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De doute façon, la France est macquée par l'Europe du lobbying, entre autres maux. Il faudrait Gandalf à la tête du pays. Et encore... Un sketch de Raymond Devos, qui ne date pas d'hier. Il suffit de remplacer percepteur par finance internationale. Pour échapper à son emprise, j'ai tout essayé. Je suis même allé voir un prêtre. C'est vous dire à quel point j'étais désespéré ! Je lui ai dit : - "Mon père, je suis possédé du percepteur. Pouvez-vous pratiquer l'exorcisme ?" Il m'a dit : - "Mon fils ... Vous m'auriez parlé du démon ... J'aurais pu tenter quelque chose. Mais contre les puissances de l'Argent..." Je lui dis : - "Qu'est-ce que je peux faire ?" Il m'a dit : - "Payez ! ... Payez ! ... Payez pour nous !" Ce sont environ 3 000 groupes de pression qui disposent aujourd’hui d’une représentation permanente à Bruxelles, afin d’influencer au niveau de l’Union européenne l’adoption des décisions politiques, l’application des normes juridiques, ou encore l’attribution des fonds communautaires (9). On dénombre ainsi quelque 800 fédérations commerciales, 500 cabinets de conseils, 300 compagnies internationales, 300 organisations non gouvernementales, 300 entreprises nationales, 300 fédérations syndicales, 100 collectivités locales, 100 organisations internationales (10). Les fédérations commerciales européennes représenteraient un tiers de ces groupes ; les bureaux de consultants, un cinquième ; les entreprises individuellement, les ONG et les syndicats (d’employeurs ou de salariés), chacun environ 10% ; les représentations régionales et les organisations internationales, 5% chacune ; et les think tanks, 1%. Cette variété d’acteurs du lobbying peut être grossièrement scindée en deux catégories en fonction des intérêts défendus : d’une part, des intérêts qualifiés le plus souvent de civiques (causes environnementales, régionales, sociales et communautaires, intérêts des consommateurs) ; d’autre part, des intérêts liés aux producteurs (qu’il s’agisse du secteur marchand en général, d’une profession en particulier ou des intérêts des travailleurs). Or, les lobbies emploient entre 15 000 et 30 000 lobbyistes, et drainent un budget annuel qui oscille entre 90 et 900 millions d’euros selon les estimations (celles de la Commission et du CEO respectivement). A eux seuls, ces chiffres attestent de l’importance prise par le lobbying, qui constitue désormais dans l’UE un véritable secteur économique, celui de l’influence
_________________ Il est parfaitement superflu de connaître les choses dont on parle. Je dirais même que la sincérité en général dénote un certain manque d'imagination.
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