Farewell Angelina n'est pas à proprement parler un outtake : c'est une chanson (basée sur je ne me souviens plus quel traditionnel) écrite pour Joan Baez (reprise plus tard en français par Nana Mouskouri). Dylan ne se souvenait même pas l'avoir enregistrée...
ah ok

..Mais quand je parle d'Outtakes j'y inclus d'éventuelles reprises ..Quand Dylan fait une reprise il se l'approprie au point qu'on jurerais que c'est un morceau de Dylan..
D'ailleurs on voit bien la différence avec la version de Nana mouskouri quand même
En tout cas merci pour ce renseignement.. Le second morceau que je voulais proposer aux gens interessés c'est
Percy's song Cette chanson est un Outtake des sessions de l'album "Times.." Voilà les renseignements que j'ai trouvé sur ce titre
Enregistrée lors des séances de " The Times They Are A-Changin ’ ", Dylan chanta très souvent cette chanson en concert, d’où sa présence sur plusieurs disques pirates. Ce n’est que vingt ans plus tard qu’elle sortit sur le célèbre quintuple album "BIOGRAPH". Composée à la suite de la lecture d’un fait divers, cette chanson toujours autant d'actualité critique ironiquement le système juridique américain qui permet des condamnations irrévocables de plusieurs centaines d’années. La jolie mélodie de cette ritournelle est inspirée d’un air de Paul Clayton. Dylan, qui ne s’explique en général jamais sur le sens de ses chansons, a été un peu plus bavard cette fois-çi: " Beaucoup de folk-songs sont écrites en prenant le point de vue d’un des acteurs. Ici c’est le point de vue d’un ami du condamné, dans " Hattie Caroll " et " Hollis Brown " c’est le point de vue d’un ami de la victime... ". Le thème est récurrent chez Dylan : Rien n’est blanc ni noir, personne ne peut juger personne, il n’y a pas de vérité inscrite, pas de justice intègre, pas de loi juste, pas de règle définie. (source
http://www.bobdylan-fr.com/trad/percy.html)
Voici la traduction des paroles
De mauvaises nouvelles
sont parvenues jusqu’à ma maison,
Tourne, tourne, tourne encore.
Me disant qu'un de nos amis
A de gros ennuis,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Raconte-moi le problème,
Dis-le à mon oreille,
Tourne, tourne, tourne encore.
Il est à " Joliet ",
En prison pour 99 ans,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Pourquoi cette peine
Et comment est-ce arrivé?
Tourne, tourne, tourne encore.
Pour un homicide
De la plus haute gravité,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Je m'assis et écrivis
Du mieux que je pus,
Tourne, tourne, tourne encore.
Expliquant au juge
Que je serais là mercredi soir,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Sans attendre une réponse,
Je partis sous la lune,
Tourne, tourne, tourne encore.
Et j’étais chez lui
L'après-midi suivant,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent
Expliquez-moi comment,
Demandai-je sans crainte
Tourne, tourne, tourne encore.
Un de mes amis
A pu écoper de 99 ans,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Un accident sur l'autoroute
Finit dans un champ,
Tourne, tourne, tourne encore.
Quatre personnes sont mortes
Et il était au volant,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Mais je le connais aussi bien
Que moi-même,
Tourne, tourne, tourne encore.
Et jamais il n’ôterait la vie
De quelqu'un d'autre que lui,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Le juge parlait
Du bout des lèvres,
Tourne, tourne, tourne encore.
Disant, "Le témoignage visuel
A laissé peu de doute",
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
C'est peut être vrai
Il devait être puni,
Tourne, tourne, tourne encore.
Mais 99 ans,
Il ne mérite pas ça,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Trop tard, trop tard,
Son sort est scellé,
Tourne, tourne, tourne encore.
La sentence est tombée
Et ne peut être révoquée,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Mais ce n'est pas un criminel,
Son crime n'existe pas,
Tourne, tourne encore.
Ce qui lui est arrivé
Pourrait arriver à n'importe qui,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
A ces mots le juge se contracta
Et son visage devint glacial,
Tourne, tourne, tourne encore.
" Pourriez-vous quitter
Mon bureau immédiatement ",
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Ses yeux étaient bizarres
Mais je restais calme,
Tourne, tourne, tourne encore.
Sans autre choix que
Celui de m'en aller,Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent.
Marchant dans le hall,
J’entendis claquer sa porte,
Tourne, tourne, tourne encore.
Je descendis les marches
Et je ne comprenais pas,
Tourne, tourne dans la pluie
Et le vent
Alors je jouai sur ma guitare
Jusqu'au petit jour,
Tourne, tourne, tourne encore.
Et le seul air
Que ma guitare pouvait jouer
Était, "Oh la pluie cruelle
Et le vent!"
A signaler que, sauf erreur de ma part, il s'agit peut être d'une des première chanson fleuve de Dylan c'est à dire qui dépasse largement le standart habituel du temps qu'on accordait à une chanson en radio.
Allez je vous laisse découvrir ce chef d'oeuvre

08 Percy's Song.mp3
Superbe chanson en effet, et sans nulle doute la première chanson-fleuve de Dylan (la première 'tentative' réussie étant Hard Rain, basée sur une comptine).
En fait quand Dylan se mêle de reprises, il ne peut pas s'empêcher de dylaniser : et c'est gagnant à chaque fois - la chanson d'origine est revitalisée de la meilleure des façons.
En ce qui concerne Percy's Song, il s'agit d'une chanson restée longtemps dans les cartons, seul subsistait le souvenir de quelques uns qui ont eu la chance de la découvrir en public ('Une magnifique chanson interminable...').