020 12:15

j'ai fini par l'acheter, mais je suis moins emballé par celui-ci que ses deux albums suivants

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » jeu. 2 janv. 2020 21:49

Cooltrane a écrit :
jeu. 2 janv. 2020 12:15
j'ai fini par l'acheter, mais je suis moins emballé par celui-ci que ses deux albums suivants
Sans doute, mais cependant tout est déjà en germe...

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » ven. 3 janv. 2020 08:06

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Les rituels de fin d’année peuvent parfois réserver de (bonnes) surprises. Les lecteurs de jazz Magazine se souviennent sans doute d’un encart paru au début de l’année dernière annonçant la mort du label « Ayler Records ». Faute de moyens, Stéphane Berland qui est à la Manœuvre avait annoncé en effet la fin d’une belle histoire, commencée en 2009 avec la reprise en main du label suédois qui avait été créé en 2000…

Ce n’était pas un label de free-jazz anecdotique, après dix-neuf années d’existence il disposait de près d’une centaine de références, la plupart en Cd, double Cd ou fichiers téléchargeables, il y a même le coffret 5 Cds de Jimmy Lyons sorti en 2003 qui à lui seul vaut le détour. Dire que je j’aime ce label c’est peu, je possède plus de cinquante Cds rangés sous le cigle "Ayler records" dans ma Cdthèque…

Et voici que, lundi dernier (le 30) je reçois un mail de bons vœux de la part du label, annonçant la parution d’un nouvel album ! Ni une, ni deux, je fais une commande de suite… Le colis arrive dès le 2 janvier dans la boîte et je l’écoute en écrivant ces mots…

[Je me permets un petit conseil si vous désirez vous aussi commander l’album, branchez-vous sur bandcamp pour l’écouter, mais ne l’achetez pas dans la foulée, il est vendu un peu moins cher sur le site Ayler records et le prix comprend les frais de port.]

L’album de Frederick Galiay n’est pas seulement qu’un album de free jazz, le saxophone baryton d’Antoine Viard, la guitare de Jean-Sébastien Mariage et la basse de Frédéric Galiay sont électrifiés, Julien Boudart est au synthé et la batterie et les percus de Sébastien Brun & Franck Vaillant sont branchées également… Place à l’électro, au noise et à l’ambient. Le drone s’invite dans le free, indiquant qu' « Albert Ayler Records » semble vouloir se tourner vers les musiques plus actuelles et bifurquer vers les musiques mutantes, qu’il en soit ainsi, cet album est plein de promesses…

Pour écouter:

https://ayler-records.bandcamp.com/album/time-elleipsis

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 4 janv. 2020 05:58

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Le multi-instrumentiste Jeff Parker est surtout connu pour sa participation au groupe Tortoise particulièrement en tant que guitariste. Installé à Chicago depuis 1991, il est devenu membre de l’AACM et a créé de nombreux liens. C’est en travaillant sur l’album de Makaya McCravens « In The Moment » qu’il a côtoyé le label International Anthem avec lequel le projet de faire un album s’est concrétisé.

La pochette représente le père de Jeff Parker et le nom de l’album, ‘The New Breed’, est celui du magasin de vêtements que celui-ci possédait dans les années 1970. Depuis pas mal de temps Jeff mettait de côté des bandes et du matériel enregistré, un travail sur les échantillons et les rythmes programmés, de quoi apporter de la matière pour ce nouvel album (sorti en 2016).

Comme souvent avec les albums du label International Anthem il faut se plonger avec attention dans l’écoute, c’est le parcours musical en entier dans l’album qui permet le mieux de ressentir les émotions. Ici on parcourt, outre les archives enregistrées et amalgamées, les traditions du jazz mais aussi la soul, le hip hop et la musique électronique. Des soli magnifiques également, du groove et la voix de sa fille sur la dernière pièce de l’album (ci-dessous). Superbe !

Jeff Parker - Cliche [Official Video by Lee Anne Schmitt]


Jeff Parker - The New Breed - How Fun It Is To Year Whip


Jeff Parker - The New Breed (Full Album 2016)

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » sam. 4 janv. 2020 08:36

Perso, je trouve la hype autour du label International Anthem vraiment surfaite...

C'est vraiment LE truc un peu "vaccuous" (vide) dont les hipsters essaient de placer à tout bout de champs pour gagner les 1000 points bonus à chaque fois qu'ils le font.

Au mieux, je trouve tous ces trucs plutôt brouillons (restons polis) et seul Resavoir me bouge (un peu) la gauche, sans que la droite n'aie eu le moindre frémissement.

Par contre le Rendell/Carr est superbe. :super:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 4 janv. 2020 14:00

Cooltrane a écrit :
sam. 4 janv. 2020 08:36
Perso, je trouve la hype autour du label International Anthem vraiment surfaite...

