Samedi
Après un court réveil, à 7h, à cause de douteux supporters de Bordeaux, on se réveille vers 9h. La nuit a été bien meilleure, grâce à Roulianhov qui a su mettre en avant les capacités d'hébergement de ma voiture...
Le problème n°1, c'est qu'on a encore 8h à tuer avant la dernière journée du festival qui promet. Le second, c'est qu'on est limite à sec financièrement pour faire le moindre vide-greniers, qui nous obligerait, de toute façon, à aller sur l'Ile d'Oléron...
On décide alors de prendre notre temps, de se promener dans les rues de Saint Palais, de longer la côte. Dans le Centre-Ville, Il y a un marché. Rouli me fait remarquer à juste titre qu'il n'y a que du vin à vendre. Et pour cause ! Il s'agit d'une foire aux vins et à la gastronomie. On a à peine fini notre petit déjeuner qu'on nous propose une tranche de magret de canard au foie gras. Délicieux. On se défausse très maladroitement du vendeur par une réalité : on est là pour le festival et si on achète un exemplaire de ses magrets, il ne fera pas long feu dans l'habitacle de la Xsara... La réalité, c'est qu'on a suffisamment dépensé la veille pour se ruiner avec de la charcuterie, aussi délicieuse soit-elle.
PLus bas, le marché hebdomadaire double la superficie de la Foire aux vins. Faible, Roulianhov dépense 10 des 20 derniers euro qu'il a retiré à acheter de la saucissonaille.
Une fois cette promenade terminée, il est déjà 11h. Les jolie minettes se sont succédées sous nos yeux. Ce sera, en quelque sorte, notre fil rouge du week end.
On se redirige vers le Leclerc pour y acheter de quoi pique-niquer le midi. Luc ne retournera pas tenter sa chance avec la jolie desserveuse : son coeur est déjà pris pas une jolie petite métis aux yeux bleus qu'il a repéré la veille lors du concert de Karcius. Malheureusement, la mort dans l'âme, il a dû admettre qu'il n'était pas le genre de mec qu'elle recherchait... et pourquoi pas ?
Là se pose la question fatidique : où allons nous manger et qu'allons nous faire de toute l'après midi ? Le hasard nous mène dans un chemin caché dans un bois proche de Saint Palais. On y trouve un endroit parfaitement isolé, calme où on trouve un cimetière de pains moisis (?). Là, on y trouve un endroit paisible qui nous permet de manger en toute tranquilité et de nous laisser plonger dans une sieste bien méritée. Sieste bien courte, comme les nuits car on ne s'arrête pas de discuter. Roulianhov est un type avec qui il est toujours agréable de discuter, malgré notre écart de bientôt 14 ans !
On retourne vers Royan pour aller à la gare : Roulianhov veut voir quel(s) train(s) il pourra prendre le lendemain pour rentrer chez lui. Au retour, on tombe sur un Easy Cash. Par chance, rien à acheter...
Arrive le moment de se rendre au festival, on espère assister aux balances des trois groupes. On ne verra que l'ultime fin de celles de Cyrille Verdeaux.
Le concert commencera plus tard, comme la veille, à 18 h, à cause de la chaleur qui, apparemment, est insoutenable sur scène, face à la mer et au soleil...
On est pris d'une crainte certaine : ils ne sont que deux sur scène : Cyrille Verdeaux et Chris Kovax. Ce dernier nom me dit quelque chose mais je ne m'en souviens pas. Le reste des instruments est enregistré.
Pourtant, le concert sera très très bon, malgré quelques fausses notes (assez nombreuses) de Cyrille Verdeaux au piano, seul instrument qu'il joue. Kovax, lui est magistral à la guitare et a même droit à jouer deux de ses titres en rappel. Il lance même au public une annonce pour former un nouveau groupe "si vous jouez de la batterie ou de la basse et que vous avez envie de vous rendre en inde, contactez moi"
Fin du concert. Pause. Saucisse-frites...
