PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

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PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

Message par alcat01 » sam. 21 mars 2020 00:04

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Pure Prairie League est un groupe de Country Rock Américain originaire de la ville de Waverly, dans l'Ohio, composé du chanteur et guitariste Craig Fuller, du batteur Tom McGrail, du guitariste et batteur Jim Caughlan et du pedal steel guitariste John David Call.
Malgré d'importants changements de personnel dans toute sa longue carrière, Pure Prairie League s'est maintenu en tant que groupe de Country Rock dans les années 1970 et au début des années 80, publiant dix albums et composant quelques Hits tels que "Amie" et "Let Me Love You Tonight" avec différentes configurations du groupe.
Après une séparation en 1988, il s'est reconstitué dans le milieu des années 2000.
Anecdote: le tout premier enregistrement de Pure Prairie League fut une composition de George Ed Powell intitulée "Down to Pieces", avec George Ed Powell (guitare acoustique et vocal), Craig Fuller (lead guitare et chant), Tom McGrail (batterie), Kenny May (guitare basse) et David Workman (steel guitar).

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Craig Fuller a lancé ce groupe en 1970 et McGrail l'a nommé d'après le nom d'une Ligue de tempérance féminine du 19e siècle fictive présentée dans le western 'Dodge City' de 1939 avec Errol Flynn dans le rôle principal.

Pure Prairie League a inscrit cinq LPs consécutifs dans le Top 40 dans les années 1970 et en a même ajouté un sixième dans les années 1980.
Le groupe a duré une longue période, actif du début des années 1970 jusqu'à la fin des années 1980. Le groupe a été relancé ensuite en 1998 et à nouveau en 2004 et dès 2019, il a continué à donner plus d'une centaine de concerts par an dans différents lieux à travers le pays. Des concerts pour 2020 ont d'ores et déjà été réservés.

Bien que le groupe ait ses racines dans la ville de Waverly, il a en fait été formé à Columbus, dans l'Ohio, et il a eu son tout premier succès à Cincinnati.
Craig Fuller, Tom McGrail, Jim Caughlan et John David Call avaient joué ensemble dans divers groupes depuis le lycée, notamment the Vikings, the Omars, the Sacred Turnips et the Swiss Navy.

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En 1970, la première formation véritablement solide du groupe était composée de Fuller, McGrail, le chanteur guitariste et compositeur, George Ed Powell, un chanteur populaire de Cincinnati, Phil Stokes, ancien bassiste des groupes de Columbus Sanhedrin Move et J.D. Blackfoot, et Robin Suskind, un professeur de guitare populaire dans le quartier de l'Université de Cincinnati, à la guitare et à la mandola. John David Call rejoignant le groupe plus tard dans l'année, sa steel guitare permettant d'ajouter de la crédibilité Country à la 'playlist' du groupe. Elle a aussi déclenché des duels de guitare avec Craig Fuller qui ont amélioré considérablement le côté Rock et créé, par la même occasion, le son signature du groupe.
Ils ont gagné en popularité en tant que groupe maison au New Dilly's Pub dans Mt. Adams section de Cincinnati.

Au milieu de l'année 1971, McGrail et Stokes quittent le groupe pour répéter avec Bill Bartlett (Lemon Pipers, Beechwood Farm, RamJam), mais, finalent, ils ne parviennent pas à constituer un groupe viable.
Jim Caughlan, qui avait joué de la guitare et de la batterie avec Fuller, Call et McGrail dans des groupes antérieurs, a alors repris la batterie et Jim Lanham, de Californie, anciennement de Country Funk, a remplacé Stokes à la basse.

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Au début, Pure Prairie League avait recherché une certaine notoriété nationale et le groupe avait pris contact avec un célèbre promoteur de Rock basé à Cleveland, Roger Abramson.
À la demande du roadie du groupe (qui avait également été roadie pour James Gang) Jim "Westy" Westermeyer, Abramson avait vu le groupe au New Dilly's Pub et les avait ensuite signés en tant que manager.
Abramson avait ensuite réussi à décrocher un contrat avec le label RCA Records. Il avait aussi placé Pure Prairie League en première partie dans de nombreux concerts qu'il produisait à l'époque.

Le groupe s'était bâti un public en Ohio, jouant autour de Cincinnati pendant un an avant d'obtenir un contrat d'enregistrement avec RCA Victor. À ce moment-là, McGrail était déjà parti et avait été remplacé par Jim Caughlan, bien que Billy Hinds ait également joué de la batterie avec eux pendant un certain temps.
En ajoutant le guitariste John David Call, le groupe est entré en studio et a enregistré son premier album éponyme,

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Pure Prairie League, composé alors de Craig Fuller (lead guitare,chant), George Powell (guitare,guitare rythmique,chant), Jim Lanham (basse,choeurs), John David Call (steel guitare), Jim Caughlan (batterie) et Hugh McCracken (guitare), frappe fort d'entrée avec ce premier album enregistré à New York et paru en Mars 1972, sur lequel le groupe a utilisé la reproduction d'une couverture du Saturday Evening Post de 1927 montrant un cow-boy usé, nommé Luke, sosie du modèle croqué par le célèbre peintre / illustrateur Américain Norman Rockwell dans les années 20, un certain James K. Van Brunt, qui apparaîtra sur la pochette de chaque enregistrement de Pure Prairie League par la suite, leur donnant une conception visuelle distinctive.

Sur ce disque,le groupe montre qu’il n’y avait pas que the Eagles pour valoriser la musique du Sud et faire briller le Country Rock avec de belles instrumentations, de belles guitares, de belles harmonies et un Craig Fuller inspiré lyriquement.
Ce premier album retranscrit parfaitement le climat que tout fan du genre recherche dans cette musique; il possède tout ce qui fait le charme de celle-ci et que l’on affecte généralement et exclusivement aux plus grands.
Produit par Robert Alan Ringe, il met principalement sur le devant de la scène "Tears", "Take It Before Tou Go" et "Song Harmony" notamment.

Sur cet album composé de huits morceaux, le groupe ressemble un peu aux Eagles du début, mais beaucoup plus à Poco. C'est assez agréable à écouter, avec de très belles parties de guitare et de la steel guitare, mais cela peut, peut-être, paraître un peu monotone à certains, en particulier sur la première face, sur laquelle trois des quatre pistes sont signées Craig Fuller, mais les mélodies sont excellentes avec de superbes harmonies vocales.
La seconde face est un peu plus variée, avec un court instrumental "Doc's Tune", et une longue pause instrumentale, quoique quelque peu dénuée de sens, montre le savoir faire musical de ces bons musiciens dans "Country Song". Cette face comprend aussi un bon morceau intitulé "Harmony Song", bourrée de belles harmonies vocales comme son titre l'indique.

Dans sa phase initiale, Pure Prairie League s’èlèvait donc au niveau des meilleurs, mais cela ne s'est pas concrétisé au niveau des ventes de l'album "Pure Prairie League" qui n'atteignitmême pas les Charts, et le groupe s'est morcelé.
Aussi, après avoir sorti ce premier opus et s'être lancés dans une tournée nationale, Call, Caughlan et Lanham ont tous décidé de quitter le groupe.

