Une vraie question concernant l'IA
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vox populi
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Re: Une vraie question concernant l'IA
J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pensais de l’IA au niveau artistique. Pour ce qui concerne le sujet de manière plus générale, mes opinions sont encore en construction. J’essaie surtout de reprendre les principaux reproches que l’on fait à l’IA et d’y réfléchir calmement.
On dit souvent que l’IA constituerait un changement prométhéen pour l’être humain, qu’elle modifierait notre nature même en transformant l’usage que nous faisons de notre cerveau. C’est possible. Mais c’est le cas de toutes les grandes évolutions technologiques. Les anthropologues ont par exemple montré que la masse musculaire des êtres humains a commencé à diminuer dès que nous avons inventé les lances et les arcs.
Lorsque l’écriture est apparue, de nombreux sages craignaient que la mémoire humaine ne s’effondre. D’une certaine manière, c’est ce qui s’est produit : qui connaît encore l’Iliade par cœur ? Pourtant, l’écriture a permis à d’autres capacités intellectuelles de se développer et a eu un effet globalement très bénéfique sur l’évolution humaine.
Toute grande innovation technologique modifie donc l’être humain, car aucune technologie n’est neutre. L’IA aura certainement des effets positifs et négatifs sur le cerveau humain. Mais à ce stade, il me semble très difficile de savoir de quel côté la balance penchera. Une chose est sûre : l’éducation sera un sujet central pour que l’IA reste bénéfique à l’homme.
On dit aussi que l’IA serait l’ennemie de la vérité. Il est vrai qu’elle peut servir à fabriquer de fausses informations et à propager des mensonges. Mais ce reproche existait déjà à l’époque de l’apparition du livre. On disait alors que le livre était dangereux pour la vérité, car il permettrait d’imprimer toutes sortes de mensonges que tout le monde pourrait lire et croire.
En partie, cela s’est produit. Mais, dans l’ensemble, les livres ont eu un impact extrêmement positif sur la diffusion du savoir et de la culture. En sera-t-il de même pour l’IA ? Mystère et boule de gomme.
Autre critique : l’IA pillerait gratuitement le travail d’autres personnes. C’est vrai, mais Internet faisait déjà la même chose, comme le soulignait lCCR. Le nombre d’articles partagés sans le consentement de leur auteur est incalculable. L’IA va simplement plus vite et plus loin.
Mais c’est aussi le sens même de la modernité. La modernité, c’est d’abord l’accélération : de la marche à pied au cheval, puis à la voiture, puis à l’avion, et enfin à la fusée. Reprocher à l’IA d’aller plus vite n’a pas beaucoup de sens si l’on ne fait pas en même temps une critique plus profonde de la modernité elle-même. Cette logique d’accélération n’est pas apparue par hasard. Elle s’inscrit dans une vision du monde née en Europe à l’époque moderne.
Cette modernité trouve en partie ses racines dans la pensée de Descartes, qui voulait mettre la nature au service de l’homme. Elle est liée à l’humanisme, cette philosophie qui place l’être humain au centre du monde. Critiquer la vitesse, c’est donc critiquer la modernité, et critiquer la modernité revient souvent à critiquer l’humanisme lui-même.
Je reprends parfois cet argument face à ceux qui dénoncent le coût écologique et humain de l’IA. Oui, l’IA a un coût écologique énorme. Mais elle n’a rien inventé. La société de consommation dans laquelle nous vivons est déjà en train de détruire la nature, et nous le savons tous. Pourtant, qui veut vraiment en sortir ?
L’IA ajoute une couche, mais elle ne constitue pas un véritable changement de paradigme.
Il en va de même pour les tâches mal rémunérées, voire pas rémunérées du tout. Savez-vous combien d’enfants travaillent pour produire votre téléphone portable ? Pourquoi l’IA fonctionnerait-elle selon un autre modèle ? Toute la société de consommation repose déjà largement sur l’exploitation d’une main-d’œuvre fragile. C’est le principe même de la mondialisation : produire le moins cher possible dans les pays pauvres et revendre dans les pays riches. C’est le monde que nous avons collectivement construit. Sans lui, l’IA n’aurait sans doute jamais pu voir le jour.
L’IA pose aussi une autre question fondamentale : celle du travail dans des sociétés comme les nôtres. Elle nous oblige à réfléchir à ce qu’est réellement le travail et à la place que nous voulons lui donner.