Là, on apprend que le batteur d'Anglagard a fait un bad trip la veille, qu'il avait voulu rentrer chez lui et que, le jour même, il s'était blessé en se baignant... Plus tard, Aymeric Leroy (l'auteur d'un bouquin sur le Rock Progressif et récemment sur King Crimson) nous annonce qu'il a parlé avec le groupe et que l'ambiance est loin d'être chaleureuse. On craint un coup de Oasis au Rock En Seine...
En attendant, on assiste au concert de Karfagen. Très médiocre. Limite pop, surfait. Un titre, cependant a émergé du concert, digne d'être écouté.
Arrive enfin le concert d'Anglagard... Magistral, Le groupe est monstrueux sur scène et la musique encore plus magique que sur CD (que j'ai acheté juste avant, mais que je connaissais auparavant). Les nouveaux morceaux sont les dignes successeurs des titres de Hybris et Epilog. A un moment, Luc se tourne vers moi et me dit : "comment peut-on ne pas aimer le prog quand on entend ça ?" J'ai bien peur qu'il n'ait raison...
Vite, trop vite passé, le concert se termine néanmoins après minuit après un unique rappel. Le temps de dire au revoir à tous mes amis festivaliers, on regagne la voiture pour trouver un endroit pour dormir, le même que les deux nuits précédentes. Là, il y a une bande de poivrots qui, craignons-nous, va nous empêcher de dormir rapidement, d'autant que j'ai décidé de partir le lendemain à 5h.
On atterrit sur le parking d'un McDonald's qui a fermé. On y passera une nuit calme...
Dimanche
Le portable de Roulianhov sonne à 5h. Le réveil est difficile, mais il faut partir. Le chemin du retour sera nettement plus facile et agréable à faire. Malgré un petit tour en rond, nous ne nous sommes pas égarés... Rouli dort et rate un somptueux lever de soleil digne de la pochette de l'unique album de Quiet Sun, Mainstream.
Une petite halte à Montreuil Bellay, pour se vider la vessie, et tenter d'aller faire un coucou à une très bonne copine à moi. Mais celle-ci a déménagé... Il faut dire que je n'ai pas de nouvelle d'elle depuis près de 10 ans ... Je la retrouverai, tout le monde se connait là-bas.
Fin du périple en duo, nous arrivons à Angers avec près d'une heure et demie d'avance sur le train de Roulianhov. Je vais pour retourner aux toilettes, mais ... dame pipi

J'ai pas une thune, je me retiendrai.
De retour à ma voiture, Roulianhov est resté sur place. Je réalise que mon pneu est dégonflé... Je décide alors de ne pas perdre de temps et de rentrer au plus vite chez moi. On se dit au revoir et on se sépare, se promettant de se retrouver le soir sur le forum...
Pour ma part, la route du retour ne sera une promenade de santé. Je fais une quinzaine de kilomètre jusqu'à une station service afin de regonfler mon pneu. Avant cela, j'inspecte mon pneu et y trouve un clou de charpentier (5 mm de diamètre !) . Impossible d'enlever la roue : le connard de garagiste qui me l'a installé a vissé les écrous avec une machine pneumatique. Je décide alors de regonfler mon pneu et de tenter de rejoindre la prochaine station service afin de relancer de quelques kilomètre... En fait, je ne trouverai rien : soit pas de gonfleur, soit des gonfleurs payant. Le pneu s'est peu dégonflé en une vingtaine de kilomètre. Je tente d'aller plus loin. Je ne ferai que 8 km de plus. Le pneu est à plat et le clou est parti. Coincé, portable presque vide, je tente de me faire secourir par l'assistance de mon assurance, ce qui sera chose faite en à peu près une demi-heure...
Arrivé chez moi, je me fais engueuler par madame qui m'attendait tôt le matin. Du coup je me suis même pas fait engueuler pour tout ce que j'ai acheté pendant les 3 jours