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Mais, à ce moment-là, Pure Prairie League devait encore à RCA un autre album et Craig Fuller a accepté d'enregistrer celui-ci dans le studio de RCA à Toronto avec l'aide de George Ed Powell et ioujours le même producteur, Bob Ringe.
Les membres restants Fuller et Powell ont ramené Hinds, qui à son tour a recruté un ami, le claviériste Michael Connor, pour jouer sur le deuxième album, "Bustin 'Out", et devenir par la suite un membre à part entière du groupe. Parmi les autres musiciens de la session sur l'album, il y avait l'associé de David Bowie, Mick Ronson, qui jouait de la guitare et fasait les arrangements de cordes.

"Bustin' Out", commencé à l'Eté 1972, comportait des chansons de Fuller et de Powell. Billy Hinds de Cincinnati (batterie, percussions) avait rejoint le groupe et l'ami de Hinds, Michael Connor, avait joué du piano sur la plupart des sessions et il deviendra un habitué de Pure Prairie League pour les années à venir.
L'album présente la chanson "Falling in and Out of Love" qui se termine par un segue avec leur morceau le plus connu, "Amie".
"Amie" se conclut alors avec le chœur principal de "Falling in and Out of Love". En raison de cette interrelation, de nombreuses stations de radio Américaines de classiques du Rock et AOR présentèrent ces deux chansons comme une seule.

"Amie" devient leur premier single édité. À sa parution, en 1973, il est principalement diffusé sur les stations de radio de campus.
Sur l'album apparaît, en tant qu'invité, le guitariste soliste Britannique Mick Ronson, alors membre des Spiders from Mars de Dvid Bowie, sur la chanson "Angel No. 9".
Ronson avait aussi ajouté des arrangements de cordes sur plusieurs titres, notamment "Boulder Skies" et "Call Me Tell Me".
Bien que plus tard considéré comme un jalon dans le Country Rock, "Bustin' Out" a pourtant d'abord subi des ventes décevantes lors de sa sortie en Septembre 1972, et RCA a même abandonné le groupe.
Mais le groupe a ajouté, peu de temps après la fin du disque, au début Septembre 1972, un deuxième ami de Hinds, Michael Reilly, qui allait devenir le bassiste pendant longtemps et le leader du groupe.

Pure Prairie League est retourné dans l'Ohio et a continué à jouer dans le Midwest, et au cours de cette période, en 1973, Fuller a rencontré des difficultés juridiques au sujet de sa demande d'objection de conscience pour éviter l'armée. Il a dû subir un procès pour insoumission dans le Kentucky. Avant que le statut d' objecteur de conscience (C.O.) puisse être obtenu, il a été condamné à six mois de prison. Cela l'a forcé à quitter Pure Prairie League en Février 1973, et, à ce stade, RCA a abandonné le groupe et leur avenir semblait plutôt sombre.
Fuller a été remplacé par Larry Goshorn et, en Août 1973, les membres du groupe étaient à Cincinnati et ont réussi à persuader Call de revenir.
Fuller, bien que sorti de prison à ce moment-là, travaillait tard dans un hôpital communautaire pour satisfaire les exigences de C.O. et n'était pas enclin à les rejoindre. (Il sera finalement gracié par le président Gerald Ford).

Fuller formera, plus tard, le groupe American Flyer et il fera un passage avec Little Feat, avant de, finalement, rejoindre Pure Prairie League en 1985.
Reilly avait pris la tête du groupe et il avait fait venir son ami Larry Goshorn (chant, guitares) pour remplacer Fuller en Novembre 1973. Goshorn avait joué dans un groupe populaire de l'Ohio appelé The Sacred Mushroom.
À la fin de 1974, la tournée de Pure Prairie League a commencé à porter ses fruits alors que les stations de radio ont commencé à jouer "Amie", une chanson de "Bustin' Out", ce qui a conduit RCA à publier la chanson en single, à rééditer l'album et, par la même occasion, à re-signer le groupe.
L'album "Bustin' Out" a eu un drôle de cheminement: sorti en 1972, il n'a pas fait grand bruit à ce moment-là.
Pure Prairie League avait ensuite pris la route et avait commencé à jouer constamment, principalement dans le nord-est, le midwest et le sud-est. En raison de leur emploi du temps chargé, en particulier dans les collèges, leurs chansons étaient devenues bien connues et elles avaient enfin commencé à susciter de grandes réactions lors des concerts; "Ami" était devenu un morceau très demandé.

Alors que "Amie" gagnait, de plus en plus, en popularité, les stations de radio avaient commencé à recevoir des demandes.
En conséquence, en 1974, RCA a réédité "Bustin' Out" et a ressorti "Amie" en single en Mars 1975. Le 26 avril 1975, ce morceau était devenu un Hit du Top 40, atteignant accessoirement le numéro 27, juste au moment où un renouveau mineur du Bluegrass était en cours sur les campus universitaires du Midwest.
Bien sûr, la chanson avait été écrite et chantée par Fuller, qui n'était plus dans le groupe. (Il refera surface en 1976 dans le groupe American Flyer).
Le reste de l'album est très prometteur, pas seulement avec "Amie" et son intro, "Falling In And Out Of Love", mais avec "Angel # 9", "Leave My Heart Alone" et "Early Morning Riser". Les chansons plus lentes sont peut-être un peu exagérées avec les arrangements de cordes, mais cela donne beaucoup de promesses pour un groupe qui fut malheureusement déjà sans son chanteur et compositeur principal pendant deux ans quand cela a commencé à marcher pour eux.

Il aura donc fallu attendre quelques années après sa sortie, à l'apogée de la Country et du Southern Rock, au milieu des années 1970, pour que l'album devienne enfin populaire. Mais, à cette époque, le leader du groupe, Craig Fuller, ne faisait plus partie du groupe.
Car "Bustin' Out" est finalement entré dans les Charts en Février 1975, près de deux ans et demi après sa sortie, et il s'est même hissé dans le Top 40, devenant finalement Disque d'Or.
En conséquence de quoi, les albums du groupe qui ont suivi n'ont jamais continué dans la direction de "Bustin' Out".

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Après le départ de Call, "Bustin Out" n'avait plus le côté Hard du précédent, mais les compositions étaient toujours très bonnes, et cela même sans les duels de guitare de Fuller et Call.
Craig Fuller les ayant quitté après "Bustin Out", ce fut une énorme perte car son chant principal avait, en quelque sorte, défini le son du groupe.

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Au lieu de cela, le sextet de Call, Connor, Goshorn, Hinds, Powell et Reilly font le troisième album de Pure Prairie League, "Two Lane Highway", rejoint par les stars du Country Chet Atkins, Emmylou Harris et Johnny Gimble.

En 1975, le Country Rock était à la croisée des chemins. The Eagles s'étaient envolés avec "One Of These Nights", mais plus tard dans l'année, ils avaient radicalement changé leur son et leur personnel. The New Riders Of The Purple Sage étaient, en substance, terminés. The Byrds avaient déjà été dissous. The Flying Burrito Brothers s'étaient à nouveau réorganisés et étaient clairement à la baisse dans leur carrière. Poco faisait à nouveau face à des changements de personnel et avait du mal à reprendre ce qu'ils avaient établi au début des années 70.

