"Darwin" de Banco Del Mutuo Soccorso, sorti en 1991, est composé de nouvelles versions du second album de Banco Del Mutuo Soccorso.
Une fois de plus, le point fort est "L'Evoluzione", sans surprise. "La Conquista" sonne plus pompeux. Même si l'original ne l'était pas vraiment. La chanson "Francesco" était beaucoup plus émouvante que sur cette version.
Chaque morceau est plus long dans cette nouvelle version. Cet album est bon, bien sûr. Les chansons sont bien retravaillées, le son est beaucoup plus soigné mais aussi plus percutant que l'original ; et le son de Giacomo est toujours magnifique.
Mais, à quoi bon sortir une autre version d'un album génial?...
Genre: Louisiana Blues, Modern Electric Blues, Blues Rock
Producteur – Tab Benoit
Basse – Corey Duplechin
Batterie – Terence Higgins
Guitare, chant – Tab Benoit
Basse – George Porter, Jr.
Guitare – Anders Osborne
Tab Benoit est enfin de retour. il lui aura fallu treize ans pour sortir un nouvel album après le succès international de *Medicine* , produit et co-écrit avec Anders Osborne.
Benoit n'était ourtant pas en panne d'inspiration; il lui a simplement fallu tout ce temps pour se libérer d'un contrat désastreux avec sa maison de disques.
Lorsque Justice Records a fait faillite à la fin des années 90, son contrat et son catalogue ont été transférés à Vanguard, puis à Telarc, puis à Concord, sans son consentement. Incapable de s'en défaire, il a tout simplement refusé de sortir un autre album sans une compensation adéquate.
Ce contrat enfin terminé, Benoit a créé son propre label, Whiskey Bayou, et a retrouvé Anders Osborne pour l'album "I Hear Thunder", paru en 2024, produit et enregistré dans son studio installé dans les marais de Houma, en Louisiane.
Les guitaristes ont composé les dix titres ensemble, et la guitare d'Osborne est présente sur chaque morceau. Benoit fait également appel à sa section rythmique habituelle, George Porter Jr. assure la basse sur deux titres.
"I Hear Thunder" n'est pas seulement le digne successeur musical de "Medicine" de 2011, mais sa composition, son jeu complexe et le chant le placent en réalité à un niveau supérieur sur l'échelle de la créativité...
The Nighthawks 1980 – "Full House" Jacks & Kings Vol. I & II
Genre: Chicago Blues, Modern Electric Blues
Producteur – Jon Curlin, The Nighthawks
Basse – Jan Zukowski
Harmonica blues, chant – Mark Wenner
Batterie – Pete Ragusa
Guitare – Bob Margolin
Guitare, chant – Jimmy Thackery, Guitar Jr.
Piano – Dave Maxwell
Piano, chant – Pinetop Perkins
Sur '"Full House' Jacks & Kings Vol. I & II" de The Nighthawks, sorti en 1980, on découvre un répertoire classique et une interprétation saisissante.
Cet album est un incontournable.
A l'époque, les Nighthawks jouaient avec Muddy Waters au Cellar Door, ils ont donc invité son groupe à venir en studio après la fermeture pour enregistrer quelques morceaux classiques de Blues de Chicago.
Le résultat est un classique, une démonstration de jeu inspiré d'un Blues exceptionnel, intitulé "Jacks & Kings".
Le groupe considère encore aujourd'hui cet album comme l'un de ses plus grands moments, et il est probablement devenu leur album le plus vendu.
N.B.: En 1979, Adelphi a produit "Jacks & Kings, Volume 2: Full House". Cet album comprenait des morceaux de qualité, jusqu’alors inédits, issus de "Side Pocket Shot" et des sessions de "Jacks & Kings".
Il s’agissait d’une nouvelle démonstration solide de Blues classique mêlé au Rock and Roll, et il a été réédité sous la forme d’un CD combiné intitulé "Jacks & Kings Volume I & II"...
Producteur – Hugo Spencer, Jonathan Rowlands, Karel Bogaert, Tim Rose
Basse, chant – Bart Rademaeker
Batterie – Herwig Duchateau
Batterie, Percussions – Luk Kuypers
Guitare – Trevor Pape
Guitare, chant – Hugo Spencer
Percussions, cloches, ghiros, maracas – Sergio Angelo
Percussions, cloches, tambourin – Dany Spencer
Percussions, Congas – Daniel Dean
Percussions, Congas, Cloches, Timbales – Tony Kellas
Saxophone ténor, hautbois, chant – Roland Robay
5th Ball Gang est un groupe de Blues Belge originaire d'Anvers, qui n'a existé que pendant trois ans, entre 1973 et 1976.
