Johnny Cash, les Kinks, Yes et Joy Duivision peut être, mais pitié pas les Naasts !

J'ai lu l'article, et il met juste la même mauvaise foi à les défendre qu'il utilise habituellement pour torpiller les groupes qu'il (prétend) détester ! (les détracteurs des Naasts sont nazi, rien de moins...)
Peut être mais ça fait toujours plaisir de lire des réferences autre que les White Stripes ou Kooks à l'instar du Alan Bown Set ou de Timebox.
(N'emêche j'étais au fameux concert
à la fourchette des Naast à Bègles, je voulais juger sur pièce. Ils ont reçus quantités de cannettes...ha ha )
Et C'est déjà pas mal dans un canard comme ça. Et puis il y a 5-6 ans il s'était fendu l'album du mois, qui était le Yellow Glass Perspections des Embrooks :
En attendant que Jérôme Reijasse et ses nouvelles recrues ne viennent sauver le rock and roll, les frustrés du genre — cette majorité silencieuse — ont de quoi tenir jusqu’à la prochaine révolution... Dites-le fort : “Yellow Glass Perspections”, à une autre époque (1966 ? 1976 ?), aurait défoncé la sinistre porte de l’histoire. Aujourd’hui, ce disque insensé arrive juste à point pour survivre à l’hiver, et c’est déjà énorme en cette morne saison où l’on se doute bien que ce n’est pas le prochain Oasis qui permettra de manger à sa faim. L’heure est donc venue de quitter les sentiers battus des albums officiels proposés par les majors et de voir un peu ce qui se trame dans le maquis où l’on pratique encore le combat à l’arme blanche. Groupe phare de la scène mod actuelle londonienne, les Embrooks en imposent. Là où leurs camarades revivalistes s’obstinent à copier Small Faces ou Prisoners, ce trio supersonique s’attaque à la montagne freakbeat, cette pop anglaise sixties accolant pop-art mod et psychédélisme tendance dure, beaucoup plus mélodique et ambitieuse que le simple garage américain. John’s Children, Creation, Sorrows, Birds, Golden Earrings, Attack, Fire, Yardbirds de Jeff Beck voire certains Move sont quelques-uns des esprits convoqués sur cet album ultratoxique. Ces types-là connaissent leurs coffrets “Rubble Collections” par cœur (trois reprises ultra obscures piochées dans ces compilations mythiques de freakbeat psyché anglais sont de la partie : “Riding A Wave”, “Francis” et “Children Of Tomorrow”) et semblent avoir littéralement digéré l’héritage monstrueux de mille groupes anglais et hollandais inconnus ayant enregistré autant de pépites entre 1966 et 1969. D’habitude, les groupes de la scène mod ont un problème récurrent qui se résume en quelques mots : incompétence musicale, faiblesse d’écriture et production chétive. Trois écueils surmontés dans la joie et l’allégresse par ce stupéfiant trio qui joue et compose avec un talent magistral. La vilaine batteuse frappe comme Keith Moon et les deux autres pas beaux lâchent une furie ultime qui n’est pas sans évoquer le meilleur de You Am I, tandis que le chanteur italien Alessandro Cozzi Lepri (médecin gros ponte au demeurant, spécialiste du sida, tenant conférences dans le monde entier) déballe le grand jeu guitaristique psyché au goût absolu. Partout ses solos branlent le mammouth, partout ses décharges sales et humides agitent et déchirent des morceaux à la vitalité inconcevable. Avec une production à la fois crue et surpuissante, soit tout le contraire de la triste routine néo-sixties habituelle, les Embrooks trouvent l’emballage parfait pour publier une douzaine de titres insensés largement au-dessus, non seulement de la scène revivaliste, mais également et surtout d’à peu près tout ce qui se fait en Angleterre actuellement : ceux que les afféteries largement surestimées des Libertines consternent, ceux qui trouvent difficiles à avaler les duranduranismes pathétiques de Franz Ferdinand, tous ceux-là, et ils sont légion, feraient bien de s’immerger dans le torrent inouï des Embrooks, trio lettré, à l’insolent savoir-faire et à la puissance atomique.
Nicolas Ungemuth
Mais bon moi je suis lassé de ce faux débat... Il est rock critique il s'est donné les moyens de le devenir, heureusement qu'il est partisan et qu'il défend sa chapelle... Ce que les gens n'arrivent pas à encaisser c'est sa liberté de ton et ce qui les dérangent c'est le fait qu'il n'ai pas d'icônes. Qu'on le critique pour sa mauvaise foi ça me fait doucement rigoler quand certains ici continue d'acheter les derniers disques de Plant ou de Clapton en espérant qu'ils soient aussi bon qu'ils l'ont été il y a 30 ans. C'est peut être pas toujours flatteur d'être un franc-tireur mais ça a le mérite d'être sacrément salvateur quand aujourd'hui on croit encore en ces vieux éléphants.
OTH chantaient
Euthanasie pour les vieux rockeurs...