C'est vraiment LE truc un peu "vaccuous" (vide) dont les hipsters essaient de placer à tout bout de champs pour gagner les 1000 points bonus à chaque fois qu'ils le font.

Au mieux, je trouve tous ces trucs plutôt brouillons (restons polis) et seul Resavoir me bouge (un peu) la gauche, sans que la droite n'aie eu le moindre frémissement.

Par contre le Rendell/Carr est superbe. :super:
Je ne sais pas si on peut parler de « hype » à propos d’International Anthem, ça reste un petit label avec un petit catalogue qui ne permet pas à ceux qui l’animent d’en vivre sans travailler à côté. Ce côté « brouillon » dont tu parles c’est sans doute ce manque de moyen, ce « lo-fi » que j’aime et qui traverse les albums du label.

Sans le succès de Makaya McCraven avec l’album « In the Moment » il est bien possible que le label serait mort. Il fonctionne beaucoup par affinité entre les musiciens que l’on y trouve, des hommes et des femmes, ce n’est pas si courant en jazz. Qui d’autre aurait sorti l’album de l’inconnue Angel Bat-Dawid, enregistré via un téléphone, d’abord diffusé en cassette et qui sort désormais en LP ? Les albums sont souvent traversés par des passages free, peut-être n’apprécies-tu pas ? Tu en as le droit et je respecte tes goûts.

Perso j’aime bien le free, le compulsif, le brouillon, j’aime être bousculé dans mes habitudes d’écoute et mon confort. Je n’écoute pas que ça, loin de là, mais je me suis habitué à la rébellion sonore… C'est l'éternelle histoire des goûts et des couleurs...

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » sam. 4 janv. 2020 16:50

Douglas a écrit :
sam. 4 janv. 2020 14:00
Sans le succès de Makaya McCraven avec l’album « In the Moment » il est bien possible que le label serait mort. Il fonctionne beaucoup par affinité entre les musiciens que l’on y trouve, des hommes et des femmes, ce n’est pas si courant en jazz. Qui d’autre aurait sorti l’album de l’inconnue Angel Bat-Dawid, enregistré via un téléphone, d’abord diffusé en cassette et qui sort désormais en LP ? Les albums sont souvent traversés par des passages free, peut-être n’apprécies-tu pas ? Tu en as le droit et je respecte tes goûts.

Perso j’aime bien le free, le compulsif, le brouillon, j’aime être bousculé dans mes habitudes d’écoute et mon confort. Je n’écoute pas que ça, loin de là, mais je me suis habitué à la rébellion sonore… C'est l'éternelle histoire des goûts et des couleurs...
En fait, tout le monde en parle, mais personne n'achète quoi. :gratzzz: C'est très hipster, pour finir. :langue: ;)

Ceci dit, vu la lo-fi, le label ne doit pas se ruiner à la production des enregistrement, mais bon Brownswood Records (à Londres) fonctionne aussi par copinage/affinité. :sivousme:
D'accord pour la révolution sonore, mais il y a un minimum à observer et chez IAR, c'est pas tjs respecté.

Alors oui, Makaya, j'ai ses albums (y compris Universal Being) et l'ai vu trois live et si j'aime parfois bien, c'est aussi assez souvent brouillon aussi

Sinon, pour Angel Bat Dawid, ceci (dessous) n'est pas trop mal, mais j'ai rien trouvé de similaire sur disque

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » sam. 4 janv. 2020 17:22

Cooltrane a écrit :
sam. 4 janv. 2020 16:50
En fait, tout le monde en parle, mais personne n'achète quoi. :gratzzz: C'est très hipster, pour finir. :langue: ;)

Ceci dit, vu la lo-fi, le label ne doit pas se ruiner à la production des enregistrement, mais bon Brownswood Records (à Londres) fonctionne aussi par copinage/affinité. :sivousme:
D'accord pour la révolution sonore, mais il y a un minimum à observer et chez IAR, c'est pas tjs respecté.

Alors oui, Makaya, j'ai ses albums (y compris Universal Being) et l'ai vu trois live et si j'aime parfois bien, c'est aussi assez souvent brouillon aussi

Sinon, pour Angel Bat Dawid, ceci (dessous) n'est pas trop mal, mais j'ai rien trouvé de similaire sur disque
Pour bien te comprendre, ce "tout le monde" dont tu parles c'est qui au juste?
Le "minimum à observer et chez IAR, qu'est pas tjs respecté", tu parles de quels albums précisément.
J'ajoute que moi-même j'ai émis des réserves sur " Where We Come From (Chicago X London Mixtape) " de McCraven, par contre en ce moment j'écoute "Highly rare" que je trouve très bon! D'autre part je n'ai pas tout écouté sur ce label...

