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Inscription: Dim Déc 16, 2007 3:53 am Messages: 15010 Localisation: In the Heart of the City
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J'écoute souvent Lhasa de Sela
à écouter ici pour découvrir le morceau La Marée Haute sur l'album Living Road
http://lhasadesela.com/fr/musique
D'autres infos en provenance de son site
Elle est née à Big Indian, petit village sis entre les monts Catskill de l'État de New York. Elle n'y restera que peu de temps, ses parents farouchement idéalistes, n'étaient heureux que dans le mouvement. Allergiques à la vie rangée, ils se laisseront guider par la magie de la vie. Pendant sept ans, la famille sillonne les États-Unis et le Mexique à bord d'un bus maison. Commence alors pour Lhasa une relation intense avec la route. Elle voyage aux côtés de ses trois soeurs, de sa mère photographe et de son père écrivain, professeur d'espagnol, qui se fait aussi, au besoin, ouvrier de chantier ou cueilleur de fruits. L'imaginaire de Lhasa se développe au contact des livres, contes de fées, contes radiophoniques et des paysages qui défilent le long des nombreuses routes empruntées. Elle est consciente de la chance qu'elle a de vivre sa jeunesse ainsi, telle une grande aventure et ce, malgré la promiscuité parfois étouffante et l'insécurité quasi quotidienne. Ces années-là sont bercées par les classiques américains et mexicains qu'écoute son père et par la musique latine, arabe, tzigane et japonaise qu'aime sa mère.
Dans le milieu des années 80, l'autobus s'arrête à San Francisco où, à l'âge de treize ans, Lhasa se met à chanter des refrains jazz et des airs mexicains, a capella, dans les cafés. Elle découvre peu à peu le pouvoir d'évocation de sa voix, qui ne va ressembler à aucune autre, capable de dire l'aube autant que la plus impitoyable des tempêtes.
Six années plus tard, la route la mène à Montréal où ses pas croisent ceux du guitariste et réalisateur Yves Desrosiers. C'est une rencontre déterminante. Pendant près de cinq ans, ils écument les bars de la métropole. Puis leur collaboration s'oriente vers la création, donnant peu à peu forme à La Llorona, cet album paru chez Audiogram en février 1997 et qui va connaître un succès retentissant. Empruntée à la mythologie aztèque, la figure de La Llorona désigne la pleureuse qui ensorcelle les hommes en leur chantant des mélodies tristes. Cet album, interprété en espagnol, fut qualifié de « rare et unique ». Des centaines de milliers de personnes tomberont sous le charme de la voix envoûtante de la chanteuse, de ses textes d'une poésie accomplie et de sa musique riche en parfums divers. Au Québec d'abord, où elle remplit les salles et mérite le Félix Artiste québécois - musique de monde, en 1997, puis au Canada, où elle emporte le Juno Best Global Artist en 1998, aux États-Unis et en Europe, particulièrement en France. L'album sera certifié disque platine au Canada (110 000 albums vendus), triple disque d'or en France (300 000 albums vendus) et se méritera tour à tour le Félix
Artiste québécois, Musiques du monde et le Juno Best Global Album of the year.
Après presque trois années de tournées incessantes, à la veille des années 2000, Lhasa éprouve le besoin de renouer avec ses sources intérieures. Pour la chanteuse, la musique est un geste sacré, loin de l'entertainment. Elle décide donc de continuer le chemin en s'éloignant du cadre dans lequel l'expérience de La Llorona l'a plongée.
Lhasa part vers l'Europe rejoindre ses trois soeurs en Bourgogne, qui oeuvrent dans un cirque « contemporain », proche du théâtre intimiste. Si Lhasa retrouve une part d'elle-même, elle se frotte à un univers exigeant, fait de rencontres insolites, mais aussi de moments éprouvants. La troupe ne fait pas que jouer, elle assure aussi l'infrastructure du cirque. Montage et démontage du chapiteau, des estrades et des décors, trajets, campements… Au terme de nombreuses représentations, Lhasa s'établit à Marseille, ville indomptée, où se côtoient tant de contradictions, où se frôlent l'hier et l'aujourd'hui et où naîtront la moitié des chansons du prochain album.
De retour à Montréal, Lhasa retrouve en novembre 2002 François Lalonde, réalisateur, percussionniste et batteur accompli, et Jean Massicotte, également réalisateur et pianiste de talent. Ces deux-là vont coréaliser et assurer les arrangements de The Living Road, un disque très attendu des deux côtés de l'Atlantique.
Si La Llorona s'articule autour d'un personnage, The Living Road a pour figure centrale la route elle-même, comme une entité vivante, qui s'oriente tant dans l'espace que dans le temps, sans jamais être à sens unique. Les chansons, elles-mêmes, voyagent librement sur ce chemin, côtoyant le passé et le présent, puisant dans les trois langues de la chanteuse (l'espagnol, le français et l'anglais) leur identité propre.
En studio, le travail des trois complices a consisté à se laisser guider par chacune des chansons. Enveloppés dans le vaste et sombre studio de la rue Saint-Laurent, ils ont passé près d'un an, hors du temps, afin de laisser émerger la magie des chansons.
Et la magie a opéré. The Living Road est un album dont l'univers est éclectique, bouleversant et d'une rare intensité, que la chanteuse nous dévoile avec sa voix d'une beauté lumineuse et sans artifice. Les textes traversent et retraversent les frontières dans leur poésie intime, pleine d'humour et de mélancolie, portée par une musique intemporelle aux mélodies chantantes et aux rythmes texturés. The Living Road est un album d'une maturité déconcertante.
Dans ce nouveau projet, on perçoit une conviction, celle que chaque personne est une route vivante, qu'il n'y a de précédent à rien, pas même au passé qui demeure unique pour chacun de nous. « C'est ça qui anime les chansons sur l'album », dit Lhasa. « Cette force mystérieuse qui te pousse à ne te contenter de rien, à ne jamais te mettre dans une boîte et t'arrêter en disant : Ça y est ! Je suis ça ! La route est vivante, on ne peut la fixer et on le sait. »
_________________ The world is full of kings and queens Who blind your eyes and steal your dreams
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