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Sans les bootlegs, 90% des disques que l'on adore serait très durs à trouver. Si un groupe souhaite rééditer ses disques et se trouve doubler par un bootleger, il n'a qu'à contacter le label en question. Certains n'ont pas d'adresse bien sur mais dans ces cas là il s'agit en général de tirages très limités donc une réédition légale ne devrait pas etre un problème (surtout si le groupe a encore les bandes, plus peu ajouter des inédits et des photos jamais vu, sans oublier raconter leur histoire dans les notes). Et c'est aussi grave aux boots que bien des groupes sont reconnus. Il y a bien sur quelques sales types dans le lot qui n'ont pas de respect pour les groupes, mais les groupes doivent avant tout chercher un deal dans ce genre de situation, les bootlegers étant souvent des fans aussi, les choses doivent pouvoir s'arranger. Et finalement, il y a assez peu de groupes qui se lancent dans la réédition de leur matériel par rapport à tout ce qui existe.
Si un groupe souhaite rééditer ses disques et se trouve doubler par un bootleger, il n'a qu'à contacter le label en question.
Plusieurs de ces labels s'établissent dans des pays "permissifs" comme le Luxembourg, le Lichtenstein, ou même l'Italie. Ces labels à bootlegs se savent à l'abri de poursuites pour deux raisons : la loi de leur pays, et les frais que représente une bataille juridique pour l'artiste. Certains musiciens attaquent ces labels, mais peu finissent par avoir gain de cause. Le groupe Analogy, par exemple, a réussi à obliger Akarma à légaliser sa réédition CD. Initialement, le label a réédité le premier album du groupe sans leur autorisation. Ce n'est qu'après le déclenchement d'une demande en procès qu'Akarma a décidé de respecter les droits des musiciens. Toutefois, le fait qu'Akarma soit un label italien, et Analogy un groupe italien également, a peut-être joué en leur faveur. Mais des musiciens américains n'ont pas forcément les moyens financiers de se lancer dans un combat perdu d'avance contre un label luxembourgeois, et plusieurs labels ne prennent même pas la peine de leur répondre...
... surtout si le groupe a encore les bandes, plus peu ajouter des inédits et des photos jamais vu, sans oublier raconter leur histoire dans les notes...
Là est justement l'horreur de la démarche de ces labels ! Prenons le cas de Savage Resurrection. Il faut d'abord savoir que, dans bien des cas, les musiciens n'ont plus les droits sur leur musique des années 60 et 70. Ils doivent donc se battre pour avoir l'autorisation de rééditer leur propre album, récupérer les maquettes, travaillent fort à nettoyer le son, fouillent pour trouver des inédits pour les fans, font un beau livret complet. C'est ce qu'avait fait Savage Resurrection en rééditant l'album sur le label Mod Lang. Et ces escrocs de Progressive Line n'ont rien fait d'autre que prendre le CD de Mod Lang, en faire rapidement une copie intégrale avec les bonus, et la balancer illégalement sur le marché ! Et Tapestry Records balance maintenant le vinyle, sans l'accord des musiciens. Savage Resurrection travaille depuis quelques temps sur une réédition de leur disque avec Mod Lang. Livret de 12 pages, inédits, etc. Mais Mod Lang peut ne pas vouloir investir dans ce projet puisque, à cause des trois éditions pirates sur le marché, la demande du public n'est plus assez forte.
Et c'est aussi grâce aux boots que bien des groupes sont reconnus.
Faux ! C'est grâce au téléchargement gratuit, que les gouvernements condamnent quand ils ne font rien pour stopper ces vautours ! Si les gens achètent des bootlegs, c'est généralement parce qu'ils ont découvert l'album sur le Net et veulent l'avoir. Ils ne savent généralement même pas que le CD qu'ils achètent pour encourager l'artiste fait tout le contraire...
les bootlegers étant souvent des fans aussi
Faux encore ! S'ils rééditaient par passion, ils auraient à coeur de respecter les droits des musiciens ! Les groupes ne touchent qu'un euro par CD vendu de la part des labels sérieux. 1 euro ! Si les labels que je dénonce étaient orchestrés par des fans, ils accepteraient de verser cette maigre somme aux musiciens. Mais ils s'en foutent royalement, leur but étant uniquement de gagner beaucoup d'argent en répondant à une forte demande. Je soupçonne plusieurs patrons de ces labels de ne même pas connaître la musique qu'ils balancent frauduleusement sur le marché !
Dernière édition par Witchy Cow le Dim Jan 20, 2008 9:47 pm, édité 3 fois.
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