Pure Prairie League était également à la croisée des chemins car Craig Fuller était parti depuis quelques années, Larry Goshorn avait pris en main le groupe avec George Powell et les deux premiers LP du groupe, malgré une musique formidable, n'avaient pas suscité l'enthousiasme qu'il méritait si largement.

RCA avait fait un effort misérable pour les promouvoir et les avait lâchement abandonnés lorsque Fuller était parti. Le groupe avait alors tourné pendant deux ans sans contrat et s'était constitué une solide base de fans.

RCA ayant, par la suite, re-signé Pure Prairie League, le groupe était aussi à la croisée des chemins quand ils sont entrés en studio pour enregistrer un nouvel album intitulé "Two Lane Highway. À leur sortie, ils avaient mis au point un classique, sans parler de la question de savoir s'ils réussiraient sans Fuller. La réponse était évidente car cet album est devenu leur premier LP Disque d' Or.
Dans la foulée, il a, par la même occasion, ressuscité les deux premiers LP, poussant "Bustin' Out" et "Amie" dans les charts quelques années après leur sortie originale.
Il fallait de la musique spéciale pour le faire, et c'est exactement cela. C'est un classique de Pure Prairie League qui doit appartenir à toute discothèque digne de ce nom.

Les deux premiers albums avec Craig Fuller avaient tendance à obtenir tout l'amour et l'attention du public, mais cet album est peut-être leur plus beau. "Two Lane Highway" est composé de chansons savoureuses, allant du Country Rock festif au matériel influencé par le Bluegrass, qui montraient les prouesses instrumentales du groupe.
"Two Lane Highway", a été publié en Juin 1975. Il comporte l'apparition d'invités comme Chet Atkins, le violoniste Johnny Gimble, le guitariste Don Felder des Eagles et Emmylou Harris, qui fait un duo avec le groupe sur la chanson "Just Can't Believe It", qui a reçu beaucoup de diffusion sur les stations de radio Country.

Il y a des chansons accrocheuses, le 'songwriting' est excellent et le groupe a persuadé certains artistes populaires comme Emmylou Harris et Chet Atkins d'apparaître sur quelques morceaux.

Le remplaçant de Fuller, le lead guitariste, chanteur et compositeur-interprète Larry Goshorn avait été ajouté au groupe, rejoignant George Ed Powell, John David Call, Mike Reilly, Mike Connor et Billy Hinds, qui étaient tous ensemble depuis des années et tous connaissaient bien Goshorn, qui avait le réputation d'être le premier guitariste de Cincinnati et des environs. Il avait précédemment enregistré avec The Sacred Mushroom.
Goshorn est devenu énorme car il avait surtout repris le flambeau de l'écriture avec pas moins de cinq chansons de haut vol.
Sur cet album, le groupe s'inspire largement de ses racines musicales diversifiées: Rock, Country, Bluegrass et Blues, tous superbement fusionnés en un son plutôt passionnant et vivifiant. Les harmonies rigoureuses et riches du groupe sont toujours présentes.
La musicalité est exceptionnelle à tous les niveaux. Mais, le plus fantastique, c'est la pédale steel.
Par moment, l'auditeur croirait entendre the Allman Brothers Band, ou the Marshal Tucker Band.

George Ed Powell apparaît comme un chanteur / compositeur extrêmement rusé et doué après avoir été dans l'ombre de Fuller pendant les deux premiers LP.
Cet album a également déclenché une autre arme dans leur vaste arsenal: Mike Reilly. Le leader charismatique conduit Pure Prairie League depuis le début de 1973 (il a embauché Goshorn et plus tard, il amènera un jeune inconnu, Vince Gill), le sens des affaires de Reilly n'a été dépassé que par sa voix / musicalité.
Comme Powell et Goshorn, il pourrait aussi facilement être chanteur dans presque n'importe quel groupe. Son chant principal et harmonique est encore un autre exemple de la diversité et de l'originalité du groupe.
De plus, Reilly établit des lignes de basse fortes et imaginatives, tandis que Hinds fait preuve d'une polyvalence et d'un professionnalisme sur la batterie qui, trop souvent, sont tenus pour acquis, compte tenu de la musique exceptionnelle jouée.
Connor ajoute une touche créative au piano, une approche Rock énergique lorsqu'il doit le faire ou se fondant de façon transparente à certains moments avec une touche beaucoup plus éloquente. Il peut tout faire et il le fait bien.
Call sert de référence, pour ceux qui ignoreraient encore après le premier LP, qu'il est le premier homme de la steel guitare dans le Country Rock. Tout simplement incroyable, il peut presque à lui seul transformer n'importe quelle chanson en quelque chose de vraiment spécial. Ses 'duos de lead' avec Goshorn sont devenus une marque de commerce du groupe alors qu'ils se frayaient un chemin vers le succès. Parfois, ils se confondaient presque en un seul, une approche au-delà de leur tandem de Country Rock.
Mais c'est finalement l'ajout de Goshorn qui s'est avéré être l'un des facteurs majeurs dans le changement extrême de fortune du groupe car cette fois, Pure Prairie League n'a pas été refusé. Il était vraiment temps de changer quand ils étaient entrés dans le studio à la fin de 1974.

Après la douce torpeur du délicat "Bustin'out", on se sent immédiatement secoué par l'énergie dégagée dès le début de l'album. Des titres forts comme "Harvest", ou "Kansas City Southern" alternent avec d'autres plus intimistes comme "Kentucky Moonshine".
Environ sept, ou peut-être même huit, des chansons auraient pu être de grands succès si la maison de disques leur avait donné le genre de coup de pouce que les Eagles avaient eu de la leur.
La ballade "Runner", "Kansas City Southern" (qui ouvre tous leurs concerts), le up-tempo "Pickin' To Beat The Devil", la chanson titre "Two lane Highway", l'amusant "I'll Change Your Flat Tire Merle" sont autant de délicieux moments à passer en compagnie d'une formation aux très belles harmonies vocales. Ce groupe, avec ou sans Fuller, avait vraiment de l'allure. Son "Two Lane Highway" est un classique; les chiffres sont plus éloquents que n'importe quel commentaire.

L'auditeur peut être stupéfait par la combinaison impressionnante de belles ballades originales ("The Runner") et de superbes airs rythmés ("Two-Lane Highway" et "Pickin 'to Beat the Devil") et des chansons amusantes ("I'll Fix Your Flat Tire, Meryl") et des shuffles sournois (" Kentucky Moonshine"). Il peut aussi être émerveillé de la splendeur de la musicalité (guitares solo à l'harmonie incomparable et harmonies entre lead guitare et pedal steel), des grands vocaux (George Ed Powell, Michael Reilly, Larry Goshorn), et toujours de la douce voix d'harmonie solitaire.
Les harmonies sont aussi bonnes que n'importe quel Byrds, Crosby, Stills, Nash & Young, Eagles ou autres Poco.

