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Qu'est-ce qui fait de cet album un album de heavy rock psyché, c'est d'abord le chant, sorte d'incantations grégoriennes (I'm Going Mad), cri primal ou spoken word. K. Meine moins chanteur ici que shaman dans pratiquement toutes ses interventions et qui sortent les morceaux des standards couplets/refrain. Le côté atmosphérique des compositions qui lorgnent du côté de Santana ou de Pink Floyd, par exemple. Des effets sonores assez étranges sur Leave Me, la wah wah... Sur la longue pièce Lonesome Crow, le groupe vise à aboutir à quelque chose d'hypnotique, avec ses ruptures, ses effets sonores hendrixiens...
De multiples influences, Hard (Deep Purple, Led Zep ne sont jamais loin), jazz, blues, rock, psyché, montrent clairement que ce groupe jeune, M. Schenker n'avait pas 17 ans, cherche encore sa voie.
A signaler, outre le jeu stupéfiant du jeune effronté, la section rythmique et notamment la basse qui abat un énorme travail en étant véritablement l'ossature du tout.
Un disque ambitieux. Assez Krautrock dans sa volonté d'explorer différents territoires, le producteur Connie Planck (Ashra Tempel, Eloy, Neu ! Cluster...) y est pour beaucoup.
_________________ "I took a dead man's Gibson, gonna write the world's last great song But my muse was out fucking in gutters all night long"
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