Je suis persuadé qu'un modèle économique est viable pour les disquaires indépendants à certaines conditions :
- se constuituer en réseau pour négocier les mêmes avantages que les grandes surfaces auprès des gros distributeurs
- disposer à côté de ça du catalogue le plus vaste possible avec des vendeurs passionnées et compétents
- ne plus être un simple magasin passif (qui attends que les clients entrent et achètent) mais être un acteur au niveau local (concerts, fanzines, radios...)
- et surtout... vendre aussi sur le net.
Mon disquaires, situé en plein centre ville, était à 2 rues d'un côté de la Fnac, et à 2 rues de l'autre côté d'un Virgin.
Le virgin a toujours été d'un ridicule et son catalogue d'une pauvreté affligeante.
La Fnac en revanche lui donnait du fil à retordre car elle avait un rayon disque fourni. Ce rayon a fondu comme neige depuis 2 ou 3 ans. Du coup j'avais bon espoir, mon disquaire se retrouvait sans concurrence... autre que celle de net.
Et ben non
- se constuituer en réseau pour négocier les mêmes avantages que les grandes surfaces auprès des gros distributeurs
Je doute qu'ils parviennent à s'entendre... N'oublie pas qu'on parle de commerce, donc de concurrence, de rentabilité, d'argent, pas forcément de passion.
- disposer à côté de ça du catalogue le plus vaste possible avec des vendeurs passionnées et compétents
Jamais leur catalogue ne pourra rivaliser avec celui du Net. Ces disquaires sont parfaits pour un grand nombre de mélomanes qui débutent une collection, ou n'ont pas des goûts particulièrement pointus. Les trucs hyper rares, c'est sur le Net qu'on les trouve.
Aussi, il peut y avoir des critères totalement différents qui conduisent à la fermeture d'un magasin de disques. Problèmes personnels, lassitude, retraite, etc.