L'humour anglais me met en joie, les Monty Python que ce soit leurs films( la vie de Brian, sacré graal, meaning of life) ou le flying circus me font hurler de rire; Rowan Atkinson me laisse froid dans le rôle de Mr Bean mais dans the Black Adder il est génial. Il y a aussi un chroniqueur du Fou du Roi qui se nomme David Law( pas sur de l'orthographe) qui a un humour absurde qui me ravit.
Dans les français il y a eu Pierre Dac et Francis Blanche (signé Furax, mort aux Babus, le Sar Ramin Dranah Duval(
http://www.youtube.com/watch?v=saclo51a ... re=related pour ceux qui ne connaissent pas) Raymond Devos, et bien sur le plus grand (pour moi) Pierre Déproges qui en plus m'a permis de garder cette ligne svelte qui me caractérise car tout le temps qu'ont duré "les flagrants délires" je sautais le repas de midi pour ne pas louper ses réquisitoires( si cela intéresse quelqu'un j'en ai un enregistrement dont l'invité est Daniel Balavoine). Les vivants maintenant dans l'ordre décroissant il y a Didier Porte dont je dois avoir 70 ou 80 de ses chroniques que je m'écoute régulièrement, Christophe Alévêque et Stéphane Guillon.
Par contre je n'apprécie pas cette mode apparue il y a quelques temps où des animateurs de radio s'adonnaient aux canulars téléphoniques, aucun talent, à peine droles et souvent même affligeant, ils auraient du écouter celui de F.Blanche où il téléphone car son ouvre boite est coincé ou alors le cours Sautrop de Vincennes, ils auraient renoncé, pas au niveau.
Arthur me donne envie de gerber, Laurent Baffie je le trouve irrégulier, J'aime Bien Jean Yves Lafesse depuis Carbone 14 où il partageait l'antenne avec SuperNana.
Mais peut on rire de tout, voilà un vaste sujet qu'il sera long de développer. Oui mais pas avec n'importe qui dit l'adage, peut on rire de Dieu avec un ultra de quelque religion que se soit, peut on rire de la mort devant quelqu'un qui vient de perdre un être cher, les restrictions sont nombreuses dans le 1er cas ce sera le simple bon sens qui me censurera car la conversation dérapera à coup sur, dans le second ce sera juste le respect de l'autre, dans tous les cas enfoncer quelqu'un, la méchanceté gratuite dansle seul but d'espérer faire rire me navre.
On a des références communes. Très friande d'humour anglais aussi. Les Monthy Python, of course. Des comédies anglaises. Chez les Français, puisque tu parles de Baffie, j'avais adoré son film Les clés de bagnole. Leur point commun à tous : disons un humour assez naïf, un humour con, d'une certaine manière. J'adore ce style d'humour. Chaval aussi est l'une de mes références avec ses Gros chiens. Absolument hilarant.
Et j'aime l'humour noir, même très noir. Rire de tout ? Oui, ou presque. La seule forme d'humour que je déteste, c'est quand ça sert de faux véhicule pour blesser, chercher à atteindre méchamment une personne sous le couvert de l'humour. Ça ne me fait jamais rire.
Rire de la mort ? Oui. Bien sûr, ça dépend de la personne. Mais le rire est une excellente thérapie pour peu qu'on soit prêt à l'accepter. Quand mon père est mort, c'était la première fois que je faisais face à un deuil. Je ne savais pas comment j'allais y réagir. J'avais lu des histoires d'enterrement, il me semble que c'était, entre autres, dans les contes pervers de Régine Déforges. La fête qui suivait l'enterrement, dans une sorte de gaieté. Ça ne me choquait pas, mais j'avais du mal à comprendre qu'on puisse éprouver un tel sentiment dans un moment de deuil. Puis j'ai compris. C'est une sorte de défense naturelle. Quand tu vis d'intenses moments de douleur, le rire peut s'imposer de lui-même.
Je me souviens que la veille de l'enterrement, on a dû aller voir le curé pour discuter avec lui de la cérémonie. Mes parents sont certes catholiques non pratiquants, mais mon père tenait à un enterrement religieux. Le curé alsacien était un monsieur très froid, désagréable. Je lui posais des questions qui lui laissaient bien sentir que j'étais très inculte en matière de religion, et ça m'a follement amusée. Quand, outré, il m'a demandé : "Mais vous avez été baptisée au moins ?" et que je lui ai répondu non en lui souriant, le pauvre homme a fait une telle tête que j'ai dû me retenir de ne pas éclater de rire. Dans un tel moment, tu alternes de la souffrance au fou-rire. Sûrement pas tout le monde, mais je l'ai vécu ainsi.
L'enterrement a été extrêmement douloureux, mais quand on est retournés chez ma mère ensuite, j'ai eu un grand besoin de décompresser. Une personne de ma famille, avec qui nous avons des relations très tendues, a appelé. Je lui ai parlé longuement au téléphone, debout, en faisant tout un show. Je lui parlais très sérieusement et, alors qu'elle ne me voyait pas, ma gestuelle allait totalement à l'opposé de ce que je lui disais. Disons-le franchement, je me foutais quelque peu de sa gueule. Mon frère, ma soeur et ma mère étaient pliés de rire... le jour de l'enterrement de mon père. Devrais-je m'en sentir coupable ? Certainement pas. Ça leur a fait du bien, mon père aurait aimé ça. Ça leur a permis de passer à travers cette journée difficile. Et ça m'a fait du bien aussi. L'humour peut permettre de dédramatiser, de supporter les moments difficiles. Mais je suis d'accord avec toi, ça dépend toujours des personnes qu'on a en face de soi. Ne pas leur imposer un humour qui pourrait les choquer, ou leur faire du mal.