Dans les vingt prochaines années, nous pourrions peut-être non pas supprimer le travail, mais le rendre beaucoup moins nécessaire. Mais alors, que ferons-nous de ce temps libéré ? Soit nous reviendrons à ce que les anciens appelaient le « loisir constructif », c’est-à-dire consacrer ce temps à l’apprentissage, à la création et au service de la société. Soit nous continuerons à vivre dans la société du divertissement — ce qui est peut-être le plus probable.
Et si nous poursuivons dans cette direction, les hommes risquent de devenir de plus en plus insatisfaits et frustrés. L’IA n’en sera pas la cause. Elle en sera simplement le révélateur.
L’IA pourrait donc être un grand moment de réflexion pour notre société. Mais en sommes-nous encore capables ? Pour cela, il faudrait accepter de refaire société, et ne plus être seulement des individus isolés — des « particules élémentaires », comme disait Michel Houellebecq. Ce glissement vers l’individu seul face au monde n’est pas seulement technologique. Il est aussi politique.
Il faudrait rétablir certaines vérités historiques. Par exemple rappeler que ce que l’on appelle aujourd’hui la « Déclaration des droits de l’homme » n’a jamais réellement existé sous ce nom. Le texte fondateur de la Révolution française s’intitule en réalité la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Dès le départ, les penseurs révolutionnaires avaient perçu la tension possible entre les droits individuels et l’intérêt collectif. Ils avaient pris soin d’inscrire cet équilibre dans le titre même du texte : l’homme et le citoyen.
Deux siècles plus tard, nous avons largement oublié cette dimension collective. L’IA risque simplement d’appuyer là où cela fait mal — sauf si nous sommes capables de nous ressaisir.
en synthèse Ce que je pense, c’est que toutes les grandes innovations technologiques ont toujours entraîné des transformations, non seulement dans l’organisation de la société, mais aussi dans l’être humain lui-même. La grande différence aujourd’hui, c’est qu’autrefois nous trouvions les réponses à ces bouleversements au sein du groupe, dans des cadres collectifs. Désormais, chacun se retrouve largement seul face à ces nouvelles technologies. Et c’est peut-être cela qui pourrait, à terme, rendre cette innovation plus négative que les précédentes pour l’être humain.
On dit souvent que l’IA constituerait un changement prométhéen pour l’être humain, qu’elle modifierait notre nature même en transformant l’usage que nous faisons de notre cerveau. C’est possible. Mais c’est le cas de toutes les grandes évolutions technologiques. Les anthropologues ont par exemple montré que la masse musculaire des êtres humains a commencé à diminuer dès que nous avons inventé les lances et les arcs.
Lorsque l’écriture est apparue, de nombreux sages craignaient que la mémoire humaine ne s’effondre. D’une certaine manière, c’est ce qui s’est produit : qui connaît encore l’Iliade par cœur ? Pourtant, l’écriture a permis à d’autres capacités intellectuelles de se développer et a eu un effet globalement très bénéfique sur l’évolution humaine.
Toute grande innovation technologique modifie donc l’être humain, car aucune technologie n’est neutre. L’IA aura certainement des effets positifs et négatifs sur le cerveau humain. Mais à ce stade, il me semble très difficile de savoir de quel côté la balance penchera. Une chose est sûre : l’éducation sera un sujet central pour que l’IA reste bénéfique à l’homme.
On dit aussi que l’IA serait l’ennemie de la vérité. Il est vrai qu’elle peut servir à fabriquer de fausses informations et à propager des mensonges. Mais ce reproche existait déjà à l’époque de l’apparition du livre. On disait alors que le livre était dangereux pour la vérité, car il permettrait d’imprimer toutes sortes de mensonges que tout le monde pourrait lire et croire.
En partie, cela s’est produit. Mais, dans l’ensemble, les livres ont eu un impact extrêmement positif sur la diffusion du savoir et de la culture. En sera-t-il de même pour l’IA ? Mystère et boule de gomme.
Autre critique : l’IA pillerait gratuitement le travail d’autres personnes. C’est vrai, mais Internet faisait déjà la même chose, comme le soulignait lCCR. Le nombre d’articles partagés sans le consentement de leur auteur est incalculable. L’IA va simplement plus vite et plus loin.