On ne sait pas grand-chose de plus à leur sujet.
Sauf qu'il a sorti l'album "Medium Cool" en 1976 qui est un petit bijou musical à écouter absolument...
"Harlan County" de Jim Ford, paru en 1969, est un superbe album Country, avec une touche de Soul et beaucoup de Blues.
Tout est incroyablement entraînant, même les morceaux les plus originaux comme "Mr Dandy's Candy" sont de véritables Hits. Le talent de conteur de Ford est indéniable et "Harlan County" offre un équilibre parfait entre Country des années 70 et une pointe de Soul.
Son Country Rock a des accents bayou et une touche de Soul, surtout présente dans les morceaux avec des cuivres et / ou des cordes.
L'ambiance est plutôt joyeuse et certains titres comme "I'm Gonna Make Her Love Me" rappellent les morceaux plus légers de Creedence Clearwater Revival, bien que moins intenses.
Globalement, "Harlan County" est un album joyeux avec un attrait certain...
Producteur – Jesse Davey
Basse – Matt Kay
Batterie, percussions – Wayne Proctor
Guitare – Aynsley Lister
"Everything I Need", sorti en 2000, est un excellent album d'Aynsley Lister.
La production de Jesse Davey est nette, précise et riche, mettant en valeur le jeu de guitare et la voix douce et attachante de Lister. L'influence de Stevie Ray Vaughan est indéniable, et Lister interprète même "Little Wing" de Hendrix à la manière de la légende Texane. Sa version solo est impressionnante et y ajoute une touche personnelle empreinte d'émotion.
On trouve des solos sur presque chaque titre, mais Lister les garde concis et percutants, une rareté chez les jeunes guitaristes de son genre.
L'album démarre en trombe avec le Boogie entraînant "Everything I Need", suivi du titre phare des concerts d'Aynsley, "Angel O' Mine". "Soundman" évoque un peu Stevie Ray Vaughan, et Aynsley y joue avec brio. "As the Crow Flies" de Tony Joe White est un bel exemple de Blues acoustique, loin d'être ennuyeux.
Lister excelle également en acoustique, notamment sur le morceau caché final sans titre.
Le reste de l'album est composé de morceaux originaux, tous caractérisés par sa voix juvénile et des mélodies solides, même si elles ne sont pas particulièrement originales.
Certains morceaux comme "In the Beginning" et "I Believe", dans le style de Steve Miller, révèle une tendance Pop / Rock avec des mélodies taillées pour la radio. "Quiet Boy", le seul instrumental, lui permet de déployer son jeu de guitare virtuose sur un shuffle rapide.
« Need Her So Bad » est un Blues lent mais finalement cliché, qui détonne un peu sur un disque qui vise globalement une approche plus grand public.
Le meilleur morceau est, sans contestation, "Need Her So Bad", un Blues lent agréable déjà paru sur l'album "Pay Attention", qui détonne un peu sur un disque qui vise globalement une approche plus grand public, mais cette version est bien plus profonde et réussie...
En 1992 en occident, ce que la majorité des occidentaux ignoraient c’est qu’au Japon, la tempête avait pour nom X qui faisait la pluie et le beau temps.
"On the Verge of Destruction 1992.1.7 Tokyo Dome Live" est un album live de ce groupe sorti en 1995.
Il contient le concert du Tokyo Dome le 7 Janvier 1992. Le groupe était alors à son apogée et l'album a atteint la 3e place du classement Oricon.
X concluait en beauté sa triomphale tournée au mythique Tokyo Dome sur 3 dates en Janvier 1992.
X n’avait absolument pas lésiné sur les moyens. C’est un show très professionnel qui est proposé. Les musiciens ne sont pas avares en dépenses d’énergie à l’image de Toshi qui n’arrête pas de courir dans tous les sens de cette immense scène ou encore le jeu de Yoshiki derrière les fûts.
Le combo a fait très fort. Le rendu sonore est top. On pourrait juste objecter que le son de la lead guitare de Hide manque de puissance.
C'est un concert mémorable mené d’une main de main de maitre pour le plus grand plaisir des nombreux admirateurs…
Une nouvelle version de "BMS" de Banco Del Mutuo Soccorso (1972) a vu le jour en 1991. Après "Darwin", le groupe a refait le coup...
Sur le plan sonore, cette nouvelle version est nettement supérieure. Elle est plus transparente et plus puissante que la version originale.
Le groupe se passe de bassiste et utilise une basse électronique, tout comme Les sons de clavier analogique ont cédé la place aux sons numériques, bien que leur intégration soit de bon goût.
Le son de batterie électronique est plus irritant, mais le contenu musical reste très captivant. L'arrangement a été légèrement modifié ici et Là, sans changer l'idée originale, mais grâce à de longs passages en solo.
