Ou qu'est-ce qu'elle est la mauvaise foi du punk?Tu fais allusion à cette foutu reformation des Pistols , Bernard?
Non pas du tout, je parlais d'un certain parti pris qui fait partie intégrante de l'esprit punk. J'ai connu le punk à ses tout débuts en France, dès les années 73-74, car je connaissais Yves Adrien, Alain Pacadis et Patrick Eudeline, des "théoriciens" du punk en quelque sorte, ainsi que Marc Zermati qui avait ouvert l'Open Market, où on ne vendait que les Stooges et les Flamin' Groovies, et où on vous regardait d'un drôle d'oeil quand on demandait le dernier Genesis, alors qu'on était encore en pleine époque baba. Il était de bon ton alors dans ce milieu de mépriser tout ce qui était hippie ou prog, quitte à se forcer et en rajouter, voila pourquoi je parle de mauvaise foi. Par la suite, quand le mouvement punk a explosé en Angleterre en 76-77, c'était encore pire, et là c'était tout ce qui portait les cheveux longs qui était suspect. Mais moi, le fait de connaître tous ces gens-là ne m'a jamais empêché d'aimer ce que j'aimais, et je ne me cantonnais pas à un style, c'est toujours vrai maintenant, il n'y a pas que le rock qui m'intéresse.
