RIP
Re: RIP
Aujourd'hui, il y avait une randonnée qui était prévue en plus à Fontainebleau, un endroit que j'aime tout particulièrement. Mais bon voilà, depuis quelques jours, je me suis senti, je l'avoue, d'humeur morose sachant que ce triste anniversaire arrivait. Les gens allaient rire autour de moi et de cela, je n'en avais pas envie. C'est d'ailleurs ce faux prétexte que j'ai invoqué pour ne pas m'y rendre, bien plus que le froid qui sévissait ce matin (-4°, décidément, je déteste de plus en plus le chiffre 4) sur la région parisienne.
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
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J'avoue, je ne suis pas grand fan de Thin Lizzy, que je connais très peu, mais j'apprécie beaucoup ton texte, du coup je vais m'interesser à cette musique. Merci.Phil a écrit : ↑dim. 4 janv. 2026 11:36Aujourd'hui, il y avait une randonnée qui était prévue en plus à Fontainebleau, un endroit que j'aime tout particulièrement. Mais bon voilà, depuis quelques jours, je me suis senti, je l'avoue, d'humeur morose sachant que ce triste anniversaire arrivait. Les gens allaient rire autour de moi et de cela, je n'en avais pas envie. C'est d'ailleurs ce faux prétexte que j'ai invoqué pour ne pas m'y rendre, bien plus que le froid qui sévissait ce matin (-4°, décidément, je déteste de plus en plus le chiffre 4) sur la région parisienne.
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
Re: RIP
whereisbrian a écrit : ↑dim. 4 janv. 2026 11:59J'avoue, je ne suis pas grand fan de Thin Lizzy, que je connais très peu, mais j'apprécie beaucoup ton texte, du coup je vais m'interesser à cette musique. Merci.Phil a écrit : ↑dim. 4 janv. 2026 11:36Aujourd'hui, il y avait une randonnée qui était prévue en plus à Fontainebleau, un endroit que j'aime tout particulièrement. Mais bon voilà, depuis quelques jours, je me suis senti, je l'avoue, d'humeur morose sachant que ce triste anniversaire arrivait. Les gens allaient rire autour de moi et de cela, je n'en avais pas envie. C'est d'ailleurs ce faux prétexte que j'ai invoqué pour ne pas m'y rendre, bien plus que le froid qui sévissait ce matin (-4°, décidément, je déteste de plus en plus le chiffre 4) sur la région parisienne.
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
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Phil a écrit : ↑dim. 4 janv. 2026 11:36Aujourd'hui, il y avait une randonnée qui était prévue en plus à Fontainebleau, un endroit que j'aime tout particulièrement. Mais bon voilà, depuis quelques jours, je me suis senti, je l'avoue, d'humeur morose sachant que ce triste anniversaire arrivait. Les gens allaient rire autour de moi et de cela, je n'en avais pas envie. C'est d'ailleurs ce faux prétexte que j'ai invoqué pour ne pas m'y rendre, bien plus que le froid qui sévissait ce matin (-4°, décidément, je déteste de plus en plus le chiffre 4) sur la région parisienne.
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
Merci pour ce texte.
J'apprécie Thin Lizzy même si je ne suis pas un grand connaisseur
J'aimais beaucoup John Sykes
- Monsieur-Hulot
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Et Michel Galabru décédé il y a tout juste 10 ans tout le monde s'en fout alors, hein, qu'est ce que c'est, Cruchot !
FILLES & MOTEURS, JOIES & DOULEURS.
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Re: RIP
Beau souvenir !Phil a écrit : ↑dim. 4 janv. 2026 11:36Aujourd'hui, il y avait une randonnée qui était prévue en plus à Fontainebleau, un endroit que j'aime tout particulièrement. Mais bon voilà, depuis quelques jours, je me suis senti, je l'avoue, d'humeur morose sachant que ce triste anniversaire arrivait. Les gens allaient rire autour de moi et de cela, je n'en avais pas envie. C'est d'ailleurs ce faux prétexte que j'ai invoqué pour ne pas m'y rendre, bien plus que le froid qui sévissait ce matin (-4°, décidément, je déteste de plus en plus le chiffre 4) sur la région parisienne.
Je me souviens très bien de ce 4 janvier 1986. Rentrant du taf (je bossais alors en intérim comme coursier au sein du Crédit Mutuel), je passe devant un kiosque à journaux où le Libé du jour annonce dans un petit encart, le décès du grand Phil. Le feuilletant sur le chemin du retour où j'ai failli percuter bon nombre de passants qui me croisaient, la nouvelle me fit l'effet d'un coup de massue. Celui qui, par le biais de sa musique, m'avait accompagné dans ma grande solitude (En effet, je ne voyais plus grand monde (le seul pote que j'avais, était dans l'expectative d'un somptueux mariage. Par conséquent, il voyait sa dulcinée presque tous les jours)). J'avais par conséquent manqué de chance car à chaque fois où Thin Lizzy est passé à Paris dans les années 80, concerts où j'avais prévu naturellement d'aller, j'étais tombé gravement malade (pneumonie pour l'une et pour la deuxième, je ne m'en souviens plus : une sorte de malédiction m'avait frappé, en somme). J'avais espéré que sur le Farewell Tour de 1983, le combo ferait une halte par la France. Même pas.