Le morceau titre signé Goshorn illustre ce qu'est le groupe: conduire le Country Rock avec une superbe musicalité tout autour. La chanson a généré une énorme diffusion et a propulsé Pure Prairie League sous les projecteurs nationaux.
Si le son n'est plus en rapport avec les deux albums précédents, le troisième LP pour lequel Chet Atkins, Emmylou Harris et Johnny Gimble ont fait le déplacement, a quand même du répondant.

Leur chanson d'ouverture "Two Lane Highway", écrite par leur guitariste principal, est l'une des meilleures façons de commencer ou de terminer tout voyage sur la route, et d'ailleurs à tout moment de la journée ou de la nuit quand vous voulez changer de vitesse! Le morceau capture l'auditeur à sa première écoute et ne le lâche plus. Dans ce cas, cela fait 30 ans que c'est un classique de Country Rock.
Dans "Kentucky Moonshine", l'amour de Goshorn pour le Blues résonne, écrit avec Chet Atkins en tête, et il le fait venir pour un travail de guitare formidable.
"Runner" et "Sister's Keeper" de Powell l'ont placé au premier plan. Le secret a été dévoilé lorsque Powell a émergé sur ce LP. Il met en valeur son penchant pour les paroles fortes et astucieuses et se révèle tout aussi habile en tant que chanteur. Les deux chansons sont de la variété décontractée, excellentes musicalement et sont de belles productions.
"Memories" est une ballade facile à vivre chantée avec passion par Goshorn et c'est un autre bel exemple de la musicalité étroite et attrayante du groupe.
"Kansas City Southern" (l'ouverture de PPL à chaque concert) flamboie dès le début et prend de la vitesse. Avec Reilly à nouveau au chant, la steel de Call, simulant un sifflement de train, rugit droit sur l'auditeur et gémit tout au long de la chanson. Inoubliable. Goshorn et Call conduisent à nouveau avec force leur son et Hinds donne tout derrière ses tambours, les cymbales se brisent, offrant une ouverture qui vous saisit et ne vous lâche pas. Superbe. Juste une autre chanson PPL qui montre pourquoi ces gars-là se sont hissés au sommet du genre.
"Harvest" a un côté plus hard, avec une force motrice positive de la steel guitare de Call. C'est un autre exemple de la capacité du groupe à changer de vitesse et à ne rien perdre en le faisant.
"Just Can't Believe It" (avec Emmylou Harris) a trouvé son chemin vers les Charts Country, ouvrant une autre avenue de fans, avec la voix superbe d'Emmylou.
"Give Us A Rise" montre Powell dans un tempo plus positif, car les harmonies, les guitares et la steel se mélangent dans des efforts sans faille extrêmement efficacement.
Sur "I'll Change Your Flat Tire, Merle", Reilly prend son tour sur le chant principal et Pure Prairie League swingue de nouveau. Un hommage humoristique et ironique à Merle Haggard, PPL en donne une merveilleuse interprétation, et encore une fois, tous les membres du groupe ont leurs moments.
"Pickin' To Beat The Devil" montre le groupe dans un mode Bluegrass entraînant, avec les voix de Powell, la guitare de Goshorn, le piano de Connor déchirant tout. Call abandonne la steel sur celui-ci, nous offrant une belle préparation de banjo dans cet effort rapide et de premier ordre.

L'album "Two Lane Highway" a contribuer a faire connaître Pure Prairie League au plus grand nombre en passant par la radio. Le Country Rock était alors a son apogée...
La chanson titre de Goshorn et le LP lui-même ont fourni l'étincelle qui a ravivé le passé et illuminé l'avenir du groupe, car ils étaient maintenant à l'avant-garde de la scène Country Rock où ils resteront jusqu'à ce qu'ils se dissolvent dans les années 80.

Rolling Stone Magazine a présenté le groupe après cette sortie, citant "Two Lane Highway" comme un équivalent de "Sweetheart Of The Rodeo" des Byrds et d'autres joyaux du genre.
La chanson titre, elle-même, a connu une entrée mineure dans les Charts et "Two Lane Highway" est leur album qui a rencontré le plus grand succès dans les Charts US puisqu'on le retrouve en 24ème position au Billboard, pas une tâche facile pour des country rockeurs.

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L'album suivant de Pure Prairie League, "If the Shoe Fits", paru au début de l'année 1976, propose la même formation du groupe, bien que cette fois les membres aient co-écrit une grande partie du matériel les uns avec les autres, donnant à l'ensemble de l'album une ambiance encore plus cohésive.
Cependant, cela ne ressort pas sur la reprise d'ouverture de "That'll Be The Day" une reprise des Crickets de Buddy Holly, qui semble en contradiction avec le reste de l'album, bien qu'il s'agisse cependant d'une interprétation plutôt bonne.
C'est la seule chanson extérieure, bien que "Sun Shone Brightly" ait été écrit par Tim Goshorn, le frère cadet de Larry, qui ne rejoindra le groupe qu'un an après l'enregistrement de l'album.

Le groupe s'investit à fond et continue dans la même veine que le dernier LP avec seulement quelques morceaux de George Powell ressemblant au son des deux premiers disques. Malgré tout, il n'y a aucune comparaison possible avec ceux-ci.
Ce n'est pourtant pas réellement un mauvais disque, mais il devient de plus en plus difficile de trouver des traces de ce qui avait rendu ce groupe si spécial. Les compositions sont plus fades que sur les albums précédents et même, parfois, assez quelconques.

Commercialement parlant, sur la lancée de leur album précédent, "If the Shoe Fits" a été un autre Hit du Top 40, engendrant d'ailleurs une entrée mineure dans les Charts Country avec la reprise de "That'll Be the Day".

A noter que, en plus de la version stéréo à deux canaux habituelle, l'album a également été publié par RCA Records dans une version sonore quadraphonique à quatre canaux en 1976.
L'album a été réédité en 2017 sur Super Audio CD hybride par Dutton Vocalion. Cette édition a été remasterisée à partir des bandes originales et contient à la fois les mixages stéréo et quadraphoniques originaux.

L'album suivant sera une énorme amélioration, mais cet album est toujours très aléatoire. C'était vraiment dommage car les chansons comme "Long Cold Winter", "Lucille Crawfield" et "That'll Be The Day", sont très bonnes.
Les chansons moins bonnes sont vraiment fades; cependant, les quelques bonnes chansons valent la peine d'être écoutées.

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Pure Prairie League est lancé et son nouvel album,"Dance", a suivi dès l'Automne de 1976.

C'est un disque plus étonnant et plus intéressant que le précédent.
Tous les membres fondateurs sont pratiquement à leur apogée au moment de la sortie de cet album. Le son des six cordes acoustiques et de la pédale steel se frayent un chemin tout au long du disque.
George Ed Powell, Larry Goshorn et l'incroyable voix de Mike Reilly s'additionnent encore pour en faire un enregistrement particulièrement mémorable du genre Country Rock. Le niveau des compositions redevient acceptable.