Mais c’est aussi le sens même de la modernité. La modernité, c’est d’abord l’accélération : de la marche à pied au cheval, puis à la voiture, puis à l’avion, et enfin à la fusée. Reprocher à l’IA d’aller plus vite n’a pas beaucoup de sens si l’on ne fait pas en même temps une critique plus profonde de la modernité elle-même. Cette logique d’accélération n’est pas apparue par hasard. Elle s’inscrit dans une vision du monde née en Europe à l’époque moderne.
Cette modernité trouve en partie ses racines dans la pensée de Descartes, qui voulait mettre la nature au service de l’homme. Elle est liée à l’humanisme, cette philosophie qui place l’être humain au centre du monde. Critiquer la vitesse, c’est donc critiquer la modernité, et critiquer la modernité revient souvent à critiquer l’humanisme lui-même.
Je reprends parfois cet argument face à ceux qui dénoncent le coût écologique et humain de l’IA. Oui, l’IA a un coût écologique énorme. Mais elle n’a rien inventé. La société de consommation dans laquelle nous vivons est déjà en train de détruire la nature, et nous le savons tous. Pourtant, qui veut vraiment en sortir ?
L’IA ajoute une couche, mais elle ne constitue pas un véritable changement de paradigme.
Il en va de même pour les tâches mal rémunérées, voire pas rémunérées du tout. Savez-vous combien d’enfants travaillent pour produire votre téléphone portable ? Pourquoi l’IA fonctionnerait-elle selon un autre modèle ? Toute la société de consommation repose déjà largement sur l’exploitation d’une main-d’œuvre fragile. C’est le principe même de la mondialisation : produire le moins cher possible dans les pays pauvres et revendre dans les pays riches. C’est le monde que nous avons collectivement construit. Sans lui, l’IA n’aurait sans doute jamais pu voir le jour.
L’IA pose aussi une autre question fondamentale : celle du travail dans des sociétés comme les nôtres. Elle nous oblige à réfléchir à ce qu’est réellement le travail et à la place que nous voulons lui donner.
Dans les vingt prochaines années, nous pourrions peut-être non pas supprimer le travail, mais le rendre beaucoup moins nécessaire. Mais alors, que ferons-nous de ce temps libéré ? Soit nous reviendrons à ce que les anciens appelaient le « loisir constructif », c’est-à-dire consacrer ce temps à l’apprentissage, à la création et au service de la société. Soit nous continuerons à vivre dans la société du divertissement — ce qui est peut-être le plus probable.
Et si nous poursuivons dans cette direction, les hommes risquent de devenir de plus en plus insatisfaits et frustrés. L’IA n’en sera pas la cause. Elle en sera simplement le révélateur.
L’IA pourrait donc être un grand moment de réflexion pour notre société. Mais en sommes-nous encore capables ? Pour cela, il faudrait accepter de refaire société, et ne plus être seulement des individus isolés — des « particules élémentaires », comme disait Michel Houellebecq. Ce glissement vers l’individu seul face au monde n’est pas seulement technologique. Il est aussi politique.
Il faudrait rétablir certaines vérités historiques. Par exemple rappeler que ce que l’on appelle aujourd’hui la « Déclaration des droits de l’homme » n’a jamais réellement existé sous ce nom. Le texte fondateur de la Révolution française s’intitule en réalité la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Dès le départ, les penseurs révolutionnaires avaient perçu la tension possible entre les droits individuels et l’intérêt collectif. Ils avaient pris soin d’inscrire cet équilibre dans le titre même du texte : l’homme et le citoyen.
Deux siècles plus tard, nous avons largement oublié cette dimension collective. L’IA risque simplement d’appuyer là où cela fait mal — sauf si nous sommes capables de nous ressaisir.
en synthèse Ce que je pense, c’est que toutes les grandes innovations technologiques ont toujours entraîné des transformations, non seulement dans l’organisation de la société, mais aussi dans l’être humain lui-même. La grande différence aujourd’hui, c’est qu’autrefois nous trouvions les réponses à ces bouleversements au sein du groupe, dans des cadres collectifs. Désormais, chacun se retrouve largement seul face à ces nouvelles technologies. Et c’est peut-être cela qui pourrait, à terme, rendre cette innovation plus négative que les précédentes pour l’être humain.
Chants libres
https://www.youtube.com/watch?v=w_cX4nXtz_Y&t=137s
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- whereisbrian
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Un marteau est utile pour un charpentier ou un menuisier mais peut tuer quelqu'un.
Autrement dit, un outil, comme l'IA, avec différentes finalités.
