Mes chers amis à l'autre bout de la terre,
Pour cette nouvelle leçon, je vais me permettre exceptionnellement d'ajouter une touche de vécu dominical...
Mise en situation : vous passez quelques jours à Montréal en pleine période des Francofolies. Vous apprenez qu'au spectacle de clôture, le grand Pierre Lapointe (pas encore très connu en Europe, mais vous n'avez pas fini d'en entendre parler, malheureux !) chantera accompagné d'un orchestre de 80 musiciens. Ô magie, vous jubilez !
Arrivé sur la rue Sainte-Catherine en ce dimanche soir encore ensoleilllé, vous constatez une chose : Montréal est la ville la moins agoraphobe du monde ! Et tous les Montréalais sont mélomanes ! La preuve : ils sont tous là !
Vous allez vous entasser dans la 548e rangée de sardines et le spectacle commence enfin. Le chanteur vient à peine de monter sur scène que, devant vous, une pétasse hyper parfumée se met à jacasser comme une pie avec son mec. Derrière vous, un crétin parle boulot en anglais au téléphone. À droite, trois connes qui gloussent. Bref, du spectacle, vous n'entendez rien, et il vous vient des envies de meurtres.
Quand, en plein pendant votre chanson préférée, la grue devant se met à raconter les péripéties de son marmot qui s'est fait tabasser à l'école (bien fait pour sa gueule !), vous explosez ! Explosez, mes chers ! Si vous saviez comme je vous comprends ! Mais explosez en québécois, de grâce !
Voilà ce qu'il faut dire à cette conne en la prenant fermement au collet :
Hey, ostie d'épaisse, farme ta yeule ou j't'en câlisse une tabarnak !
Traduction : Hé, l'idiote, ferme ta gueule ou je te fais avaler tes gencives !
Ça défoule, ça fait un bien fou, mais assurez-vous toutefois que l'emmerdeuse n'est pas accompagnée d'un malabar, dans quel cas le défoulement pourrait changer de côté.
Voilà, j'invite comme toujours nos amis belges, suisses, marocains ou vivant dans un bled reculé de la France profonde à transposer la scène dans leurs terres
