Les albums avec Gabriel sont incontestablement meilleurs, incomparables de beauté et d'invention.
C'est évident. Surtout fin 80-début 90.
Je me réécoutais pour la énième fois l'album n°4 (souvent appelé "Security") et j'étais, comme à chaque fois, scotché sur mon canap' à l'écoute de "Rythm Of The Heat". Cette "chose" est purement et simplement incroyable. Il s'agit de l'un des deux géant que Peter Gabriel cède à la musique contemporaine, tous courant confondus, l'autre morceau étant "Signal To Noise" sur "Up" (2002), qui est, au passage, l'un des meilleurs disques électro rock jamais produit.
A tout point de vue, je considère Gabriel en solo largement supérieur à Genesis, et ce dés le départ. Malgré ses inégalités, "Peter Gabriel I" (1977) est un sacré album, qui se trouve d'ailleurs l'album post-"The Lamb" qui possède le plus de proximité avec son illustre aîné.
"Peter Gabriel II" (1978) est souvent déconsidéré, et à tort : sans être un chef d'oeuvre, c'est une grande rencontre entre Robert Fripp et Peter Gabriel qui a eu lieu, sur ce coup-là ("Indigo", "Exposure" et "A Wonderful Day In A One-Way World" en témoignent bien).
"Peter Gabriel III" (1980) est juste excellent. "I Don't Remember", "No Self Control", "Games Without Frontiers", "Family Snapshot"... que du bonheur, avec de beaux interludes.
"Peter Gabriel IV" (1982) est un diamant brut, sombre, novateur, délirant et, surtout, unique. Le plus à même de convaincre les non-convertis.
"So" (1986) est un album de pop à la fois jouissif (aaaah, "Sledgehammer"...), mélancolique ("In Your Eyes", et surtout "Mercy Street", sublime) et très inventif (la bizarrerie de "This Is The Picture (Excellent Birds") me réjouit).
"Us" (1992) est dans la même veine et possède des moments forts ("Digging In The Dirt", "Love To Be Loved"...)
"Ovo" (2000), à la fois très imparfait et très inspiré, vaut le détour.
Quand à "Up" (2002), il m'apparaît comme le meilleur album de Gabriel, et de loin. Dix chef d'oeuvres electro-rock alignés sur un disque. Un grand, très grand moment.
Finalement, je m'aperçois, à réécouter un bon nombre de morceaux de ce monsieur, que "The Lamb Lies Down Of Broadway", c'était bien d'avantage lui que Tony Banks. Car si le nombre de chansons à consonance gabrielique (La chanson titre, "Fly(...)", "Couting On Time", "Back In NYC", "Cockoo Cocoon", "Carpet Crawlers":..) et banksiennes ("In The Rapids", "The Chambers Of 32 Doors", "The Waiting Room", la géniale "Anyway"...) est à peu près égal, on doit constater que ce sont les chansons de Gabriel qui ont marqué le plus les esprits, et fait de cet album un objet culte aujourd'hui.
Ouh là, j'ai été peut-être trop loin. Je vais m'écouter "Entangled"

pour rétablir la vapeur (mauve)... Alors là! bravo et tu as raison pour the heat...j'adore ce morçeau! surtout la fin avec les percussions(que du bonheur) Gabriel, un grand monsieur!!