Vous ai-je déjà dit combien j'aimais cet album ?
1972, la galaxie progressive est en pleine ébullition. Yes est au bord du gouffre, Jethro Tull fait dans la brique, ELP trilogise et l’horizon de Pink Floyd s’obsurcit de nuages qui ne s’écarteront que pour révéler la face cachée de la lune. Mais le génialissime et théatral Peter Gabriel accompagné de sa bande de babas cool met tout le monde d’accord avec ce chef d’œuvre qu’est Foxtrot.
Dès que le thème de
Watcher of the Skies emplit l’espace sonore l’auditeur est plongé dans une saga angoissante digne de Franck Herbert.
Avec
Time Table, ce grand conteur qu’est Gabriel nous emmène aux temps des preux chevaliers de la Table Ronde pour une ballade anglaise raffinée parlant d’honneur et de tolérance.
Toute la démesure et le génie de Genesis s’exprime dans les 2 morceaux suivants
Get ‘em out by Friday (fable futuriste et totalement folle d’un monde ou le gouvernement impose des lois pour règlementer la taille des humanoides !) et
Can-utiliy and the Coastliners secoué de breaks, de nappes de melottron et des vrombissements de la basse de Rutherford.
Horizon, magnifique courte pièce acoustique de Hackett fait la transition avec le chef d’œuvre de Genesis,
Supper’s Ready longue suite à multiples tiroirs nous emmenant pour un lointain voyage surréaliste dans lequel le Gab’ le groupe démontre tout son talent.
Foxtrot sonne peut-être un peu daté à présent mais reste un opus démesuré, grandiose, un de ceux en tout cas avec lesquels je me suis construit musicalement.

