Voilà, j'ai dégoté cette galette à Paris, personne n'a l'air de connaitre, sur le Net les informations sur font extrêmement rare... Pourtant je trouve ça excellent (serai-je le seul ??).
Du coup je me suis dis que certain d'entre vous pourraient me tuyauter un peu, ou au moins... découvrir un nouveau groupe obscure à aduler...
J'ai écris ces ligne pour mon blog (qui vaut ce qu'il vaut), en exclu vu que je met l'article en ligne mercredi :
Qu'est ce qu'un novice comme moi pourra bien dire d'un disque dont on ne parle que très brièvement - et sur seulement une dizaine de pages Internet - en se contentant de donner le nom et la durée des chansons et de balancer le nom de quatre des huit formidables musiciens qui sont à l'origine de ce disque ? Tâchons d'écrire quelque chose de digne. Tout d'abord ce disque c'est l'histoire d'un choix ; parachuté au milieu des Puces de Saint Ouen, chez le Yéti me voilà face à des milliers de disques, après de longues méditation il me reste à choisir entre deux albums :
- Act One du Beggar's Opera, une valeur sûre, bon état, bon prix ;
- et The Gangsters Of Love, groupe inconnu au bataillon.
Le vendeur ayant éveillé ma curiosité en me vantant la qualité du disque m'étant inconnu, me voilà a écouté le premier titre de ce disque. Et quelle n'est pas ma surprise en me retrouvant sur le cul après seulement 30 secondes d'écoute, adjugé, vendu, je n'ai même pas demandé de papier cadeau.
La première chose que je souhaite dire à propos de ce disque, c'est que les musiciens sont tous plus talentueux les uns que les autres, et qu'il me semble donc NORMAL de tous les créditer. Ainsi contribues à cet album : Louis Hollingsworth : leader du groupe, clavier & chant c'est lui qui composera 6 des 7 titres originaux de l'album - Dennis Dillon : guitare solo, il n'a rien à envier ni à Doug Ford ni à Jimmy Page, il a composé le titre Bad Habits, Lawrence Harrison, Jr. : trompette, flûte & chœurs sur certains titres - Ralph Torres : Saxophone (Tenor et Alto), flûte & chœurs sur certains titres - Rolland Padilla : batterie - John Brown : Congas - Steve Sanchez : guitare rythmique - et David Day : basse. Impossible de ne pas remarqué le fort métissage de ces musiciens qui donnera à leur musique un son caractéristique et particulièrement agréable.
Le disque est enregistré et mixé au Wally Heider Recording à Los Angeles par l'ingénieur Rick Pekkonen, individu relativement peu connu (il aurait cependant collaboré sur des disques des B-52's, de Booker T. & The MG's, ou encore de Roy Orbison...). Pekkonen affectionne particulièrement la basse et dira même de cet instrument qu'il est « the soul of the record. It's also the most elusive element » ce qui explique le très bon mixage d'un élément qui n'est effectivement pas toujours mis en valeur et bien souvent relégué à l'arrière plan simplement parce qu'il fait partie de la sélection rythmique.
Et alors, cette première chanson qui m'a littéralement clouée sur place ? Never Is To Soon est un premier titre comme je les aime, bourré d'énergie (basse, congas, batterie, cuivres) il vous propulse loin de votre canapé, vous transporte, et quand la voix diablement grave de Louis Hollingsworth entre en jeu c'est l'apothéose, pourtant le disque ne tourne sur ma platine que depuis moins d'une minute. La chanson comporte en bonus trois soli de guitare parfaitement exécutés. Arrive ensuite Your Love, My Love, un long morceau qui, - avec son riff évident, lourd et planant, ses paroles, sa guitare soliste faisant quelques brèves mais pertinentes apparitions et son saxophone judicieusement utilisé - représente tout ce que serait Led Zeppelin si jamais Robert Plant avait eu une voix rauque, le résultat aurait été époustouflant ! Et quand les musiciens se permettent un court pont musical à la Jethro Tull on ne peut qu'être comblé. Pour conclure la première Face le groupe nous offre une reprise survolté du Sympathy For The Devil des Rolling Stones qui cependant n'égale pas l'excellente chanson originale des Stones.
La deuxième Face est une démonstration de force montrant ce que peux réaliser un groupe qui mélange autant de couleurs musicales de part la diversité ethnique des musiciens qui le composent. On trouvera notamment une trompette complètement folle et un Dennis Dillon qui nous offre un déluge de notes époustouflant juste avant la fin du morceau sur le très bon I'm Gonna Keep On, ou encore un admirable passage congas/guitare sur le titre Sorry qui de bout en bout est une tuerie tout comme Mrs. America (Stoogey Clown) et Join The Party une fois son introduction passée.
Ce disque est extrêmement difficile à trouvé et physiquement et sur le Net en téléchargement, et n'est pas disponible sur Amazon. Si jamais (mais je ne me fais pas d'illusion) quelqu'un est intéressé, il existe cependant un exemplaire original à un prix abordable sur CD & LP.
Grâce au talent d'Adrien vous pouvez avoir accès - en quasi exclusivité - à des extraits d'une minute de deux des titres de l'album. C'est déjà pas si mal...
Bonne... nuit