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » dim. 5 janv. 2020 00:11

Douglas a écrit :
sam. 4 janv. 2020 17:22
Cooltrane a écrit :
sam. 4 janv. 2020 16:50
En fait, tout le monde en parle, mais personne n'achète quoi. :gratzzz: C'est très hipster, pour finir. :langue: ;)

Ceci dit, vu la lo-fi, le label ne doit pas se ruiner à la production des enregistrement, mais bon Brownswood Records (à Londres) fonctionne aussi par copinage/affinité. :sivousme:
D'accord pour la révolution sonore, mais il y a un minimum à observer et chez IAR, c'est pas tjs respecté.

Alors oui, Makaya, j'ai ses albums (y compris Universal Being) et l'ai vu trois live et si j'aime parfois bien, c'est aussi assez souvent brouillon aussi

Sinon, pour Angel Bat Dawid, ceci (dessous) n'est pas trop mal, mais j'ai rien trouvé de similaire sur disque
Pour bien te comprendre, ce "tout le monde" dont tu parles c'est qui au juste?
Le "minimum à observer et chez IAR, qu'est pas tjs respecté", tu parles de quels albums précisément.
J'ajoute que moi-même j'ai émis des réserves sur " Where We Come From (Chicago X London Mixtape) " de McCraven, par contre en ce moment j'écoute "Highly rare" que je trouve très bon! D'autre part je n'ai pas tout écouté sur ce label...
Je participe à trois forums anglophones (deux de prog et un de jazz) et c'est LE sujet, LE label.... idem dans mes crèmeries musicales, les vendeurs essaient de refiler cela (IAR) à pas mal de gens

Sinon, ce que je voulais dire pour le minimum pas respecté, c'est une forme de qualité de production à l'enregistrement et montage. J'aime bien quand c'est raw & rough, mais bon, là, c'est souvent pas loin de "salopé", je trouve.... et d'un intérêt assez moyen :baille: , àmha.

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » dim. 5 janv. 2020 06:47

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« Highly Rare » est un album de l’artiste vedette du label de Chicago « International Anthem », paru en 2017. Fort d’un tirage vinyle de 2811 exemplaires il en reste à ce jour 222 encore disponibles. Ouf !

L’enregistrement en direct d’une performance live comporte toujours un risque de manque de définition sonore, certes, fort heureusement McCraven a retravaillé tout ça dans les studios du label et l’attrait brut des séances improvisées est magnifiquement restitué avec toute la fraîcheur souhaitable, pour un peu on s’imaginerait plongé au cœur de la fête musicale.

McCraven y est sublime, entouré de Junius Paul à la basse (Ah ! le morceau « Paris » sur son album solo), Nick Mazzarella au saxophone alto et Ben Lamar Gay au cornet, des artistes « maison » tous encartés au précieux label. Rien de grave cependant, on retrouve ce mix de free et de hip hop qui plaît tant. L’enregistrement s’est déroulé à la « Danny's Tavern », alors que la température extérieure était autour de zéro et que Trump venait de gagner les élections, qu’importe place à la joie, à la musique, à la vie qui souffle ici, terriblement puissante !

Left Fields


R.F.J. III


The Locator

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 6 janv. 2020 07:13

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Voici un duo improvisé entre deux musiciens free de la scène européenne, le batteur norvégien Paal Nilssen-Love et le « vétéran » joueur de saxophone Mats Gustafsson, ici au baryton. Dix années d’écart entre les deux ce n’est pas une montagne, mais ce sont des années qui comptent, ces dix années Mats les a utilisées à parfaire le goût des improvisations, notamment avec le batteur Kjell Nordeson mais aussi en fréquentant Derek Bailey et en participant aux « Company ».

L’album témoignant de cette rencontre est assez bref au regard des standards actuels qui frôlent souvent l’heure, ici on dépasse à peine la demi-heure et ça défile très vite. La complicité est évidente entre les duettistes, Nilssen-Love fait « chanter » sa batterie en variant énormément son jeu, le travail autour des rythmes, des espaces, des timbres est continuel et le jeu évolue et se transforme en synergie avec Mats Gustafsson qui explore toutes les possibilités de son instrument, à tel point que cela frise parfois le catalogue sans pour autant ennuyer, car c’est un voyage auquel nous sommes conviés, ça monte, ça descend, serpente, s’envole mais aussi grogne, couine, fait des « pops » et des « plougs », ou encore cavalcade, ralentit, coupe, déchire… et ronfle !

