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Anecdote : Au début des années 70. Gabin avait été convié à l'avant-première d'un film, dans une ville de France (sais plus laquelle, style Lyon) , un film dont il était la vedette, Refus dans un premier temps, puis après insistances répétées, acceptation du pacha. On lui envoie son billet de train, première classe et l'informe qu'un chauffeur l'attendra sur le quai pour l'amener à la salle. Là. le hic. Le chauffeur a eu un accident, et n'était donc pas sur le quai à l'arrivée du train. Pas de téléphones portables à ce moment-là, comme chacun sait. Une heure et demie plus tard, le chauffeur arrive enfin, va voir dans les divers buffets de gare où, selon toute logique, Gabin aurait pu s'installer. Rien. Demandes, questions du malheureux, affolé, personne n'a vu Jean Gabin dans la gare ? Personne. Téléphone chez lui, où on lui signifie que le dabe avait bel et bien pris le train convenu. Dans un dernier élan d'espoir, le chauffeur va voir sur le quai. Et là, tout au fond, sur un banc, solo, Jean Gabin. "Ah ben, c'est pas trop tôt, j'ai failli attendre". Anecdote rapportée par son secrétaire, dans son livre de mémoires.
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