
Jamais vu cité ce groupe. Assez efficace, pas tellement original à mon goût mais bon. Peut faire penser tour à tour à
Mother's Finest,
Wishbone Ash,
Aerosmith,
Detective,
Nazareth, etc. Bonne prod avec son hard d'époque avec parfois des envolées prog ou baroque.
Marcus - self-titled (1976)
Marcus Malone - Lead vocal
Bloch Gene - Lead and rhythm guitar
(ex-Luther Allison)Randall David - Lead and rhythm guitar
(ex-Nebula)Jack Weber - Rhythm guitar
(ex-Sir Lord Baltimore)Dandy "Star" Holmes - Drums (depois Sabu).
Tim Bogert - Bass on tracks 04 et 06
http://www.glorydazemusic.com/articles. ... le_id=2429http://progbeat-vvche.blogspot.fr/2009/ ... heavy.html
Marcus Malone né à Detroit a publié un seul et unique album éponyme en 1976 et les amateurs de bon Hard Rock ont toujours considéré cet album comme un classique. Il était à l'époque drôle de trouver systématiquement mal classé cet album dans les bacs des disquaires, tantôt dans le rayon Funk, tantôt dans le rayon Blues et rarement dans le rayon Hard Rock... est ce du à la pochette ? A la couleur du chanteur ? Avec ses trois guitaristes et le bassiste invité Tim Bogert (ex-Vanilla Fudge, Cactus et Beck, Bogert & Appice) Malone nous livre 8 morceaux très compliqués et très travaillés, Il est toujours difficile de gérer 3 guitaristes, outre les attaques de la guitare dans chaque morceau, la voix unique de Malone est une autre marque du groupe. Certains disent que cela fait penser à un mélange de Glenn Hughes et Steven Tyler.
Je vois déjà quelques mauvaises langues dirent que l'intro de Black Magic ressemble étrangement à Space Truckin de Deep Purple...
Marcus, c'est le nom de ce groupe multiracial composé de deux blacks et trois blancs mais c'est aussi le prénom de son leader Marcus Malone, le chanteur de race noire .
C'est pourtant bien de hard rock qu'il s'agit ici, et nous avons en plus de ce chanteur deux guitaristes formant une paire redoutable, Gene Bloch et Randall David, ainsi qu' une rythmique solide dont la composition est variable. Notons cependant que le fameux Tim Bogert tient la basse sur deux morceaux de l'album ...
Ce disque, devenu aujourd'hui culte, est intitulé sobrement "Marcus". Il sort en 1976 et il restera malheureusement le seul et unique album du groupe.
L'histoire commence quelques années plus tôt aux USA dans la région des grands lacs. Le groupe, sans contrat discographique mais jouant surtout ses propres compositions, écume 7 jours sur 7, 12 mois sur 12 tous les clubs possibles et imaginables de Detroit, Chicago et autres villes de ce large secteur. Quand, en 1975, l'occasion de quitter Detroit pour la Californie se présente avec à la clé l'opportunité d'enregistrer un album, c'est donc un groupe parfaitement affuté qui investit le studio. Les morceaux étaient prêts, il ne "suffisait plus" qu'à les enregistrer, ce qui fut fait sans coup férir. Le résultat est un album parfaitement maitrisé et très original, qui marie de façon miraculeusement tout à fait homogène un hard rock à la fois puissant, mélodique et varié avec une voix black assez douce et cool, que l'on aurait pourtant imaginé uniquement destinée à chanter du funk. Nous ne sommes pas ici dans le schéma Mother's Finest où l'on a affaire à une parfaite fusion de divers genres musicaux, il s'agit musicalement d'un pur album de hard rock 70's mélodique auquel viennent se greffer une voix et une touche black qui lui donnent une originalité et un feeling unique. Bon, ce facteur certes essentiel n'est pas non plus l'unique atout de l'album, il y a aussi la grande variété des compositions, morceaux au riff lourd type Deep Purple (l'opener "Black Magic" ou bien "Pillow Star"), ballade douce prétexte à une superbe envolée guitaristique ( "Kelly) , des perles plus "progressives" dépassant les 6 minutes telles que le fabuleux "Gypsy Fever" ou bien le sombre et prenant "Rise into Falcon", mais aussi un hard rock très tempéré et presque cool très influencé par le groove black et représenté ici par "Salmon Ball" et surtout "Highschool Ladies and Streetcorner Babies". Pour ce qui est de la guitare, les amoureux de l'instrument ne seront pas déçus, il y a de fabuleux solos délivrés tour à tour par l'un ou l'autre des deux guitaristes, et on a même droit à quelques bref passages de twin guitars dans la veine Thin Lizzy/Wishbone Ash. La production quant à elle est limpide, et si le vinyle d'époque avait déjà un son de qualité, on peut dire que la réédition CD de Zoom Club de 2000 a été totalement à la hauteur ! cheers
Après cet album pourtant magistral, le groupe a totalement disparu de la circulation et aujourd'hui, seul Marcus Malone est encore "sous les feux de la rampe" avec un groupe de blues rock dans lequel il chante mais joue aussi (fort bien) de la guitare ...