Je profite scandaleusement de la discothèque du copain. Quelques écoutes aujourd'hui :
On the Corner de Miles, dont j'ai définitivement décidé que ça n'était pas pour moi : ça me saoule. Un
Greatest Hits de Buddy Holly en vinyle, ça fait toujours plaisir, quelle classe. Le premier Santigold, qui était une excellente surprise dans un registre variété oecuménique : un coup rock, un coup pop, un coup club rap, etc., très frais. Et là, j'ai mis la main (en fouillant un peu, j'ai honte) sur quelques compiles Blue Note de bon aloi, dans l'esprit "les origines du rare groove", patronés par Giles Peterson, on voit l'angle d'attaque, des soi-disant (je n'en sais rien) rare cuts qui balancent pas mal il faut le dire. En ce moment, la compil'
Blue Juice, meilleure que les
Blue Break Beats écoutés plus tôt, sélections un peu attendues.
J'ai donc fouillé, c'est lamentable, mais ça m'a permis de me poser une question existentielle à la suite de cette observation : les amis chez qui nous logeons ne sont pas mes amis, à la base, mais ceux de ma compagne, je ne les connaissais pas avant 2008. Or, ils ont a peu près (le peu que j'écoute en ce moment)
la même discothèque que moi. Je trouve ça très troublant. Indie rock, électro, jazz, rap, pop sixties, trip-hop, postpunk, etc. : les mêmes genres, et surtout, les MÊMES disques. Et j'ai l'impression que ça m'arrive tout le temps

Moi aussi :)
Donc, il faut aller à la marge de la discothèque, les trucs que tes amis hésiteraient à te faire écouter, les disques qu'ils vivent tout seul, le jardin secret.
Suspect, Above Suspicion, LP 1980
Des bataves, à l'existence brève, mais expérimentale.