Avant tout, il y a la voix fantastique de Di Giacomo, dont la prouesse vocale est Inimitable, ne laissant rien paraître des 20 années écoulées depuis son premier album. Le claviériste Vittorio Nocenzi brille également, tirant une profondeur sonore et atmosphérique de sa vaste gamme de claviers, ce qui le place au sommet. À l'avant-garde de la scène rock progressive.
En définitive, cet opus n'est rien de plus qu'un remake avec des arrangements différents, des sonorités différentes et une qualité d'enregistrement différente.
Ceci dit, on peut de nouveau se poser la question: pourquoi faire une autre version d'un album génial?...
La version originale, malgré la perte de qualité sonore étant, sans conteste, l'un des meilleurs jalons de la scène Rock Progressif Italienne...
Producteur – Bill McCullough, The Nighthawks, Cap'n Jon Curlin, Obie O'Brien
Basse, chant – Jan Zukowski
Batterie, chant – Pete Ragusa
Guitare, chant – Jimmy Thackery , Guitar Junior
Harmonica, chant – Mark Wenner
"Times Four", sorti en 1982, donne une très bonne représentation des Nighthawks à leur apogé car ils étaient l’un des meilleurs groupes de bar de l’époque.
Fort d'une solide réputation acquise au cours de plus d'une décennie de tournées et d'enregistrements avec John Hammond et d'anciens membres du groupe de Muddy Waters, le groupe s'était forgé une réputation de formation solide.
Le point fort de ce combo était leur présence scénique car ils ne décevaient jamais.
Ce double album offre à l'auditeur un aperçu de leur approche brute et unique du Blues urbain. Les harmonies vocales, associées aux solos d'harmonica envoûtants de Mark Wenner, suffisent à captiver l'auditeur, mais le jeu de guitare de Jimmy Thackery, toujours excellent, est, lui-aussi, au premier plan...
Producteur – Jean Paul Salvatori
Saxophone alto, saxophone baryton – Kerry Blount
Basse, chant – Vern Miller Jr.
Batterie – Mick Aranda
Flûte, saxophone, piano – David Woodford
Guitare – Phil Green
Claviers – Bob Camacho
Chant principal – George Leh
Slide Guitare – Jeff Baxter
Trombone – Gordon Kennedy
Trompette – Andy Harp, Jay DeWald
Chant – Parker Wheeler
Swallow a fait partie des nombreuses dizaines de groupes de Rock avec une section de cuivres qui ont émergé au début des années 70.
L'album "Out of the Nest, paru en 1971, est un vrai plaisir à écouter; ces musiciens avaient du talent.
Ce disque a été produit par Jean Paul Salvatori, qui a également réalisé l'excellent double album "Bootleg Him!" consacré à Alexis Korner en 1972.
Jeff "Skunk" Baxter, dUltimate Spinach, qui rejoindra plus tard Steely Dan et les Doobie Brothers, apparaît à la steel guitare sur "Come Home Woman", un titre original du bassiste Vern Miller Jr., qui faisait partie du groupe ayant fait la première partie des Beatles en 1966, le légendaire Barry & the Remains.
"Come Home Woman" aurait été parfait pour Alexis Korner: une complainte bluesy qui commence par le merveilleux travail de guitare de Baxter et monte en puissance, laissant George Leh sépanouir et se mesurer aux cuivres. "Aches and Pains" est l'une des quatre compositions co-écrites par Vern Miller Jr. et George Leh, un Blues teinté de Gospel qui déborde sur "Common Man". Il y a une véritable personnalité, une musique peut-être un peu trop terre-à-terre, mais d'une authenticité absolue.
Lorsque le morceau est entièrement instrumental, comme sur "Shuffle" du pianiste et saxophoniste ténor David Woodford, le vétéran de Boston Parker Wheeler a l'occasion d'apporter un contrepoint à Magic Dick, l'harmoniciste du J. Geils Band. L'harmonica remplace admirablement la voix caractéristique de George Leh. Leh adopte le grognement rauque à la Nick Gravenites sur "Something Started Happening", un morceau à la dynamique fulgurante, qui est peut-être le point fort de ce groupe. "Brown Eyed Baby Boy" de Miller est une supplique d'amour dotée d'un refrain accrocheur. La composition des Staple Singers "Why Am I Treated So Bad" ajoute une autre dimension au mélange, l'orgue de Bob Camacho ayant son mot à dire. Le jeu de batterie créatif de Mick Aranda mérite également dêtre souligné.
"Out of the Nest" est un excellent témoignage de la musique Roots Rock / Blues de Boston du début des années 70, avec juste une touche de Jazz...