ZZ Top has yet to reveal a title or release date for its upcoming studio effort, but the Texas trio will give fans a taste of the album when they release a digital EP titled Texicali on June 5. The recording will include four songs from the album, "Chartreuse," "Over You," "Consumption" and "I Gotsta Get Paid," the latter of which also is being used in a recently launched ad campaign for Jeremiah Weed alcoholic beverages.

"Chartrouze" a un petit quelque chose qui rappelle "Tush", et "Over You" une ballade lente majestueuse avec des cordes discrètes ou une bonne imitation synthétique (?)
"Consumption" se noie dans la masse de leur production des derniers albums. "I Gotsta Get Paid" aussi quand même, toujours ces tempos même pas mid, genre panzers se rendant au point d'eau.
« L'EP s'ouvre sur « I Gotsta Get Paid » - référence à leur titre « Just Got Paid », un espèce de gros-raclement-de-gorge-texan avec un riff monstrueusement dégueulasse et viril. Dans le bon sens des termes. Tout y est, la voix plus que jamais rauque de Gibbons, le solo et la plume qui va avec le mec. On oublie l'époque électronique et on revient à la belle époque du sable, du whisky, des cactus et des cigares. Richards disait à propos des derniers albums des Stones, « on va nous reprocher de faire du Stones, mais c'est encore nous qui le faisons le mieux » ; ZZ Top, c'est un peu la même chose. La patte de Rick Rubin à la production est sensible, on oublie les boîtes à rythmes et autres joujoux pour se concentrer sur l'authenticité.
Le reste de l'EP est sensiblement de la même veine. « Chartreuse » est un clin d’œil à « Tush » - jusqu'au riff d'intro similaire – où Gibbons s'adonne comme souvent à l'écriture de texte où l'alcool et le sexe font si bon ménage que l'on ne sait plus vraiment de quoi il parle vraiment. « Consumption » ressemble à « Gimme All Your Lovin' » les premières secondes avant de se durcir considérablement et à se vêtir d'un solo de guitare "Gibbonssien". Et la petite dernière « Over You » est une ode efficace, ressemblant à la méconnue « Hot, Blue & Righteous », où la voix du Reverend F. Gibbons est incroyablement crade. Dans le bon sens du terme.
Concluons, petit EP, petite chronique. La barbe toujours aussi longue, les riffs toujours aussi lourds et la voix toujours aussi sèche, ZZ Top font du ZZ Top, du vrai ZZ Top – celui pré-Eliminator. Un bonheur de les ré-entendre même si ça reste bien peu. Plus qu'à savoir si le reste sera suffisant pour nous refaire attendre une petite décennie.