J'ai eu affaire avec des collectionneurs fortunés quand je vendais sur ebay, mais de la a mettre
6000 euros dans un Suck (il a l'air neuf),
5000 pour le premier Can ou
2000 pour le Nosferatu entre autre c'est bien trop abuser, ca fait plus "musée" qu'autre chose, un peu comme e-cellaronline sur ebay avec son premier Jefferson Airplane a
9000 euros (toujours pas vendu depuis 5 ans).

Ah oui ! Effectivement, je n'avais jamais entendu parler de prix pareils, juste des ventes "record" aux alentours de 1500 euros... des rigolos, quoi !
Mais accepter de payer de tels prix pour des disques, c'est une maladie, quels que soient ses revenus. Et l'on se demande quelle valeur symbolique peut avoir l'objet vinylique pour que quelqu'un l'échange contre tant d'argent.
Ce sont des névroses qui me dépassent. Une fois, à Music Action, lorsque les imports déments qui me faisaient saliver coûtaient entre 30 et 40 F., ils avaient mis la main sur un petit nombre d'exemplaires du pressage original IA du premier 13th Floor Elevators qu'ils vendaient 130 F. Eh bah, j'ai pas acheté. Et même si j'ai gardé l'anecdote en mémoire, je m'en rappelle plus comme la fierté de n'avoir pas succombé à un plaisir instantané, mais finalement frustrant, que comme un regret de n'avoir pas, aujourd'hui, cette galette classée verticalement parmi mes 33 t.
Car, avec ce budget, je me suis payé le disque de Boot, la BOF
Revolution,
Nuggets en solde (authentique ! 35 balles

) et le sublime pressage américain du
Night Lights d'Elliott Murphy (bon, ce n'était peut-être pas
exactement ces disques-là ce jour-là, mais j'ai acheté tout ça là-bas pour 130 F.). Et ceux-là que j'adore, quand je les manipule, je sais au moins que ce ne sont pas des usurpateurs...
