Les titres01. "Glad (Winwood)" 6:59
02. "Freedom Rider" (Capaldi/Winwood) 5:30
03. "Empty Pages" (Capaldi/Winwood) 4:34
04. "I Just Want You to Know" (Capaldi/Winwood) 1:30
05. "Stranger to Himself" (Capaldi/Winwood) 3:57
06. "John Barleycorn" (Traditional/Winwood) 6:27
07. "Every Mother's Son" (Capaldi/Winwood) 7:08
08. "Sittin' Here Thinkin' of My Love" (Capaldi/Winwood) 3:33
09. "Backstage and Introduction (live)" (Capaldi/Winwood) 1:50
10. "Who Knows What Tomorrow May Bring (live)" (Capaldi/Winwood/Wood) 6:56
11. "Glad (live)" (Winwood) 11:29
Un lienhttp://rapidshare.com/files/297425143/j ... st_die.rarQuelques remarques A l'origine, ce devait être un projet solo de
Stevie Winwood au sortir houleux de
Blind Faith, qui devait s'intituler
Mad Shadows avec
Guy Stevens à la production. Mais en intégrant peu à peu
Jim Capaldi et ses talents d'écriture et de musicien, batteur-percussionniste et
Chris Wood, saxo/flûte/Clavier/percussions, sur une idée de
Chris Blackwell certainement, ce projet s'est transformé en un nouvel opus studio de
Traffic.
Est-ce l'absence de
Dave Mason ou bien l'expérience
Blind Faith qui donne à l'album son originalité ? Toujours est-il que le style
Traffic est plus affirmé ici. Avec toujours cette voix
Blue Eyed Soul de Stevie Winwood, teintée d'arrangements jazzy et de folk.
Le morceau qui ouvre l'album,
Glad, est un instrumental qui, comme son nom l'indique, est jouissif à souhait, avec un swing jazzy et semble marquer les retrouvailles de musiciens qui se régalent à jouer ensemble. Et cela s'entend.
Il sert d'efficace introduction au reste de l'album, et notamment au morceau suivant,
Freedom Rider, plus groovy, dans lequel la voix de Winwood fait merveille. Un son presque
blaxploitation. le solo de flûte y fait penser, des changements de rythme et un
finale en apothéose, avec toujours ce plaisir de jouer ensemble.
Le troisième morceau,
Empty Pages, avec un son et la voix qui me font penser aux albums solos à venir de
Peter Gabriel (oui, oui, c'est étonnant mais je n'avais jamais pensé à la parenté des deux artistes...). L'orgue y est omniprésent (trop pour certains sans doute) et toujours cet espace laissé au jeu.
I Just Want You To Know est une pièce courte, comme un intermède musical improvisé basé sur une seule phrase, avec un petit solo de guitare électrique bienvenu.
Stranger To Himself, produit non pas par Winwood et Blackwell mais par Stevens, rappelle le travail que celui-ci faisait avec
Free. Winwood joue de presque tous les instruments et oriente ce morceau vers une sorte de blues blanc avec une touche pop.
Le morceau qui donne son titre à l'album est un traditionnel sur les méfaits de l'alcool, arrangé par Stevie Winwood, et dont la touche pastorale, la guitare acoustique et surtout la flûte de Chris Wood, qui porte bien son nom, y est pour beaucoup et le tout fait penser indubitablement à
Jethro Tull. On reconnaît à peine la voix soul de Winwood ici, preuve de son immense talent d'interprétation. Étrange pièce qui donne son nom à un album qui, au final, ne lui ressemble que très peu.
Every Mother's Son, second titre produit par Stevens, et dernier de l'album introduit une guitare proche de celle de
David Lindlay. La partie chant laisse encore sa place à un long moment instrumental. La boucle est bouclée.
L'album regorge d'imagination et d'ouvertures, peut cependant paraître fourre-tout, passant du jazz au folk, avec des ruptures de tons d'un morceau à l'autre, ballade poétique et groove funkysant, mais figure parmi les plus intéressants du groupe et témoigne de l'excellence musicale du groupe.
En bonus, quatre morceaux, dont le live de Glad qui prouve que Traffic était aussi (et surtout ?) un sacré groupe de scène.
Un lien pour une revue de petites reviewshttp://www.superseventies.com/sptraffic2.htmlBebeto.