Qui décidera de l'avenir de l'outil,et quid du débat démocratique?
Autant l'IAg est un sommet de futilité (dit GPT, pourquoi je transpire le matin?), autant l'IAp est utile (quel sera le temps demain parce que je vais sortir en mer).
L'IA est un "concept" ancien de plus de 30 ans, qui arrive à point, à cause de conditions technologiques favorables.
Le fait que les recherches soient adossées à des multinationales US de la tech n'est pas anodin, il va falloir que cela leur rapporte à un moment. Pour l'instant, les capitaux investis dans la recherche le sont à perte.
Donc comme il faut la vendre et la rvu endre indispensable.
D'où la mise à disposition massive et gratuite.
Mais cela ne durera pas: vu l'abime financier actuel, cela deviendra payant avec des abonnements.
Autrement dit, un outil, comme l'IA, avec différentes finalités.
Qui décidera de l'avenir de l'outil,et quid du débat démocratique?
Autant l'IAg est un sommet de futilité (dit GPT, pourquoi je transpire le matin?), autant l'IAp est utile (quel sera le temps demain parce que je vais sortir en mer).
L'IA est un "concept" ancien de plus de 30 ans, qui arrive à point, à cause de conditions technologiques favorables.
Le fait que les recherches soient adossées à des multinationales US de la tech n'est pas anodin, il va falloir que cela leur rapporte à un moment. Pour l'instant, les capitaux investis dans la recherche le sont à perte.
Donc comme il faut la vendre et la rvu endre indispensable.
D'où la mise à disposition massive et gratuite.
Mais cela ne durera pas: vu l'abime financier actuel, cela deviendra payant avec des abonnements.
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Re: Une vraie question concernant l'IA
I've got Parkinson's disease. And he's got mine (Groucho Marx)
Re: Une vraie question concernant l'IA
Aaaaah, je retrouve le grand WIB ... conseil: ne mange plus rien car tu pourrais t'étrangler avec un rien ..whereisbrian a écrit : ↑lun. 16 mars 2026 12:52Un marteau est utile pour un charpentier ou un menuisier mais peut tuer quelqu'un.
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Re: Une vraie question concernant l'IA
lienard a écrit : ↑lun. 16 mars 2026 19:51Aaaaah, je retrouve le grand WIB ... conseil: ne mange plus rien car tu pourrais t'étrangler avec un rien ..whereisbrian a écrit : ↑lun. 16 mars 2026 12:52Un marteau est utile pour un charpentier ou un menuisier mais peut tuer quelqu'un.![]()

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Re: Une vraie question concernant l'IA
Un peu technique.
Pour résumer, un process IA va très vite, tellement vite qu'il est difficile de déceler des erreurs.
Donc il faut que l'humain vérifie derrière, d'où perte de temps
Je cite:
Ce que l’on présente comme un gain de productivité n’est donc souvent qu’un déplacement comptable. On économise au début sur la production, pour dépenser plus tard sur le contrôle, ou sur les conséquences de son absence.
https://danslesalgorithmes.net/stream/l ... ification/
Pour résumer, un process IA va très vite, tellement vite qu'il est difficile de déceler des erreurs.
Donc il faut que l'humain vérifie derrière, d'où perte de temps
Je cite:
Ce que l’on présente comme un gain de productivité n’est donc souvent qu’un déplacement comptable. On économise au début sur la production, pour dépenser plus tard sur le contrôle, ou sur les conséquences de son absence.
https://danslesalgorithmes.net/stream/l ... ification/
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Sur les risques d'une bulle financière liée à l'IA.
https://www.contretemps.eu/leconomie-us ... creatrice/
https://www.contretemps.eu/leconomie-us ... creatrice/
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Ce texte étant un peu long, je me suis permis de demander à 2 IA de le résumer en 10 lignes, avec un résultat similaire:
""Ce texte critique violemment le discours publicitaire des grandes entreprises tech (GAFAM) qui auraient colonisé notre perception de la réalité. L'auteur soutient que le terme "intelligence artificielle" est avant tout un slogan marketing inventé pour attirer des financements. Il dénonce la réduction de l'IA aux seuls agents conversationnels (LLMs), alors qu'il existe une multitude d'approches computationnelles bien plus adaptées à des tâches spécifiques. Ces outils sont présentés à tort comme révolutionnaires, alors que les recherches sous-jacentes existent depuis des décennies. Leur soi-disant "puissance" masque en réalité un coût computationnel énorme pour des résultats souvent médiocres comparés à des méthodes plus simples. L'idée d'une "intelligence artificielle générale" est qualifiée de naïve et de non-scientifique, car l'intelligence est multiple et contextuelle. L'auteur dénonce aussi l'imposition de ces outils dans tous les domaines, même là où ils sont inadaptés. Il appelle à rejeter les applications des grandes entreprises tech et à renouer avec une approche critique et diversifiée des méthodes algorithmiques. Le vrai danger n'est pas la technologie elle-même, mais la concentration du pouvoir économique dans quelques mains. La conclusion renvoie dos à dos technophobie naïve et soumission au discours commercial.""
