
Un album sorti tout droit de l'espace tant les compositions sont sombres, tristes et tellement tortueuses. Débutant par "21ST Schizoid man", morceau très fort avec en fond, la voix torturée de Greg Lake, paraissant provenir d'une lointaine planète, comme un appel au secours désespéré, révélant le terrible destin des hommes du vingt-et-unième siècle. Ce morceau se révèle être d'une très haute technicité où guitare, basse et batterie s'envolent pour des hauteurs infinies. "I talk to the Wind" est beaucoup plus mélodique, on peut y entendre de la flûte traversière, titre plein de souffrance, évoquant un homme perdu, parlant au vent et attendant une réponse qui ne viendra jamais. "Epitaph"

tellement mélancolique tant dans le texte que dans la musique, met en scène des violons et du mellotron. Caractéristique de la musique du Roi Crimson où se succèdent passages chantés et longues envolées instrumentales, ce qui donne des morceaux très étendus comme en attestent les douze minutes de "Moonchild" qui contient un long passage de bidouillages instrumentaux évoquant le rêve. Le dernier titre, "The Court of the Crimson King", véritable chef d'œuvre mêlant d'impressionnants chœurs et une rythmique impeccable à la guitare fantastique du "professeur" Robert Fripp, principal compositeur du groupe. C'est album est assurément un des meilleurs albums de Musique de tous les temps.

/5
« Désarroi » sera mon épitaphe.
Tandis que je marche péniblement sur un sentier fissuré et accidenté.
Si nous réussissons nous pouvons tous nous reposer et rire
Mais je crains que demain je ne pleure
Mais je crains que demain je ne pleure