"Dance" a pourtant encore conservé le même paysage sonore, propulsé par des airs plus ou moins inattendus comme la chanson titre,"Dance", un air de Boogie Woogie accrocheur en ouverture qui présente des cuivres et qui saisit immédiatement l'auditeur, et "Catfishin'" avec un travail de dobro inspiré; c'est un classique! Le doux et harmonieux infléchi "In The Morning" est un superbe morceau avec le violon invité d'Andy Stein (membre de Commander Cody and His Lost Planet Airmen).
A noter aussi que "San Antonio" est une jolie ballade Country et que sur "All the Way", John David Call fait encore un superbe travail de pédale steel.

Contrairement à "If the Shoe Fits", ce disque se vendit mal, n'entrant que dans le Top 100 des Charts Pop, même s'il devint leur tout premier album à atteindre les Charts Country.

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Un niveau de succès similaire a accueilli l'enregistrement du double LP "Live!! Takin' the Stage", sorti à l'Eté 1977.

Ces enregistrements en public proviennent de certains spectacles effectués lors d'une tournée du Midwest Américain (Cincinnati, Minneapolis, Saint-Louis) en 1977, pour promouvoir l'album "Two Lane Highway".
Dans l'ensemble, c'est un très bon enregistrement live qui ne peut que sûrement plaire aux fans du groupe. Ce n'est pourtant pas l'un des plus grands albums live de tous les temps, quel que soit le genre. Mais c'est bien joué, la foule est vraiment présente, et c'est juste génial d'entendre quelques-unes de ces excellentes chansons dans un cadre live.

Cet album est, en tout cas, bien meilleur que leurs derniers albums studio. Certains groupes sont super en live et c'est le cas pour eux.
Et c'est, sans aucun doute, le meilleur album que Pure Prairie League ait jamais sor
ti et c'est un must pour tous les fans de PPL.
La qualité sonore est absolument fantastique tout comme la musicalité et le chant.
C' est même certainement, tout simplement, l'un des meilleurs disques Rock / Country Rock en live jamais réalisés!

La qualité de la musicalité brille à travers cet enregistrement pas comme les autres. C'est la quasi perfection, la meilleure qualité sonore live jamais entendue. Larry Goshorn ouvre chaque morceau avec précision et subtilité, et George Ed Powell donne une présence puissante avec sa voix et sa guitare. Le jeu de pédale steel de John David Call est toujours au sommet. Niveau rythmique, la batterie de Billy Hinds offre un excellent son.

C'est un véritable joyau perdu, les chansons sont toutes solides et la performance est de tout premier ordre.

Après la sortie de cet album, Call a de nouveau quitté le groupe en raison de problèmes croissants de dos et il a été remplacé par le frère de Larry Goshorn, Tim, qui s'est joint à eux à temps d'enregistrer l'album suivant, "Just Fly".

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"Just Fly", paru en Mars 1978 sera leur avant-dernier album chez RCA et une autre déception au niveau des ventes.

La photo sur la pochette recto montre les membres du groupe pilotant un vieux coucou et au verso se tenant à côté de l'avion. Au début, on peut se demander où est passé le vieux cow-boy Luke, mais si l'on regarde de plus près, on constate qu'il est bien là: son visage apparaît comme affiche sur le côté de l'avion.

Sur ce disque, Call a pris ses distances et il a été remplacé par Tim Goshorn et le manque de steel guitare, de dobro et de banjo se fait ressentir automatiquement, mais cela est compensé par plus de guitares de toutes sortes.

Ce ne sont pas seulement de bons musiciens qui composent alors le groupe, ils sont également créatifs. On peut même dire qu'il y a de bons moments à savourer, tels que le style acoustique de "Slim Pickin's" et l'ambiance easy-listening de "You Don't Have To Be Alone". Il y a aussi une reprise de "Working In The Coal Mine" de Lee Dorsey, qui est une version toute personnelle.

"Just Fly" est, qu'on le veuille ou non, un excellent album avec un certain renouveau dû au départ de Call. La musique n'est plus tout à fait la même, mais malgré tout, Pure Prairie League joue toujours et encore du Country Rock, et ils le font très bien.

À ce moment-là, le groupe s'est de nouveau fragmenté.
En 1978, il y a eu un exode massif alors que les Goshorn sont partis pour former leur propre groupe, The Goshorn Brothers, et Powell, le dernier membre original restant, se retira pour passer plus de temps avec sa famille pour diriger sa ferme porcine en Ohio, privant le groupe de son dernier membre original.

Mais le groupe a poursuivi son chemin alors que Reilly a rapidement recruté des membres temporaires, le country rockeur Californien Chris Peterson (chant, guitare) et le preneur de son du groupe, Jeff Redefer (guitare), pour jouer quelques spectacles jusqu'à ce que de nouveaux musiciens permanents puissent être trouvés.

Le trio restant, c'est-à-dire Hinds, Connor et Reilly, a été laissé en possession du nom du groupe mais il avait grand besoin d'un nouveau leader.
En Septembre 1978, ils ont mené de nombreuses auditions qui ont abouti à l'embauche de Vince Gill (chant, guitare, mandoline, banjo, violon) de Norman dans l'Oklahoma.
De nouvelles auditions ont amené Steven Patrick Bolin (voix, guitares, flûte, saxophone) en Janvier 1979.

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Ce quintet sort un nouvel album intitulé "Can't Hold Back" publié par RCA Records au Printemps 1979.
Ce fut le premier album à présenter la future star de la Country Music, Vince Gill.

Il avait auditionné pour remplacer l'un des frères Goslin.
Il avait jammé avec le groupe et ils lui avaient immédiatement offert le poste de chanteur et de guitariste. Ils ne connaissaient pas Gill mais, selon Michael Reilly, "...Nous l'avions vu jouer en 1976 lorsque le groupe avec lequel il jouait avait ouvert pour nous à Oklahoma City...", remarque Reilly. "...Nous lui avons alors proposé le concert, mais il a dit:"...Oh non, je joue du Bluegrass...". Deux ans plus tard, il est venu à Los Angeles avec Byron Berline et Sundance, et après que nous avons encore jammé pendant quelques heures, nous lui avons offert le travail sur place et il a accepté...".

La plupart des morceaux sont des compositions originales des membres du groupe.
Le morceau "Jerene" est une belle mélodie instrumentale qui dure moins d'une minute: Jerene est le nom de la mère de Vince Gill et ce doit être l'un des morceaux les plus courts enregistrés dans la musique populaire.

Sur cet album, Pure Prairie League passe carrément du Country à la Pop, peut-être parce que le line-up du groupe avait beaucoup changé. Il y a bien une certaine saveur Country sur "Jerene", mais cette piste est tellement courte que ça ne compte pas vraiment.

La musique n'est pas mauvaise du tout; par contre ce n'est pas super non plus. "Can't Hold Back" n'est pas leur meilleur album, mais il se laisse écouter.
A noter que cet album s'avérera être leur dernier disque pour RCA.
Ses ventes furent décevantes et le groupe quitta RCA et signa chez Casablanca Records, un label alors plus connu pour le Disco que le Country Rock.