""Ce texte critique violemment le discours publicitaire des grandes entreprises tech (GAFAM) qui auraient colonisé notre perception de la réalité. L'auteur soutient que le terme "intelligence artificielle" est avant tout un slogan marketing inventé pour attirer des financements. Il dénonce la réduction de l'IA aux seuls agents conversationnels (LLMs), alors qu'il existe une multitude d'approches computationnelles bien plus adaptées à des tâches spécifiques. Ces outils sont présentés à tort comme révolutionnaires, alors que les recherches sous-jacentes existent depuis des décennies. Leur soi-disant "puissance" masque en réalité un coût computationnel énorme pour des résultats souvent médiocres comparés à des méthodes plus simples. L'idée d'une "intelligence artificielle générale" est qualifiée de naïve et de non-scientifique, car l'intelligence est multiple et contextuelle. L'auteur dénonce aussi l'imposition de ces outils dans tous les domaines, même là où ils sont inadaptés. Il appelle à rejeter les applications des grandes entreprises tech et à renouer avec une approche critique et diversifiée des méthodes algorithmiques. Le vrai danger n'est pas la technologie elle-même, mais la concentration du pouvoir économique dans quelques mains. La conclusion renvoie dos à dos technophobie naïve et soumission au discours commercial.""
- whereisbrian
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Ce qui est interessant est la réflexion argumentée sur un texte.CCR a écrit : ↑lun. 18 mai 2026 05:49Ce texte étant un peu long, je me suis permis de demander à 2 IA de le résumer en 10 lignes, avec un résultat similaire:
""Ce texte critique violemment le discours publicitaire des grandes entreprises tech (GAFAM) qui auraient colonisé notre perception de la réalité. L'auteur soutient que le terme "intelligence artificielle" est avant tout un slogan marketing inventé pour attirer des financements. Il dénonce la réduction de l'IA aux seuls agents conversationnels (LLMs), alors qu'il existe une multitude d'approches computationnelles bien plus adaptées à des tâches spécifiques. Ces outils sont présentés à tort comme révolutionnaires, alors que les recherches sous-jacentes existent depuis des décennies. Leur soi-disant "puissance" masque en réalité un coût computationnel énorme pour des résultats souvent médiocres comparés à des méthodes plus simples. L'idée d'une "intelligence artificielle générale" est qualifiée de naïve et de non-scientifique, car l'intelligence est multiple et contextuelle. L'auteur dénonce aussi l'imposition de ces outils dans tous les domaines, même là où ils sont inadaptés. Il appelle à rejeter les applications des grandes entreprises tech et à renouer avec une approche critique et diversifiée des méthodes algorithmiques. Le vrai danger n'est pas la technologie elle-même, mais la concentration du pouvoir économique dans quelques mains. La conclusion renvoie dos à dos technophobie naïve et soumission au discours commercial.""
La provocation masque souvent l'incapacité à en produire une.
Re: Une vraie question concernant l'IA
Laisse moi le temps de comprendre le contenu avant de me lancer dans une argumentation critique.
je dirais que ce texte propose une critique salutaire de l’enthousiasme contemporain autour de l’« intelligence artificielle ». Il rappelle justement que les grandes entreprises technologiques façonnent largement notre imaginaire collectif à travers un discours marketing qui présente certaines innovations comme inédites alors qu’elles reposent souvent sur des recherches anciennes. La réduction de l’IA aux modèles conversationnels est également pertinente : l’informatique décisionnelle, les systèmes experts ou les approches statistiques spécialisées restent souvent plus efficaces et sobres dans des contextes précis.
