Ca y est !! J'ai trouvé où le mettre le disque que j'écoute actuellement et dont je voulais parler !
D'autant plus qu'Harvest nous parlait ici de International Harvester, on reste avec la même équipe de joyeux freaks mais un peu avant :

Ulla on vocals
Bo-Anders Persson on guitar, organ, flute, piano
Thomas Tidholm on saxophone and flute
Kjell Westling on saxophone
Torbjorn Abelli on bass
Arne Eriksson on cello
Urban Yman on violin
Thomas Mera Gartz, Bengt Berger and Bjorn Fredholm on drums
Un double album qui n'existait jusqu'à peu qu'en CD mais qui vient tout juste d'être réédité en vinyl. Triple LP, superbe apparemment mais un peu cher ...
Le groupe n'ayant jamais sorti d'album durant sa période d'activité il s'agit donc d'une compilation d'enregistrements live ou studio entre 67 et 68.
Autant le dire tout net, si International Harvester est un peu zarb' ici on atteint des sommets rarement égalés, et certainement pas à cette époque en tout cas.
Pensez Amon Duul période Psychedelic Underground, Velvet, Hapshash And The Coloured Coat, Terry Riley, Acid Mother Temple ....
C'est free, très free, orgiaque, païen ... Mais si l'on arrive à rentrer dedans, ce qui n'arrive jamais aux premières écoutes, c'est plutôt jouissif.
"A spectacular archival package of primitive drone and minimalist rock/trance/psych from the Swedish underground, one of the most memorable audio documents ever. The nucleus of the Swedish 1960's-70s underground psych rock scene ... They created some of the most remarkable psych- trance-drone-pre-noise music-rock sounds ever recorded."Parson Sound constitue le noyau d'où va émerger la scène underground suédoise : Harvester, International Harvester, Trad Gras Och Stenar. Tous ont un lien avec Parson Sound.
Une excellente chronique d'Arnaud Le Gouefflec :
"Un disque hallucinant de Krautrock suédois (de surkålsgrytarock?), défini sur fm-shades.blogspot.com comme une sorte de pacte entre Black Sabbath et les Godz interprétant Sister Ray au ralenti, avec Terry Riley qui bricole et Tony Conrad qui joue du violon par-dessus le tout. C'est exactement ça. Des jams interminables et habitées, qui s'étirent comme des destroyers impériaux divaguant dans l'espace après qu'un monstre cosmique les ait mâchés. On se croirait dans le sous-sol du Livre des morts tibétains, ou comme si une seringue géante nous avait injectés dans les veines d'une baleine électrique. On dérive comme des baudruches asphyxiées rêvant d'hélium. C'est sauvage et martelé, violent et organique, exactement comme Amon Düül I sur leurs trois premiers albums (enregistrés en un week-end lors de jams psychédéliques par des musiciens définis par Julian Cope comme "des Orcs défoncés jouant des versions interminables de Return of the son of Monster Magnet des Mothers of Invention"). Ca s'applique à Pärson Sound comme à Amon Düül ou à la Zendic Farm Orkastra: c'est de la musique communautaire, au sens noble du terme. Il y a un rythme inexorable qui s'installe, et chacun vit sa vie là-dedans, pris dans la transe comme une libellule dans la résine."