Casablanca Records, qui à cette époque essayait de minimiser sa réputation de label disco , avait signé Pure Prairie League et d'autres groupes non-dance sur sa liste en 1980.

Le saxophoniste Jeff Kirk accompagna le groupe à certaines de leurs dates lors de leur tournée de 1979.

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En 1978, Vince Gill avait été invité à rejoindre Pure Prairie League et il avait apporté sa merveilleuse voix et son talent d'auteur-compositeur au mixage.

Au début des années 1980, en Janvier, Bolin a été remplacé par Jeff Wilson, chanteur et guitariste et, après huit ans et huit albums avec le label RCA, 1980 voit la révélation de "Firin' Up", le premier album de Pure Prairie League pour le label Casablanca Records.

Paru en Février 1980, "Firin 'Up" est un nouvel album du groupe à présenter le jeune 'rockeur' Vince Gill qui apporte son enthousiasme pour cet album quasiment exceptionnel.

L'album a été précédé par le single "Let Me Love You Tonight", qui est devenu un Hit du Top Ten, entraînant "Firin' Up" dans le Top 40 des Charts LP.
Un deuxième single, "I'm Almost Ready", a fait le Top 40, et un troisième single, "I Can't Stop the Feelin '", a également fait les Charts.

Le disque est toujours interprété de manière très professionnelle, cela ne ressemble plus du tout à la Pure Prairie League originale, mais il a un excellent son.
D'ailleurs, le producteur John Ryan avait travaillé avec un certain nombre de groupes de différents genres, tels que the Allman Brothers Band, Santana, Rare Earth, Iron Butterfly et Styx ainsi que le groupe techno-pop Animotion, et son timbre sonore a aidé à entrer et guider ce groupe de vétérans dans une nouvelle décennie.

Bien qu'il n'y ait pas de membres originaux du premier disque de Pure Prairie League, il s'agit certainement de l'album le plus important du groupe depuis "Bustin' Out", qui présentait le Hit "Amie" ainsi que les nouveaux piliers de l'époque,le batteur Billy Hinds et le claviériste Michael Connor et "Two Lane Highway" qui avait ouvert la voie.

Cet album comporte deux Hits du Top 40, l'exquis "Let Me Love You Tonight", qui a atteint le Top Ten ainsi que le numéro un contemporain adulte, et le volant "I'm Almost Ready", qui a été Top 35 quelques cinq mois plus tard. Gill a écrit 60% du matériel et il montre un talent pour un côté plus Pop qui sort de ses racines nationales. Sur la composition "I Can't Stop This Feeling" signée Flower / Sanderfur on dirait qu'ils ont cloné "Biggest Part of Me" d' Ambrosia ou du moins son aura (cette chanson a été publiée au même moment). Sur d'autres titres, ils ont conservé (ou amélioré) l'ambiance de Firefall ou des Eagles à bon escient.

Bien que la douceur pourrait décourager les puristes qui croient presque que Pure Prairie League était une deuxième version des Flying Burrito Brothers, ce serait une erreur de généraliser et de négliger cette sortie importante.
En fait, "Firin' Up" n'est rien d'autre qu'un album Country Pop qui était vraiment une percée de Gill et, en dehors de son importance historique, il est des plus divertissant.
Avec les divers changements de line-up, le groupe ne comprenait plus aucun des membres originaux, mais la maison de disques avait investi massivement dans cet album pour tenter de sécuriser ses ventes de vinyles.
Il y a du saxophone et du synthétiseur sur l'album, créant un son qui ressemble parfois à Boz Scaggs.

Gary Mielke, qui avait fourni le synthétiseur pour Gary Wright et Supertramp, David Sanborn, saxophoniste alto, qui avait travaillé avec des artistes comme David Bowie, James Taylor et Stevie Wonder, avec l'arrangeur David Campbell, (Bob Dylan, Rolling Stones, Paul McCartney, Carol King), ont tous été embauchés pour contribuer au disque.
À cet égard, ils ont obtenu un succès considérable aux États-Unis. L'album a atteint le numéro 37 dans le Billboard Charts Album, et il y a eu deux Hits dans le Top 40 en single. Il y avait cependant eu un changement délibéré du son Country plus pur des travaux antérieurs à un son plus Pop.
Rétrospectivement, cela peut être un peu surprenant, étant donné que Vince Gill, intronisé au Country Music Hall Of Fame et vainqueur d'une vingtaine de Grammy Awards, était à cette époque un membre éminent du groupe, fournissant la lead guitare, le chant, le violon et le banjo. De plus, ses talents d'écrivain sont mis en évidence car sur les dix titres de l'album, il en a écrit six.

Le disque commence avec certainement sa meilleure chanson, un joli Rock uptempo puissant signé Gill, prêt pour l'arena intitulé "I'm Almost Ready", avec des guitares rockant et riffant, des harmonies vocales précises et un fin passage de guitare solo qui a une accroche indéniable. "I'm Almost Ready" est un clin d'oeil aux Eagles, comme une sorte de rencontre entre "Already gone" et "Heartache Tonight".
En dehors d'un Hit de 1995 avec Amy Grant, le succès majeur de Gill et son attrait croisé se retrouvent sur cet album. Écoutez simplement "Give It Up" pour voir comment Gill et Pure Prairie League auraient pu atteindre des sommets encore plus élevés s'ils étaient restés sur cette voie Pop / Country. La virtuosité de la guitare est présente sur ce Rock mid-tempo "anthémique" qui n'a pas été un succès, mais il aurait pu.
La douce ballade commerciale "Too Many Heartaches in Paradise" présente non seulement la qualité des arrangements, mais aussi un travail de guitare slide parfaitement jaugé par Jeff Wilson. C'est, avant tout, une ballade bien écrite, mais le Nitty Gritty Dirt Band les battra à leur propre jeu avec une version clairement supérieure sur leur album de 1983 "Let's Go".
"She's All Mine" au tempo rapide a des échos vocaux de Gavin et Iain Sutherland. C'est un très bon Rock avec l'apport de super guitares.
"You're My True Love" est une autre ballade commerciale signée Gill, quelque peu aromatisée à l'Évangile, qui donne amplement l'occasion de découvrir la qualité et la gamme des vocaux de Gill sur une touche luxuriante d'arrangements de cordes.
Le Hit "Let Me Love You Tonight" est une chanson Pop Rock, le plus gros succès de l'album qui a fait numéro 10 dans les singles Charts, et une bonne ballade avec le brillant travail de saxophone de David Sanborn; c'était, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau.
"I Can't Stop This Feelin'" est une chanson Pop Rock, un très bon rock avec de super guitares qui illustre le mieux l'aspect commercial de l'album.
Le Rock à touches mineures uptempo "Lifetime of Nighttime" est un très bon Rock savoureux avec des guitares efficaces.
"I'll Be Damned" écrit par Gill est un morceau Country excitant à la hauteur du violon, qui sonne d'ailleurs comme s'ils sortaient d'un album de Vince Gill.
La chanson de clôture, "Janny Lou" écrite par Gill, est une ballade super lente au tempo de valse qui présente à nouveau l'excellent saxophone de Sanborn; une piste qui sonne aussi comme si elle sortait d'un album de Gill. Ce morceau est doux et le brillant travail de saxophone améliore la tendre chanson d'amour initiale.