Cependant, le texte tend parfois à généraliser excessivement. Si les promesses commerciales sont souvent exagérées, les modèles récents ont tout de même produit des avancées concrètes en traduction, génération de contenu, recherche ou assistance logicielle. Leur succès ne relève donc pas uniquement d’un effet publicitaire. De plus, opposer radicalement les LLMs aux autres approches algorithmiques peut être réducteur, car ces outils s’intègrent souvent dans des systèmes hybrides.
La réflexion la plus forte du texte concerne sans doute la concentration du pouvoir technologique. Le véritable enjeu n’est pas seulement technique, mais politique et économique : qui contrôle les infrastructures, les données et les usages ?
That is the question!
je dirais que ce texte propose une critique salutaire de l’enthousiasme contemporain autour de l’« intelligence artificielle ». Il rappelle justement que les grandes entreprises technologiques façonnent largement notre imaginaire collectif à travers un discours marketing qui présente certaines innovations comme inédites alors qu’elles reposent souvent sur des recherches anciennes. La réduction de l’IA aux modèles conversationnels est également pertinente : l’informatique décisionnelle, les systèmes experts ou les approches statistiques spécialisées restent souvent plus efficaces et sobres dans des contextes précis.
Cependant, le texte tend parfois à généraliser excessivement. Si les promesses commerciales sont souvent exagérées, les modèles récents ont tout de même produit des avancées concrètes en traduction, génération de contenu, recherche ou assistance logicielle. Leur succès ne relève donc pas uniquement d’un effet publicitaire. De plus, opposer radicalement les LLMs aux autres approches algorithmiques peut être réducteur, car ces outils s’intègrent souvent dans des systèmes hybrides.
La réflexion la plus forte du texte concerne sans doute la concentration du pouvoir technologique. Le véritable enjeu n’est pas seulement technique, mais politique et économique : qui contrôle les infrastructures, les données et les usages ?
That is the question!
Re: Une vraie question concernant l'IA
Le prochain film de Val Kilmer ou l'acteur a été recrée en IA. C'est vrai ca ya des millions d'acteurs dans le monde pourquoi se faire chier.
- Elie Köpter
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Cépafo
Ici on donne quelques explications :
https://www.ecranlarge.com/films/news/v ... -the-grave
C'est vrai qu'il était dans le casting à l'origine.
Même si j'adore cet acteur, je reste dubitatif, partagé aussi entre le plaisir peut-être de le revoir à l'écran...Enfin chais pas... pas sûr quand même.
- dark pink
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Re: Une vraie question concernant l'IA
@ Elie, Les tenants de l'IA ont réussi à modeler le vocabulaire commun pour nous faire dire des conneries. Je me compte dans le tas, hein, ce n'est pas une critique. Mais si tu regardes ce film, ce n'est pas Val Kilmer que tu vas revoir mais une image de lui. Personne ne va le "revoir". Je suis certain que le plaisir n'est pas le même si on se dit qu'on va voir pour la première fois un clone numérique d'une personne morte 
- Elie Köpter
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Re: Une vraie question concernant l'IA
@ Dark Pink !!
Voui voui ! Je sais bien que ce ne sera pas le vrai Val qu' "on verra" à l'écran ! Chuis quiche mais pas trop quand même.
C'est pour ça que je reste dubitatif.
Est-ce que il y aura un peu de "magie", qui fera que le truc fonctionne malgré tout ? J'en sais rien
Voui voui ! Je sais bien que ce ne sera pas le vrai Val qu' "on verra" à l'écran ! Chuis quiche mais pas trop quand même.
C'est pour ça que je reste dubitatif.
Est-ce que il y aura un peu de "magie", qui fera que le truc fonctionne malgré tout ? J'en sais rien
- dark pink
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Re: Une vraie question concernant l'IA
Je n'ai pas tourné ma phrase comme il faut, je suis certain que tu es lucide sur le phénomène, bien entendu ! Ce n'est pas du tout sur ta perception de la chose que j'argumente, je me suis mal exprimé. C'est le vocabulaire qu'on nous impose pour parler de tout ça qui est biaisé, volontairement. Le fait d'employer leurs mots, et comment faire autrement ? contribue à forger l'image qu'ils veulent imposer. La volonté patente des tenants de l'IA de maintenir les gens dans une peur mêlée de fascination face aux conséquences aboutit à un serrage de fesses généralisé. C'est bien connu, quand on a peur de perdre son boulot, on ne demande rien en plus et on file doux même si les conditions de travail sont impossibles.