Une anecdote, Mats Gustafsson est un fervent collectionneur de vinyles et il possède de magnifiques pièces, il lui arrive d’accepter de jouer à des concerts avec pour seul paiement un album assez rare…

Le lien pour écouter:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » lun. 6 janv. 2020 13:20

Douglas a écrit :
dim. 5 janv. 2020 06:47
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« Highly Rare » est un album de l’artiste vedette du label de Chicago « International Anthem », paru en 2017. Fort d’un tirage vinyle de 2811 exemplaires il en reste à ce jour 222 encore disponibles. Ouf !

L’enregistrement en direct d’une performance live comporte toujours un risque de manque de définition sonore, certes, fort heureusement McCraven a retravaillé tout ça dans les studios du label et l’attrait brut des séances improvisées est magnifiquement restitué avec toute la fraîcheur souhaitable, pour un peu on s’imaginerait plongé au cœur de la fête musicale.
oui, c'est un de ses meilleurs au Makaya, mais comme ils ont refusé de le presser en CD (ces p'tits trouducs ont même fait des cassettes à la con), je mùe suis dit qu'il ne me le vendrait pas :snotyzzz: :langue:

catte jeune génération est parfois vraiment trop conne (alors qu'ils en auraient vendu plus que des vinyles) :pan1: :hurt3: :langue1:

et puis on s'étonne que le label IAR est au bord de la faillite, ces bouffons :nono: :siffle: :calimero: :cloonzzz:


:mdr3:

le pire, c'est que je ne suis même pas fâché, j'en ai (presque) rien à branler :baille:

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » lun. 6 janv. 2020 14:06

Cooltrane a écrit :
lun. 6 janv. 2020 13:20
oui, c'est un de ses meilleurs au Makaya, mais comme ils ont refusé de le presser en CD (ces p'tits trouducs ont même fait des cassettes à la con), je mùe suis dit qu'il ne me le vendrait pas
catte jeune génération est parfois vraiment trop conne (alors qu'ils en auraient vendu plus que des vinyles)
et puis on s'étonne que le label IAR est au bord de la faillite, ces bouffons
le pire, c'est que je ne suis même pas fâché, j'en ai (presque) rien à branler
Moi je les trouve plutôt sympa, une fois ils m'ont même envoyé des codes de téléchargement gracieusement...
Comme tu as l'air d'avoir des compétences, tu devrais leur proposer de faire de toi leur conseiller marketing.
Bon si tu veux je peux t'envoyer un fichier en Mp.

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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Cooltrane » lun. 6 janv. 2020 16:39

Douglas a écrit :
lun. 6 janv. 2020 14:06
Cooltrane a écrit :
lun. 6 janv. 2020 13:20
oui, c'est un de ses meilleurs au Makaya, mais comme ils ont refusé de le presser en CD (ces p'tits trouducs ont même fait des cassettes à la con), je mùe suis dit qu'il ne me le vendrait pas
catte jeune génération est parfois vraiment trop conne (alors qu'ils en auraient vendu plus que des vinyles)
et puis on s'étonne que le label IAR est au bord de la faillite, ces bouffons
le pire, c'est que je ne suis même pas fâché, j'en ai (presque) rien à branler
Moi je les trouve plutôt sympa, une fois ils m'ont même envoyé des codes de téléchargement gracieusement...
Comme tu as l'air d'avoir des compétences, tu devrais leur proposer de faire de toi leur conseiller marketing.
Bon si tu veux je peux t'envoyer un fichier en Mp.
Nan, mais c'est juste mon coup de gueule, because premier jour de retour au taf ;)
Modifié en dernier par Cooltrane le mar. 7 janv. 2020 10:12, modifié 1 fois.

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Douglas
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Re: J A Z Z - C'est ici qu'on en parle

Message par Douglas » mar. 7 janv. 2020 06:09

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Dans la sphère musicale créée par Peter Brötzmann on connaissait « Die Like a Dog » et « Last Exit », deux groupes sans compromission à l’énergie brute, et bien, l’espace de trois albums, il faut rajouter également le groupe « Hairy Bones » dont voici le premier enregistrement éponyme. Outre Peter Brötzmann, on retrouve le trompettiste électrique japonais Toshinori Kondo en provenance de « Die Like a Dog », l’italien Massilo Pupillo à la basse électrique officie habituellement avec le groupe « Zu » et Paal-Nissen Love à la batterie. Ce dernier est d’ailleurs un nom familier que l’on croise fréquemment sur les enregistrements du saxophoniste.

L’album est issu d’un concert de septembre 2008 au Bimhuis d’Amsterdam. Deux morceaux, le premier de près de trente -deux minutes, « Hairy Bones », et le second, plus long encore, trente-sept minutes se nomme « Chain Dogs ». C’est assez « rentre-dedans », compacte, violent, parfois hallucinant et complètement défoncé, particulièrement la première pièce qui ne ménage guère de pause, bon, ne pas hésiter à monter le son …


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