Il n'y a pas un seul mauvais morceau sur "Firin' Up", un album qui est un bel exemple de Rock, de Pop et de Country fusionnant tous dans les années 1980.

C'est plus un classique qu'on ne le croit généralement.
Cet album a été un énorme succès aux États-Unis.

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Pure Prairie League est de nouveau de retour avec le LP "Something in the Night", au Printemps 1981 qui sera son dernier album pour Casablanca, précédé par le single "Still Right Here in My Heart", qui fait le Top 40, suivi de l'entrée dans les Charts de "You're Mine Tonight".
Mais, le disque n'a pas fait aussi bien que son prédécesseur, même s'il a, quand même, figuré dans le Top 100.
Il faut reconnaitre que les compositions sont de nouveau de moins bonne qualité généralement.

Au moment de l'enregistrement, le groupe était composé de Vince Gill (guitare, chant), Jeff Wilson (guitare, chant), Mike Reilly (basse, chant), Michael Connor (claviers) et Billy Hinds (batterie).

La pochette recto montre le vieux cow-boy Luke appuyé contre le mur d'un bâtiment en brique dans une grande ville. L'image en couleur sur le verso montre les cinq membres du groupe à l'extérieur d'un bâtiment similaire.

Malheureusement pour les fans, ce n'est pas un album qui fait date dans la discographie de Pure Prairie League.

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De plus, peu de temps après la sortie de cet album, Casablanca a finalement fait faillite et a été revendue à Polygram Records, qui a abandonné la plupart des artistes de Casablanca, y compris Pure Prairie League.
Et, malheureusement, cela a marqué la fin de la notoriété nationale du groupe.

La formation s'est réorganisée et a continué à jouer, mais à partir de cet instant, il y aura de longs intervalles entre les enregistrements.

Gill et Wilson sont tous deux partis au début de 1982 et Gill a poursuivi avec succès une carrière solo dans la Country Music.
Tim Goshorn est revenu en 1982 et Mike Hamilton (chant, guitares, membre du groupe de Kenny Loggins) a également rejoint le groupe la même année et a été là pendant six mois (jusqu'à la mi-1982). Al Garth (chant, instrument à vent, violon, claviers), un autre ancien membre de Loggins (Loggins & Messina, également Poco et Nitty Gritty Dirt Band), s'est également joint de 1982 à 1985.
L'auteur-compositeur Gary Burr a repris les fonctions de chanteur principal de 1982 à 1985, année qui a également vu le retour du co-fondateur du groupe Craig Fuller (qui avait dirigé, entre temps, les groupes American Flyer et Fuller / Kaz au milieu aux années 70 après son retour à la musique). Il est resté jusqu'en 1987 et a rejoint Little Feat reconstitué, où il a remplacé feu Lowell George.
Le batteur de longue date Billy Hinds a pris sa retraite de la route en 1984. Il a d'abord été remplacé par Merel Bregante (également ancien Loggins & Messina et Nitty Gritty Dirt Band), puis par Joel Rosenblatt (1985-1986) et Steve Speelman (ex-Steele) ( 1986-1988). Le saxophoniste Dan Clawson a succédé à Garth en 1985.

À ce moment-là, Pure Prairie League s'est dissout une première fois.

Mais, malgré l'absence de contrat d'enregistrement, le groupe se retrouve toujours en demande en tant que groupe live et joue dans des clubs et des festivals en plein air.

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Un album avec de nouveaux enregistrements de vieux succès du groupe de 1971-1987 est sorti en 1987.
Intitulé "Mementos 1971-1987", il contenait des réenregistrements de leur matériel le plus connu ainsi que quatre nouvelles chansons.
Il a été publié sur un petit label du nom de Rushmore en Décembre 1987 et il a été enregistré en Ohio, où le groupe était de retour chez lui.
Il présentait des apparitions invitées de nombreux anciens membres du groupe, y compris Gill, Powell, les Goshorn, Call, Burr, Rosenblatt et Mike Hamilton.

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En 1988, le groupe décide d'arrêter. Fuller, qui avait déjà rejoint un Little Feat reformé en 1987, a joué avec Pure Prairie League pour leurs derniers spectacles au Printemps 1988.

Une décennie plus tard (en 1998), cependant, Reilly et Fuller ont lancé une nouvelle édition du groupe.
Pure Prairie League était de retour avec un line-up composée de Fuller, Connor, Reilly, Burr, Fats Kaplin (pedal steel, mandoline, banjo, violon, accordéon, planche à laver) et Rick Schell (voix, batterie, percussion).

Après deux ans, Burr a été remplacé par Curtis Wright (chant, guitares) en Juin 2000.
Le groupe a commencé à travailler sur un nouvel album en 2002, mais il a finalement abandonné les sessions et s'est séparé à nouveau après que Schell se soit occupé d'autres projets.
Après une longue bataille contre le cancer, Michael Connor est décédé le 9 Septembre 2004 après une longue lutte contre le cancer.

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Le fondateur Craig Fuller et le bassiste et leader de longue date Mike Reilly ont commencé à concrétiser leur vision du retour de Pure Prairie League vers l'an 2000.

Certains des meilleurs musiciens disponibles se sont joints à eux: Curtis Wright, chanteur-compositeur-guitariste qui a écrit et joué avec les meilleurs artistes Country d'aujourd'hui, Rick Schell, co-fondateur du groupe Pinmonkey, à la batterie et Fats Kaplin à la pédale steel, au violon, à la mandoline, à la planche à laver et à l'accordéon.

Le groupe a joué sur une base limitée pendant quelques années, puis a adopté une approche plus agressive en 2005, en tournée nationale devant des foules follement enthousiastes.
Rejetant plusieurs offres de contrat, Pure Prairie League a opté pour un contrôle artistique total.

Après la mort de Connor, le groupe a repris sa tournée avec une formation composée de Fuller, Reilly, Schell, Wright et Kaplin (quand il était disponible) et a sorti "All in Good Time" en Novembre 2005. Leur premier album en 18 ans, cette sortie est apparue sur le petit label de Drifter's Church.

De riches harmonies, un chant exceptionnel, une écriture supérieure, un ton musical revigorant et expert, étaient tous des termes utilisés pour décrire Pure Prairie League au fil de toutes ces années.
"All In Good Time" offre tout cela et en grand style. À bien des égards, il dépasse les attentes.
Et les attentes sont élevées avec le groupe. Et pourquoi pas? "Pure Prairie League", "Bustin' Out", "Two Lane Highway", "Live! Takin 'The Stage" et "Firin' Up" sont parmi les sorties du genre les plus acclamées par la critique.
Pure Prairie League a mis au point une version qui se perpétue dans la plus fière des traditions, celle qui a vu certains des musiciens les plus talentueux et les plus réussis de notre temps la traverser. On peut ajouter ce CD à la liste des classiques du groupe.

