Salut les rockers, comme j’en ai marre d’écrire du mal des ADLS, je me suis sorti MON DISQUE QUE J’AIME, histoire de retrouver des sensations positives. Un disque de rock, un vrai, un dur, un tatoué. Un qui m’a troué le fondement à la première écoute, et qui reste une étape inoubliable dans mon voyage immobile.
Et ça tombe bien puisque nous parlions de glam rock, car ce disque, je le classe dans ce style, certes, un précurseur, mais aussi un marginal, aux frontières du genre et qui hésite entre plusieurs styles.
Ce qui rapproche avant tout ce disque du glam rock, c’est essentiellement le côté spectaculaire des concerts de ce groupe, théâtre de mises en scène macabres et grotesques qui ont été pendant longtemps leur marque de fabrique.
Bref un disque qui tue comme son nom l’indique :
N°19 Alice Cooper : "Killer"

(C’est (grand)Guignol)
Oui, à cette époque Alice Cooper était un groupe, qui en était à son quatrième album, et qui avait déjà rencontré un beau succès avec le précédent, « Love it to death ». Cet album avait marqué un changement radical dans l’orientation musicale du groupe, dont les deux premiers albums n’avaient eu que peu de succès. Ces premiers opus se rapprochaient fortement de l’univers de Frank Zappa, faisant preuve d’une originalité marquée, mais relativement déroutants, et laissant un peu sur sa faim. Le suivant s’orienta vers un hard rock plus basique et facilement accessible, avec quelques passages plus recherchés, une formule que « Killer » reprit en l’accentuant sans aucun complexe.
D’accord, mais le glam dans tout ça ? Eh bien, il suffit de regarder quelques photos du groupe à cette époque pour voir le rapport étroit avec les clichés de ce genre qui naissait (« Killer » et sorti en 71). Les tenues extravagantes, les cheveux ébouriffés, l’attitude androgyne avec ce détail emblématique, les yeux maquillés du chanteur, tout ceci donne un look assez proche des New-York Dolls.

Et puis comme je le dis plus haut, les concerts étaient particulièrement spectaculaires, avec intervention d’un boa, scènes de pendaison et même, décapitation à l’aide d’une guillotine.
La musique aussi est proche de l’univers du glam, avec des morceaux courts, directs, simples et efficaces, comme celui qui ouvre le disque « under my wheels », mais aussi des pièces plus ambitieuses, qui servent de bande son au film d’horreur qui se déroule sur scène, comme le morceau qui donne son titre à l’album. Malgré tout, ces morceaux aux climats changeants restent de facture relativement conventionnelle.
On est loin bien sûr du glam souriant ou festif évoqué avec Slade ou Gary Glitter, ici, c’est plutôt les troubles angoisses de l’adolescence qui sont mises en avant, avec références obligées au sexe, à la violence et bien sûr à la Grande Faucheuse. Un glam sombre et désespéré, qu’on pourrait aller jusqu’à qualifier de « gothique », en tout cas quelque chose d’assez original et qui garde aujourd’hui encore une forte personnalité.
Musicalement, c’est une totale réussite : que des bons morceaux, beaucoup d’idées, beaucoup d’imagination, aucune démonstration, aucune longueur, avec une maitrise instrumentale impeccable et une production magnifique de clarté et de précision (Bob Ezrin).
Et le tout est emballé dans un bel écrin dont il nous reste à dire un mot : différentes versions existent, j’ai celle de l’époque, un gatefold avec le disque à gauche et le calendrier qui se déplie. Mais j’ai aussi une version simple, présentée à l’envers et surtout dont le disque est bizarrement marqué « mono ». Certainement une erreur d’impression, ce qui doit marquer une certaine rareté.

Alors maintenant, prêts pour le grand guignol ?
http://www.mediafire.com/?ui2ifzqymjf5l2tA +