Donc, Libé consacrait un important article (que j'ai égaré et que je n'ai donc jamais retrouvé) et reprenait dans le détail la carrière du grand artiste. Il s'agissait d'un beau travail d'un journaleux qui connaissait bien le groupe. Et surtout pour une fois que l'on parlait de Thin Lizzy dans la presse parce que, excusez-moi du peu, dans la presse spécialisée, on ne savait presque pas qui était Thin Lizzy même à l'occasion de la parution d'un nouvel album. Il a fallu attendre.......... sa mort pour qu'Enfer Mag et Hard Rock Magazine, aujourd'hui disparus ,consacrent ENFIN une couverture au grand Phil.......préférant, pour faire du chiffre tabler sur des Iron Maiden, Scorpions, Slayer, Metallica à qui on attribuait une couverture à peu près tous les 6 mois, trouvant sans doute Lizzy "PAS ASSEZ HARD" (ce que j'entendais auprès de potes qui en avaient seulement entendu parler) mais tellement plus subtil qu'un Slayer............
J'arrive donc chez moi, me rendant directement dans le studio dont j'étais locataire dans la Résidence La Colombe (un havre de paix, paraît-il) au Plessis Bouchard dans le 95, où habitaient mes regrettés parents. Je ne suis pas allé les voir, ni même pas mangé quoi que ce soit, ai relu l'article et puis, j'ai mis Live And Dangerous à un volume pourtant modéré, suscitant malgré tout la colère de ma chère voisine qui préparait son goulash quotidien puis enchainé sur Life, le 2ème double live car Lizzy, c'était un groupe doté d'une puissance live phénoménale selon les dires de ceux qui les ont vus (je pense à Blacky (merci mon ami pour le ticket du concert du Pavillon Baltard 81 que tu m'avais offert pour un anniv), Blacky qui les a vus 3 fois et Riton Burger, je le rappelle, éminent organisateur des deux Thin Lizzy Fests en France qui peut s'enorgueillir d'avoir assisté au dernier show UK de Lizzy au festival de Reading en 1983).
Aujourd'hui, on en est donc à 40 ans d'absence du Lynott, 40 ans pendant lesquels j'ai tout de même réussi à ENFIN voir le groupe certes reformé (une honte selon certains car il n'y avait plus Phil), à rencontrer certains membres du groupe comme Brian Downey, Scott Gorham, Eric Bell et le regretté John Sykes mais aussi à me rendre à Dublin sur les lieux importants liés à Phil comme le Bruxelles Bar, la statue et bien évidemment sa tombe, celle-ci ayant fait l'objet de ma part d'une visite nocturne au cimetière de St Fintan lors d'un voyage linguistique de 4ème, petite "aventure" que j'avais racontée en détail en 2019.
Musicalement parlant, Phil Lynott aura été le jalon important dans mon parcours et mes découvertes, celui qui, en marge du hard rock puissant mais ô combien racé de Thin Lizzy et m'aura également fait accéder à bon nombre de styles aussi différents les uns que les autres et ce, par le biais de ses deux albums solo à écouter ou à réécouter. Merci donc Phil, pour cet "accompagnement", cette passion qui t'a animé durant toutes ces années, qui t'a aussi sans doute détruit (p***** d'addictions....) et ce, par le mode de vie que cela véhiculait, ta générosité et ton aide auprès des jeunes groupes ou artistes de l'époque (Mama's Boys et John Sykes par exemple). Merci pour tout, cher Phil et le seul regret que j'ai, c'est de ne pas t'avoir croisé, ne serait-ce que quelques minutes !!!!! Quand ce sera mon heure, je passerai te voir et on causera Thin Lizzy.....
Je n'ai pas autant accroché à Phil que toi, mais à partir de 1974 avec Johnny The Fox, Thin Lizzy a été un groupe que je suivais assidûment cherchant le bassiste référence pour mon jeu. Le gars Phil étant en plus sympa et popu il avait toutes les caractéristiques pour que je reste à l'affût de l'actualité du groupe. Étant éclectique la musique avait beaucoup de genres et de styles pour mes goûts je n'ai décroché que dix ans plus tard environ !
Et ça reste d'excellents souvenirs au long de ces quarante ans d'absence !
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Re: RIP
La dernière photo a été prise sur la plage de Menton ?


C'est pas tout ça, mais quand je serai mort, qui c'est qui va s'occuper de papa ? (Jésus Christ)
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Re: RIP
En attendant les prochains dans la sciure un peu de Phil
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Re: RIP
Sacré Alcide Barette !
Au début !!
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