"All In Good Time", avec des ponts accrocheurs et des paroles astucieuses, est un affichage éblouissant de morceaux qui vous capturent immédiatement.
Le retour de Fuller et la présence de Reilly l'ont pratiquement garanti, mais le talent unique et immense de chaque membre de ce groupe amène vraiment cela à un niveau d'excitation similaire à l'apogée de l'âge d'or du Country Rock.
Le travail de Kaplin brille tout au long de ce CD et Schell offre un superbe fond de rythmique et de superbes harmonies.
Contrairement à de nombreux groupes qui se réunissent mais n'ont rien de significatif à dire, "All In Good Time" rugit.
Tout est là. Les chansons joyeuses et optimistes traitant des relations et de la vie ("Gettin' Over You", "Don't Go Confessing Your Love", "Walking In My Sleep", "That Changes Everything Again"), aux airs plus graves et émouvants qui exploitent vos émotions ("I Sure Ne vous manquez pas maintenant, une de ces choses, rien de tel que le solitaire) à la vision réfléchie et fantaisiste de "Meant To Be".
Fuller est un maître dans la livraison d'une chanson dans un style qui vous oblige à faire attention, sa voix est toujours aussi belle. Les guitares acoustiques et électriques sont nettes et inventives. Les dispositions clairsemées fonctionnent parfaitement, car le groupe s'appuie judicieusement sur sa propre production, sans besoin d'améliorations de production supplémentaires. Les chants principaux de Wright sur deux chansons, "Here Tomorrow, Gone Today" et "If You Say What I'm Thinking" sont fluides et puissants. "If You Could Say What I'm Thinking", un morceau live tiré d'un spectacle de retrouvailles à Chillicothe, dans l'Ohio, présente les légendaires co-fondateurs John David Call à la pédale steel et George Ed Powell à la guitare. Le rugissement de la foule de la ville natale ajoute à l'excitation. Une performance enthousiaste, l'enregistrement est impeccable.
"Cajun Girl", de la période Little Feat de Craig, est une interprétation entraînante et animée avec un accordéon sensationnel. Les fans plus pleins qui prospèrent sur son état d'esprit plus endurci et sérieux se retrouveront sans aucun doute installés dans "The Cost Of Doing Business", un air puissant écrit avec Wright. Un commentaire brutalement honnête sur la scène musicale à Nashville, la chanson donne un aperçu des difficultés du dilemme d'un auteur-compositeur-interprète et sert à la fois de vérification de la réalité pour les musiciens en herbe et de réflexion émouvante de ceux qui y ont été.

Pure Prairie League fait ce qu'il a toujours fait: les musiciens restent fidèles à eux-mêmes, créant un son qui ne compromet pas leur vision, mais parvient à capturer les oreilles de leurs fans adorés de "prairiedog", ainsi qu'une nouvelle légion d'auditeurs. S'il existe une formule pour la longévité et le succès de ce groupe, cela pourrait très bien être le cas.
Pure Prairie League a défié les probabilités tout au long de sa carrière. "All In Good Time" fait certainement cela et plus encore, nous ramenant aux racines du Country Rock avec une attitude fraîche et actuelle, qui nous fait regarder demain pour plus.

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Le groupe a continué à jouer des spectacles dans diverses configurations, et en 2012, il a opté pour un line up de John David Call, Mike Reilly, Scott Thompson et Donnie Lee Clark.

Depuis cette époque, Pure Prairie League a continué de faire des tournées, jouant quelques spectacles chaque année.
Donnie Lee Clark a remplacé Curtis Wright fin 2006 après que Wright ait rejoint le groupe de Reba McEntire.
Mike Reilly a été mis à l'écart en 2006 après avoir été contraint de subir une greffe du foie. Jack Sundrud (de Poco) a succédé à Reilly.
Rick Plant a également fait un bref passage avec eux à la basse avant de déménager en Australie à la fin de 2006.
Jeff "Stick" Davis (de Amazing Rhythm Aces) était à la basse pour Mike en 2007.
En Mai 2007, Reilly est apparu à quelques spectacles et il a joué de la guitare mais n'a pas pu revenir à temps plein jusqu'en 2008.
John David Call a joué quelques concerts en 2006 et 2007, remplaçant Kaplin, et il est retourné au groupe à temps plein en Juin 2010.

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En Mai 2011, il a été annoncé, via le site Web de Pure Prairie League, que Fuller ne participerait pas à tous les spectacles du groupe cette année-là, car il avait décidé de faire une pause dans les tournées. Il a fini par quitter à nouveau le groupe en 2012.
Le 10 Février 2012, au Syndicate de Newport, dans le Kentucky , Fuller, son fils Patrick, Tommy McGrail et George Ed Powell (un invité fréquent de leurs spectacles dans l'Ohio ces dernières années) est monté sur scène pour rejoindre la formation actuelle de Pure Prairie League composée de John David Call, Mike Reilly, Rick Schell et Donnie Lee Clark.
En Mai 2012, Scott Thompson (chant, batterie, percussions) a remplacé Rick Schell, qui est parti pour continuer à développer son activité immobilière.

L'ancien membre Tim Goshorn est décédé le 15 avril 2017, à l'âge de 62 ans, à son domicile de Williamstown, Kentucky, des suites d'un cancer.
Le groupe continue à faire un certain nombre d'efforts caritatifs, dont la série de concerts BurghSTOCK de Pittsburgh.


Discographie

1972 : Pure Prairie League
1972 : Bustin' Out
1975 : Two Lane Highway
1976 : If the Shoe Fits
1976 : Dance
1977 : Live! Takin' the Stage
1978 : Just Fly
1979 : Can't Hold Back
1980 : Firin' Up
1981 : Something in the Night
2006 : All in Good Time

Sources: wikipedia, David Pratt, Joe Viglione
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 2 avr. 2020 13:11, modifié 36 fois.
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Re: PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

Message par Suricate » sam. 21 mars 2020 20:02

Encore une fois, merci pour ces découvertes. Je ne connaissais que de nom. :chapozzz:

lienard
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Re: PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

Message par lienard » sam. 21 mars 2020 20:19

Je voudrais bien les ré-écouter mais ma platine est foutue .. :-|

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Re: PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

Message par alcat01 » sam. 21 mars 2020 21:13

lienard a écrit :
sam. 21 mars 2020 20:19
Je voudrais bien les ré-écouter mais ma platine est foutue .. :-|
C'est dommage, ce qui t'arrive, surtout avec le COVID et le confinement!
Modifié en dernier par alcat01 le jeu. 2 avr. 2020 10:13, modifié 1 fois.
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Re: PURE PRAIRIE LEAGUE (Bio)

Message par lienard » dim. 22 mars 2020 19:19

Ouaip, je dois dire que pour tomber plus mal il faudrait le faire exprès ..

Bon, c'est pas une catastrophe non plus et puis "le confinement" faudra bien qu'il s'arrête un jour même si ce n'est pour demain.

Je viens de compter mes 33t des Pure Prairie League .. 10 en comptant le double "live" pour une unité .. et puis le CD "anthology" .. faut dire que c'est un style que j'aime beaucoup .. :)

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