
Un très bon article de Hugo Cassavetti (Télérama de cette semaine) (à lire ci-dessous pour les intéressés), m'a orienté sur cet album que je conseille vivement.
Deux morceaux, que j'aime particulièrement, en écoute pour vous faire une idée :
"Le psychédélisme serait-il l'avenir du rock ? Oui, à condition de ne pas s'y noyer, comme c'est trop souvent le cas. Alors que tant de groupes se réfugient dans de nébuleuses jams passéistes qui ne servent qu'à masquer une absence de direction et une incapacité à écrire de bonnes chansons, quelques valeureux artisans offrent un écho moderne aux plus excitantes aventureuses sonores de la fin des sixties. On pense, notamment, aux Canadiens de Black Mountain et des Besnard Lakes. Et aux Américains de Sleepy Sun, de loin la plus convaincante des formations à assurer la relève psychédélique de San Francisco, éternel berceau du genre.
Avec son art de jouer à merveille la carte de la dualité - deux voix, une féminine, une masculine, deux guitares qui se titillent sans répit et deux univers, l'un positivement heavy, l'autre acoustique et aérien, qui ne cessent de s'entrecroiser -, on retrouve sur Fever, deuxième album du groupe, l'esprit du grand Jefferson Airplane de l'ère Volunteers. L'esprit et pas la copie. Autrement dit, un éclectisme des plus cohérents où les envolées les plus acides ou planantes ne dérapent ou ne s'enlisent jamais. Parce que, d'évidence, Sleepy Sun connaît également son Black Sabbath (cette science du riff qui tombe en plomb à pic) et son Led Zeppelin (le plus folk des groupes de metal) sur le bout des doigts." (HC, Télérama)
Bebeto