Ah, Magma une (très) veille histoire d'amour...
Je viens de parcourir le thread, c'est vrai que Magma avec son univers très particulier ne suscite pas de réactions mitigées : soit on déteste ou reste imperméable soit on est ensorcelé et en principe pour la vie.
Tout est une question de feeling, la zeuhl se ressent uniquement (allez hop circulez, ya rien à comprendre

).
Pour la discographie, ce n'est pas évident car les parutions ne suivent pas chronologiquement l'œuvre de Vander.
Pour la disco, voir Discogs ou RYM mais pour l'œuvre je vois les choses comme cela :
1) Epoque plus jazzy où Vander partageait son univers musical
Magma
1001 degrés centigrades (que Vander voulait seulement comme Magma II)
2) Trilogie Theusz Hamtaahk avec dans l'ordre :
Theusz Hamtaahk
Wurdah Ïtah (la fameuse musique du film)
Mëkanïk Dëstruktïw Kömmandöh (ou la version plus dénudée Mëkanïk Kömmandöh)
3) Trilogie Köhntarkösz avec dans l'ordre :
Köhntarkösz Anteria (le jeunesse de Köhntarkösz)
Köhntarkösz (qui marqua une rupture avec MDK)
Ëmëhntëhtt-Ré
4)...espoir tu nous fais vivre

...
On trouve des bouts de ces œuvres un peu partout ou en intégralité et, en plus de quelques productions fourre-tout, un album se détache c'est Üdü Wüdü.
Il correspond à un Vander usé, dégouté et surtout épuisé que son association avec Jannick Top a remis en route et l'occasion de sortir un extrait de la vision de ce dernier, le fameux "De Futura", oeuvre que l'on retrouvera en intégralité dans "Soleil D'Ork" suivie de "Infernal Machina" quelques années plus tard.
Il existe aussi l'album "Univeria Zekt - The Unnamables" qui se rapporte à la première époque.
J'ai été touchée de revoir Magma après plusieurs années aux Francofolies de La Rochelle, surtout que j'y étais avec mon fils qui a également attrapé la zeuhlite aigue (même avec sa basse).
Grosse intro avec "Schlag Tanz" encore inédit sur galette et la magie toujours présente.
Bonne idée le vibraphoniste, comme le chainon sonore manquant entre la batterie et le Fender Rhodes, un bon en avant dans la polyrythmie.
Mais le revers de la médaille est que la batterie et le Fender Rhodes ne sont pas aussi distincts qu'avant.
J'ai été déçue par le nouveau clavier Bruno Ruder : irréprochable sur ce qui est écrit mais au solo un peu trop technique et jazz-rock et pas assez fou.