Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma FranceLa référence à Robespierre est quand même nase (l'être suprême, super...). Désolé, la France de Ferrat me parle (et encore, le déisme de Robespierre certainement pas), sa chanson aucunement. Je veux dire par là que je lirais, à la limite, volontiers le texte (en le trouvant peut-être juste, mais pas très "beau", l'alexandrin justement peut-être, forme surannée ? Je ne sais pas), mais quand une chanson n'est qu'un pamphlet (je veux dire par là que seul le texte, politique, engagé, peut en faire l'intérêt pour moi), elle cesse de m'intéresser.
Hé ! C'est sûr qu'il prend un risque en choisissant Robespierre, pas tant pour le déisme que pour les flots de sang... Pas de Place Robespierre en Ile et Vilaine, à Paris ou ailleurs... Pas spécialement cureton, Jean Ferrat, alors pourquoi Robespierre ?
Pour la provocation, bien sûr, pour la révolte, pour la révolution; ça fait le pendant aux alexandrins, au grand orchestre...
Il est vrai que
le sang sèche vite en entrant dans l'histoire...
Le pamphlet oui, et même un peu plus noble, une touche de poésie. La tradition "rive-gauche" a toujours ce petit côté ringard, mais elle se perpétue, même si là, c'est vrai, on n'est pas obligé d'aimer
N'empêche, ferrat chantant "les jeunes républicains indépendants" ça avait de la gueule.