Parce que chuis fière des conneries que je débite
Ode aux boulets[ironie]
<-- Je mets des balises, que tu comprennes que ce n'est que de l'humour... La route est toute tracée et s'ouvre à toi grâce à elles, laisse toi guider ! Ou comme disait un grand philosophe : "Met de l'huile petit homme, dans la vie, faut qu'ça glisse !"(Tonton Regg'lyss l'ancien)Ô toi, boulet qui me lis.
Oui, toi qui, de tes petits yeux remplis de naïveté mesquine, parcours ma verve doucement chuchotée sur mon clavier…
… pour ne pas t’effrayer, tant ta petite pupille fébrile est attentive, à la moindre attaque de notre part ou occasion de te faire toi-même trépassé, sans vraiment t’en rendre compte, en tendant des perches longues comme un bras... Que dis-je ?! Un nez de cyrano, autrement dit , une péninsule !
On te mésestime, boulet, sache-le !
Car vois-tu, nous sommes tous plus ou moins assez boulet dans l’âme, pour te reconnaitre quand on t’aperçoit et ne pas aimer y voir notre propre image… mais, grand merci à toi, tu nous rassures toujours sur ce point.
Comprends-tu boulet ?
Nous ne sommes que des boulets communs, moyens, sans envergure ; à côté de tes forfaits journaliers, aux allures d’épopées spartes, où ils meurent tous.
Mais vois-tu petit boulet, je vais te dire un secret :
Les gens comme nous, ayant une boulattitude au même niveau, finissent par s’ennuyer entre eux. C’est assez grave comme sujet pour en parler, vois-tu.
Boulet ruminant dans ton coin, tout seul, aux yeux et aux oreilles de tous, parce que tu n’es jamais discret, écoute moi bien !
Toi, boulet, le grand boulet… Que dis-je… LE toréador du boulet, qui castre de ta prose acérée tous les taureaux de race fora et chan, de leur fertilité verbale, qui, jusqu’alors se broutaient le dialogue peinards en regardant le train passer, juste perturbés par quelques mouches de passage.
Et soudain ….
Tu es digne d’un générique d’Albator, tu sais ? : te voilà !
Tu arrives à grand coup de porte dans les pieds !
Oui tu m'as bien lu, je n'ai pas intervertis les mots !C’est un de tes dons innés, toujours ouvrir une porte sur le pied de quelqu’un par pur hasard répétitif. Ce qui nous fait pleurer, hurler, gémir, gesticuler dans la pièce et finalement t’insulter…. parce que ça t’a fait rire. Triste fatalité de ta condition de boulet : toujours rire du malheur que tu as provoqué.
Toi, l’innocence pure du boulet, tu ne comprends pas l’odieux actes qu’on te reproche ! Alors on se rejette mutuellement. C’est drôle, non, cette causalité ?
Vois-tu, boulet, le monde ne serait pas ce qu’il est sans toi !
Car grâce à ton intervention, presque aussi cosmique que le grand-boulet-divin- du-hasard, nos pieds n’auront plus pour seule perceptives ennuyeuses de choisir entre deux couleurs de paires de chaussettes, nenni ! Grâce à toi, ils devront aussi prévoir des chaussures une taille au dessus, qui n’appuient pas trop sur le pansement de notre petit orteil. Et comme tu le fais tout le temps, même les fériés, tout le monde se met d’accord sur toi : Quel boulet, ce boulet !
Oui, Boulet ultime, digne d’une épisiotomie loupée, mal suturée, déchirant nos vie dans un instant cruciale et nous empêchant de nous asseoir tranquillement, pendant longtemps… Avec toi, plus débats futiles sur le sens de la vie, plus de prises de bec sur la politique, fini les dialogues sans fin sur la religion ! Même Les prolife seraient d’accord avec les prochoix dans ton cas ! Et quant aux abolitionnistes de la peine de mort, ils appuieraient volontiers sur le bouton de la guillotine, en prenant un plaisir ironique de faire rouler "boulet" ta tête !
Tu es le ciment de notre société, la cohésion sociale tant espérée !
Il y a bien du boulet intermédiaire qu’on aime. Il y en a toujours un dans un groupe d’ami, tu sais ? Le pote qui dit les énormités qui nous font tous rire, ou celui qui te dira justement le truc que tu ne dois pas savoir, mais que tous tes proches savent… Le kéké du village qui met toujours d’accord les habitants sur ses capacités. Ce sont des boulets utiles et gentils de surcroit.
Mais toi, boulet à visé supra pas calculé :
Quand enfin un de tes pairs de choix arrive au pouvoir, par un miracle de sa trajectoire aléatoire de boulet, fluctuante, rencontrant et percutant l'Histoire avec un grand "H, au point de lui casser la gueule : les peuples s’émeuvent de ses bêtises, puis crient, hurlent, gémissent, en gesticulant dans tous le pays et ils l'insultent....
... mais ça le fait rire !
Cela finit par une révolution sans précédent dans l’humanité… un pansement énorme sur le petit orteil de la civilisation qu'il a endolorie.
On sous-estime gravement ta force boulet !
Sache-le, une bonne fois pour toute.
(Episiotomie ? …. le dictionnaire est ton ami. Tu sais, c’est le gros bouquin qui te sert pour caler ton Apn sur retardateur, pour faire des photo de toi avec de faux tatouage de badboys sur la peau …. Comment ça ?… Tu sais pas c'qu'sait que le retardateur….
...Suis-je bête ! J'avais oublié à qui j’avais affaire ! Tu prends tes autoportraits à travers un miroir mal nettoyé et des objets compromettant derrière toi… Pour sûr ! tu as la classe surtout dans la pause !... 'fin pour l'épisiotomie, demande à ta maman, elle te dira à quel point ton entrée dans le monde, te prédestinait à un belle avenir.)[/ironie]
<-- ça veut dire que c'est terminé, je te cause plus !Moralité : nous sommes tous le boulet que se traine péniblement quelqu'un. Nous formons donc tous une chaine de solidarité de la boulette, je vous le dit : la cohésion sociale est passé/passera par le boulet ultime que tout le monde s'est trainé/traînera ensemble, dans l'histoire de l'humanité.
ça pourrait être un cas intéressant à étudier...

Dédié aux modos et admins qui s'emmerderaient sans les boulets...