J'ai une grosse culture album. C'est un fait, à un tel point que ça m'handicape pour aimer les trucs de maintenant "écoute ce morceau de dubstep, la snare est trop folle" où on semble privilégier le single, le morceau. J'suis l'genre de mec à observer les structures au sein même de l'album, la gestion de la tension/attention etc...
Et y a un procédé que j'adoOore en musique, c'est celui qui consiste à ouvrir l'album d'une façon et de l'finir avec la même

Quand c'est réussi - parce que ça peut aussi être anecdotique - ça donne une impression d'avoir vécu une vie, oeuvre globale, t'as mis un film *play* t'as vécu plein d'trucs au milieu et la fin te rappelle d'où tu venais :'/
Quelques exemples :
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Neil young "tonight's the night" : typiquement là où c'est le plus réussi...l'album s'ouvre comme une messe noire, la basse nocturne poisseuse, l'album se déroule dans la tristesse et, tel un cabaret d'la déprime qui referme ses rideaux, il rejoue cette basse à la fin. Le silence qui suit, c'est la surpuissance du retour à la vie.
Il le fait aussi pour "rust never sleeps", en la rejouant version éléctrique mais c'est plus accessoire, juste un exercice de style, ça évoque pas de sensation particulière...
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Current 93 "all the pretty little horses" : le plus réussi aussi, mais c'est d'la triche, c'est pas un album rock60/70, j'le met juste pour ceux qui connaissent, histoire d'illustrer...ré-entendre cette mélodie, cette fois chantée par Nick Cave, après avoir vécu tant de choses différentes pendant le disque, c'est un choc.
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Bowie "scary monsters" : même mélodie, sans la japonaise hystérique...bon, c'est juste sympathique, ça fait pas NON PLUS "oeuvre globale", mais bien kiffant quand même ^^
Il le fait aussi avec la "wedding song" sur "black tie white noise" mais c'est anecdotique. Aussi avec "the buddha of suburbia" mais c'est une idée à la con relevant du bonus track : c'est EXACTEMENT le même morceau avec ce connard de Lenny Kravitz qui vient parsemer sa merde en gratouillant un solo dans les aigus.
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Guess who "american woman" : ils rejouent vite fait l'ouverture, quelques secondes...juste sympa.
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Pink floyd "wish you were here" : là aussi, typiquement l'exemple de structure réussie. L'album s'ouvre lentement là dessus, la vie du bonhomme suit son cours, début, compromission, passage en radio, nostalgie et l'album se referme...*snif*
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Gainsbourg "melody nelson" : tout comme Pink floyd, elle revient mais se mue sur la longueur...n'empêche que ça l'fait trop : on découvre qui est Melody sur cette basse doucereuse, on suit leur relation et on revient sur cette même basse pour sa mort...Fin. Oeuvre globale, magnifique.
Si vous avez d'autres exemples-conseils, j'suis preneur !

Je serais capable de m'lancer dans un album inconnu d'un artiste inconnu juste sous prétexte de l'utilisation de ce concept :')