Another Earth - Mike Cahill 2011
Un peu à la manière du
Melancholia de notre ami
Lars Von Trier, une manière "originale", c'est à dire anti-spectaculaire de traiter un thème SF par le petit bout de l'intime. Le point de départ, une jeune mineure admise au MIT (pourquoi ? va savoir) promise à un brillant avenir tue accidentellement une femme et son enfant, laissant le mari (professeur d'université émérite pas ça) dans le coma.
Les cases attendues et obligées sont "prison", "tenta de suicide", "rédemption" et "
finale en forme de point d'interrogation", avec pour décor un clair de
Terre 2, une sœur de la Terre où l'Autre Soi est bien un double réel et peut-être même a-t-il un destin différent, voire meilleur que dans cette vie ici-bas.
Vous l'aurez compris ne reculant devant rien, surtout pas devant le sérieux, le film propose une petite soupe philosophique sans goût à qui il manque le pistou.
On s'ennuie douillettement, la musique post-rock illustre une mise en scène "indie", c'est à dire, avec les tics de rigueur, faits de décadrage, de montage qui se veut cavalier, de surexpositions.
Volonté de faire original qui cache mal le thème archi-rebattu de la seconde chance, cher aux américains et autres pieux membres de l'humanité.
L'actrice et co-scénariste s'en sort plutôt bien. C'est pour elle que j'ai terminé le film.