En allemand,
Sperrmüll désigne quelque chose de typiquement germanique qui n'existe peut-être nulle part ailleurs dans cette formule-là. Une délirante tradition qui, je l'espère, existe encore aujourd'hui.
Sperrmüll, ce sont les "grosses ordures" que la ville venait ramasser à une date définie. Par "grosses ordures" on entendait ce qui ne peut entrer dans la collecte normale des déchets : les meubles, les postes de radio, les télés, les vélos, des frigos qui ronronnaient toujours...
Mais en fait, quand j'habitais en Allemagne, le Spermüll était une véritable fête populaire ! Les Allemands étaient dingues, ils se débarrassaient de trucs parfois exceptionnels parce qu'ils ne voulaient pas perdre leur temps à essayer de les vendre. Alors nous, les gamins, on faisait le tour de la ville et on ramassait... Parfois même, on y allait avec papa et maman, en voiture, et là, c'était le paradis sur terre ! Imaginez : c'est comme un gigantesque marché aux puces, un vide-grenier si vous préférez, à la différence notable que tout est gratuit !
Alors on en ramenait des vieux transistors des années 50 ou 60, des appareils en parfait état de marche, des pièces de collection dont les "jeteurs" ne connaissaient pas la valeur, ou des disques. Et même du fric ! Un jour, dans un carton, j'avais trouvé de l'argent en petite monnaie. Une véritable fortune pour la gamine que j'étais.
Sperrmüll (prononcer chpèr-mul), c'était donc ça. Mais c'était aussi un groupe génial.
Un morceau de cet album qui date de 1973 :
No Freak Out
http://www.rock6070.com/MP3/No_freak_out.mp3